Batman, le défi
Note moyenne
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800 critiques spectateurs

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ZOGAROK
ZOGAROK

20 abonnés 179 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 mai 2011
5sur5 C'était le temps ou Burton refusait d'intégrer des gimmicks poussifs (Robin en l’occurrence - les producteurs s'en remettront à Schumacher) et de transiger sur son autonomie artistique. Le succès de Batman lui ayant permis de confectionner comme il l'entendait son si personnel (mais à l'aura et aux charmes contestables) Edward aux mains d'argent, Burton a pris goût à la liberté et sait désormais parfaitement canaliser son imaginaire. Il va alors réaliser ce qui demeurera l'un de ses meilleurs films avec Ed Wood et Mars Attacks ! (aujourd'hui, après Alice au pays des merveilles, il semble que ce tryptique soit indétrônable - mais, sait-on jamais...).

Moins bancal que le premier Batman (ce qui ne le rendait pas moins jouissif et, déjà, bluffant sur le plan plastique comme pour la prestation de Nicholson), ou le kitsch l'emportait sur la profondeur psychique des personnages, Batman Returns voit Burton atteindre une symbiose presque absolue avec le matériau cinématographique, en lui appliquant plus habilement que jamais l'emprunte de ses rêves. L'esthétique burtonienne est subjuguée par les influences expressionnistes, déjà en vigueur dans le premier Batman, mais poussées ici à leur plus haut degré. Un tantinet gothique naturellement, le film est aussi ludique, avec les gadgets du Pingouin, arguments majeurs pour constituer un film-culte. Massif et ténébreux, ce second volet de la saga marque probablement le paroxysme burtonien ; c'est un peu son Lost Highway à lui.

(....)

Car parmi ce qui compose, de manière générale, le pessimisme de la vision de Burton, il y a d'abord ce mépris des masses. La foule de Gotham City est stupide, manipulable et uniforme, elle n'a aucun caractère ; c'est comme un cadeau aux fascismes de toutes natures. Comme dans Edward, les êtres sont souvent normés avant même d'être des individus, et ces êtres, de menace en eux-mêmes dans le film précédent, ne sont désormais plus que des outils. Ce qui ne les rend pas moins dangereux, mais surtout plus lamentables et insignifiants encore.

Thème central des Batman burtonien, la manipulation publique, autrefois exercée par un Joker séducteur, l'est maintenant par un Oswald le Pingouin horripilant. Criard, obscène, répugnant, il a tout pour repousser son auditoire ; mais c'est un orateur délirant, un tyran en puissance. Il exalte les passions de ses sujets pour livrer son propre combat. Le public dans le réel du film est conquis, parce qu'il est toujours en quête d'un messie improbable et charismatique. La difformité du Pingouin, elle, reste un handicap. Pour le spectateur, sa monstruosité attire et la détresse, qu'il met en scène ou qu'il maquille, est touchante.

Burton expose ici une vérité profonde ; l'artiste est un dictateur putassier. C'est autrement moins fade que l'idéal de l'artiste-humanitaire qu'était Edward ; ici, l'artiste est agressif et non plus passif. C'est ce qui le rend fascinant et attractif, plutôt que simplement attachant et d'une virginité exemplaire. Burton sort de ses névroses qui lui ont fait élaborer un produit somme toute aussi consensuel que Edward aux mains d'argent, pour exhiber le dessein qu'il se figure pour le Monde entier.

Bien que considéré comme une pierre angulaire des films de super-héros aujourd'hui (quoique le film n'incarne aucun courant, ne renvoyant qu'au meilleur de Burton), Batman Returns est assez chahuté à sa sortie en 1992. Les critiques sont très tranchées et le public modéré (bilan financier très décevant). Les studios souhaiteront une suite moins sombre, moins mature, moins déroutante et confieront le second tiers de la saga à Joel Schumacher qui en fera une farce légère, peut-être un peu trop, au défaut de scénario évident et aux dialogues indigents. Et c'est sans compter sur une mythologie totalement écorchée et ramenée aux exigences de bases du blockbuster : tandem malicieux, humour lobotomisé, action effrénée, style et registre éprouvés. Il faudra attendre Nolan pour que la chauve-souris masquée retrouve grandeur et ambition.


Mon nouveau blog : http://videodrome.over-blog.net/
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 24 novembre 2012
A l'instar de "Batman", "Batman Returns" est une réussite à tous les niveaux. Cette fois ci la parfaite interprétation du Joker par J. Nicholson est remplacée par la parfaite interprétation de D. De Vito dans le rôle du Pinguin. Dans la continuité du 1, M.Keaton est plus que convaincant en milliardaire schizo. Les décors, cette fois si non récompensés sont encore magnifiques. Le tout enrobé d'une BO comme Dany Elffman sait très bien les faire. Mince!! j'ai oublié Michele Pfeiffer! délicieuse...
Nathan Snidaro
Nathan Snidaro

75 abonnés 462 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 avril 2011
Moins bon que le premier(c'est normal y'a plus nicholson),batman le défi séduit tout de même grâce a la mise en scène et un bon casting.L'histoire tient la route et respecte quand même bien la bd.Le pingouin est bien fait (il est répugnant) et le plus souvent (mais pas toujours) ,les blagues font rire.Mais il se regarde une fois, deux fois et après on s'ennuie, sinon il est bien (surtout comparé aux deux suivants).
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 24 août 2012
Un épisode sombre et kitsch, Batman Returns et moins impressionnant que le premier avec Nicholson, Danny DeVito est bon mais est trop ''étrange'' comme vilain. Batman est amoureux d'une femme chat irrésistible a qui l'interprétation de cette dernière est satisfaisante, bref, les Batman de Burton sont d'une spécialité dérangeante et affreusement kitsch. Mais l'univers Dark de cet épisode et les décors nous font passer un bon petit moment avec notre chauve souris préféré! A voir, sans être une bombe.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 avril 2011
J' ai adoré ce Batman comme presque toujours chez Tim burton "les méchants" ont les meilleurs roles on sent qu'il les aime perso j'en redemande
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 avril 2011
Toujours Tim Burton aux manettes et toujours autant réussi. Danny DeVito en Pingouin, brillant; Michelle Pfeiffer en Catwoman, magnifique. Michael Keaton reprend ici le costume de Batman et est toujours aussi convaincant.
Salim S
Salim S

