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Oni
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3,5
Publiée le 12 novembre 2023
Batman : Le Défi - Gotham, Pingouins et Talons Aiguilles
C'est parti pour un deuxième round avec notre chauve-souris préférée, et cette fois-ci, Tim Burton nous plonge dans les tréfonds de Gotham, là où même les rats hésitent à mettre les pieds. La séquence d'ouverture est plus sombre que la cave de Bruce Wayne, nous présentant un Oswald Cobblepot abandonné dans les égouts, élevé par des pingouins. Ouais, vous avez bien lu, des pingouins. Batman aurait probablement préféré adopter un chaton. Mais bon, ça ne sert à rien de pleurer sur le lait renversé, ou dans le cas d'Oswald, sur le caca de pingouin.
Dans ce volet, Batman est tellement en retrait qu'il en devient presque une figurine de collection dans le coin de l'écran. Tim Burton semble avoir décidé de laisser le justicier masqué au vestiaire pour mieux mettre en avant ses deux nouveaux jouets : le Pinguin, qui ressemble plus à un mélange de Crocodile Dundee et de Cruella d'Enfer, et Catwoman, qui manie le fouet comme si elle était en compétition pour les Jeux Olympiques du BDSM. Batman est relégué au statut de figurant, plus proche d'une plante verte que du chevalier noir. Peut-être qu'il a pris des vacances à Ibiza pour se remettre du stress du Joker dans le film précédent.
Danny DeVito en Pinguin, c'est comme si votre voisin d'en face se déguisait pour Halloween, mais avec un budget Hollywoodien. Méconnaissable et flippant à souhait, il incarne un Pinguin qui a clairement été élevé dans un mixeur. Michelle Pfeiffer en Catwoman, quant à elle, nous prouve que le latex et les talons aiguilles peuvent être des armes redoutables. Entre gothisme et sado-maso, elle met la barre très haut, ou plutôt, les talons très haut. Catwoman rendrait même jaloux Spider-Man avec ses acrobaties et son sens du style.
Danny Elfman, le sorcier musical, est de retour pour enchanter nos oreilles. Son score est une potion magique qui nous transporte instantanément dans l'univers tordu de Burton. On se demande s'il n'a pas un grimoire secret pour composer des mélodies aussi envoûtantes. Mais attention, si vous écoutez la bande originale en conduisant, assurez-vous que votre voiture peut voler, sinon, vous risquez de finir dans un embouteillage critique.
Burton a-t-il abusé de la cape noire et du maquillage noir ? Ce deuxième volet semble avoir plongé Gotham dans une overdose de gothique. L'obscurité est tellement présente qu'on a l'impression que même les nuages sont déprimés. Le réalisateur s'est tellement concentré sur l'ambiance lugubre qu'il en a oublié de donner à Batman un peu de temps d'écran. C'est comme si le héros était devenu un extra dans son propre film. On aime l'atmosphère sombre, mais là, on frôle l'overdose de noir.
En résumé, "Batman : Le Défi" est comme une soirée déguisée où tout le monde est à fond dans son costume, mais Batman est coincé dans un coin, se demandant s'il n'a pas oublié d'éteindre le four à la Batcave. Burton offre une vision unique, mais il aurait peut-être dû se rappeler que Batman est là pour botter des culs et sauver Gotham, pas pour faire de la figuration. Entre le Pinguin qui aurait besoin d'une cure de démêlant et Catwoman qui mériterait un spin-off, on se demande si Batman n'aurait pas besoin d'un nouveau manager. Après tout, même les héros ont le droit de se laisser aller un peu, non ?
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Après le premier film Batman de Burton, je n'attendais pas grand chose de ce second film, même si j'espérais qu'il soit un peu mieux que son prédécesseur. Et bien j'ai été déçu sans vraiment l'être. Le film est tellement grotesque et ridicule qu'il en est bien plus drôle et distrayant que le premier, bien que plus mauvais.
Au vu des critiques, j'ai cru comprendre que certains adhéraient à côté loufoque de Burton, pour ma part je dois être plus terre à terre et préférer un univers réaliste et crédible, pour peu qu'on puisse en faire un avec des supe héros dedans.
Le scénario n'a aucun sens avec le développement de ses personnages, surtout avec le personnage de Selina Kyle, qui se transforme en une soirée d'une secrétaire au style coincé à une psychotique déguisée en latex, experte en arts martiaux, en escalade et en maniement du fouet. Bruce Wayne ne peut s'empêcher de dévoiler son identité secrète à ses conquêtes et tombe amoureux de toutes les psychopathes en puissance de la ville.
