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Un visiteur
2,5
Publiée le 30 mai 2011
J'ai eu du mal à me passionner pour ce film, ils manquent un petit plus aux acteurs principaux et les retournements de situation finissent par lasser. Il y a tout de même des bonnes scènes dans le cinéma ou sur la statue de la liberté notamment.
"La Cinquième colonne" se résume très simplement : c'est "Les 39 marches" en moins bien. Pourtant la première demi-heure du film rappelle les meilleurs moments du film britannique de 1935 qui était alors le chef d'oeuvre d'Hitchcock ; ici, la scène dans le camion, celle dans la maison de l'aveugle et surtout celle dans la caravane du cirque sont absolument divertissantes. Mais une fois arrivée à New York, l'intrigue devient caricaturale et simplette et le scénario redondant et presque ennuyeux sur la fin ; on est plus alors près du "Rideau déchiré" (Hitchcock très moyen des années 60) que des "39 marches". C'est dommage, mais il faut dire que les deux acteurs principaux, imposés à Hitchcock par la production, ne sont pas extraordinaires. Reste une comédie policière pas désagréable.
Maîtrise de la mise en scène et de la narration ; du Hitchcock quoi. Le suspens est constant et toujours bien mené et certaines séquences ne sont pas loin du moment d'anthologie (le passage dans le convoi du cirque ...). Avec un petit plus : l'intérêt documentaire du film, représentatif d'une certaine atmosphère de crainte durant la guerre.
Pour « Saboteur » (USA, 1942), Alfred Hitchcock fût louer par Selznick au studio Universal. Émancipé de la mainmise oppressante du producteur, Hitchcock put s’adonner à sa création autant que possible. Le film poursuit la trilogie anti-nazie du cinéaste, entamée avec « Foreign correspondent » et poursuivie avec « Lifeboat ». Il s’ouvre sur l’incendie d’une usine d’aviation. Disposant de peu de moyens, 700 000 dollars, beaucoup moins qu’une production Selznick, Hitchcock dut ingénieusement bricoler ses inventions visuelles pour, de manière rudimentaire, réussir ses effets de suspense. Après les fastes stylistiques de « Rebecca », « Saboteur » trouve une simplicité, différente mais tout aussi énergique. L’incendie qui se déclare en ouverture est symptomatique : Plan de demi-ensemble sur un mur en tôle ; de la droite du champ se propage une épaisse fumée noir qui, alors qu’elle recouvre l’ensemble du cadre, enclenche une alarme saisissante ; Raccord sur la salle à manger où se lève, du fond jusqu’au premier plan, chacun des ouvriers, eux aussi surpris par l’alerte. L’incendie est déclaré. En deux plans, d’une mise en scène très simple, Hitchcock produit un effet d’urgence poignant. A l’issue de cette séquence, le meilleur ami du protagoniste, Barry Kane, mourra dans les flammes. Par un jeu d’imbroglios, Barry sera inculpé pour sabotage. Comme c’est le cas depuis, au moins, « Young and Innocent », Hitchcock fait le récit d’un innocent suspecté d’un meurtre, contraint de prouver par lui-même son innocence. Le récit est mené avec une dextérité narrative et visuelle exemplaire, jusqu’à culminer à un final magistral, au sommet de la statut de la liberté (voyez le symbole de l’histoire !) où, sans la musique de Frank Skinner, avec le vent comme seul bruit de fond, Barry Kane tente de retenir un pro-nazi suspendu dans le vide par la manche. Sous le poids, celle-ci commence à se découdre… A chaque scène, jusqu’à la dernière, « Saboteur » produit un remarquable exemple de suspens et de comment on peut en produire malgré des moyens réduits.
Je n'ai jamais été grand fan d'Hitchcock et celui ci m'a encore moins emballé... Peut etre le fait qu'il soit archi célèbre et que tout le monde connaisse la fin... Reste une brillante mise en scène même si le scénario fait un peu copier coller des autres Hitchcock!
