Quand il est réalisateur et scénariste, Michael Crichton livre rarement un film mémorable sur la forme. Mais il a généralement le mérite de proposer des idées intéressantes. C'est typiquement le cas pour "Runaway". Un film situé dans un futur proche, où les robots font partie du quotidien. Des policiers spécialisés sont chargés de neutraliser les robots n'obéissant plus à leurs consignes, appelés runaways. Le film a été produit en 1984, l'aspect cybernétique a donc forcément pris un coup de vieux. A ce niveau il est assez drôle de voir des policiers se battre contre des caisses à roulettes qui pourraient être simplement renversées par le premier venu. D'autant que Michael Crichton a (de son propre aveu) mis le paquet sur des clichés du film policier, qui paraissent d'autant plus excessifs aujourd'hui. Le chef qui grogne en permanence. Le héros veuf affublé d'une superbe partenaire débutante. Le héros affecté par le vertige (coucou "Vertigo" !). Et un méchant très méchant, qui exécute tous ceux qu'ils croisent, même quand cela défie l'entendement et la discrétion. A noter qu'il est incarné par Gene Simmons, le célèbre bassiste de Kiss à la longue langue. L'acteur, à ses débuts dans un long-métrage (s'il on excepte le film Kiss), ne fait pas vraiment dans la subtilité, mais a la tête de l'emploi. Mais alors pourquoi une note somme toute correcte ? Car pour les amateurs de science fiction, "Runaway" reste un divertissement tout à fait honorable, porté par un Tom Selleck qui fait le job. Plusieurs scènes à suspense fonctionnent bien, dopées par des idées amusantes : les balles intelligentes qui traquent leur cible, les araignées tueuses, un strip-tease forcé par des mouchards... On a également une BO très marquée 80's de Jerry Goldsmith. Et s'il ne fait qu'effleurer ses thématiques, "Runaway" a le mérite d'interroger sur les dérives de la robotisation à grande échelle : comment garantir le contrôle sur les robots, et empêcher les dérives ?
Sorti la même année que Terminator 1984 ce film SF en grand partie sur la robotique n'est pas inintéressant avec ses acteurs principaux mais souffre de pas mal de sortes de malfaçon dues principalement au fait que si Crichton est assez imaginatif il est bordélique. On a là un gros mélange de genres avec pas mal de clichés type années 80 qui nuisent aux quelques passages qui sont à la fois futuristes et de comédie policière bienvenues. Aussi bien mitigé sur ce film en lui gardant tout de même un avis un peu meilleur que moyen.spoiler: On a à peine le temps de voir en fin de film que le méchant chelou serait un robot, ce qui justifie un titre français aussi ridicule que l'est ce méchant.
Certe, c'est un très bon film à voir car le sujet du ce bon film de science fiction m'a beaucoup plus et l'acteur Tom Selleck est un bon acteur, A voir au moins une fois, le scénario est aussi très bon , Bon film à vous
Film mélangeant une intrigue de polar et un univers de film de SF/anticipation. C'est meilleur que Looker du même Crichton, la réalisation étant cette fois plus nerveuse. Et l'interprétation est bonne. Gene Simmons (le bassiste de Kiss) fait un "méchant" plutôt convaincant, et contrairement à ce que disent certaines critiques ici, je trouve Tom Selleck très bien. Le gros défaut, c'est le titre français et cet "évadé du futur" absurde qui ne correspond à rien dans le film...
De Michael CRICHTON (1985) avec Tom SELLECK (Archétype de l'américain viril et sympa des années 80), Cynthia RHODES et Kirstie ALLEY. Un bon film de Science fiction qui près de 30 ans après, même s'il a un coté un peu kitch dû peut être aux peu de moyens techniques n'en parrait pas moins d'actualité . Et toujours aussi plaisant à regarder.
Film ou le scénario est simple mais divertissant. Il peut être vue par des enfants. Les effets spéciaux à petit budget mais reste correct pour le film. Tom seleck joue bien son rôle.
Tom Selleck s'en sort bien et porte ce film au scénario certes intéressant mais qui ne dispose que de trop peu de moyens pour des effets spéciaux de qualité.
Voici un archétype du cinéma SF des années 80 qui, par manque de moyens criants, accuse sérieusement le passage des années. Intéressant dans son concept, le film fait avec les moyens du bord pour illustrer les dangers liés à la robotique et ses détournements (on s'en rapproche...). Les acteurs sont presque au minimum syndical dans leur jeu, les effets spéciaux sont devenus très cheap mais bon, sans chercher à faire dans le m'as-tu vu, c'est encore pas si mal. Question mise en scène, c'est assez bien mené, surtout dans les scènes de suspense. Au final, Runaway est devenue une série B d'honnête facture qui se laisse regarder.
Bon ok Runaway a sûrement beaucoup vieilli, mais à l'époque je peux vous dire que les araignées métalliques elles vous faisaient froid dans le dos surtout dans une scène finale au sommet d'une sorte de piège de cristal en hommage à peine voilé à Hitchcock (la peur du vide chez le personnage principal) Et puis le Tom Selleck on l'adorait à l'époque dans Magnum..Pour finir, qu'on le veuille ou non, l'ami Michael Crichton a toujours eu des choses intéressantes à nous raconter.sur les dangers du progrès, de la technologie... Ici comme dans Looker ou Mondwest.qui méritent davantage encore le détour !
Le pitch de départ avec les petits robots était prometteur, l'idée du flic atteint de vertige avait déjà été traité par Hitchcock mais pourquoi pas ? Sauf que le scénario est débile et bourré d'invraisemblances : On passe au scanner tous les vêtements d'une témoin afin de détecter un éventuel mouchard mais on oublie de scanner son sac à main. Un mec armé jusqu'aux dents se livre à un échange d'otages en plein restaurant et égorge une nana sans que tout cela ne provoque une panique. C'est joué très moyen avec une Cynthia Rhodes non crédible. Ajoutons-y un méchant ridicule, deux scènes d'insupportable guimauve avec un gosse et un final téléphoné. Navet !
Runaway est une série B médiocre dont la seule curiosité réside dans la présence de Tom Selleck (Magnum) et de Gene Simmons du groupe Kiss au casting. Pour le reste, on est pas loin du nanar avec cette accumulation de clichés ridicules et répliques grotesques.
On a connu Michael Crichton plus inspiré. Ce film n'est pas loin d'être un nanar, la musique, les acteurs et dialogues sont très limités. Le ponpon reviens au méchant qui est hilarant tant il est ridicule. De la science-fiction devenu kitch, dommage parce que l'idée de départ valait le coup.