The Player
Note moyenne
3,5
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87 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 août 2019
D’emblée, avec ce plan-séquence de 8 minutes pendant lequel on entend deux personnages évoquer le plan-séquence de 6 minutes ouvrant La Soif du mal, le ton est donné : mise en abyme et second degré, une sorte de distanciation au carré qui caractérise tout le film et en fait un brillant numéro d’équilibriste. Le scénario de néo-noir se déroule pendant que défilent à l’écran les affiches des vieux classiques (Laura, Casablanca, etc.). Le personnage de Robbins affronte celui de Goldberg, alors que nombre de leurs collègues (la crème des années 80-90) apparaissent dans leur propre rôle en arrière-plan. A chaque fois que le scénario pourrait virer premier degré, un détail vient ajouter un léger décalage (exemple: une soirée romantique pendant laquelle on voit un couple jouer à l’avance les situations dans lesquelles vont se trouver nos deux héros quelques instants plus tard). Rarement Hollywood aura été aussi bien utilisé pour suggérer le trouble entre fiction et réalité, et même si le film a un côté exercice de style assez mineur, il a quelque chose du vertige que procurent des oeuvres plus importantes comme Glamorama ou Mulholland Drive, avec en plus un questionnement moral qui le rapproche de L’Inconnu du nord-express et de Match Point.
dan d.
dan d.

8 abonnés 137 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 mars 2019
histoire lourde, flou un peu emmelé avec beaucoup de personnages ! peu de suspense
j'ai passé un moment ennuyeux !
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

168 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 septembre 2018
Fascinante ouverture. Le plan séquence d'entrée en matière nous prend de court avec sa longueur : huit minutes. De quoi simuler Hollywood et son effervescence... Mais était-ce utile ? Tout le film est une introspection d'esprits de stars par des esprits de stars, et j'ai trouvé difficile de trouver illuminante cette représentation du cinéma commercial, soit-elle pleine d'autodérision. Les remarques sont justes : Hollywood est normé, ne donne que dans le happy end, et mène la vie dure aux auteurs ; c'est d'autant plus agréable à entendre que The Player ne rentre pas dans les petites cases, et qu'il est tellement plein de caméos qu'il regroupe plus d'oscarisés que n'importe quel autre film. Mais quelle est sa position au juste ? L'autodérision n'est pas le sujet ni l'objet du film, qui est avant tout une œuvre de divertissement indissemblable de ceux qu'il critique, l'originalité et le casting mis à part.

Bien qu'il patisse à s'affirmer, The Player a au moins le mérite d'avoir une histoire. Aucun acteur ne se détache vraiment – sûrement ont-ils du mal à faire la part des choses entre la vraie vie et leurs personnages – , mais l'interprétation de Tim Robbins est décente dans son rôle de producteur exécutif ; son emploi du temps est bien rempli à l'écran, preuve que les gens derrière se sont impliqués pour faire, indirectement, un film sur le cinéma. C'est de sa bouche que sortiront les ingrédients d'un bon film : happy end, violence, espoir, sexe. Ce qui me laisse à penser que The Player sait où il va, c'est que ces ingrédients sont tous présents dedans, mais avec les doses minimales. C'est ce qui me vaut de trancher en sa faveur, même si le scénario tourne légèrement en rond et que le gigantisme du casting ne trouve pas forcément son sens (je pense notamment à Whoopi Goldberg, dont la crédibilité et le charisme n'empêchent pas que son rôle n'a absolument pas sa place). Une œuvre qui vaudrait vraiment le coup d'être vue si elle avait été conçue avec un peu moins d'ambition.

septiemeartetdemi.com
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 7 mai 2018
Après MASH ou encore Nashville, Robert Altman signe une nouvelle œuvre mêlant le policier et le cinéma avec The Player. Celui-ci ne m'a guère convaincu même si la première partie commence convenablement notamment avec ce plan séquence, pour ce qui est de la deuxième partie celle ci me semble peu crédibles d'une part, de plus je me suis ennuyé par ses longueur et ses personnages quelque peu complexe même si l'histoire semble intéressante et le suspens présent.
Peu adepte des œuvres cinématographiques de Altman je reste souvent déçus par ces films et celle ci le confirme
Fabien S.

