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lamaindeDieu
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4,0
Publiée le 26 novembre 2010
Derrière K. Carradine, nous sommes propulsés dans un tourbillon sans comprendre vraiment ce qui nous arrive, traversant des paysages magnifiques où on se joue la vie au sabre, à l'épée ou au pistolet... une espèce de vertige, renforcé par un maitrise technique incroyable et une reconstitution minutieuse. Car face à cette bête féroce lancée à toute allure sur nous (Harvey Keitel insaisissable) vient au fond de la gorge comme un gout de mort auquel on finit par prendre gout...
Après avoir œuvré pour la télévision et les publicités pendant plus d'une dizaine d'années, Ridley Scott met en scène Les Duellistes, son premier film en 1977, nous emmenant durant les guerres napoléoniennes pour y suivre le destin de deux hussards, officiers de cavalerie française.
Le futur metteur en scène d'Alien propose comme première oeuvre un passionnant voyage dans l'histoire française, rappelant légèrement le Barry Lyndon de Kubrick sorti peu avant. Il prend son temps pour bien mettre en place le contexte et nous présenter, puis approfondir, les personnages, sachant leur donner de la profondeur et de l'intérêt, alors qu'il aborde des thématiques tels que la vengeance, la guerre, les relations humaines, le sens de l'honneur, la solitude ou encore le temps qui passe et les aléas de la vie...
Sir Ridley Scott parvient à créer une atmosphère prenante, cruelle, parfois oppressante et forte, et a insuffler à son oeuvre un souffle historique et une intensité lors des moments propices. Il nous immerger dans cette époque et au plus près des personnages, tandis qu'il démontre déjà tout son savoir faire pour alterner les séquences de batailles et celles plus calmes. Rythmé par les duels, Les Duellistes contient son lot de scènes fortes et marquantes, tandis que le futur metteur en scène de Prometheus gère parfaitement bien le rythme de son oeuvre, toujours intéressante voire passionnante.
Une des forces du film, qui deviendra une constance pour ses deux prochains longs-métrages Alien et Blade Runner, se trouve dans l’esthétisme avec une photographie magnifique, tout comme de nombreux plans, notamment ceux naturels. Devant la caméra, Harvey Keitel et Keith Carradine se livrent un duel mémorable, chacun sachant donner de la profondeur et de la présence à son personnage, montrant aussi la solitude de ces êtres et leurs visions de la vie.
Loin de se contenter d'être un magnifique livre d'image, Les Duellistes permet à Ridley Scott d'imposer sa patte et son talent dès son premier film, avec une forte et prenante atmosphère historique ainsi qu'un excellent duo d'acteurs.
Il est véritablement très compliqué d'attribuer un style à Ridley Scott. Est-ce une démonstration d'exploits virils ? Thelma et Louise nous dit le contraire. Une ouverture aux grands espaces ? Alien l'infirme. Une propension au réalisme ? Blade Runner ne va pas dans ce sens. Et heureusement que je ne parle que des plus grands films de Ridley Scott. Sa première œuvre est dans tous les cas l'une des plus étonnantes. Faisant fi d'un budget mince pour un si vaste projet, Scott adapte avec brio cet auteur si difficile qu'est Joseph Conrad. D'emblée, on reconnaît le virtuose, dans cette capacité à capter les plus belles lueurs du jour et leur donner une teinte dramatique au contact de l'action qui occupe le film. Le récit est plus qu'absurde, on oppose un opportuniste (que l'on voit sous son bon côté, puisqu'il n'est que le héros) se démener dans la vie et essayant de s'arracher à la menace d'Harvey Keitel, sorte de Julien Sorel impulsif, admirant voire imitant son idole, Napoléon. Les Duellistes n'abuse pas d'une mise en scène trop brouillonne, et est au contraire quasiment impeccabe. Mais le plus important de ses défauts est d'être sorti deux ans après Barry Lyndon...
