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Marie Leroy (Le monde selon Marie)
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4,0
Publiée le 5 août 2026
Il existe certains films que l’on découvre sur le tard, vers 13 ans, suffisamment tard pour ne jamais vraiment les regarder avec les yeux de l'enfant que nous étions. La Belle et la Bête est de ceux-là. Belle vit dans un petit village où elle détonne quelque peu. Elle aime lire, rêve d'autre chose et refuse surtout de se laisser enfermer dans la vie que l'on voudrait lui imposer. Son père se retrouve un jour prisonnier d'une mystérieuse Bête vivant dans un château enchanté. Belle prend sa place et découvre alors une créature aussi terrifiante que blessée, entourée d'objets vivants qui attendent eux aussi qu'une malédiction soit levée.
Sur le papier, on reste pourtant dans du Disney classique. Belle est une jeune femme douce, jolie, courageuse et différente juste ce qu'il faut. Elle possède son petit caractère, mais elle reste finalement assez proche des archétypes des princesses Disney de son époque. On est loin d'une révolution du personnage féminin.
Mais le film apporte tout de même quelque chose de différent dans la manière de raconter cette “romance”. Pour une fois, ce n'est pas la princesse qui attend d'être sauvée par un prince charmant. C'est même plutôt l'inverse. Belle se retrouve enfermée par une créature dont tout le monde a peur. Elle est prisonnière de son château, privée de sa liberté et soumise aux exigences d'un être qui peut se montrer violent et terrifiant. Et pourtant, petit à petit, quelque chose naît entre eux.
C'est précisément ce qui rend leur relation aussi belle que dérangeante.
Parce qu'il y a évidemment quelque chose de touchant dans la manière dont Belle découvre progressivement ce qui se cache derrière la Bête. Lui apprend à maîtriser sa colère, à écouter, à aimer autrement que par la possession. Elle apprend à voir au-delà de son apparence. Leur relation repose finalement sur l'idée que l'on peut devenir meilleur grâce au regard de quelqu'un d'autre.
Mais il est impossible de faire abstraction du point de départ : Belle est retenue prisonnière par celui dont elle va tomber amoureuse.
Avec un regard d'adulte, cela donne forcément une dimension assez étrange à cette histoire. On peut parler de conte, de métaphore ou de magie autant qu'on le souhaite, il reste quelque chose de profondément dérangeant dans l'idée qu'une jeune femme finisse par aimer celui qui l'a enfermée. Et c'est probablement ce qui rend le film plus intéressant aujourd'hui qu'il ne l'était lorsque je le regardais avec un regard plus jeune : je peux à la fois être touché par leur histoire et questionner ce qu'elle raconte.
Et puis il y a les habitants du château.
Lumière, Big Ben, Mme Samovar, Zip et tous les autres pourraient n'être que des personnages secondaires destinés à faire rire et à alléger l'histoire. Pourtant, leur présence prend une autre dimension lorsqu'on comprend qu'ils sont eux aussi prisonniers de la malédiction. Ils sont les conséquences vivantes des choix de la Bête. Ils attendent que leur maître change pour pouvoir eux-mêmes redevenir ce qu'ils étaient.
D'une certaine manière, ils sont les témoins de son évolution.
Et puis comment ne pas parler de Gaston ? Il est insupportable, caricatural, drôle et parfaitement dans son rôle. Là où la Bête doit apprendre à regarder au-delà des apparences, Gaston est incapable de le faire. Il juge Belle parce qu'elle ne correspond pas à ce qu'il attend d'une femme et considère la Bête comme un monstre uniquement parce qu'elle est différente.
Deux hommes qui regardent le monde à travers des apparences.
L'un réussira à changer.
L'autre non.
Visuellement, le film reste superbe. Le château, la forêt, les objets enchantés et surtout cette scène de bal donnent à l'ensemble une élégance qui fonctionne encore aujourd'hui. L'animation de cette époque avait quelque chose de magique, avec cette capacité à faire vivre des décors, des objets et des personnages avec une véritable personnalité.
Et puis il y a Histoire éternelle. Une chanson magnifique, presque hors du temps, qui résume à elle seule ce que Disney sait parfois faire de mieux : raconter une histoire d'amour en quelques notes et quelques images, sans avoir besoin d'en faire trop. Je ne vais pas prétendre que La Belle et la Bête est le Disney le plus novateur que j'aie vu. Il reste profondément ancré dans les codes de son époque et dans les grands archétypes du studio. Mais il possède une relation centrale suffisamment particulière pour lui donner une vraie personnalité.
