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Ludo
3 abonnés
27 critiques
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4,5
Publiée le 16 juillet 2025
"Reservoir Dogs" est un film dans lequel ce sont les gangsters eux-mêmes qui mènent l'enquête. Un film de braquage qu'on ne voit jamais... Une curiosité narrative audacieuse qui bouscule les codes du genre.
Le film se caractérise également par fait qu'il force le spectateur à faire pleinement confiance au scénario, notamment sur la connaissance des personnages. On ne se fait pas notre propre avis en fonctions des actes, on nous les décrit. Nous ne voyons rien de leur passé ou de leurs motivations profondes, on ne sait d'eux que leur "légende". Ce parti pris immersif fait que le spectateur fait partie intégrante de la bande. Comme eux, nous menons l'enquête, cherchant à comprendre ce qui s'est réellement passé, et ne connaissant les protagonistes qu'à travers leurs propres récits. Un contrepied intéressant aux films de gangster qui, au contraire, ont tendance à nous faire rentrer dans l'intimité des voyous.
Cette subtilité scénaristique ne nous mâche absolument pas le travail. Bien au contraire, elle nous perd, nous fait douter et nous maintient dans un état de tension, dans un huis clos étouffant.
Un huis clos passionnant et très malin. Du grand cinéma, c'était mon premier visionnage et j'avoue être passé à côté de quelque chose. Le genre de film qu'il faut revoir pour tout comprendre et pour reprendre du plaisir. ----Juillet 2025----
Un très bon film culte réalisé par Quentin Tarantino avec le regretté Michael Madsen et des scènes violentes qui pourraient heurter les plus sensibles.
Ce pour la premier fois hier et bien qu’il est tard pour noter ce film il faut que je fasse: Quel navet, quelle daube. Rien, mais rien, pas d’histoire, pas de message, pas d’action, pas d’humour,
Reservoir Dogs est un film brillant, une mécanique de haute précision qui dissèque la nature humaine au cœur d’un braquage raté. Les personnages sont sculptés avec une finesse rare, chacun portant ses blessures invisibles, ses mensonges et ses traîtrises. L’histoire et l’idée générale s’imposent avec force, révélant un univers brutal où la loyauté est un leurre et la confiance une monnaie trop chère.
Cependant, la réalisation de Tarantino, avec son découpage temporel en flash-back dispersés, finit par miner la fluidité du récit. Cette construction chaotique, qui peut séduire par son originalité, dérange et fatigue parfois, laissant le spectateur en suspension plutôt qu’en immersion.
Malgré ces réserves, Reservoir Dogs reste une œuvre incontournable, un labyrinthe moral et narratif que l’on revisite toujours avec fascination, même quand on en déplore le montage qui fracture la puissance du propos.
Premier long métrage de Quentin Tarantino, Reservoir Dogs s’impose d’emblée comme une œuvre singulière qui bouscule les codes du polar classique. Ce huis clos tendu et sanglant marque une rupture avec les productions hollywoodiennes traditionnelles, tant par sa forme que par son fond.
Dès les premières minutes, le film se distingue par un choix musical inattendu : des tubes pop des années 70, comme Stuck in the Middle with You, qui contrastent violemment avec l’atmosphère brutale de certaines scènes. Ce décalage sonore crée une tension dérangeante mais diablement efficace, devenant rapidement une signature du réalisateur.
Les dialogues, quant à eux, sont au cœur de la mise en scène. Tarantino fait montre d’un sens aigu de la repartie et du verbe : les conversations — souvent digressives, parfois triviales — captivent autant qu’elles caractérisent les personnages. C’est d’ailleurs là que réside une partie de la force du film : dans cette capacité à créer de la tension dramatique à partir de simples échanges verbaux.
La narration, non linéaire, ajoute une couche supplémentaire d’originalité. En dévoilant les événements dans un ordre éclaté, Tarantino maintient le spectateur en alerte et construit habilement une intrigue autour de la trahison et de la méfiance. Cette structure contribue à installer une ambiance paranoïaque, presque théâtrale.
Cependant, Reservoir Dogs n’échappe pas à un écueil récurrent dans le cinéma de Tarantino : une certaine logorrhée. Le film peut paraître verbeux, parfois au détriment du rythme. Ces longs dialogues, qui, bien que brillamment écrits, ralentissent l’action.
Malgré cela, Reservoir Dogs reste une œuvre coup de poing, audacieuse, qui a profondément influencé le cinéma indépendant des années 90. Avec ce premier coup d’éclat, Tarantino imposait déjà son style : référentiel, bavard, stylisé — mais furieusement personnel.
Un hold-up a échoué et cela dégénère entre les truands qui se retrouvent… Premier film réalisé par Tarantino, c'est une histoire bien mise en scène et d'une façon originale. Avec des acteurs marquants et typés pour incarner cette bande. Mais... beaucoup trop d'hémoglobine en général et de violence extrême sur un passage, à mon goût.