À cause d'un accident mineur,2 hommes ne censerons de se provoquer en duel(sabre,pistolet,à cheval...ect)durant 15 années pendant la période napoléonienne.On à le droit ici au premier film de Ridley Scott,avant d'autres chef-d'oeuvres comme Alien ou Gladiator.Le film est porté magistralement par le duo Carradine/Keite qui sont vraiment impec dans leur rôle(Harvey Keitel avec des couettes :D).Le thème de la rivalité qui part en obsession est bien utilisé,on retrouvera ce thème bien des années dans d'autres films comme Le Prestige de Christopher Nolan(mieux utilisé quand meme).Le milieu du film avec les amours de Keith Carradine pourrait ressembler à un film d'auteur et meme certains pourront s'ennuyer mais l'attente est récompensée avec le combat final qui pourra en suspendre plus d'un.Le film est donc très bon,avec des très bons décors,(ce qui est assez surprenant puisque le film à coûté moins d'un million)et des paysages sublimes.
une petite merveille, sortie à peu près en même temps que Barry Lindon et, Hélas, bien meilleure sur le plan du divertissement cinématographique car l'histoire est passionante et linéaire. L'esthétique excellente et les acteurs infiniments supérieurs !
Avec son premier long-métrage sorti en 1977, Ridley Scott marque les esprits. Le soin apporté à la photographie et la mise en scène fait déjà preuve d’une grande maitrise artistique. En nous plongeant dans la période napoléonienne, l’histoire raconte l’acharnement de deux soldats (Harvey Keitel et Keith Carradine), qui pour des raisons d’honneur, se battent en duel à chacune de leur rencontre. Si le scénario semble répétitif, la montée en puissance du récit constitue une belle réussite avec en toile de fond l’ascension puis la chute de Bonaparte. Bref, une œuvre dramatique et historique efficace.
Deux officiers se battent en duel à travers l'Europe au gré des expéditions napoléoniennes. C'est vrai que c'est plutôt succint comme synopsis mais force est d'avouer qu'il n'y a pas grand chose à rajouter, d'ailleurs je craignais que le film ne se résume qu'à ça: une succession de duels entre deux moustachus et sans réelle raison apparente et la première partie du film semblait confirmer mes craintes. Cependant, ce serait injuste de réduire ce film à un simple combat de coqs, car tout d'abord je crois qu'on a rarement vu des coqs aussi charismatiques que Keith Carradine et Harvey Keitel et puis visuellement on est quand même loin de la basse cour crasseuse. On peut ne pas aimer le film, s'ennuyer profondément face à cette rivalité incongrue mais on ne peut nier que c'est beau et la reconstitution est impeccable. Enfin, s'il y a autre chose dans le film qui vaut la peine que ces duels, ces derniers occupent néanmoins une place centrale et bénéficient d'une mise en scène magistrale; j'aime également beaucoup cette ascension crescendo dans la violence des duels alors même que, ironiquement, le motif de dispute s'estompe de plus en plus et perd même toute importance. Le film aurait peut être pu bénéficier d'un contexte historique plus étoffé -bien qu'il soit abordé de manière un peu plus détaillé dans la seconde partie au travers de l'ambition d'Hubert - mais c'est là chercher la petite bête.
Tout premier film de Ridley Scott, Les Duellistes a des allures de Barry Lyndon. En effet, l’image bien particulière du chef d’œuvre de Kubrick est ici reprise, et Scott d’ailleurs ne s’en cacha pas, la référence fut avouée. Néanmoins, on est loin de la fresque majestueuse de 3h00, puisque Les Duellistes se centralise seulement sur un duel absurde entre le héros et un homme violent, Feraud ; l’évolution du personnage principal dans la société n’est que toile de fond. L’esthétisme du film est donc superbe (exemple frappant, le dernier plan), mais le scénario est un peu trop léger : ces duels sans fondement ne peuvent être l’intrigue principale d’un film entier ; il aurait donc fallu l’enrichir en développant mieux nos deux personnages, pour en faire des antagonistes forts (Féraud trop caricatural, D'Hubert trop transparent). Mais ne refaisons pas le film ! On se contentera aisément d’une mise en scène exemplaire pour un premier film ; et d’ailleurs ce choix de raconter une histoire dénuée de but et de logique donne une certaine originalité aux Duellistes, et n’empêche pas au suspense de monter lors du duel final.
