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Y Leca
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4,0
Publiée le 29 août 2020
Film sur le mal de vivre qui mène au suicide. Des dialogues un peu artificiels et des portraits d'oisifs snobs vers la fin font très nouvelle vague et n'apportent rien à la douleur du personnage qui se suffit à elle même. Rôle culte pour Maurice Ronet.
Un film d'une puissance émotionnelle et d'une désespérance absolue, dans un magnifique Paris de 63 et un Maurice Ronet parfait. C'est une adaptation parfaite d'un livre qui l'est tout autant.
Le meilleur Louis Malle (et de loin!) et une des rares adaptation qui soit supérieure au roman (quoique ça peut aussi se discuter). Là où l'oeuvre de Drieu La Rochelle porte encore quelques stigmates de pathos adolescent et un dandysme un peu affecté, Louis Malle, grandement aidé par un Maurice Ronet impérial, choisit une forme de resserement formel, pas necessairement minimaliste, qui insiste sur la mélancolie du personnage principale ainsi que sur la vanité du milieu parisianniste dont il se détache pour sombrer. Une sorte de dernière danse, cahin-caha, qui s'en va mourir seule dans l'indifférence des hommes.
Louis Malle adapte Drieu La Rochelle et nous offre une œuvre d'une noirceur absolue, dans laquelle on suit les dernières heures d'un homme – inspiré de l'écrivain dadaïste Jacques Rigaut – qui a décidé de mettre fin à ses jours. Ancienne personnalité mondaine, devenu alcoolique puis profondément dépressif, le personnage est magistralement incarné par un Maurice Ronet qui semble faire corps avec cet homme rongé par le désespoir. Magnifié par la musique de Erik Satie, ce film, qui prend aux tripes, est aussi une réflexion sur le refus de la vieillesse et la vacuité d'un univers où prime le paraître, critique en creux de la société de consommation des années 60. Sombre et habité.
Adapté du roman éponyme de Drieu La Rochelle, "Le feu follet" (1963) réalisé par Louis Malle est une oeuvre désespérée, qui décrit les derniers jours (?) d'un homme désabusé, perdu, revenu de tout... Achevant une cure de désintoxication, séparé de sa femme restée à New York, il reprend brièvement contact avec ses anciens compagnons de beuveries et de débauche. Certains le déçoivent parce qu'ils ont changé, d'autres l'agacent car ils n'ont justement pas évolué, tous le laissent froid... Superbe réalisation en noir et blanc de Malle, prestation émouvante de Maurice Ronet, (brève) présence de la délicieuse Alexandra Stewart, fin mémorable, "Le feu follet" dispose de nombreux atouts qui en font un classique, à ne pas visionner un soir de déprime en revanche. Beaucoup plus récemment, Joachim Van Trier a proposé une variation sur le même thème, très réussie également : "Oslo, 31 août".
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1,0
Publiée le 3 mai 2021
Le mieux que je puisse faire est d'interpréter Le feu follet politiquement. Ronet joue l'intellectuel tranquille avec des nuances discrètes mais il est toujours à l'intérieur de son personnage. Il appartient à la catégorie des acteurs de caractère sensibles mais il n'est jamais assez voyant dans un rôle que certains autres acteurs auraient pu être tentés de sur jouer. Il a choisi une date à laquelle il a l'intention d'en finir et passe les derniers jours de sa vie à faire ses adieux à ses amis. Le thème était trop déprimant pour m'intéresser et le film fut un échec au box-office pour Malle que j'aime habituellement. Il n'est pas nécessaire de prendre l'existentialisme du film pour argent comptant car il ne s'agit pas d'une énigme métaphysique...
Ma première rencontre cinématographique de Louis Malle avec un de ces films les plus noirs, pessimiste et désespérant de sa filmographie. On est quand même désemparer par ce film surtout d'une adaptation du roman de Drieu La Rochelle qui toute sa vie finalement n'a penser qu'au suicide. Il y'a aussi des acteurs qui pendant toutes leurs vie et leurs carrières ont attendus pour avoir ce fameux rôle qui les habitent, rêvent d'incarner et de rester dans les mémoires de tous. C'est le meilleur film de Maurice Ronet, qui ressemblait sans doute beaucoup à son personnage. Ce qui m'a marqué chez Ronet, c'est sa détresse, sa solitude même quand il est dans un dîner mondain,dans les bars avec de la compagnie ou en promenade seul ou avec un ami, c'est sa solitude qui est marquante. Le visage de Maurice Ronet en gros plan ou on lit son mal de vivre est aussi frappant que sa résignation à vivre. On aurait presque envie de le prendre dans nos bras et qu'il ne meurt pas.
Il y' a aussi de très bons dialogues "tu fais l'apologie de l'ombre parce que le soleil te blesse les yeux".
"Le mal est au cœur de ma volonté".
et puis il y'a sans doute celle-ci qui colle et que je trouve fantastique dans le film. " Je me tue parce que vous ne m'avez pas aimé, parce que je ne vous ai pas aimés... Je laisserai sur vous une tâche indélébile. Je sais qu'on vit mieux mort que vivant dans la mémoire de ses amis. Vous ne pensiez pas à moi, eh bien, vous ne m'oublierez jamais.".
C'est vraiment un hymne au désespoir sur la vie d'un homme qui est fatigué et résigné de vivre alors que sa jeunesse d'antan s'est évanoui. Je n'en revient pas qu'un film autour de la mort m'a atteint de partout. En fin de compte celui qui pourrait le mieux en parler de toute l'anatomie de ce long-métrage c'était Louis Malle...hélas cela fait déjà 20 ans qu'il a disparus.
