La Fille de Ryan
Note moyenne
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82 critiques spectateurs

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Lilali_111
Lilali_111

5 abonnés 356 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juin 2026
​”La Fille de Ryan” est une fresque historique réussie qui nous plonge au cœur de l’Irlande rurale durant la Première Guerre mondiale.
​On y suit une très jeune Irlandaise en quête d'absolu, pour qui le sentiment d'exister passe par l’amour. Elle épouse l'instituteur du village, un homme plus âgé qu’elle, mais ce dernier s’avère rapidement ennuyeux à force de trop de gentillesse. Sa trajectoire bascule lorsqu'elle tombe sous le charme de l’ennemi : un officier anglais. Nous plongeons alors en pleine transgression, puisque cette femme mariée trompe un époux bien sous tous rapports, et de surcroît avec l’occupant, alors même que la population locale soutient activement les indépendantistes irlandais.
​C’est là tout le drame de cette histoire admirablement scénarisée, portée par des personnages d'une grande richesse. C’est le cas notamment du prêtre de la paroisse, qui tente constamment de ramener chacun à la raison. Le spectateur est captivé par ces protagonistes tout en nuances, ce qui les rend profondément humains et intéressants.
​En clair, c’est un très grand film.
NinaMyers
NinaMyers

18 abonnés 241 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mars 2026
Magnifique film, qui mêlent une histoire d'amour avec l'histoire de la rébellion irlandaise de 1916. Si l'histoire de la révolution est admirablement filmée avec un grand souffle épique (scène de la tempête) avec un héros, des villageois courageux et patriotes, l'histoire d'amour elle est assez déroutante et surtout très moderne pour l'époque (70) une jeune femme, épouse un homme plus âgée et rêve d'une vie plus palpitante. C'est une sorte d'Emma Bovary irlandaise, dont le mari d'ailleurs s'appelle Charles. Or celui ci est très ordinaire et surtout ne la satisfait pas sexuellement. Sur ce, arrive un bel officier anglais et elle lui tombe dans les bras, immédiatement. Ce qui fit scandale à l'époque c'est qu'il s'agit plus d'une passion charnelle qu'amoureuse. Quant au mari cocu, il ne réagit pas, pas plus que le curé ! Les villageois eux sont offusqués et deviennent violents. Tout est un peu long et on est loin de la puissance narrative et épique de Lawrence d'Arabie (même scénariste Robert Bolt) mais lesthique est d'une rare beauté, on retrouve les magistrales images de la nature des autres films de Lean, une réalisation poétique et fluide, une musique prenante, des personnages bien écrits ( l'idiot du village, le curé, l'officier, le père de l'héroïne)et une excellente interprétation.
steevevo
steevevo

11 abonnés 637 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 février 2026
Une belle et longue romance. Emma Bovary dans les magnifiques paysages Irlandais. On retrouve ici tout Lean, celui intimiste des premiers films et celui des grands drames historiques. Des images poétiques, parfois langoureuses, parfois brutales. Les pièces s'assemblent méticuleusement. Lean s'y connait en fresque. Le drame se joue d'abord insidieusement, puis sournoisement pour finalement éclater. Du grand art. Peut être peut on trouver la première heure un peu trop langoureuse, mais à vrai dire elle donne toute sa force à ce qui va suivre. Le film prend réellement toute sa plénitude quand "Emma" s'amourache du beau et perturbé capitaine. On ne transige pas avec la beauté. Quand on la tient, ses exigences sont bien peu de chose.
Panier
Panier

