Les Duellistes
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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 février 2013
Dans ce duel éternel entre deux officiers durant les guerres Napoléoniennes, Ridley Scott, pour son premier film, immerge et entre immédiatement dans la cour des grands. D'une plasticité irréprochable, la reconstitution est un sans faute, et porté par deux interprètes au sommet de leur talent, "Les duellistes" est de ces premiers films dont on se souviendra encore longtemps. Le scénario est implacable, crédible et bourré de moments de grâce spoiler: (Le climax final où le personnage de Keith Carradine se transforme moralement est d'une justesse rare)
. Déjà à l'époque se dessinait le fabuleux talent de Ridley Scott et l'univers d'un conteur qui n'a jamais cessé (Hormis quelques ratés sans importance) de révolutionner le 7ème art (Alien - Blade Runner - Thelma et Louise - Gladiator - American Gangster - Bodies Of lies ...).
dahbou
dahbou

247 abonnés 2 186 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 septembre 2008
Premier film de Ridley Scott qui signe pourtant là un de ses meilleurs films avec "Alien" et "Blade Runner". Cette évocation des guerres Napoléonienne à travers le destin de deux soldats complètement déments qui n'auront de cesse de s'affronter par stupidité pendant des années est une véritable réussite, le film est splendide visuellement, c'est un vrai tourbillon d'image et certains plans sont justes magnifiques ( le plan final avec keitel sur la montagne) et se pose en hommage à Barry Lindon. Keith Carradine trouve là son meilleur rôle ( il a aussi joué dans l'excellent "Sans retour") et aurait mérité une meilleur carrière.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 février 2011
La bande annonce et le synopsis m'avaient fait saliver. De plus, le fait que ça soit la première réalisation de Ridley Scott ne pouvait que me satisfaire. Cependant, "Les duellistes" m'a assez déçu. Tout d'abord, je le trouve trop précipité dans sa première partie. On passe d'année en année et de duel en duel sans bonnes transitions. Les dialogues sont vides et insipides. La petite romance entre une femme et un des protagoniste ne sert strictement à rien. L'idée aurait pû être mieux exploitée selon moi. Cependant, la seconde partie du long métrage est plus intéressante. Le duel de fin aux pistolets est vraiment haletante. Je salut également le superbe travail sur les costumes et également la beauté des décors dans lesquels se déroulent l'histoire.
Cocobusiness
Cocobusiness

17 abonnés 382 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 janvier 2009
Les duellistes, (The Duellists) 1977, de Ridley Scott, avec Keith Carradine, Harvey Keitel, Albert Finney. Quand mon mari m’a raconté la suite du film et la façon dont il s’était attaché aux deux héros, j’ai regretté d’avoir abandonné cette œuvre très esthétique, qui m’ennuyait. La vie de deux officiers des armées de Napoléon, est rythmée autour de leurs rencontres obsessionnelles sous forme de duels, motivés, semble t’il, par le code de l’honneur qui prévalait alors. Très belles reconstitutions, costumes, paysages etc. sur fond d’histoire napoléonienne, mais ressort dramatique basé sur la répétition programmée de l’action principale. Excellente interprétation.
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 juillet 2010
Trop ambitieux pour ses faibles moyens, Ridley Scott rate son premier long-métrage. Cherchant toujours le spectaculaire mais n'ayant pas les moyens pour, il ne parvient jamais à donner un soupçon d'intérêt à cette banale histoire de vengeance.
Thibaud Il Capitano
Thibaud Il Capitano

11 abonnés 224 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mai 2025
Deux soldats napoléoniens se croisent et se recroisent, un motif futile, le sens de l'honneur et le caractère sanguin de l'un d'eux les poussent dans un duel sans fin...
Premier film de Ridley Scott et première réussite, malgré quelques mouvements de caméra hasardeux (notamment les gros plans), on sent l'influence du grand "Barry Lyndon" de Kubrick sorti quelques années plus tôt (les tableaux, la lumière naturelle, les paysages), bref cela donne un excellent film d'époque.
Carradine est quand même un peu fade, même si c'est certainement pour contrebalancer le teigneux Keitel.
Alasky