693 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mai 2018
Un très bon film. Une très bonne comédie dramatique de Robert Altman avec Tim Robbins sur un directeur de production à Hollywood.
Alexandre P.
Alexandre P.

6 abonnés 76 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 mars 2018
Seulement 3,2? Ce film mérite au moins un 4.
Il a très bien vieilli. Comme un Hitchcock je pourrais parfaitement le revoir dans 50 ans.
Le réalisateur se joue avec brio et piquant des codes dramatiques.
Les acteurs sont excellents, l'histoire captivante.
Un très bon film!
Cinéphiles 44

1 698 abonnés 4 685 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 mars 2017
Griffin Mills est un directeur de production brillant. Il évalue des milliers de pitches de film par an pour n’en garder que douze. Alors qu’il tentait de les ignorer, les menaces de mort qu’il reçoit par écrit de la part d’un scénariste ignoré, le perturbe de plus en plus. C’est alors que The Player se transforme en un véritable thriller avec un meurtre accidentel, des mensonges, des tromperies, une aventure sexuelle. Bref Robert Altmann imbrique tous ces éléments dans une mise en scène tellement évidente pour lui, qu’elle nous donne l’impression d’être une photocopie d’Hollywood. Satire du cinéma américain, c’est la première fois qu’Altman fait de son personnage principal un anti-héros dénué de sens moral. C’est également l’occasion de croiser une plâtrée de vrais acteurs, venus faire coucou durant le tournage.
D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44
SociN
SociN

15 abonnés 637 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 octobre 2016
Un film un peu mou, qui vaut surtout par son plan séquence inaugural, sa critique acerbe du cinéma et par sa mise en abyme de l'histoire.
Dead-for-Someone
Dead-for-Someone

50 abonnés 694 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 septembre 2016
Nombreux sont les films à parler d'Hollywood mais rares sont ceux qui en font la critique avec autant de justesse...
Griffin Mill travaille comme producteur dans un gros studio d'Hollywood. Un petit nouveau met sa carrière en péril et un scénariste lui envoie des menaces de mort. Mais tous ces ennuis vont peut-être lui apporter plus de chances qu'il ne pensait...
La réalisation est bonne, jolies prises de vue, plans soignés, cadrage bien maîtrisé, bref c'est du bon travail.
Le scénario est très bon, avec du suspense et une critique dure sur Hollywood et son système pourri jusqu'à la moelle et ses producteurs qui sont prêts à tout pour avoir leur argent. Certains personnages sont peut-être un brin stéréotypés mais l'ensemble est très bon. Les acteurs sont très bons et les dialogues crédibles.
La photographie est mauvaise, pas beaucoup de différents tons de lumière et les couleurs sont assez moches.
Le montage est linéaire mais fonctionne plutôt bien.
Les décors sont bons, les costumes sont très beaux et la bande son est très sympa.
The Player est un film très divertissant avec un scénario captivant et solide.
blacktide
blacktide

81 abonnés 795 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 septembre 2016
Sweet Smell of Success

Au boulevard du crépuscule, le corbeau satirique flagelle d'une spirale cynique, un système détournant l'art vers un conformisme assassin. Ô Altman, toi le révolté à la caméra, où t’avances-tu dans les abîmes de la contestation ? Des Nuits Debout, tu en as passé, la contre-culture, ça te connaît. Le cinéma, en un sens, tu aimes le haïr, ou plutôt, tu intensifies sa réalité autodestructrice. Toi et moi, on a beaucoup voyagé, de Nashville à la Corée, tu n’as jamais manqué une occasion de batailler ; Che Guevara dans l’âme avec un soupçon de Lenny Bruce. Je t’assure, It don’t worry me,… à vrai dire j’apprécie tes torgnoles virulentes, non que je sois masochiste. The Player est pour moi ton œuvre la plus incendiaire, énigmatique dans la mesure où les références fusent à la vitesse de la décadence de ces Ensorcelés.