9 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 novembre 2025
Il est très regrettable de tourner un film intimiste dans le format 70mm. Ce qu'on gagne en panorama on le perd en intimité.
Ce qui a été réussi dans Jivago avec la Russie est raté en Irlande.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 septembre 2025
Un beau drame sentimental enrobé avec un sens exquis du romanesque par David Lean. De la beauté des paysages côtiers de l’Irlande en passant par le triangle amoureux que le récit d’une durée fleuve développe « La fille de Ryan » est une œuvre émouvante dans la pure tradition du genre. Bien que le film tire parfois en longueur, la mise en scène du cinéaste associée à la superbe composition musicale de Maurice Jarre ainsi qu’une interprétation de qualité font du long-métrage une belle réussite marquant la dernière œuvre de son réalisateur.
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 août 2025
Juste après avoir réalisé « Le docteur Jivago », David Lean revient en 1970 pour une nouvelle épopée au long cours. En effet, même si le cinéaste britannique maitrise parfaitement sa caméra, profitant au passage de la beauté sauvage des côtes irlandaises, il convient de déplorer de multiples longueurs parfois contemplatives souvent inutiles. Pourtant, cette aventure, tout autant sentimentale qu’historique, possède une vraie puissance dramatique. Durant la Première Guerre mondiale, une femme mariée s’éprend d’un officier anglais venu occupé le territoire alors que la révolte pour l'indépendance de l’Irlande gronde. A partir de cette double intrigue, le récit développe une grande fresque au lyrisme appuyé mais basée sur des personnages profondément humains. Bref, une ode à l’amour et à la fraternité.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 juillet 2025
Signalons d'abord que les coulisses de la production pourraient fournir une série haute en rebondissements et en drames! Constituée de deux intrigues qui se suffiraient à elles-mêmes, la narration les lie par deux séquences clés en miroir dans la nature - absolument sublime - qui exprime les émotions des personnages. L'une dans un cadre bucolique incarne toute la sensuelle passion entre l'héroïne, mélange d'Emma Bovary et de Belle, et son amant, l'autre, en pleine tempête, la fougue furieuse d'un village reniant la paix des rois d'Angleterre. D'ailleurs le rejet des habitants (hors le bouffon du roi shakespearien qui en semble épris) à l'égard de cette femme qui rêve de romance (bouleversant I don't even know what more there is) est moins motivé par son adultère que par son dédain à l'égard de la cause irlandaise. Cependant, les villageois se montrent tellement grossiers, envieux, intolérants (ignoble scène de lynchage) que leur quête d'indépendance ne saurait être soutenue, à l'inverse d'un féminisme (que l'attitude très digne de l'époux - excellent Robert Mitchum - corrobore) qui semble compatir avec les envies d'ailleurs et de meilleur auxquels la mer et la lande encouragent à aspirer. Très habile (quoi que nombriliste), la mise en scène exploite symboles, jeux de caméra, suspensions musicales pour illustrer les émois des protagonistes. On regrettera davantage encore les quelques séquences ou dialogues superflus (l'arrivée au poste, le trauma militaire, la soirée en solitaire) ainsi que les deux scènes de baisers fort maladroites (d'autant que les regards les laissaient présager) que l'image sait parler en silence et que la scène d'après tromperie est parfaite. Un regard réaliste sur le romantisme illusoire.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 mars 2025
C'est une belle histoire romanesque dont l'héroïne rappelle quelques unes de celles de la littérature romantique. David Lean entretient cette filiation par un large panorama des paysages irlandais, sous le soleil et sous la pluie, et par un tableau sentimentalo-bucolique plein d'un charme désuet.
La fille de Ryan est le type-même de la jeune femme qui s'ennuie. Mal mariée à un homme plus vieux, un instituteur au demeurant fort sympathique, Rosy, enfermée dans son exigu village natal, est en manque de sensations. Aussi est-elle séduite sans difficulté par jeune et bel officier anglais. Passion bientôt scandaleuse suivant le moralisme en vigueur en Irlande...et la nationalité de l'amant. En ces années de la première guerre mondiale, où l'allemand est moins haï que l'anglais, les velléités d'indépendance irlandaises constituent la toile de fond de l'histoire d'amour.
"La fille de Ryan" est un film attachant, autant par son caractère mélancolique que par ses personnages, parmi lesquels Robert Mitchum en époux paisible et compréhensif compose un rôle aux antipodes de ses personnages courants de mauvais garçon. On peut aussi juger que le film manque un peu de moments forts et, hormis deux ou trois séquences, de scènes véritablement sensibles. Son formalisme charmant ne peut pas, à lui seul, compenser cette lacune.
Albert
Albert

14 abonnés 430 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 1 août 2024
quelques momoents poétiques : le parapluie au début, les coquillages d'une taille qu'on ne trouve plus, la couleur des vagues, la musique est très belle, l'actrice principale est super, par contre les passages religieux ne servent à rien, les scènes du quotidien sont ennuyantes à mourir, mais le film fait très vieux et périmé.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 juillet 2024
Après ses grands succès hollywoodiens (" le pont de la rivière Kwaï", " Lawrence d'Arabie", " docteur Jivago") ses opus les plus connus du grand public de David Lean ( sa carrière anglaise présente au moins autant de valeur- selon moi), le cinéaste réalisé en 1970 ce qui sera son avant dernier titre " la fille de Ryan".

On sait la difficulté que Lean eut a mener à bien le tournage ( gros dépassement de budget) mais ce titre obtint un grand succès public et effaça toutes les incertitudes sur la rentabilité du projet.

Lean mêle ici intimisme et grand moyen. Le scénario s'inspire de Mme Bovary de G.Flaubert sur lequel il greffe un contexte historique : la guerre d'indépendance de l'Irlande lors de la première guerre mondiale.

La fille du patron du seul bar d'un village irlandais, rêve du grand amour. Elle se marie avec l'Instituteur veuf mais la réalité de la vie de couple la désespère. Elle tombe amoureuse d'un commandant anglais.