Film de gangsters écrit et réalisé par Quentin Tarantino, dont c'est le premier long-métrage, Reservoir Dogs est une proposition décapante. L'histoire nous fait suivre huit hommes qui s'apprêtent à braquer un diamantaire. Seulement, l'opération va mal tourner et la fine équipe confiante et soudée avant de passer à l'action va se retrouver désemparée et suspicieuse. Ce scénario s'avère prenant à visionner pendant toute sa durée d'un peu plus d'une heure et demie. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue racontée de façon non linéaire, ce qui renforce l'intérêt puisqu'on va découvrir petit à petit ce qui s'est passé pour en arriver là à la faveur de retours en arrière nous montrant les prémices de ce coup. Le tout, sans jamais nous montrer à l'écran le casse en lui-même. Résultat, il en ressort quelques scènes d'une violence crue. Mais tout le sel du métrage se situe davantage dans les relations entretenues par tous ces malfrats. L'ambiance se veut emplie de tension dû au fait que certains pensent qu'une balance fait partie du groupe. L'ensemble est porté par des personnages charismatiques, interprétés par une distribution comprenant de très beaux noms avec Harvey Keitel, Tim Roth, Michael Madsen, Steve Buscemi, Chris Penn, Lawrence Tierney, Edward Bunker et Quentin Tarantino en personne. Les deux derniers cités étant plus en retrait. À noter également le rôle tenu par Kirk Baltz. Tous ces individus entretiennent des rapports tendus donnant lieux à des joutes verbales intenses. Ils sont particulièrement volubiles et crachent des dialogues aussi vulgaires que drôles faisant aussi mention à la culture populaire. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain s'avère bonne. Sa mise en scène est travaillée afin d'iconiser ses protagonistes, à défaut d'évoluer dans des décors assez limités. Ce visuel sanglant est accompagné par une . aux titres pop rock assez légère et volontairement en décalage avec la violence des images. De plus, celle-ci s'implémente bien via la radio qui les diffuses. Reste une fin plutôt satisfaisante venant mettre un terme à Reservoir Dogs qui, en conclusion, est un film méritant d'être découvert.
Le film est pas mal jusqu'à ce qu'on ait la révélation, qui arrive bien trop tôt et qui nous laisse en train de regarder des truands faire des trucs de truands et des suppositions qu'on sait déjà vraies ou fausses.
Très bien accueilli par les critiques à sa sortie « réservoir dogs » est le 1er film de Tarantino. Nombre de ces critiques ont décelé la naissance d’un jeune réalisateur plein d’avenir. Et ils avaient raison ! 30 ans plus tard, « Réservoir dogs » incarne clairement le style Tarantino mais reste malgré tout un 1er film. Narration non linéaire, dialogues percutants, montage « comics », importance de la bande musicale seventies, humour noir, violence soudaine et éclaboussures vermillon, tout Tarantino est là ! Le budget est très serré. C’est ça aussi un 1er film. On se retrouve donc avec un presque huit-clos tourné - comble de l’ironie - dans une ancienne morgue abandonnée. Faire un film de casse, d’action, en huit-clos -extérieur au casse lui-même - c’est quand même un tour de force ! C’est, aussi, la raison pour laquelle, les personnages semblent parfois un peu perdus et statiques, surtout dans les 1eres scènes de l’entrepôt. Un petit côté pièce de théâtre amateur… Au départ, Tarantino a l'intention de faire un film amateur en format 16 mm avec un budget de 50 000 $ mais par une succession d’heureux hasards, le scénario est lu par Harvey Keitel qui accepte de jouer dans le film et se porte même coproducteur. L’aventure « Réservoir dogs » peut vraiment commencer et la carrière de Tarantino aussi. Le casting, initialement distribué entre copains, se professionnalise et nous nous retrouvons avec un beau groupe de comédiens, citons Harvey Keitel, Tin Roth et Mickael Madsen. Les cachets sont petits et certains accessoires sont apportés par les comédiens eux-mêmes, comme Madsen qui apporte sa fameuse Cadillac DeVille blanche de 1966… Mais si « Réservoir dogs » marque l’histoire du cinéma comme le 1er film d’un grand réalisateur, ce n’est pas encore un chef d’œuvre mais plutôt une brillante ébauche. Il faudra attendre 2 ans et « Pulp fiction » pour trouver l’équilibre. D’ailleurs, dans ce dernier, Quentin Tarantino reprendra de nombreuses briques de « Réservoir dogs » en commençant par la bande musicale, une partie des acteurs et bien sûr sa signature visuelle et son écriture.
D’une justesse resplendissante qui montre dès sa première œuvre tout le talent et la panoplie cinématographique qu’avait Quentin Tarantino dans sa poche. Les dialogues, le scénario et le réalisation. Tout est simple et réalisé d’une manière magistrale.
un très bon film. Il est très peu populaire et pourtant quel chef d'œuvre. Ce film est juste incroyable comme tout les films de Tarantino. Pas une grande réussite au box office mais la presse et les spectateurs le note très bien.