Dès l’ouverture, Altman flirte avec les codes, accroit les références, s’inscrit dans la longue lignée des plans-séquences tout en s’adonnant à un jeu destiné à éveiller la curiosité du spectateur. Un décryptage s’impose. La caméra vogue au milieu de l’effervescence d’un studio, sorte de fourmilière agitée par l’happy end et le profit contre-artistique. Griffin Mill, lui c’est un peu l’opposé du producteur, habituellement nabab, cigare à la bouche et sourire en coin. Le lauréat 2 ? Julia Roberts ? Voilà qu’un scénariste lui propose un projet pour le moins surprenant, archétype de la soif de succès, quitte à abuser d’absurdité. Aucune coupe, le plan se mythifie au moment où deux types discutent cinéphilie et plan-séquence : Welles et Hitchcock y passent. Un hasard ? Sûrement pas, Altman a commencé son épopée satirique, acclimate son spectateur à ce qui sera son chef d’œuvre. Un facteur tombe, une carte postale, les menaces planent. La caméra ne s’arrête pas, elle met à nue la structure du film, pointe les détails d’un futur prémédité. Chez Griffin, on parle Goldie Hawn et Bruce Willis, tout n’est que cinéma ; même à travers le chantage de l’homme à la carte postale, instituant un climat polaresque pendu à la pellicule. Les engrenages étalent une vaste plaisanterie, si évidente qu’elle en devient audacieuse.

Le film d’Altman est un film de Voyeurs/ Voleurs au sens où la caméra vogue à travers une intimité exposée, parabole d’une célébrité aliénante, fascination pour un monde amputé des hydres de la pellicule, ce que Griffin trouvera en la personne de June, son Ange Bleu, elle-même isolée de l’écran mais pourtant captive d’un cadre et du cinérama de son existence. Un regard presque pervers sur la vie, anéantie par celle créée à l’écran. Vie et mort se conjuguent dans une seule et même cruauté subversive ; le producteur, faucheur de scénaristes en devenir, signe un pacte avec le diable pour massacrer des projets par le conformisme Hollywoodien. C’est l’occasion pour Altman d’effectuer une prodigieuse mise en abyme, véritable Bûcher des vanités où la survie par manipulations, sexe et violence devient une nécessité. Dès lors, un microcosme nébuleux, reflet du Film Noir, s’installe pour tracer un parallèle formel avec Sunset Boulevard : usant de la même ironie sur « la complaisance dans le fétichisme artificieux d’Hollywood », The Player tisse par des « sous-entendus subtils, un regard lucide et audacieux d’une usine à rêves truquée par la mécanique du succès ». Griffin Mill, stoïque passif, semble perdu dans cette industrie dont la mort d’un scénariste prétentieux constituera sa seule délivrance (un crime qui restera impuni, simplement couché sur un papier devenu pellicule), sorte de réveil spirituel au cours d’errances nocturnes en milieu urbain, un Kill your Friends fustigeant un système rapace de best-seller.

Parce que The Player ne porte pas son titre par hasard. Altman joue littéralement avec notre culture cinéphile, fusion de références ultra-codifiées, préfigurations incisives d’une filiation logique. La plus symbolique reste sûrement celle du Voleur de Bicyclette, fable néoréaliste aux antipodes d’Hollywood, imbriquée dans la malversation quotidienne des producteurs. Tous des Freaks, en somme. Fenêtre sur cour d’un système highly dangerous, basé sur les faux-semblants et les mystères ambiants. Tout n’est qu’une question d’apparences et de bicyclettes…

- What do you call this thing?
- The Player.
- The Player. I like that.

Vivre une vie ? Non, la vie n’est qu’un film qui se répète inlassablement, une bobine après l’autre, succession de clichés à l’épreuve des déboires sociétaux. Chez Altman, la mort n’est qu’une étape pour gravir les échelons, une lutte intérieure de l’individu s’adonnant à son égoïsme fructueux. Mais le véritable manipulé de cette histoire, c’est bien le spectateur, un ignorant qui pousse à la création d’œuvres standardisées, de Batman Vs Iron Man Vs Predator à Fast and Furious 18 : l’offre et la demande, bitch ! Insipide ? Le résultat l’est du moins, à l’image du faux-film final mettant en scène des stars à tire-larigot à coup de happy-end et de cliffhanger gratuitement nauséeux, contrastant avec la vision d’une œuvre initialement atypique. C’est alors que ce cinéma lucratif coïncide malicieusement avec l’ordinaire de Griffin, enlaçant sa dulcinée sur fond d’américanisme conscient et de projection normalisée.

