Téléfilm, oui, mais signé Don Siegel ! Une jolie brochette d'acteurs avec en vedette un Henry Fonda en semi clochard, semi poivrot époustouflant dans ce rôle, et Ann Baxter dans un rôle très fort. Les seconds rôles ne déçoivent pas non plus. Le scénario est à la fois minimaliste et complexe puisque la plupart des personnages sont difficilement cernables. L'ambiance est très sombre, loin des clichés, ici les adjoints du shérif sont des tueurs, on ne se relève pas comme une fleur après un premier coup de poing qui fait mal, on est versatile… Bref, c'est complètement atypique mais malgré certaines faiblesses évidentes, on passe un très bon moment. A découvrir.
Alors que les téléfilms n'étaient guère à la mode dans les années 1960, Universal en profita pour employer de vieilles gloires et en tester des potentielles nouvelles, et il n'hésitais pas à engager de talentueux écrivains et metteurs en scènes, à l'image de Don Siegel qui en fera quelques-uns, ainsi que des épisodes de séries TV, L'homme en Fuite sera son dernier.
On retrouve ici un prestigieux casting, Henry Fonda en tête mais aussi la toujours jolie Anne Baxter ou Sal Mineo, et ils portent souvent le film sur leurs épaules, bénéficiant notamment d'une écriture solide, tout comme la mise en scène de Don Siegel. Ce dernier ne se contente pas de réaliser un simple téléfilm et n'hésite pas à lui donner une certaine dimension, souvent sombre mais aussi le temps de quelques séquences, assez belle, avec des instants de vies sonnant toujours vrais, à l'image du passage de Fonda chez Anne Baxter.
L'Homme en fuite permet à Don Siegel ne nous emmener tout droit dans l'Ouest américain et de mettre en scène une chasse à l'homme où Fonda, évidemment, se retrouve dans le chassé accusé d'un crime qu'il n'a pas commis, rôle qu'il connait à la perfection. Sans jamais être transcendant, l'oeuvre n'en reste pas moins plutôt bien ficelé, grâce à un indéniable savoir-faire du futur réalisateur de Dirty Harry, qui gère avec le brio le rythme, le montage et l'image, le tout avec une adéquate bande-originale.
Il trouve toujours le bon équilibre entre l'action, la fuite ainsi que l'approfondissement des personnages, ce qui passe ici par certaines scènes de dialogue qui s'intègrent avec merveille au film. Le ton est souvent désabusé, de nombreuses zones d'ombre existent sur les personnages et même enjeux, tandis que le cadre du film est passionnant, avec une petite ville minière de l'Ouest américain, avec les personnages atypiques qui vont avec.
Don Siegel propose avec l'Homme en Fuite une oeuvre d'abord destinée à la télévision mais qui nous emmène avec brio dans une chasse à l'homme dans l'Ouest américain ne manquant pas d'obscurité, contrebalancée par quelques jolis et vrais moments et portée par un excellent Henry Fonda.
A la seconde vision, si on enlève Henry Fonda et Anne Baxter il ne reste absolument rien tant ce western manque d’espaces. Les gros plans sont surabondants , les faces à faces mal filmés bien trop fréquents, les dialogues sans le moindre intérêt et le scénario ne tient pas la route une seconde...La chasse du comte Zaroff, ce n’est pas dans les vastes étendues de l’Ouest que cela se passe. Don Siegel ne mérite pas sa réputation, il en abuse d’ailleurs et se permet des zooms qui loin d’impressionner donnent de la lourdeur et même de la laideur à ses images. Le personnage de Fonda n’a dans ces conditions aucune crédibilité et ce magnifique acteur aurait d’ailleurs du s’abstenir de ce rôle qui ne pouvait que le dévaloriser. Il récidivera encore par la suite mais terminera heureusement par ‘’La maison de lac’’ avec sa fille. La séquence à retenir est sans doute celle qui se passe à l'arrivé de Fonda dans la maison de Anne Baxter, elle est bienvenue dans ce monde de brutes et de fous.
l n'y a pas à rougir de découvrir ce western réalisé pour la TV, en cette fin d'année 60, le western cherche un nouveau souffle, ici, on nous montre le changement en opposant deux mondes, celui des vieux cowboys, qui utilise des lunettes pour lire, et ne dégainent pas leurs pistolets pour le plaisir, mais par pur nécessité. Il y a les représentants de l'ordre désabusés, achetés par la compagnie des chemins de fer, ils ne sont plus des représentants de l'ordre, mais des faire valoir, sans honneur et sans panache. Et puis, il y a l'étranger, l'homme solitaire, figure mythique qui sera souvent utilisé par Eastwood, ici, représenté par Henri Fonda, l'œil vif malgré son statut de vagabond, après un rasage de près et des habits neufs, le voilà, encore plus beau et charismatique que jamais. L'histoire est classique, et la réalisation nous montre une petite ville improbable, perdue dans les collines, où survivent quelques âmes toutes aussi perdues. A découvrir pour ce virage que prend le thème western avec Don SIEGEL à la manivelle, qui déjà, impose son style percutant.
Cette histoire détonne dans la production pléthorique des scénarii classiques des westerns, d'autant plus qu'elle aura à concurrencer la nouvelle vague spaghetti. En effet, les méchants n'y sont pas tous vraiment méchants, et les bons ne sont pas forcément sans reproches. La violence est maîtrisée et jamais gratuite comme on dit à propos. Si le scénario est solide, la mise en scène suit, tout comme les interprètes. On n'est pas dans le génial, mais dans l'efficacité.
Pour Henri Fonda, exclusivement, et les quelques seconds rôles intéressants, peut-être. Sinon, ça me fait de la peine de dire du mal de cet acteur extraordinaire mais le film n'est malheureusement pas bon... L'intrigue est classique, la mise en scène est plate comme pas possible et n'épargne pas le jeu de certains acteurs, aussi mauvais que possible ! A voir uniquement pour Fonda, parfait comme toujours, même en clochard alcoolique, mais c'est tout...
Honnête téléfilm avec Henry fonda dans le rôle d'un vagabond crasseux accusé à tort du meurtre d'une femme et poursuivi par un shérif et ses acolytes .Dan Duryea joue un adjoint vieillissant mais honnête . l' ensemble se regarde avec un certain plaisir .
Quelque chose manque à ce film qui aurait pu être meilleur si le scénario était un peu mieux ciselé, mais même la réalisation laisse à désirer, beaucoup de scènes et de dialogues ont l'air d'être bâclés malgré un Henri Fonda toujours au meilleur de sa prestance, seule raison d'ailleurs qui pousserait à voir le film.