454 abonnés 4 541 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 février 2026
Formidable première réalisation de Ridley scott, qui dresse ici des portraits fascinants. La mise en scène et la photographie sont irréprochables, la reconstitution historique est incroyable, la campagne est filmée avec soin à la lumière naturelle. Bref que d'éloges, et rien à reprocher à cette œuvre.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 août 2023
Aujourd’hui âgé de 81 ans, Ridley Scott, réalisateur mondialement reconnu et célébré compte près de trente films à son actif en quarante ans de carrière. « Alien » (1979), « Blade Runner » (1982), « Thelma et Louise » (1991) et « Gladiator » (2000) considérés par beaucoup comme des chefs d’œuvre sont indiscutablement les plus hauts faits d’armes de l’ancien réalisateur de publicités qui avec ses collègues anglais Alan Parker, Adrian Lyne, ou encore Hugh Hudson ont pris d’assaut Hollywood au début des années 1980. « Les duellistes », son premier long métrage qu’il réalise à près de quarante ans est quelque peu oublié mais on peut sans aucun doute le placer dans le quinté de tête de la filmographie de Ridley Scott. Exercice de style visuel somptueux, il rend parfaitement compte de la totale maîtrise de tous les aspects de la réalisation dont fait preuve d’emblée son auteur qui réussit le tour de force de parvenir à transcender son sujet malgré un budget limité de 900.000 dollars. Grâce à une parfaite connaissance de la technique apprise dans le monde de la publicité et à une ingéniosité, alliées à l'autorité qui en découle, il parvient à surmonter tous les obstacles pour les transformer en « aubaines artistiques ». Après l’échec de la mise en chantier d’un scénario sur Guy Fawkes, l’un des inspirateurs du "Complot des foudres" de 1605 qui lui tenait à cœur et pour lequel il avait embauché Gerald Vaughan-Hughes, il se rabat sur l’adaptation d’un roman de 1907 de Joseph Conrad (« Le duel »). Inspirés par l’approche visuelle brumeuse de Stanley Kubrick pour « Barry Lindon », sorti deux ans plus tôt, Scott et Vaughan-Hugues s’intéressent aux duels entre officiers de l’armée napoléonienne, notamment ceux restés dans les mémoires qui opposèrent à 30 reprises et sur 19 années, François Fournier-Sarlovèze à Pierre Dupont de l’Etang. C’est au cours de ses repérages en Dordogne que Ridley Scott apprit par le maire de Sarlat que le roman de Joseph Conrad était justement inspiré de cette histoire homérique qui se déroula dans la région. Heureuse coïncidence qui renforça encore la conviction de Scott d’être sur la bonne voie. Pour camper les deux officiers, le choix initial s’était porté sur Michael York et Oliver Reed tous les deux excellents escrimeurs. Mais la Paramount qui finançait le projet enjoignit Scott de choisir parmi une liste de cinq acteurs américains en pleine ascension. Un séjour de trois mois à Hollywood sera nécessaire pour que l’encore jeune réalisateur parvienne à convaincre Harvey Keitel, habitué à travailler avec Martin Scorsese dans des films urbains, de revêtir l’uniforme de l’armée napoléonienne. Le tournage pouvait alors commencer. Tourné presque exclusivement en décors naturels et sans éclairage, le film permet à Ridley Scott qui tient lui-même la caméra de profiter à plein de son expérience de réalisateur de films publicitaires pour maximiser les effets de lumière tout en s’adaptant à la topologie des lieux et au climat alors automnal de la région qui lui complique la tâche. On suit la quête insondable des deux hommes dont ceux-ci perdent assez rapidement le sens, si tant est qu'ils ont su un jour qu’elle en avait un. L’épopée du général Bonaparte devenu Napoléon ponctue ce duel qui, parti de Strasbourg en 1800, traverse l’Europe de l’Est pour s’achever en 1816 à Paris alors que l’empereur déchu est exilé à Saint Hélène. En cinq étapes et autant de duels où les armes varient à plaisir (épée, sabre, pistolet, charge à cheval), Scott relate l’état d’esprit du moment des officiers qui se répartissent entre fanatiques de l’empereur comme Gabriel Féraud (Harvey Keitel), officier issu du rang ou pragmatiques qui tel Armand d’Hubert (Keith Carradine), noble de souche, regardent par-delà une aventure expansionniste parvenue dans une impasse. Malgré leur différence, un lien indéfectible tenant tout à la fois de l’orgueil, du dépassement de soi et d’une lutte de classe inavouée, les amène à se rechercher pour l’un et à ne pas se dérober pour l’autre. Autant de tableaux sublimes où la nature magnifie ces joutes inutiles qui résument assez bien la difficulté de l’homme à dépasser son instinct de mort qui à travers les siècles l’a conduit souvent au pire y compris dans les dommages qu’il a fait subir à Dame Nature avec le résultat que l’on connaît aujourd’hui. La scène finale où Gabriel Féraud contemple la vallée après son dernier duel en dit long sur le doute qui l’assaille, arrivé au terme d’une obsession qui ne l’a mené nulle part. Harvey Keitel, le petit gars du Bronx, en lieu et place métaphoriques de l'empereur, il fallait y penser et surtout oser ! "Les duellistes" est assurément l’un des plus beaux films qui soit. Certains ont reproché à Ridley Scott la joliesse de ses images. Comme si la beauté était vide de sens. On notera la présence furtive de Pete Postlethwaite en barbier et la participation amicale d’Albert Finney qui campe le ministre de la Police, Joseph Fouché toujours prêt aux accommodements. Au total, Ridley Scott est l'un des plus grands réalisateurs du demi-siècle écoulé.
Misoramengasuki
Misoramengasuki

