The Player
Note moyenne
3,5
1029 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

86 critiques spectateurs

5
14 critiques
4
37 critiques
3
19 critiques
2
11 critiques
1
5 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 avril 2026
The Player est sans doute une des comédies les plus noires que j'ai vu. Clairement, on ne peut pas dire que le film nous donne une bonne image du milieu d'Hollywood et des paillettes. Le film suit un personnage profondément antipathique en la personne de Griffin Mill, producteur hollywoodien particulièrement cynique. Tim Robbins (acteur que l'on voit bien trop peu malgré des prestations toujours bluffantes) est impeccable en antihéros détestable. De très bons acteurs de seconds rôles (et même de caméos).
Film très appréciable.
Lamia Iddouche
Lamia Iddouche

7 abonnés 211 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2026
Pour moi, The Player est un film sur la peur plus que sur le crime : la peur de perdre sa place, son pouvoir, sa légitimité dans un système qui ne pardonne pas la faiblesse. Hollywood y apparaît comme un espace où tout le monde se surveille, se juge et se remplace, et où les relations humaines sont toujours conditionnées par l’utilité professionnelle. Griffin Mill vit dans cette angoisse permanente, et le meurtre qu’il commet n’est pas un acte de passion mais une réaction extrême à cette pression constante. Ce qui rend le film profondément dérangeant, c’est que cette violence n’entraîne aucune rupture morale : elle est absorbée par le système, transformée en silence, puis effacée par une réussite narrative, comme si la réalité devait obéir aux règles du cinéma commercial. Altman montre ainsi un monde où le récit l’emporte sur la vérité, où l’image soigne tout, et où la réussite finale ne signifie pas justice, mais simplement la victoire de celui qui sait le mieux jouer le jeu.
Joēl Tychyj
Joēl Tychyj

27 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 juin 2025
Un film vu près d'une demi-douzaine de fois à sa sortie.
L'œuvre suit les difficultés d'un producteur à choisir un scénario pour son film.
Hollywood vu de l'intérieur, une mise en abîme majestueuse.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 juin 2025
De tous les films américains qui ont abordé le cinéma d'Hollywood, "The player" me semble parmi les plus complexes et les plus profonds. Tim Robbins compose pour Robert Altman un producteur de type "technico-commercial", c'est-à-dire pas du tout artiste ou intellectuel, un de ces personnages qui font le cinéma et, par extension, qui décide du cinéma (comprendre : stars, violence, érotisme, happy-end). L'authenticité du sujet est ici renforcée par l'utilisation et la participation de vraies vedettes hollywoodiennes.
Tout le film consiste à démontrer comment la notion d'auteur est bafouée par de jeunes cadres dynamiques qu'une certaine forme de cynisme et un implacable réalisme commercial et financier conduisent à la négation de l'oeuvre artistique. Le spoiler: meurtre
involontaire (mais l'est-il vraiment?) perpétré par le producteur sur la personne d'un jeune scénariste est une évidente parabole à propos du système des grands studios. Altman confère au personnage de Tim Robbins une dimension majeure en évoquant son sentiment de culpabilité et, quelque part, une forme de complexe oedipien.
On se souviendra également de la première scène, le temps du générique, un plan-séquence inspiré tout en étant, déjà, révélateur de l'esprit qui règne à Hollywood. Tim Robbins est excellent.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 avril 2025
Après avoir travers les années 80 tel un fantôme et au prix de films massivement rejetés par le public, Altman revenait sur le devant de la scène en 1992, et quelque chose de bien ! Il ne faut pas s'y tromper : l'intrigue policière n'intéresse jamais Altman, ces objectifs sont tout autres. Au nombre de deux et dans cet ordre, il s'affaire à dresser le portrait d'un producteur cynique, sans états d'âme et arrogant comme ça n'est pas permis, puis à lâcher du napalm sur les coulisses du monde du cinéma. Les bombardiers balancent la sauce en escadrille. Comme dans tout bon Altman se respectant, l'histoire est astucieuse et pourquoi pas assez perverse par moments, cohérente et toujours avec cette impression qu'elle naît au fur et à mesure, le rythme y est volontairement ralenti (cependant moins que dans certains films antérieurs) et l'interprétation y est de haute volée. A l'image de Tim Robbins faisant un sans-faute. C'était du très bon Altman, dommage que l'on en parle moins maintenant.
Z20050527155857987239172
Z20050527155857987239172