61 abonnés 500 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 novembre 2012
Magnifique. Brillant. Jouissif. Aussi bon que "The Dark Knight" avec, tout de même, la crême de Burton. Michelle Pfeiffer est délicieuse dans le rôle et le costume moulant de Catwoman. Danny DeVito en pingouin (son meilleur rôle ?). Sombre, sanglant et puissant. "Batman Returns" est un coup de maître qui atteint la perfection.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 juin 2011
beaucoup mieux que le premier meme si le premier est un vrai chez d'oeuvre!
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 28 mars 2011
A mon sens le meilleur Batman avant Nolan. La noirceur des films de Tim Burton s'associe parfaitement avec le côté sombre du héros. Des acteurs excellents.
Plume231

4 426 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 mars 2011
Ce que l'on ne pouvait certainement pas à reprocher à Tim Burton avec ce deuxième opus de l'Homme Chauve-Souris, c'est que contrairement à ses oeuvres récentes il n'avait pas limé ses griffes (oui, je sais c'est un peu vaseux comme jeu de mots pour la suite!). Il part totalement dans son délire sur le plan des décors et sur celui de l'histoire qui accumule joyeusement et sans se cacher le moins du monde facilités (une secrétaire un peu potiche qui a été défenestrée devient Catwoman juste parce qu'elle a été réanimée et léchouillée par des chats!, ouah...) et invraisemblances. Et notre pauvre Batman a beau gesticuler dans sa Batmobile, il se fait aplatir comme un crêpe niveau vedettariat par le Pingouin de Danny De Vito, le Max Shreck de Christopher Walken et surtout par la très érotisante Catwoman interprétée par la très sexy Michelle Pfeiffer. Cette figure est incontestablement la plus marquante du film. BO culte du père Elfman au passage à signaler aussi. Alors ce n'est pas du grand délire pleinement maîtrisé contrairement par exemple à "Mars Attacks" mais Tim Burton nous en donne quand même ici un très bel échantillon et c'est loin d'être déplaisant.
Peter Venkman
Peter Venkman

38 abonnés 837 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 février 2011
Un bon divertissement un peu daté.On y retrouve la touche Burton, avec ses avantages et ses inconvénients pour un Batman, c'est-à-dire créatif et esthétique, mais trop burlesque et enfantin.Le scénario est également bien faiblard, mais compenser à lui seul par la miaouesque Pfeiffer/Catwoman.
AlexTorrance
AlexTorrance

33 abonnés 486 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 février 2012
Plus sombre et machiavélique que le premier opus, Batman le défi met les bouchées doubles avec deux super méchants, l'occasion de saluer deux très bonnes interprétations de Danny DeVito et Michelle Pfeiffer. À Gotham City, rien ne va plus et Tim Burton nous le fait savoir dans un concentré de noirceur totalement maîtrisé, sous la musique d'un Danny Elfman qui flirte avec les sommets de sa carrière (oui, une de ses plus brillantes collaborations avec Burton). Une atmosphère très personnelle qu'on ne trouve pas dans le premier opus (ou du moins incomplète) semble faire changer la saga de la chauve-souris de direction pour un univers 100% burtonnien. Un très bon film.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 février 2011
Cette suite, trés orientée sur les personnages secondaires, s'offre le luxe d'améliorer le premier opus Burtonien. Les accords d'Elfman font mouche dés la premiere minute, illustrant melodieusement la decheance d'un couple obligé d'abandonner leur enfant en proie à la laideur et la difformité. Rescapé d'un mort presumée, ce nouveau né aura alors l'envie irrepressible de vengeance contre la société qui est le véritable coupable de sa perdition et se fera nommer en hommage aux seuls êtres qui auront eu la bonté et le coeur suffisant pour l'accepter : le pinguoin. En paralléle, c'est une femme distraite qui fait les frais de la gloire d'un patron qui cherche la notoriété absolue, et devient fatale au detriment du fouet et des griffes qui luis servent d'accessoires : catwoman. Au centre de ces "ennemis", Batman a bien des soucis, lui-même confronté à ses démons interieurs. Keaton toujours aussi talentueux, mais à qui l'on volde cette fois la vedette pour DeVito et Pfeiffer, eclatants. Burton signe ni plus ni moins que le Batman le plus inspiré de tous (esthetiquement parlant) et impose son style comme une évidence née. Un trés grand moment de cinéma, bien loin des errances commerciales liées aux adaptations parfois hors sujet.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 19 février 2011
Burton donne un univers plus lugubre et marqué à cet épisode. Et crée deux personnages mémorables volant sans conteste la vedette à Batman. Catwoman est un personnage tellement peaufiné, et Le Pingoin tellement décalé. Un rêve de gosse dans toute sa cruauté, ce film !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 mars 2011
L'univers de Burton est fascinant, surtout dans ce film que je considère comme le meilleur Batman au cinéma, surpassant largement les autres de part sa qualité visuelle, esthétique et scénaristiques !! Très sombre mais tellement original, ce Batman est une pure merveille. L'interprétation de Pingouin par De Vito est sensationnelle pareil pour celui de Catwoman. Seul hic, Batman en personne mis trop à l'écart (passant en second plan).
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