79 abonnés 399 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 octobre 2010
J’étais impatient de voir l’adaptation sur grand écran de ce roman de Conrad qui m’avait beaucoup plu. En plus, il s’agit du premier film de Ridley Scott. De quoi se lécher les babines. A l’arrivée, le résultat est loin d’être honteux, mais laisse un petit goût d’inachevé. La reconstitution est irréprochable. Costumes, lumière, ambiance générale... oui, les soldats de Napoléon devaient vraiment ressembler à ça. Keith Carradine et Harvey Keitel sont parfaits - ce dernier surtout, que je considère souvent comme un acteur bourrin et qui est ici parfaitement à sa place. Les amateurs d’escrime spectaculaire seront peut-être déçus, car les affrontements sont filmés avec un réalisme sec et brutal, souvent très efficace (le duel au pistolet, particulièrement). La petite déception vient de l’absence de liant et de tension dramatique. Le film se présente comme une succession de scènes, généralement réussies, mais qui ne sont pas liées par un fil conducteur qui en démultiplierait l’impact. On n’est pas véritablement captivé, ou seulement par instants. De plus, le véritable enjeu du film n’apparaît que très tard. Car derrière la lutte entre deux soldats pour un motif futile, ce sont deux visions du patriotisme qui s’affrontent. Celui de Féraud va à la personne de l’Empereur, celui de d’Hubert à la France. Féraud sombrera avec l’exil de son héros à Sainte-Hélène, d’Hubert saura rebondir et démarrer une nouvelle vie. Cette lutte de deux conceptions, avec ses arrières-plans sociaux (Féraud est un fils du peuple sans éducation, d’Hubert est issu de la petite noblesse) est plus évidente dans le bouquin de Conrad que dans le film, où elle n’apparaît qu’à la toute fin. On aurait pu avoir un grand moment de cinéma, on doit se contenter d’une première oeuvre fort estimable - c’est déjà beaucoup.
gregbutton
gregbutton