Derrière cette histoire d'amour se cache surtout celle d'un homme qui doit apprendre à ne plus considérer l'autre comme une possession, à dompter sa colère et à comprendre que l'amour ne peut exister que lorsqu'il laisse à l'autre la liberté de choisir. Je quitte donc le château avec cette impression étrange : celle d'avoir regardé une histoire que je connais depuis toujours, mais que je n'avais peut-être jamais vraiment regardée.
Une rose perd ses pétales.
Une horloge attend.
Une dernière chanson résonne dans la grande salle.
Et quelque part, entre la Belle et la Bête, il reste cette vieille promesse des contes : parfois, ce n'est pas le monstre qu'il faut apprendre à regarder autrement.
Grosse classique de la période d'or de chez Disney, "La Belle et la Bête" est une histoire connue de tous. Malgré tout, il était intéressant de voir ce que la firme aux grandes oreilles allait faire avec ce comte, surtout qu'il revient un peu plus aux origines des idées du studio que leurs autres productions des années 90. Cependant, même avec cet aspect plus classique, et qui ne m'enchante pas forcément d'habitude, je dois dire que ce projet a un charme certain et qu'il est plutôt très agréable à regarder. Déjà, car il est vraiment joli visuellement, le film bénéficiant d'une animation 2D très soignée, autant dans les décors que dans son esthétique. Mais, au-delà de ça, le film se permet également certaines idées nouvelles pour l'époque, notamment via quelques séquences utilisant un mélange entre de la 2D et de la 3D. La plus marquante est clairement celle de la danse, et je dois dire que le résultat est franchement bluffant pour l'époque. En bref, de ce point de vue, le studio assure toujours autant. De même, on retrouve encore beaucoup de chansons, et celles-ci sont plutôt efficaces. Beaucoup sont rapidement rentrées dans la pop culture de base, et on comprend pourquoi, car elles rentrent facilement en tête. Maintenant, une fois que l'on a passé ces points très habituels pour un Disney de cette époque, il est temps de voir ce que ce film peut proposer de plus. Et en effet, comme je l'avais prédit, cette histoire n'est pas forcément très subtile. À mon sens, le gros souci de celle-ci est qu'elle est très caricaturale dans son contenu, surtout dans l'approche de ses personnages : Belle est très gentille, la Bête est forcément agressive, Gaston est un beauf, etc... Dans le fond, tout cela est ici pour servir une thématique simple, mais il est clair que ce manque de profondeur pourrait gêner certaines personnes. Cependant, je ne pense pas que cette simplicité soit forcément une mauvaise chose sur tous les plans. Par exemple, même si nos héros sont des clichés, cela ne les empêche pas d'être très attachants. Dans la globalité, j'ai apprécié suivre l'évolution de la relation entre Belle et la Bête, le tout étant toujours bien rythmé et impactant. Sachant également que les personnages secondaires amènent une dose d'humour plutôt bienvenue à l'ensemble, ce qui donne un aspect quand même assez agréable à la romance. Encore une fois, c'est très classique, mais un charme se dégage clairement de ce film en comparaison avec d'autres. Peut-être est-ce les musiques qui m'ont le plus parlé, ou bien l'univers que je comprends bien plus que d'autres, ou même la thématique d'apparence qui m'est plus chère que d'autres, etc... Il n'empêche que je suis clairement prêt à passer l'éponge sur bien des problèmes du film au vu de son honnêteté et du bon moment qu'il m'a fait passer. Pour conclure, un bon Disney.
Belle est ma princesse préférée et la Bête est l'un de mes personnages préférés. Cependant, même si la musique n'est pas catastrophique, elle est encore trop présente. 14/20.
Un classique. Un belle univers, une histoire originale et bien traité (quoique un peu trop rapide à mon goût), une bonne galerie de personnages et des chansons devenus culte. L'ambiance apporte également beaucoup, ce côté légendaire du château sombre contrastant avec le village lumineux. Une bonne animation entre l'ancienne et la nouvelle. Le méchant n'es hélas pas très charismatique, pour une fois le "gentil" l'es plus.
Ce classique intemporel du studio Disney sortie lors de son second âge d’or est un véritable bijou. Les chansons mémorables et entêtantes, la qualité de l’animation et des graphismes sont somptueux. Son histoire pourtant simple mais dont les ressorts fonctionnent à merveille reposant sur des personnages attachants. La réalisation est plaisante mettant à profit le décor superbe qui est mis en image tandis que le travail sur la fluidité de l’animation est magnifique.
J'ai vu la version en live action avant de voir le version en film d'animation. j'ai beaucoup aimé ce Disney et je regrette d'avoir attendu autant de temps pour le regarder car Belle aurait pu être ma princesse préféré si je n'avais pas un si grand attachement envers Cendrillon.
