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Avec Poison, Todd Haynes signait un film vraiment intriguant. Le cinéaste déploie ici trois histoires : la première relate l'aventure d'un scientifique qui aurait extrait le gène de la libido, et qui, par inadvertance, le boit. Il devient alors ensuite une sorte de maniaque sexuel qui tombe amoureux d'une femme. Ensuite, nous avons l'histoire d'un enfant qui aurait tué son père et se serait envolé. Dans sa narration, Todd Haynes filme cette histoire par des témoignages, comme si tout d'un coup le film devenait un reportage TV, c'est d'ailleurs assez bizarre (mais ça m'a bien plu) de voir cet enchaînement entre des passages cinématographiques consacrées aux deux autres histoires et puis ce côté reportage TV pour celle-ci. Enfin, la dernière, relate l'amour d'un détenu pour un autre détenu. Le tout forme quelque chose d'assez intriguant, vraiment intéressant, je trouve que l'histoire du scientifique est la moins intéressante des trois, disons la plus "à la surface", et puis Todd Haynes a quand même un certain talent pour la mise en scène.
Le meilleur film de Todd Haynes, un film en trois parties tres differentes mais qui finalement se rejoignent, sublime !
Ressortie en salle de deux opus du début de la filmographie de Todd Haynes dont " Poison " ( 1991 ) adaptation ou plutôt inspirés de plusieurs ouvrages de Jean Genet.
Présenté sous la forme d'un triptyque qui propose de rendre compte de qu'elle façon la société considère et traite les marges ( délinquant, homosexuel...), le poison du titre, a bénéficié en son temps d'une reconnaissance au festival du cinéma indépendant américain de Sundance ( grand prix du jury ).
Je n' ai ( malheureusement pour moi ) aimé ce film. Abscons et parfois très déplaisant dans plusieurs scènes, on pense parfois à certains opus de Fassbinder ( un de mes cinéastes préférés ), de Cronenberg ou même de Pasolini.
Mais on est loin, même très très très loin de la maîtrise du maître allemand, ni de celle du canadien, sans parler de celle de l'italien.
On a affaire ici à l'opus sans doute le moins réussi de ce cinéaste, qui montrera par la suite l'épanouissement de son talent bien réel ( cf : " Safe " autre film qui ressort en même temps que celui-ci, mais aussi " loin du paradis" ou " Carol " ses meilleurs réussites ).
Pour l'ambition du thème traité et un sens indéniable de la mise en scène.
Vu au Champo
Présenté sous la forme d'un triptyque qui propose de rendre compte de qu'elle façon la société considère et traite les marges ( délinquant, homosexuel...), le poison du titre, a bénéficié en son temps d'une reconnaissance au festival du cinéma indépendant américain de Sundance ( grand prix du jury ).
Je n' ai ( malheureusement pour moi ) aimé ce film. Abscons et parfois très déplaisant dans plusieurs scènes, on pense parfois à certains opus de Fassbinder ( un de mes cinéastes préférés ), de Cronenberg ou même de Pasolini.
Mais on est loin, même très très très loin de la maîtrise du maître allemand, ni de celle du canadien, sans parler de celle de l'italien.
On a affaire ici à l'opus sans doute le moins réussi de ce cinéaste, qui montrera par la suite l'épanouissement de son talent bien réel ( cf : " Safe " autre film qui ressort en même temps que celui-ci, mais aussi " loin du paradis" ou " Carol " ses meilleurs réussites ).
Pour l'ambition du thème traité et un sens indéniable de la mise en scène.
Vu au Champo
D'apprendre que ce film a été tourné pendant l'épidémie du SIDA éclaire encore mieux les thèmes traversant et reliant les trois récits entrelacés puisqu'il est question de
spoiler:
séduction et sensualité homosexuelle, de rejet des malades défigurés par l'agent pathogène que diffuse involontairement le chercheur, attirance mêlée à une violence érotisée qui peut aussi être la transposition du virus HIV diffusé dans des relations amoureuses ou sexuelles spoiler:
Film intéressant pour ces intrications d'époques ( l'enfant étrange, le jeune en maison de correction puis en prison, le chercheur adulte) et de registres ( reportage télé en couleur, scènes glamour puis presque sado-maso en prison , et enfin fuite sans issue du chercheur contaminé en noir et blanc ).
Mais sans plus.
séduction et sensualité homosexuelle, de rejet des malades défigurés par l'agent pathogène que diffuse involontairement le chercheur, attirance mêlée à une violence érotisée qui peut aussi être la transposition du virus HIV diffusé dans des relations amoureuses ou sexuelles spoiler:
Film intéressant pour ces intrications d'époques ( l'enfant étrange, le jeune en maison de correction puis en prison, le chercheur adulte) et de registres ( reportage télé en couleur, scènes glamour puis presque sado-maso en prison , et enfin fuite sans issue du chercheur contaminé en noir et blanc ).
Mais sans plus.
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