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5,0
Publiée le 31 mai 2012
Un vieux fond de romantisme à cheval entre le romanesque et le sentimental tout d'abord, et qui est le plus souvent attachè à une description, une èvocation, une nostalgie d'èpoque, qui se traduit sur l'ècran par une reconstitution en costumes ou du moins une reconstitution de climat. "Ryan's Daughter" de David Lean apparaît comme l'un des exemples les plus marquants de cet esprit dont le cinèma hollywoodien semble s'être fait, du reste, le dernier dèfenseur! Un film superbe qui se situe dans le contexte de la guerre civile irlandaise où les paysages magnifiques servent de dècor à une grande histoire d'amour comme les aime le grand public! Et si ce film romanesque est un beau voyage, c'est aussi grâce au travail remarquable de David Lean où l’on y sent presque l'odeur iodèe de la mer, où la scène d'anthologie de la tempête restera un sommet dans la carrière du metteur en scène anglais, où tous les comèdiens sont judicieusement employès: Robert Michum, ètonnant, habite littèralement son personnage de vieux mari et Sarah Miles, vibrante de sensibilitè, est une inoubliable "Fille de Ryan" retrouvant enfin en 1970 un rôle en vedette! Quant à John Mills (oscarisè), on n'est frappè par sa palette de jeu et d'autant plus surpris que l'acteur y joue un idiot muet et grimaçant! Le charme nostalgique qui se dègage de cette oeuvre mythique tient aussi à la minutieuse reconstitution des lieux et de la nature, à la mise en scène èlègante et feutrèe, qui accompagne ces « hèros leaniens » et à l'interprètation pleine de naturel et de vèritè! Lèger comme l’air, la B.O de Maurice Jarre est juste sublime...
Heureusement que des paysages grandioses sont la pour sauver le contenu de cette chronique locale harassante voire pesante concernant une petite bourgade occupée par l’Anglais et surtout par un ennui colossal traversant l’écran pour venir poindre le long de nos fauteuils.
Quelle mouche a piqué David Lean né coiffé suite à l’imposant « Lawrence d’Arabie » de consacrer plus de trois heures à ces culs terreux rongés par la paresse, la médiocrité et le vice dans une suite de scènes interminables autant qu’inutiles.
L’ensemble est décousu, touffu. On peut adhérer aux émois d’une femme nouvelle ne désirant plus subir la dominance religieuse dans une vie sans plaisir passée à cuisiner et à frotter les sols mais pourquoi garnir ces bonnes intentions de tant de longueurs dans un parcours laborieux détruisant ses petites parcelles de luminosité au fur et à mesure de leurs élaborations.
La reconstitution des mœurs vicieuses et moqueuses manageant les habitants de ce village battu par les vents est réussie mais trop de déchets viennent s’incérer dans un contenu dont l’allure est ternie par les exubérances de certaines individualités dont les faiblesses et les excès s’accaparent un temps précieux.
David Lean disposant d’un espace temps considérable fourvoie son œuvre en s’égarant trop d’une voie royale qu’un traitement plus court aurait valorisée.
Un bon film sur les moeurs dans les villages irlandais à une certaine époque.Robert Mitchum est excellent dans ce film tout en sobriété ainsi que le prêtre joué par trevor howard,mais l'un des plus grands atouts du film reste sa photographie sublime.Pour ce qui est du défaut majeur et bien il y des passages un peu trop long ou l'ennui fait surface.
Un film somptueux ou la nature irlandaise, magnifié par la caméra de Lean, sert à exacerber les sentiments des personnages, personne ne filme la nature comme David Lean sauf peut être Terence Malick. On peu trouvé également des similitudes entre « Ryan’s Daughter » et « Breaking the wave » de Lars Von trier, à commencer par la troublante ressemblance de leurs actrices principales, Emily Watson et Sarah Miles. Mais là où ce roublard de Von Trier faisait de son héroïne une martyre, une martyre sanctifié qui plus est, celle de Lean, éprise de liberté, n’est motivé que par des passions bien humaines, très terrestre, prise dans la tourmente de la grande histoire (la révolution Irlandaise) elle sera victime de la cruel et injuste vindicte populaire, sans aucun espoir de rédemption, ce qui en fait un personnage plus honnête dramatiquement parlant que celui de « Breaking the wave ». Reste autour de Sarah Miles un casting fabuleux, Robert Mitchum à contre emploi, dans le rôle d’un instituteur un peu effacé, toujours compréhensif, Trevor Howard dans celui d’un prêtre redresseur de tort, Christopher Jones en officier mystérieux traumatisé par la grande guerre et John Mills sorte de quasimodo des campagnes, un des personnages les plus touchant. Ajoutez à cela des moments de mise en scène quasi fantastique (la scène d’amour dans les bois, la tempête…) et vous obtenez un des 20 plus beaux films que j’ai vu de ma vie. La critique snobinarde de l’époque n’avait pas été tendre avec ce long métrage, Lean en fut tellement marqué qu’il ne tourna plus pendant plus de 10 ans, il est largement réhabilité depuis.
Encore l'exemple d'un pays envahi (l'Irlande en 1916) impliquant donc une justice à deux vitesses, ça pour certains & "ceci" pour les autres, une police corrompue et de certains de ces collaborateurs et délateurs malsains; tels qu'on les voit souvent dans ce genre de drame. La fille qui tombe amoureuse de celui qui ne faut pas pourra rappeler les romans d'Albert Cohen, comme l'infantilisation et le harcèlement sous-jacent et psychologique pour faire cesser tout rapport et implication.
