La Malibran
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inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

89 abonnés 4 226 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 mars 2024
Grand amateur de compositions de personnages illustres (Napoléon, Talleyrand, Pasteur...), Sacha Guitry n'a pas poussé la mégalomanie jusqu'à interpréter lui-même la Malibran. Au contraire, Guitry acteur est ici fort discret, comformément au rôle d'époux vite répudié de le Malibran.
La cantatrice, muse des plus grands, en mourant jeune et en pleine gloire, accroît sans doute le caractère hagiographique et solennel d'une oeuvrette sans grande signification. Car, même s'il suit nécessairement des repères biographiques, Guitry habilite et encense l'artiste, tombée dans l'oubli malgré le film, bien qu'il ne fait qu'ébaucher sa personnalité. Et pour mieux nous convaincre de la grandeur de la très méconnue Malibran, Guitry la confronte à l'admiration des grands de l'époque: Musset, Rossini, le jeune Hugo, tel roi d'Italie...
Les formules et les raccourcis de Guitry, son éloge tout entier, sont ceux d'un auteur dramatique bien plus que ceux d'un biographe. Par ailleurs, la mise en scène est terne et simpliste: des scènes d'intérieur introduites par un montage rudimentaire. Et que nous servent les nombreux airs d'opéra qui parsèment le film puiqu'ils ne sont pas de la voix de la Malibran?
Un film mineur, un des moins réussis de son auteur.
jfharo
jfharo

68 abonnés 1 232 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 février 2011
Un film trop théatral pour vraiment passionner , à la longue celà devient ridicule .
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 mars 2013
Si la finesse du dialogue de Sacha Guitry est plus qu'indiscutable et l'excellence de sa direction d'acteurs incontestable, l'ensemble n'évite cependant pas un certain ennui. C'est avec un oeil sur l'écran et l'autre sur le cadran de la pendule que j'ai vu passer les 95 minutes du seul film que Guitry a consacré à la musique. On sent que la biographie pourtant loin d'être inintéressante de cette cantatrice est plutôt un prétexte pour le grand artiste de mettre en scène quelqu'uns de ses bons mots plutôt qu'autre chose. De Guitry cinéaste, je préfére largement ces comédies légères (Ils étaient neuf célibataires,...) ou noires (La Poison,...) qu'à ses biographies ampoulées dont hélàs «La Malibran» est l'exemple-type.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 341 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 janvier 2025
Il faut être indulgent avec ce film et le remettre dans son contexte, 1943, année où la France est encore occupée par les nazis. D’où le choix d’un sujet non contemporain, comme « Donne-moi tes yeux » (1943). On y retrouve le goût de Guitry pour raconter l’histoire à sa manière, comme il le fera plus tard avec « Si Versailles m’était conté » (1953) et « Si Paris m’était conté » (1955), avec légèreté et amusement, sans être du théâtre filmé (malgré une majorité de scènes intérieures) et même si certaines sont empreintes de gravité. Ici, en l’occurrence la vie de la cantatrice Maria Garcia (1808-1836), mezzo-soprano, plus connue sous le nom de La Malibran, et un peu oubliée de nos jours [même s’il y a eu 2 longs métrages depuis celui de Guitry, « La mort de Maria Malibran » (1972) de l’Allemand Werner Schroeter et « Maria Malibran » (1984) du Belge Michel Jakar] alors qu’elle fut une vedette internationale (France, Etats-Unis, Italie, Angleterre), spoiler: à la carrière courte (de 17 ans à 28 ans) due à une chute de cheval dans un bois près de Londres.
Contrairement au film, certes très postérieur, « Sarah Bernhardt, la divine » (2024) de Guillaume Nicloux, où l’on voit très peu la tragédienne française jouer sur scène, on comprend mieux le succès de Maria Malibran grâce au talent de la cantatrice qui l’interprète lors de plusieurs représentations, Géori Boué (26 ans), soprano, elle-aussi à la carrière internationale mais plus longue. Certes, le film relève plus de l’hagiographie et Sacha Guitry (qui interprète le premier mari de Maria Garcia, de 30 ans son ainé, Français naturalisé Américain) prend plaisir à faire défiler les gloires de l’époque : Alphonse de Lamartine (1790-1869), le général de La Fayette (1757-1834)[ spoiler: qui, au retour de la cantatrice des Etats-Unis en France, en 1827, s’annonce « Me voilà », parodiant un chef d’état-major américain devant la tombe du général français en 1917, après l’entrée en guerre des Etats-Unis et en remerciement de l’aide apportée par La Fayette pendant la guerre d’indépendance américaine, et peut-être, clin d’œil discret de Sacha Guitry aux Alliés
], Giachino Rossini (1792-1868), Victor Hugo (1802-1885), Alfred de Musset (1810-1857)(Jean Cocteau, 55 ans), sans oublier sa 5e épouse (1939-1949), Geneviève de Séréville (dont c’est le 6e film de son mari réalisateur), dans un petit rôle.
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