Le scénario propose une étude fine, par petites touches, des caractères de plusieurs personnages qui donne au film une profondeur évidente.

Les images sont superbes et les prises de vue de la côte du Kerry laissent traverser les embruns jusqu'au siège du spectateur.

Lean fait partie ( selon moi) des cinéastes pas reconnus à leur juste niveau par la critique hexagonale. Bertrand Tavernier a beaucoup fait pour la réhabilitation du cinéma anglais, maltraité par Truffaut.

Pour ma part je partage le point de vue du cinéaste de " coup de torchon" et David Lean à l'instar de Michael Powell est ( de mon point de vue) un très grand réalisateur.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 894 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 mai 2024
Ce long film -avec entracte!- est l'anti Dupieux.
Il mérite d'être connu, mais n'atteindra jamais le sublime de Lawrence d'Arabie, avec pourtant une photographie léchée, en cinémascope. On retrouve l'Irlande de carte postale, les tempêtes violentes, les plages infinies et les couleurs de ciel changeant.
Le scénario mêle confrontation indépendantiste, les séquelles de la guerre des tranchées, et une histoire d'adultère avec l'occupant, dans une (toute) petite communauté, où tout se sait très vite, ou presque, car le traite n'est pas démasqué par la foule en furie.
La passion amoureuse se vit sans parole et malgré une poétique et naturaliste virée en forêt, la première partie se traine un peu en longueur. Seule la musicale et bien arrosée nuit de noces apporte du piment dans un quotidien banal et sans horizon personnel.
La suite s'anime, avec la tentative de récupération des armes sous les flots déchainés, et la mise au banc de la fille du tenancier de l'unique bar.
Coté casting, on retiendra surtout le père Trevor Howard, rugueux, finaud, et garde-fou des déchainements de foule versatile et prompte au lynchage. Et bien sûr John Miles, le benêt pied-bot, Michael pour les intimes. Une fois oublié la performance de Mitchum dans la nuit du chasseur, il reste convaincant en maitre d'école droit et d'une gentillesse infinie.
Une photographie de carte postale, permet de visiter la pointe de Dingle, inchangée depuis si longtemps.
Cinéma vo - mai 2024
L'homme sans nom
L'homme sans nom

178 abonnés 1 182 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 juillet 2023
Très long mais pourtant pas ennuyeux, c'est peut être le film de David Lean que j'ai le plus apprécié jusqu'à présent. La beauté des plans de la première à la dernière minute n'en n'oublie pas d'avoir du sens, un discours sur ce triangle romantique assez simple sur le papier mais qui est aussi au centre d'un monde riche en personnages intéressant et en petites sous-intrigues. Le voyage au fond de l'Irlande, le visage secoué par les embruns marins est grisant !
Quo
Quo

1 critique Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 décembre 2022
Dieu que c'est long.J'ai bien failli ne pas aller au bout malgré la beauté des paysages irlandais et un Robert Mitchum convainquant et employé à contre emploi.

Heureusement que les indépendantistes irlandais débarquent au millieu du film...
dujean2
dujean2

2 abonnés 19 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 novembre 2022
Je n'avais jamais vu ce film mais, suite aux très bonnes critiques, je me suis lancé dans cette projection de plus de trois heures. Pour faire un film de d'une telle longueur, il faut de la matière, des rebondissements afin de maintenir en haleine les spectateurs.
Quelle déception devant cet adultère qui s'étire s'étire et s'étire encore. C'est mou, cela manque de force, de personnalité et que dire de toutes ces prises de vues, certes belles, mais qui ne servent à rien. Quelle déception de la part d'un réalisateur qui a su nous monter son talent pour les grandes productions.
Je mets 2 étoiles uniquement pour le soin apporté et les belles images de mer en tempête, c'est bien payé !
Saintenoy Samuel
Saintenoy Samuel

5 abonnés 207 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 mars 2022
Après "Le Pont de la rivière Kwai", "Lawrence d'Arabie" et "Le Docteur Jivago", David Lean livre sa 4ème grande fresque historique à mi chemin entre cinéma anglais intimiste de ses débuts et les films à grands spectacles qui ont fait sa renommé. Et "The Ryan Daugter" n'a rien à leur envier. Sur fond de guerre civile irlandaise durant la premiere guerre mondiale, une tragique et passionnante histoire romantique sûblimé par la photographie somptueuse de Freddie Young et les très beaux thèmes de Maurice Jarre. La mise en scène de David Lean est toujours aussi belle et les acteurs parfaits. Un chef d'oeuvre de plus qui fût fraichement acceuilli par la presse à sa sortie et désormais reconsidéré à sa juste valeur.
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