Jean Pierre Melville était le grand auteur tragique du cinéma français; Maurice Ronet en était le grand acteur tragique. Il excellait dans ces rôles de séducteur fripé,fatigué, comme dans ce "Feu Follet" de Louis Malle,adaptation du roman de Drieu la rochelle,qui raconte la dérive parisienne des dernières 24 heures d'un alcoolique essayant,au travers de ses rencontres,de trouver des raisons de se raccrocher à la vie. Maurice Ronet,par son charisme,était l'interprète idéal pour porter les fêlures de ce dandy désabusé,genre de rôle qu'il a souvent tenu au cinéma. Dans le film Malle ,il est bouleversant et donne envie d'être sauvé...
J'ai voulu écrire une nouvelle critique sur ce film revisionné une troisième fois hier soir, a 3 ans d'intervalle avec le second visionnage. C'est là que l'on reconnait un chef d'oeuvre absolu, a la manière que l'on a de le regarder 15 fois de suite sans que ça nous dérange. Tout est bon ici, mais le sujet par sa noirceur, le scénario par sa lenteur et l'ambiance générale n'est plus propice a la surprise. Il s'agit tout de même d'un film assez incroyable, la composition de Maurice Ronet est absolument génial on y croit à mort. Malgré de gros bavardage souvent pompeux mais du au milieu social, le film se démarque par sa mise en scène, ses jeux d'ombres renforçant sa tristesse, et certaines scènes comme celle du café montrant bien le malaise de l'homme vis-à-vis des femmes et de la vie en général. Du moins dans le genre drame très noire "Le feu Follet" est un chef d'oeuvre, peut être même le meilleur film de Louis Malle.Ayant découvert "les amants" très récemment, je dois bien admettre que Louis Malle fait partit des 10 meilleurs réalisateurs francais toutes générations confondu, donc peut se placer parmi le gratin mondial. En plus toute la troupe ou presque là, Jeanne Moreau, Maurice Ronet, tout ce qui se faisait de mieux à l'époque en fait ! "Presque" un chef d'oeuvre
Ce film est une merveille ! D'abord il y a la beauté de Paris, un Paris encore intact, glorieux... on n'en voit aujourd'hui que des restes : le Luxembourg, les façades et les portes des immeubles, le Rouquet, Lipp... Dans la scène au Flore, on voit en arrière plan le soleil sur le trottoir du boulevard Saint Germain, comme dans la poussière... c'est sublime... Et puis la jeunesse qui passe... Les acteurs, les dialogues, le rythme, l'image sont impeccables : Paris, le charme et la jeunesse... voilà tout ce que dit ce film.
Je viens de rvoir ce film qui m'avait tant ému lors de sa sortie, Hé bien , c'est dur à dire, mais il a trés mal vieilli, en particulier, les acteurs débitent leurs textes comme s'ils le lisaient, je n'avais pas noté cet aspect artificiel des dialogues qui gache cette marche vers la mort. Tot cela sonne faux, c'est en grande partie du non pas aux acteurs mais à la direction d'acteurs.
Ce film commence par une laborieuse scène de coucherie vaguement esthétisante. Il continue par des plans interminables sur un bonhomme qui traîne derrière lui son mal vivre. Louis Malle, riche héritier d’ne famille de sucrier du nord de la France, fait joujou avec ses milliards. Son seul mérite aura été de s’entourer d’une bonne équipe technique. Il en avait les moyens, le bougre ! Pour le reste, son cinéma appartient à cette bourgeoisie décadente qui étale à travers des œuvres insanes la vacuité de sa pensée. Cela nous vaut des films dégueulasses comme « le souffle au cœur » apologie de l’inceste ou comme « Lacombe Lucien » tentative écœurante de réhabilitation de la collaboration. Son « Adieu les enfants », réalisation bien appliqué comme un devoir de vacances, ne sauve pas le reste. Bien que ne partageant pas leurs idées politiques, je préfère encore le travail de Chris Marker, Armand Gatti, R. Guédiguian. Avec eux, au moins, on ne ressort pas de la salle obscure complètement déprimé voire, au contraire, avec une certaine forme d’espoir en tête.
Guéri, après une cure de désintoxication à alcoolisme, un homme se retrouve confronté à la cruelle réalité de l’échec de sa vie et de son mariage. Avec une lucidité qui jusque là lui faisait défaut tant il menait une vie dissolue, il doit affronter ce vide et cette peur de vivre qui au fond l’ont toujours habité et décide alors de mettre fin à ses jours. Il revoit ses anciens camarades de beuverie et de débauche qui involontairement le conforteront un peu plus dans cette certitude de la vanité de la vie.
Un film d’une noirceur absolue étant donné que le thème abordé est le suicide mais c’est surtout un film sur la solitude et la souffrance intérieure de l’homme confronté à ses propres angoisses et traité avec une grande justesse. On peu y voir aussi une critique acerbe d’une certaine société bourgeoise oisive et débauchée.
Bénéficiant d’un très grande performance de Maurice Ronet, c’est un très beau film qui ne peux laisser indifférent quiconque aura un jour été confronté aux questions existentielles et qui est bercé par la belle et mélancolique musique de Erik Satie notamment dans l’admirable et poignante scène du café, une des plus belle scène du cinéma que j’ai vue, ou l’on ressent plus que jamais la solitude et la détresse de cet homme socialement malade.
Un bon film, qui traite bien les sujets que sont la dépression et l'alcoolisme ainsi que la lassitude de la vie. Néanmoins, Maurice RONET manque par moment de crédibilité quand à sa situation désespérée. Et en ce qui me concerne, le fait que ce drame se situe dans le milieu de la haute bourgeoisie, n'arrange pas la compassion et l'empathie que pourrait dégagée cette oeuvre.