4 abonnés 62 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 avril 2024
Ennuyeux au possible. Mal doublé. Personnages fades. Pas vraiment de rythme. A éviter pour pas perdre son temps.
Mathis Enrici
Mathis Enrici

31 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 novembre 2023
Très bon film sur l'industrie cinématographique, première scène en plan séquence de 15 minutes de folie. Seul truc un peu gênant : les scènes où il y'a plusieurs discussions en même temps on comprend pas trop qui parle
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 186 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 octobre 2023
un film qui débute par un long plan séquence, très réussi sur le plan technique, un peu déroutant pour le spectateur, mais qui, en fait, dresse parfaitement le fond du film, à savoir la pétaudière grenouillante qu'est Hollywood avec ses producteurs, ses directeurs, ses scénaristes en quête de succès, ses acteurs, ses avocats, ses responsables de la sécurité, et tout le personnel. L'intrique, elle, met surtout en scène un directeur de production plus ou moins sur la sellette, qui se sent harcelé par des cartes postales injurieuses. Tombant dans la paranoïa il va tenter d'en identifier l'auteur, le tuer lors d'une bagarre avant de séduire sa compagne et manœuvrer cyniquement pour échapper à la police et reconquérir sa place et même au delà.
la critique du milieu du cinéma est acerbe, la mise en scène nerveuse soutient l'attention du spectateur et le perd parfois dans des digressions ou parmi une myriade de rôles secondaires, dont beaucoup joués par des acteurs célèbres qui incarnent leur propre rôle; Quelques scènes d'anthologie, outre celle d'ouverture, celle de la responsable de la police, black, qui joue avec ses tampons en interrogeant le suspect, celle du flic dans la scène dite d'alignement, désigné comme coupable par une dame qui ne voit pas très clair, celles aussi du film dans le film avec l'exécution interrompue in extrémis (qui marque aussi le caractère très relatif de la pureté des sentiments et convictions des scénariste) et enfin la dernière scène où le film que l 'on vient de voir se révèle être le scénario proposé par son harceleur au personnage principal, et en toute dernière image, le cynisme de ce dernier qui rentre chez lui, satisfait où l'attend sa compagne, enceinte, celle-là même qui vivait avec celui qu'il a assassiné....
Altman a du talent et beacoup d'audace !
kingbee49
kingbee49

53 abonnés 642 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 janvier 2023
Un chef d'oeuvre de cynisme qui explose de l'intérieur la machinerie hollywoodienne. Un grand Altman, quoiqu'un peu long.
Xavier D
Xavier D