La Fille de Ryan est un film très étrange. Si étrange qu'il n'est finalement pas si étonnant que le public l'ait boudé lors de sa sortie, contrairement aux Lawrence d'Arabie ou Docteur Jivago précédents. Car le spectateur ne sait pas s'il voit une comédie ou une tragédie, et la musique ambigüe de Maurice Jarre ne facilite guère le jugement. David Lean dépeint une campagne irlandaise patriotique et austère, mais avec des épisodes comiques et d'une légèreté, qui alternent avec des scènes dramatiques terrifiantes. Bizarrerie dans la filmographie d'un des plus grands cinéastes, La Fille de Ryan est peut-être raté, mais se laisse regarder avec beaucoup de plaisir et de douceur.
Le plus beau film (visuellement parlant) que j'ai pu voir. Les décors naturels sont filmés avec une virtuosité surnaturelle, mais je n'en attendais pas moins de l'immense David Lean. Les cadrages, les personnages, tout est parfait. Un film extraordinaire. Peut-être le meilleur David Lean ? Difficile de le départager avec Lawrence d'Arabie et Docteur Jivago. Avec David Lean, c'est comme si c'était le cinéma tout entier qui s'est éteint.
La lenteur du rythme, l’extrême étirement de certaines scènes, la profonde langueur de l’ambiance générale, que l’on peut reprocher au film, étaient voulues par Lean. Celui-ci souhaitait de toute évidence mettre l’accent sur le sentiment d’ennuie de la jeune femme dans son village, et faire partager au spectateur sa fascination pour le grandiose des paysages irlandais. L’histoire est d’autant plus passionnante qu’elle nous montre très subtilement les travers de cette résistance irlandaise : passionnée mais fanatique, combative mais parfois irresponsable, pieuse mais peu prompte au pardon. Le jeu à contre emploi de Mitchum est impressionnant et fait oublier sa faiblesse à rendre parfaitement l’accent irlandais. Quelque soient les reproches que l’on a pu faire à Lean, la poésie lyrique ainsi que les réflexions philosophiques et politiques qui se dégagent de ses films prennent plus d’ampleur avec le recul de l’Histoire.
Je viens de voir ce film à la télé.... C'est beau, mais long, mais long !!!! Avec 1/2 h de moins, ce film aurait pu être parfait..... Des acteurs prestigieux, des paysages (l'Irlande) à couper le souffle, mais bon, pourquoi faire si long et gâcher un peu de si beaux films ?????
Un bon film avec d'excellents acteurs mais avec quelques longueurs. De plus, l'histoire de cette jeune Irlandaise qui épouse l'instituteur du village nettement plus vieux qu'elle, puis qui s'ennuie en sa compagnie et devient la maîtresse du commandant anglais des troupes chargées de maintenir l'ordre contre les séparatistes irlandais est assez invraisemblable, même si elle revient vers lui ensuite.
Du cinéma grandiose avec des acteurs prodigieux qui savent nous faire partager leurs émotions, l'histoire est belle et les paysages fabuleux avec une formidable scène de tempête. Bien que le film dure 3 heures, on ne voit pas le temps passer avec La Fille de Ryan on trouve toute la splendeur du 7ème Art.
Ce film est vraiment est bien réussi . Robert Mitchum est fabuleux et le courage d accepter son épouse après sa romance avec l'officier anglais.Le père de Rose est triste de la trahison de sa fille par rapport au villageois et son mari.Car il l a considérait comme une princesse.
Un beau film avec une mise en scène majestueuse et spectaculaire (la scène de la tempête) mais aussi plus intimiste et esthétique ( notamment quand est filmée Rosy). Malheureusement le film souffre de trop de longueurs.
Quand on regarde un film de David Lean, on peut s'attendre à de grandes fresques imposantes et somptueuses, maitrisées de bout en bout. Et c'est encore le cas avec "la fille de ryan" bien que ce film soit beaucoup moins culte que les "lawrence d'arabie" ou "docteur jivago". Quel plaisir pour le spectateur d'assister à un tel spectacle et une telle maestria de la part d'un réalisateur. Le cinéma avec un grand C qui en met plein la vue. David Lean joue sur plusieurs tableaux dans ce film et réussit quasiment à chaque fois à atteindre un niveau d'intensité proche du maximum. Les scènes d'amour, d'émotion entre les trois personnages formant le triangle amoureux, sont superbes avec des plans filmant leur étreintes, leur visages. Deux amants s'aiment dans une forêt, la photographie s'élève et atteint une poésie presque digne de "Barry Lyndon" ! MAis dans le film il y a aussi des drames, de la violence (guerre), des hommes luttant contre la nature (vagues)... à nouveau mise en scène brillante et spectaculaire. Il y aussi du comique, du burlesque, avec le personnage de Michel. Il y a des scènes oniriques, des scènes musicales... a chaque fois la même maestria ! Au niveau du contenu j'ai personellement été surtout marqué par le thème du regard des autres et de l'exlusion (voir encore une fois le personnage de Michel). Le film a presque des allures kafkaïennes. David Lean est un maitre pour filmer les rapports entre humains. Il est aidé en cela par des acteurs tous habités par leurs rôles. Quel dommage que certaines longueurs dues à des scènes moins réussies cassant la tension viennent quelque peu gâcher le plaisir. Malgré cela les 3 heures de film passent sans difficultés et laissent l'impression d'un tout grand cinéma