La 5ème Colonne est un film d’Hitchcock à placer directement entre Les 39 Marches et La Mort Aux Trousses, tant les similitudes sont nombreuses. La fuite où le héros traverse tout le pays tout en rencontrant une femme qui doit l’accompagner par la force des évènements, le final sur un monument historique et évidemment le thème fétiche du maître : l’innocent pris pour coupable. Tourné en 1942 le film a un coté propagande certain qui évidemment amène sa part de discours moralisateurs et de clichés quant aux méchants mais qui était importante à l’époque de la production, Hitchcock ayant toujours voulu participer à l’effort de guerre. Le scénario du film est à double tranchant. D’un côté il est plein de rebondissements et d’idées excellentes, de l’autre il est parfois exagéré et trop peu vraisemblable. Evidemment peu de films d’Hitchcock le sont, heureusement, mais d’habitude il arrive bien mieux à dissimuler les limites de vraisemblances du scénario. L’aveugle qui « discerne » l’innocence du héros sans base de jugement, le « papier S.O.S » qui résout assez incroyablement les choses, le passage avec les titres de livres, la romance un peu mal amenée ou le passage confus dans le cinéma (qui reste toutefois très amusant) sont autant de limites du scénario qui est pourtant très riche. C’est Robert Cummings qui incarne le héros traqué auquel doit s’attacher le spectateur. Cummings fait du bon boulot mais il est évident qu’il ne joue pas dans la même cour que les Cary Grant ou autres James Stewart, on aurait sans peine augmenté la force du film en ayant un acteur mieux taillé pour le rôle. En revanche les seconds rôles sont excellents, à commencer par les membres de la 5ème colonne mais aussi le vieil aveugle et le routier et bien sûr la jolie Priscilla Lane qui a un style bien moins sophistiqué que la blonde hitchcockienne habituelle (d’ailleurs le réalisateur ne l’appréciait pas) mais qui rempli bien son rôle. Personnellement l’apport du compositeur Bernard Herrmann aux meilleurs films d’Hitchcock m’a toujours semblée immense, aussi je regrette toujours son absence dans les films du maître ou il n’est pas au générique. Hélas, La 5ème Colonne fait partit de ceux-là, le film doit se contenter d’une musique qui en plus d’être mal utilisée est trop standard. D’ailleurs la scène finale est silencieuse, imaginez un peu. Malgré ses nombreux défauts La 5ème Colonne est un très bon film qui se suit avec intérêt, grâce à un rythme maitrisé et une histoire étoffée.
Un film sous-estimé dans la carrière de Hitchcock. C'est sans doute dû à quelques bavardages dispensables et à un acteur principal un peu falot. A partir d'une histoire destinée à servir la propagande de guerre, voilà en fait une oeuvre bien hitchcockienne. Un scénar abracadabrantesque, pas crédible pour un sou, un rythme haletant, des morceaux de bravoure qui s'enchaînent comme des perles, cela annonce "La mort aux trousses". Hitchcock sait introduire le danger et le suspense au coeur de n'importe quelle situation, son humour est constant et sa vision de l'humanité bien personnelle. spoiler: Ici, les "méchants" habitent des ranchs avec piscine et fréquentent la haute à des bals de charité, quand les bons sont des monstres de foire...
L'histoire d'amour est également typique de Hitch, reposant sur une hostilité et une méfiance réciproque.spoiler: Dans la scène du bal, superbe plan du couple, enlacé, dansant au milieu de convives potentiellement hostiles. L'amour, comme en suspension, apparaît au plus fort du danger...
Un Hitchcock assez mineur au scénario trop alambiqué pour être crédible. On remarquera tout de même des beaux clins d'oeil à des films comme La Fiancée de Frankenstein ou Freaks et une séquence que l'on pourait voir comme les prémices de Fenêtre sur Cour... Le gros problème du film, c'est son final sur la statue de la liberté, long, lent, pesant ( c'est sans doutes dû au manque de musique ), pas du tout emballant !
Un homme pris malgré lui dans un immense complot. Voilà bien une thématique Hitchockienne dans plusieurs de ses films.
La cinquième colonne préfigure un peu la mort aux trousses, qui lui ressemblent sur beaucoup de points. Mais la cinquième colonne n'est pas qu'un simple brouillon. Film rythmé avec plein de rebondissements et des scènes assez tendues, on passe un bon moment.
Mais c'est vrai que face à la mort aux trousses il ne fait pas le poids. Le tout reste tout de même sympa à regarder, un Hitchock tout à fait honnête.
Un très bon film à suspense d'Hitchcock, malheuresement, au bout d'une heure, on s'ennuit un peu jusqu'a la scène de la statue de la liberté. Sinon, ce filml est exellent.
Voilà un divertissement très sympathique signé Alfred Hitchcock! C'est d'ailleurs un film assez injustement méconnu, alors qu'on y retrouve le style typique de son réalisateur! La mise en scène est extrêmement moderne, le suspense est toujours présent, les rebondissements sont inventifs sans jamais tomber dans le grotesque, il y a un peu d'humour , une charmante amourette entre les personnages principaux... "La cinquième colonne" est même un film qui a bien vieilli, et qui se laisse très bien regarder. On en est pas aux chefs-d'œuvre des années 50, mais on s'en approche, petit à petit.
Un film d'aventure ambitieux qui nous ballade un peu partout à une vitesse folle. Il est cependant un peu moins bien construit que les meilleurs qu'Hitchcock a fait dans le genre ("Correspondant 17", "La mort aux trousses"...) et les personnages manquent de charisme.
Le début de ce film est prenant et haletant mais plus ça passe plus c'est long. L'histoire est intéressante mais la fin est vraiment décevante.Un Hitchcock assez moyen
Ce film est loin d'être le meilleur de Hitchcock. On s'ennuie la plupart du temps malgré 2-3 gags. Tournez vous plutôt vers un de ses autres très bons films !