Un réel chef d'oeuvre. Je l'ai découvert sur le tard. À l'époque je pensais qu'il s'adressait aux petites filles ou qu'il serait barbant. Puis je l'ai découvert lors de sa sortie Blu-Ray j'ai pris une claque. Quel magnifique film d'animation. Les dessins premiers plans, arrières plans, les persos, l'histoire, l'ambiance, les musiques. Une vraie pépite il est mon Disney préféré depuis. Somptueux !
La Belle et la Bête à une très bonne histoire, à la fois romantique et morale. Elle montre qu'il ne faut pas juger sur les apparences et que l'amour vrai se construit sur la sincérité et la bonté. Les dialogues ont de l'intensité. Les enjeux sont élevés : quand la fleur perd ses dernières pétales, on comprend que la bête est condamnée, ce qui ajoute tension et d'émotion. Gaston : un excellent antagoniste. Il est arrogant, egocentrique, manipulateur. Son obsession pour Belle et son incapacité à accepter un refus le rendent crédible et dangereux. Lumière : charmeur et drôle. Il apporte légèreté et humour, tout en gardant un vrai rôle de soutient. Big Ben : Plus sérieux, il fait contrepoids à Lumière. Loyal et parfois grognon, il apporte de l'humanité et de la sagesse. Bête: Son évolution est le cœur de l'histoire. Au départ colérique et effrayant, il apprend peu à peu la patience, tendresse et l'amour. Belle : C'est une héroïne intelligente, curieuse, indépendante, qui rêve d'une vie plus grande que son petit village. Elle se démarque des héroïnes classiques en étant active et courageuse. La scène du bal ou Belle et la Bête dansent est magique. C'est un moment fort, rempli d'émotion, et magnifié par la musique, qui est resté gravé dans les mémoires. Quand la bête redevient un Prince, c'est fabuleux car cela symbolise la libération, l'amour véritable, et la fin de la malédiction. Ce moment apporte une grande émotion et une conclusion parfaite au conte. Un défaut du film : La mort de Gaston. Même si c'est logique qu'il disparaisse, sa chute parait un peu rapide et expédiée, presque bizarre. Ce qui enlève un peu d'intensité à la conclusion du personnage. La Belle et la Bête reste un classique intemporel de Disney, mêlant émotion, personnages marquants et une histoire universelle sur l'amour et l'acceptation.
La Belle et la Bête est un magnifique classique Disney, alliant une animation splendide, des chansons inoubliables et une histoire pleine de poésie. Bien que certains passages paraissent un peu datés, la magie et l’émotion restent intactes plus de trente ans après sa sortie.
Chef-d’œuvre de l’animation Disney, ce classique enchante par ses chansons mémorables, son histoire intemporelle et son animation soignée. Une romance magique qui allie poésie et émotion, captivant petits et grands. Un incontournable du genre.
Moyen à cause du côté comédie musicale excessif, voire lourd. Scenario et animation réussis. Voir mon avis mis par erreur sur la version récente non animée.
Situé entre La Petite Sirène et Aladdin, La Belle Et La Bête se trouve en plein dans cet âge d'or de Disney qui court de la fin des années 80 au milieu des années 90. Il peut être assez effrayant pour les enfants, avec la forêt lugubre, le château et bien sûr la Bête. Mais il n'en reste pas moins totalement captivant, même si personnellement j'ai une préférence pour La Petite Sirène, Aladdin ou Le Roi Lion. L'originalité de ce film se trouve dans les objets du château qui sont vivants. On a droit à toute une galerie de personnages atypiques. L'histoire est également prenante, avec cet homme transformé en bête, qui doit parvenir à se faire aimer. Les musiques m'ont un peu moins marqué que dans les autres Disney de la même époque, mais le niveau reste très haut. C'est évidemment un classique et un chef-d'œuvre de Disney, qu'il faut voir au moins une fois.
Aller au-delà des apparences repoussantes. Lire dans le cœur de son prochain. Que de morales, certes vraies, mais resservies tellement de fois que, sans plus-value, leur portée demeure inefficace. C'est le cas de cette adaptation falote du conte de La Belle et la Bête.
Souffrant de la comparaison au film atmosphérique de Cocteau, Disney joue, encore une fois, la carte de la comédie musicale. Et il faut dire que ces musiques ne sont pas les pires. Mais elles enrobent de guimauve un récit déjà pauvre, rapiécé, où le puéril et masculiniste Gaston pense pouvoir s'attirer les faveurs de la réservée lectrice Belle. L'innocence face à la brutalité, sans la moindre nuance.
Scénario affadi, accompagné d'une animation ayant mal vieilli.