82 abonnés 1 146 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 décembre 2022
Chargé de produir des films, le producteur Griffin Mill, est harceler, par un scénariste, à qui il lui a refuser de financer. L'ayant retrouver, Griffin le tue, malgrés lui. Et la police a se met à le soupçonner.
Si par moment la réalisation est assez grotesque, force de constater des mouvements de caméras assez innovant. Sans parler d'un casting de stars, dont la plupart jouent leur propres rôles, on navigue dans ce monde des studios de Hollywood. Je les énumérai pas, il y en a tellement. Univers caustique, sans foi ni entendement. Un petit polar qui sent le cinéma et ses coulisses.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 juillet 2022
Débutant avec un plaisant ton cynique raillant le monde étriqué, hypocrite gravitant autour des stars de cinéma, l'intrigue se joue de son aspect méta et s'appuie sur des personnages peu amènes; or leur caractère fort détestable non contrebalancé par un génie hors normes empêche tout intérêt pour ces parasites ou bénéficiaires d'un microcosme plus financier que créatif. Une satire qui manque de tonus!
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 décembre 2021
Robert Altman est un réalisateur de plusieurs films choraux de très bonne qualité dont " the player" est un exemple particulièrement réussi. J'avais vu ce film lors de sa sortie en salle après qu'il obtint le prix de la mise en scène à Cannes et que Tim Robbins obtint le prix de la meilleure interprétation masculine. Ce que décrit Altman dans "the player" est le milieu du cinéma hollywoodien au travers d'une histoire de meurtre dont un des cadres important d'un studio est le responsable qui restera impuni. "The player" nous permet d'apercevoir un florilège d'acteurs célèbres de l'époque. Peinture au vitriol de l'industrie du cinéma , il est une formidable tentative de désacralisation de ce faux paradis, finalement plus proche de l'enfer. Une grande réussite et un des meilleurs films de ce réalisateur majeur de la fin du XX eme siècle. A titre personnel, je place encore au-dessus "le privé " et "short cuts", mais avec "the player" on est pas très éloigné des chefs-d'œuvre de Robert Altman.
paganini
paganini

8 abonnés 95 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 mai 2021
sur le papier ça pouvait marcher, mais quel ennui! un Tim Robbins absent, une mise en scène fatiguante avec un brouhaha de conversations constant et une intrigue qui s'étire pour finalement tomber a plat (ironique pour un film parlant sans cesse de scénarios!).
Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 avril 2021
Robert Altman réalise "The player" en 1992, polar dans le milieu Hollywoodien, ce long métrage est une brillante satire de ce milieu où les producteurs comme la Paramount ou Universal Studio empêchent les réalisateurs de faire le film qu'ils souhaitent. Hollywood cherche le succès commercial et rejette l'originalité propre à une oeuvre d'auteur. Le réalisateur doit toujours batailler pour avoir son financement, c'est une lutte permanente. "The player" est une diatribe de Hollywood et pourtant tous les éléments propres à un film Hollywoodien sont bel et bien là: enquête policière suite à un meurtre, cartes postales intrigantes provoquant beaucoup de suspense, scènes érotiques et happy end, surtout happy end. De nombreuses allusions aux films préférés de Altman sont repérables notamment "La soif du mal" de Orson Welles, "Un thé au Sahara" de Bertolucci ou encore "Le voleur de bicyclette". Robert Altman est brillant et nous le prouve une nouvelle fois.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 août 2019
D’emblée, avec ce plan-séquence de 8 minutes pendant lequel on entend deux personnages évoquer le plan-séquence de 6 minutes ouvrant La Soif du mal, le ton est donné : mise en abyme et second degré, une sorte de distanciation au carré qui caractérise tout le film et en fait un brillant numéro d’équilibriste. Le scénario de néo-noir se déroule pendant que défilent à l’écran les affiches des vieux classiques (Laura, Casablanca, etc.). Le personnage de Robbins affronte celui de Goldberg, alors que nombre de leurs collègues (la crème des années 80-90) apparaissent dans leur propre rôle en arrière-plan. A chaque fois que le scénario pourrait virer premier degré, un détail vient ajouter un léger décalage (exemple: une soirée romantique pendant laquelle on voit un couple jouer à l’avance les situations dans lesquelles vont se trouver nos deux héros quelques instants plus tard). Rarement Hollywood aura été aussi bien utilisé pour suggérer le trouble entre fiction et réalité, et même si le film a un côté exercice de style assez mineur, il a quelque chose du vertige que procurent des oeuvres plus importantes comme Glamorama ou Mulholland Drive, avec en plus un questionnement moral qui le rapproche de L’Inconnu du nord-express et de Match Point.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse