La Fille de Ryan
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82 critiques spectateurs

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Skipper Mike
Skipper Mike

111 abonnés 650 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 janvier 2014
Un superbe film de la part de David Lean qui, s’il n’atteint peut-être pas le niveau de ses trois œuvres précédentes, conserve son talent pour retranscrire des scènes lyriques dans lesquelles se confrontent la sauvagerie d’un environnement hostile et les cœurs de personnages endurcis. Ici, le cadre ainsi que l’histoire sont romantiques : une Irlande isolée, occupée, battue par les vents, qui sert de lieu de vie à une jeune femme mélancolique qui cherche un idéal sans même le reconnaître. C’est dans l’amour qu’elle croit le voir, mais à qui offrir cette passion ? Rosy va d’emportements en désillusions, brisant le cœur de ceux qui l’aiment sans s’empêcher de commettre ce mal tout en réjouissant les villageois rustres et cruels qui la détestent et sont à l’affût du moindre malheur. Et si les portraits de personnages sont éminemment beaux, c’est aussi le cas des paysages : le vert des prairies, le gris des falaises, du ciel et des pierres du village, le jaune de la plage, le bleu de l’océan sont autant de moyens de peindre des tableaux monochromes ou de souligner l’interaction entre le cadre et ses occupants. Lean accorde ainsi une grande place à la nature, qui peut être aussi paisible lors des scènes d’amours en forêt – l’une des plus belles du long-métrage, tellement douce dans son silence – que violente, à l’image de la tempête qui règne dans les cœurs humains. Une autre grande scène représente un coucher de soleil d’une irradiante beauté qui évoque la magnificence autant que la vacuité de la vie. spoiler: Et chez les âmes mélancoliques, quelle solution autre que la mort apporter à cette dichotomie ? Rosy ne choisira pas cette voie, elle préfèrera se relever dans la douleur, continuer son chemin dans la peine pour peut-être continuer à être aimée, vivre dans le doute, mais vivre tout de même.
Elle n’est pas Scarlett O’Hara mais elle en possède certains traits, assez pour illuminer ce grand film romantique.
No Spoiler
No Spoiler

23 abonnés 62 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 octobre 2013
La Fille de Ryan est un film à part qui fascine à plusieurs titres. Sur le plan esthétique d'abord: comment rester insensible aux paysages irlandais qui découpent merveilleusement la soutane du prêtre incarné par Trevor Howard ou les robes de Sarah Miles (Rosy Ryan)? Sur le plan narratif évidemment avec des scènes de folie comme celle où les paysans récupèrent en pleine tempête des caisses d'armes venues s'écraser contre les rochers. La Fille de Ryan intrigue également par son propos: la population locale apparaît tantôt héroïque quand il s'agit de lutter contre l'envahisseur anglais...tantôt prisonnière de son traditionalisme et étroite d'esprit quand il s'agit de s'ouvrir à la différence. C'est justement ce refus de tout manichéisme qui fait la grande valeur de ce film.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 octobre 2013
En Irlande en plein milieu de la première guerre mondiale mais aussi du conflit contre l’occupant anglais, chaude période, Sarah attend que quelque chose arrive dans sa vie. Et c’est l’instituteur du village de 15 ans son aîné sur lequel elle jette son dévolu. Il est le seul du village à voyager hors du village ; l’aventurier va même jusqu’à Dublin. Wouah ! Lui sent bien qu’il aura du mal à contenter la jeune pousse pleine de vie et partante pour une vie pétillante. Dès la nuit de noce, on voie bien que çà ne va pas coller. Il honore sans conviction la belle et les voilà tous deux dans une vie de vieux couple dès les premières soirées. Mais l’aventure est au bout du chemin, ou plutôt dans la caserne de l’occupant anglais où un jeune officier charmant vient d’arriver. Et là, la boulette, cette relation adultérine ne colle pas avec les valeurs puritaines de cette petite communauté enfermée sur elle-même autour de sa rue principale et de son curé autoritaire. Mais surtout elle couche avec l’occupant ; la fille de Ryan, un résistant à la mord moi le nœud, verra la fureur de la population lorsqu’elle sera accusée de traitrise… çà rappelle des images de la libération en France.
David Lean est un spécialiste des épopées lyriques (Lawrence d’Arabie, Le pont de la rivière Kwaï, Le docteur Jivago), et pour son avant dernier film il livre à nouveau un film fleuve de plus de 3 heures. Le tournage dura même 52 semaines ; perfectionniste de l’image, il vient de la photographie, il est capable d’attendre des heures avec les comédiens voire des jours pour avoir la bonne lumière, le bon nombre de mouettes,… Le résultat est grandiose, impressionnant ; de vrais images de cinémascope. Son film est une ode à l’Irlande. Il obtint même l’Oscar de la meilleure photo et c’est amplement mérité. Pour la scène de la tempête, il délocalisa même le tournage en Afrique du Sud, fit prendre des risques inconsidérés à ces acteurs et techniciens…Un bras et une jambe furent même emportés par les flots… Oulala un métier à risques. Par contre en directeur d’acteurs, le résultat est médiocre. Donnant peu d’instruction à ces comédiens, les intentions de jeu sont parfois imparfaites et télécommandées. Il s’appuie pourtant sur un immense comédien dans un rôle émouvant de retenue et de romantisme Robert Mitchum, une première et une dernière pour lui. Immense, lui tient bien la séquence. Ensuite, ce film se veut une version revisitée de Mme de Bovary. Mais la caricature trop présente pénalise sérieusement le film : le hameau est peuplé d’analphabètes cruels et sales, mangeurs de patates et buveurs de Guiness. La vertu de ce parti pris permet de montrer au combien la foule est un individu à part entière et comment elle peut enfermer les gens et les priver de liberté. Sortir du lot est difficile. Condamné fortement à sa sortie par la critique, David Lean mettra 14 ans avant de faire le suivant et dernier. Injustement malgré tout, même si on s’ennuie un peu et qu’il n’a pas le souffle épique des précédents, il a énormément de qualité esthétique proche de Terrence Malick.
Injustemment lapidé lors de sa sortie, vaut le détour pour sa beauté picturale
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 octobre 2013
Je n'avais jamais vu ce film et, franchement, je ne perdais pas grand chose. Tout d'abord, c'est beaucoup trop long : de nombreuses scènes s'étirent mollement sans que cette longueur apporte quoi que ce soit au film, bien au contraire. Malgré la longueur, c'est extrêmement décousu. Ensuite, c'est totalement prévisible : on sait longtemps à l'avance comment cela va finir. C'est, enfin, truffé de scènes de foule totalement caricaturales, sans aucune nuance. Restent la beauté des paysages et le jeu de Robert Mitchum et Christopher Jones pour remonter un peu le niveau du film. Sarah Miles, elle, n'est pas très convaincante.
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 octobre 2013
Si l'on connaît évidemment David Lean pour ses grandes épopées lyriques romanesques,on oublie trop souvent de citer "La Fille de Ryan"(1970)parmi ses œuvres majeures. Et pourtant,on est emporté dans un tourbillon d'émotions grâce en grande partie aux sublimes paysages irlandais et à une reconstitution minutieuse d'une petite ville très catholique de 1916. Une jeune femme en mal d'amour(Sarah Miles,intense)tombe aisément sous le charme du placide instituteur du village(Robert Mitchum,intimidant). Mais celui-ci la délaisse pour ses activités,et elle chavire pour un officier anglais écorché vif qui répond à ses désirs. Le drame est en place,entre le triangle amoureux et le jugement impitoyable des villageois intolérants et bigots. Certains personnages restent mémorables comme le prêtre aux actes contradictoires ou l'idiot grimaçant et boiteux. Lean peut établir le parallèle entre la tempête métaphorique et la véritable tempête,dantesque qui apparaît au milieu du film. La musique de Maurice Jarre est formidablement romanesque,même si elle est parfois en décalage avec ce qui se passe à l'écran. Une œuvre à reconsidérer.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 octobre 2013
Beau spectacle
***
Réalisateur, producteur, scénariste britannique, David Lean propose, avec la Fille de Ryan (1970), un tableau romantique, poétique, nostalgique, métaphorique, historique, doté d’une singulière douceur.
***
En harmonie avec la beauté des paysages filmés, la musique du générique d’ouverture donne immédiatement le ton de l’histoire. L’insouciance côtoie l’inconnu; l’innocence, l’amour; les rêves, la désillusion; la beauté, le lugubre; le bonheur, le drame; le calme, la tempête. Le talent du compositeur français, Maurice Jarre, s’accorde indéniablement avec celui du réalisateur. En effet, le travail des deux hommes participe au mariage de contrastes envoûtants tout au long de l’aventure. Adaptée à la situation, aux ressentis des personnages, la bande originale permet aux éléments du décor de prendre vie. La nature s’éveille sous le regard du spectateur émerveillé par la mise en scène, dévoilant une réalité à la frontière du chimérique, notamment lors des scènes sur la plage. Immergé dans un univers aux couleurs enchanteresses, qui ne sont pas s’en rappeler celles de certains dessins animés, il assiste à un véritable spectacle d’émotions discrètes. La chaleur du soleil, l’odeur iodé de l’air marin, la menace des nuages, la violence ou la quiétude des vagues, traversent l’écran. La prestation sobre des acteurs n’en est pas moins efficace. Les pensées des héros se devinent sans un mot, sans un geste. Le silence en dit long, un simple regard raconte la vérité. Ce merveilleux langage muet séduit.
***
La longueur du film ne semble cependant pas justifiée au regard des événements qui s’y déroulent. L’absence de péripéties secondaires, d’un contexte d’époque davantage marqué, de lieux de tournage davantage diversifiés, peuvent déranger. Pourtant, rien n’est indigeste, superflu. Chaque détail détient son importance. David Lean prend le temps. Il expose, avec simplicité, goût et intelligence, les subtilités de l’existence, de l’amour, des sentiments, des passions humaines. Le public apprend alors à écouter, observer, apprécier la magie qui se dégage de son art.
***
La Fille de Ryan évoque les tourments de l’âme, les élans du cœurs. Avis aux rêveurs en quête d’évasion.
***
Pomacantha
Pomacantha

23 abonnés 61 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 août 2013
Madame Bovary en Irlande... L'idiot du village amoureux d'elle va être le catalyseur de tous les évènements du film.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 août 2013
j ai vu plusieurs fois ce film magnifique bien jouer par tous les acteurs
Samuel S.
Samuel S.

30 abonnés 398 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 juillet 2013
Vraiment un très beau film signé par le grand David Lean ("Le pont de la rivière Kwai", "Lawrence d'Arabie"..). Un souffle épique et romanesque, des paysages somptueux et des acteurs éblouissants.
Caméo
Caméo

12 abonnés 74 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 juillet 2013
Une réécriture de Madame Bovary qui se déroule dans une Irlande magnifiée par le regard de David Lean. Un film qui réussit l'impossible : fusionner à l'image l'épique et l'intimiste. Cette oeuvre qui fut un énorme échec commercial à sa sortie est absolument à redécouvrir car le lyrisme fiévreux de sa mise en scène n'a pas pris une seule ride ; mieux, elle opère davantage avec le temps. La durée du film, qui excède considérablement la norme, offre une place de choix au spectateur. Un pur chef-d'oeuvre.
Nicolas C
Nicolas C

20 abonnés 68 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 juillet 2013
Attention chef d'œuvre. Émotion, intrigue .. Tout est là et même plus encore. Le jeu des acteurs est bon. Ce qui donne au personnage de Ryan la dimension authentique de sa tension interne.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mai 2013
Spécialiste des grandes fresques de plus de deux heures dans les dernières années de sa carrière, David Lean réalise ici la chronique d'un village irlandais occupé par les anglais en 1916 dans lequel une jeune femme, déçue de son mariage avec l'instituteur du village, se lance une aventure passionnée avec un officier anglais. Si au niveau du fond, on a vu mieux niveau originalité, le film tire sa force de son contexte historique fort, de ses magnifiques paysages et de ses personnages dont celui incarné par Robert Mitchum qui est le seul à soutenir sa femme alors que tout le monde a découvert qu'elle couchait avec un anglais. Mitchum est vraiment parfait dans ce rôle face à Sarah Miles, jeune femme insatisfaite qui se perd dans ses rêves et qui est plutôt insupportable bien que souvent touchante. Et si quelques longueurs se font ressentir, il faut accorder à David Lean la puissance de sa mise en scène, capable de raconter de grandes histoires avec une aisance absolument étonnante.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 janvier 2013
Un tout grand film. Les paysages sont magnifiés par la mise en scène de Lean, une pure merveille pour les yeux. L'histoire narrée est romantique et romanesque, les trois heures passent comme un coup de vent. Les acteurs sont tous excellents, R. Mitchum dans un contre-emploi, les seconds rôles sont également bien joués. Un chef-d'oeuvre donc !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 25 novembre 2012
Vraiment un très beau film signé par le grand David Lean ("Le pont de la rivière Kwai", "Lawrence d'Arabie"..) et des acteurs éblouissants.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 septembre 2013
Film réalisé quatre ans après le Docteur Jivago, La fille de Ryan fut l’un des plus décrié du réalisateur. La fille de Ryan constitue à la fois une continuité et une rupture dans la carrière du réalisateur. Après les superproductions telles que Le pont de la rivière Kwaï, Lawrence d’Arabie ou le Docteur Jivago, David Lean revient à une forme de cinéma plus personnel dans un film qui peut paraitre léger, parfois ennuyeux voir incompréhensible tant la trame peut paraitre simple au premier abord par rapport aux productions précédentes. La fille de Ryan est pour certains un film énigmatique et pour d’autres le dernier chef d’œuvre du cinéaste. Résumé l’intrigue du film en une phrase ou deux c’est dénaturer le film. Dans l’Irlande des années 1915, Rosy Ryan, fille du barman d’un village épouse un instituteur. La rencontre d’un officier britannique envoyé en garnison sur la côte irlandaise après avoir combattu dans les tranchées va bouleverser la vie de Rosy qui va s’éprendre de l’officier britannique alors que le mécontentement des Irlandais contre l’Angleterre ne cesse de monter. On a ici des personnages qui vivent une histoire très simple, sont entrainé dans une passion que l’incompréhension amènera à la haine et qui, tout comme Youri Jivago et Lara, sont emportés par les évènements qui ébranlent leurs vies, des éléments, qui comme une tempête en mer, nulle ne peut maitriser. La légèreté et le romantisme de Rosy se trouve confronté à une violence sourde et destructrice ajoutée à l’incompréhension et à l’hostilité. Lean oppose ici la beauté et la violence des hommes à celle de la nature, la scène de tempête constituant le point d’orgue du film. Chaque scène est construite et filmée de façon méticuleuse, rien n’étant laissé au hasard dans la structure du décor. Robert Mitchum laisse ici l’une de ses plus belles prestations.
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