41 abonnés 1 016 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 avril 2025
Découverte des Duellistes presque 50 ans plus tard. Le film a quelque peu vieilli mais se regarde encore bien grâce à une narration rapide avec des séquences qui ne sont pas à rallonges et des costumes d'un impeccable surprenant pour l'époque et qui ne serait pas aussi crédible aujourd'hui. Par contre le scénario a quelque chose d'ennuyant dans la betise des 2 personnages et le fond historique n'apporte pas grand chose au récit, où les liens semblent très faibles, alors même qu'ils sont centraux. J'ai toujours du mal avec ces films où les protagonistes sont d'un crétinisme absolu, personnage d'Harvey Keitel en tête. Donc derrière les grandes qualités de réalisation je reste un peu déçu de l'aspect purement scénaristique de ces duellistes, qui n'apporte aucune émotion même dans le dénouement.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 décembre 2010
Premier long-métrage pour Ridley Scott, alors âgé de 40 ans et avec un bagage de plus de 200 spots publicitaires, il franchit un cap et réalise un film historique se déroulant à l'époque Napoléonienne. Jeune réalisateur, faible budget, production européenne (malgré un petit financement de la part de la Paramount) Ridley Scott adapte le roman Le Duel de Joseph Conrad (basé sur des faits réels) et en restitue une puissante reconstitution historique. Un scénario captivant, tourné dans de superbes décors extérieurs (alternant la France, l'Angleterre et les Highlands d'Écosse). On se retrouve vite hypnotisé par les décors dénués de superflu et filmés pour la plupart à la lumière naturelle (ce qui n'est pas le cas des plans en intérieurs !). Avec un budget rachitique (inférieur à 1 million de dollars), Ridley Scott fait des merveilles et obtient par le biais de la Paramount deux acteurs de talents (Harvey Keitel & Keith Carradine). Tous deux apportent leur pierre à l'édifice, la colère du premier et la sagesse du second. Récompensé par le Prix de la Meilleure Première Oeuvre lors du 30ème Festival de Cannes. Ridley Scott connaîtra la consécration avec son second (et cultissime) film, à savoir Alien - Le Huitième passager (1979).
Sergio-Leone
Sergio-Leone

210 abonnés 1 096 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 décembre 2012
Un Ridley Scott qu'il me tardait de découvrir car peu souvent cité dans l'hallucinante filmographie du maître anglais. Les duellistes ne souffre pourtant d'aucun défaut véritable, la technique est irréprochable et le duo d'acteur idéal, bien que je ne connaissais que très peu K. Carradine. Le seul reproche que je lui trouve est sa courte durée qui condense à l'excès l'histoire de cette relation hors du commun en occultant totalement le contexte historique et les campagnes Napoléoniennes. Cette histoire mieux développée à travers l'Histoire avec un grand "H" aurait pu accoucher d'un film bien plus épique et marquant tel un "Barry Lindon".
dai72
dai72

190 abonnés 2 133 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 octobre 2013
Il y a de très jolis plans, des moments, des scènes vraiment excitantes, passionnantes devant laquelle nous avons du mal à décrocher cependant une histoire de duel qui dure 1h30, ça fait beaucoup et ça lasse vite surtout que ça manque de rythme, de punch, même dans les dialogues, dans les répliques. Ces dernières manquent de mordant, de brutalité. Un film qui parle de belles valeurs en omettant parfois la cruauté de cette époque, la violence des actes !!
thethythy
thethythy

30 abonnés 434 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 mai 2009
Premier long métrage du réalisateur britannique et premier petit chef d'oeuvre. "Les Duellistes" est une adaptation d'une nouvelle de Joseph Conrad de 1908 qui s'est lui même inspiré d'une histoire authentique de deux officiers de l'armée napoléonienne se provocant en duel durant près de 20 années. Le film se caractérise par une narration lente, l'emploi systématique de lumières naturelles ou filtrées mais souvent claires-obscures. Le réalisateur admet volontiers lui-même s'être inspiré du chef d'oeuvre de Stanley Kubrick "Barry Lyndon" (produit deux années plus tôt en 1975). Enfin, il faut aussi saluer la composition musicale d'Howard Blake.
Skipper Mike
Skipper Mike

111 abonnés 650 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 mars 2013
Premier long-métrage de Ridley Scott, "Les Duellistes" démontre déjà la force graphique que maîtrise parfaitement le réalisateur : les images sont sublimes, et si le scénario peut sembler surfait, le film n'en reste pas moins captivant grâce à la beauté des décors et des paysages. Champs de bataille boueux, plaines enneigés de Russie, villes européennes, forets abandonnées, le cadre est magnifique, tout comme l'interprétation des acteurs, traversés par une haine absurde à laquelle ils se livrent aveuglément. Si les longueurs sont présentes au début, elles s'estompent vite grâce aux personnages, dont les costumes démontrent aussi le talent des techniciens du film. Si les duels sont nombreux, ils ne représentent pas le cœur du scénario qui préfère explorer la psychologie des protagonistes, soumis aux lois de l'honneur qu'ils vénèrent plus que tout au monde. Le duel final, allégorie de cette haine tenace, est magnifique et clôt le film dans la splendeur.
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