Traffic was a bitch

Mine d’or cinéphile, The Player passe au crible la vanité d’un cirque de charognes intraitables, dénaturant l’art par la félonie du Dollar. Altman déflagre ces imposteurs de sa rhétorique tranchante, exhortant une ingénieuse impudence et sa missive caustique. D’une impitoyable acidité, The Player nous mène en bateau pour amplifier sa gravité systématisée, ressuscitant un raisonnement enragé à la Barton Fink ou Mulholland Drive. Paradis du cinéphile, Altman distribue les cartes, invoque une réussite irréfutable pour notre incommensurable satisfaction, la crème de la crème étouffée par un Hollywood gangrené par ses récoltes sans cœur.

La satire était presque parfaite… Un vortex pervers, en somme.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 septembre 2016
Le film porte sur un scénariste. Le scénario du film est lui même extra. Un piège. On est piégé. Tim Robbins excelle. Psychologiquement, jusqu'au dernier instant! J'ai cru, vraiment, que le générique de fin était faux et que le film sortirait d'un écran de cinéma... Mais non. Baladé depuis le début! J'ADORE !
Et mention spéciale à toutes les "guest stars", que ce soit Bruce Willis ou Jack Lemmon : tous excelles !
Et toi Robert (Altman), je ne te connaissais pas, mais crois moi, je ne vais plus te lâcher !
ATON2512
ATON2512

80 abonnés 1 335 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 août 2016
Sans être (et de loin) le meilleur film de Robert ALTMAN, 'The Playeur est moins un film sur le Cinéma que sur ses coulisses, ses excès et ses travers. Un microcosme de la société où le Cinéma en tant que décor, environnement est dépeint comme le théatre de toutes les "crasses" pour réussir. Tim ROBBINS en Directeur de production est d'un cynisme absolu. L'autre intérret du film est le passage (parrait il sans même de contreparties financières) d'un nombre incroyable de stars déjà confirmées ou en devenir ! Stars jouant pratiquement à l'écran leur propre rôle : Richard Anderson, Harry Belafonte, Shari Belafonte, Karen Black, Michael Bowen, Robert Carradine, Charles Champlin, Cher, James Coburn, Cathy Lee Crosby, Brad Davis, Paul Dooley, Peter Falk, Louise Fletcher, Dennis Franz, Leeza Gibbons, Scott Glenn, Jeff Goldblum, Elliott Gould, Buck Henry, Maxine John-James, Burt Reynolds, Jack Riley, Robert Wagner, Ray Walston et j'en oublie ! Et même Bruce Willis et Julia Roberts dans une scène particulièrement drôle côté second degré !
selenie

7 483 abonnés 6 719 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 août 2016
Altman débute son film par un plan-séquence de plus de 7 minutes pendant lequel tous les dialogues sont improvisés. Une plongée directe dans les méandres fourmillants de Hollywood pour un film doté d'un des plus beaux et grands génériques du Septième Art avec plus de 50 stars jouant leur propres rôles ! Un regard à la fois sans concession et détaché sur le monde de studios et un cynisme tout aussi léger quant à l'enquête criminelle et à ses conséquences. Une belle réussite.
Jonathan M
Jonathan M

169 abonnés 1 529 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 30 juillet 2016
L'ambiance électrisante d'une industrie à l'amorce de son déclin. Robert Altman a revêtu les codes années 90 pour pondre un objet de cinéma satyrique. The Player se la joue très intelo, mais ne l'est en réalité pas vraiment. Le film est vain et creux. On en fait un parallèle avec le dernier des frères Coen (Avé! César). Ils se rejoignent effectivement sur plusieurs points, dont celui d'être inutiles. On amuse la galerie en oubliant le plaisir du spectateur.
labellejardinière
labellejardinière

97 abonnés 276 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 juillet 2016
Un brin daté (1992), pas assez vigoureux dans la charge (le "monde impitoyable" de Hollywood), mais ce "The Player" (vu sur Arte) est d'une bonne facture (Altman), et, entouré d'une kyrielle d'acteurs (dont de nombreux, en simples apparitions, dans leur propre rôle), Tim Robbins en arriviste, opportuniste et cynique est un vrai atout. La "morale" est à tiroirs....
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