Les duellistes est un excellent film de Ridley Scott. Comme à son habitude le réalisateur est l’un des meilleurs pour ce qui est de réaliser des films historiques. Une belle distribution avec notamment à l’affiche Harvey Keitel Keith Carradine et Albert Finney, une mise en scène irréprochable, un excellent scénario parfaitement maîtrisé par le réalisateur, un bon dynamisme… Bref c’est un film que je conseil, 14 / 20.
«The Duellists» (USA, 1977) a pour excuse de nêtre que le deuxième film de Ridley Scott. Précédant «Alien» (USA, 1979), ce film se trouve chronologiquement à lopposé. Lhistoire est celle de deux militaires napoléoniens qui passe la majorité de leur vie à se combattre en duel. Ce quon est alors en droit de redouter arrive bel et bien. «The Duellists» possède un défaut de répétitions. Répétitions naissantes du schéma redondant de lhistoire qui consiste à être : duel-répit-duel-répit-duel, etc Heureusement, Ridley Scott nomet pas la règle dévolution qui régit tout film digne de ce nom : le principe dévolution. Ainsi si les duels se suivent, pour le bien du film ( et le plaisir de laction ), ils ne se ressemblent pas. Changement darmes entre deux duels, changement de style de combat, changement aussi de mise en scène. Cependant il ne faudra pas moins de six duels, finissant tous ridiculement, du premier jusquau dernier, pour se rendre compte de toute la métaphysique du film. En fin de compte, «The Duellists» savère être une lutte entre deux hommes, une lutte symbolique entre le Dominant et le Dominé. Mais le mécanisme ultra-visible de tout ça évapore le charme de la fin. Pour ce qui est des acteurs, il faut compter sur Harvey Keitel en grognard pro-napoléonien, représentant de la stupide conviction et Keith Carradine, victime mais fier dans son malheur. Ridley Scott a le mérite de réussir à crédibiliser lunion meurtrière des deux personnages. Film historique, conte sur les meurtres légaux pour un honneur certain, peinture de murs, «The Duellists» est tout ça et il se pare dune photographie signée Frank Tidy mal calquée sur celle de «Barry Lyndon» (USA, 1976). Bref, si limage retranscrit bien lépoque, elle ne fait que copier-coller ce qui a déjà été mieux fait. En conclusion, «The Duellists» est un coup dépée dans leau, une grande épopée qui ne mène pas bien loin. Une déception en somme.
j'ai fait de la reconstitution entre 2005 avec le bicentenaire d'Austerlitz jusqu'en 2015 , celui de Waterloo . entrant ainsi dans la peau des protagonistes sans pour autant les départager vraiment . c'est le film culte pour tous les amateurs comme moi de la période impériale , bien loin devant Bondarchuck . il y a quelques années , j'ai voulu retrouver tous les lieux de tournage du film ... et les ai retrouvés avec beaucoup d'émotions !
Il y a dans ce film un parfum qui rappelle le délice qu'était Barry Lindom. Une belle peinture d'époque, une notion de l'honneur maintenant éteinte, mais dont on peut cerner ici les limites et les valeurs, dans ces affrontements quotidiens entre officiers. Les acteurs sont excellents, la mise en scène est classe, les opinions politiques sont bien exposées. Ridley Scott a toujours su faire de grands films. Si on commence à noter le grandiose qu'il commence à dépeindre (de nombreux figurants, des conflits meurtriers...), les personnages restent suffisamment dépeints pour capter notre attention. Un très bon moment.
Après 3 tentatives avortés de productions de long-métrage, Ridley Scott, qui a déjà réalisé plus de 200 pubs (!) parvient enfin a financer son premier film. Il montre d'entrée son sens de l'esthétique très poussé. Le rythme n'est cependant pas encore au point et malgré la relative courte durée du film, il nous semble encore long. Scott ne parvient pas à installer dans son réçit de réelle intrigue ce qui a pour résultat d'être une succession de jolie tableaux, sans pour autant être ennuyeux. La photo prend ici une place importante, peut-être même un peu trop; car si l'influences des tableaux de maitres est indéniable et réussit, certaines sources de lumières forcés mais surtout l'abus de filtres en extérieure nuit finalement à la beauté du film qui n'avait pas besoin de ça.