J'ai du mal à garder toutes les scènes absurdes en tête après mon visionnage, mais je retiens entre autres [spoiler] Selina qui tombe d'un gratte ciel et survit, Schrek qui tend un poisson à Oswald, la fuite en canard mobile du pingouin, les pingouins armés de missile, le discours devant les pingouins, Batman qui drague Catwoman alors qu'il vient de se faire tirer dessus quelques secondes avant, le pingouin qui pilote la bat mobile à partir d'une réplique en jouet pour enfant [spoiler] et j'en ai sûrement oublié quelques unes encore tellement le film est généreux en nanardise.
De plus, l'ambiance esthétique avec les décors est toujours plaisante, mais Gotham est la grande ville la plus déserte qui soit. On ne croise jamais un passant dans les scènes de nuit, jamais un policier n'est présent pour les événements publics malgré le chaos qui règne. On assiste à des meurtres en pleine journée et pourtant aucune mesure n'est mise en place pour autant.
"Batman Returns" est le film le plus personnel de Tim Burton avec "Edward aux mains d'argent" (1990).
Le génie de l'écriture, de la mise en scène, des performances d'une vie pour Michael Keaton, Danny DeVito et Michelle Pfeiffer, de la somptuosité des décors, du montage et de la partition de Danny Elfman – sans oublier 'Face to Face', une chanson écrite par le groupe Siouxsie and the Banshees et Elfman (la scène de spoiler: Bruce et Selina au bal de Shreck ) – se rejoignent pour former l'un des plus grands films (de super-héros) de l'histoire.
Le Pingouin – spoiler: un enfant monstrueux jeté dans les égouts et élevé par des pingouins dans un zoo – est utilisé par Max Shreck – un milliardaire diabolique qui veut monopoliser les réserves énergétiques de Gotham City – trois décennies plus tard.
Shreck a d'abord l'intention de spoiler: fabriquer un dirigeant fantoche en la personne du "Maire Oswald Cobblepot" (le Pingouin). Mais, il abandonne sa bête politique et partenaire dans le crime lorsque le subterfuge est révélé par Batman .
Tout comme il tente spoiler: d'assassiner sa secrétaire, Selina Kyle, en la jetant par la fenêtre lorsqu'elle découvre son schéma de conception trompeur. Survivant à la chute, Mlle Kyle est réanimée par des chats et Selina devient Catwoman .
"Batman Returns" est un bal d'âmes perdues à la frontière entre humanité et bestialité, errant dans un labyrinthe gothique, miroir d'une société malade, dans lequel Tim Burton est à son zénith.
Décidément, Tim Burton est déchaîné : déjà que le premier film était sombre, le deuxième est à la fois sombre et torturé. Il va parfois trop loin avec des allusions suggestives. À part ça, je trouve que le Pingouin est plus poignant que le Joker de Nicholson : son développement et ses origines sont à la fois touchants et réalistes. Il faut quand même dire que Danny DeVitto ressemble au personnage des BD et le joue très bien. Catwoman est intéressante et Michelle Pfeiffer la joue à la perfection également. Leurs origines ont l'air d'être calquées des BD aussi. Quant à Batman, je trouve que son évolution est plus prenante que dans le premier film et le fait qu'il se sent égal au Pingouin le rend plus héroïque.
En clair, ce film est peut-être mois bien que le premier mais ça reste un étonnant divertissement nous montrant tout le talent de Burton
Un très bon deuxième volet de Batman de Tim Burton avec Danny Devito dans le rôle du Pingouin , Michelle Pfeiffer en Catwoman. Michael Keaton revient pour jouer Bruce Wayne/Batman. Christopher Walken incarne Max Shreck.
Pour moi, un chef d'oeuvre! Le chef d'oeuvre du film de superhéros, même. Michelle Pfeiffer... quiconque vient après pour interpréter Catwoman paraît et paraîtra fade. Parce-que la Catwoman de Pfeiffer est LA Catwoman, pour toujours, et elle se rit bien de celles qui s'y sont ensuite essayé: Halle Berry: "C'est une blague?!" Hathaway: "Haha!!" Une prochaine: "Miaou!" Cette intro incroyable. Cette mère qui enfante un monstre dans cet appartement de l'Upper East Side new-yorkais qu'on imagine se trouver dans le même immeuble que celui de Mia Farrow dans Rosemary's baby. Cette vue de Central Park enneigé, dans la pénombre en plein hiver, ce petit pont duquel les parents vont abandonner le berceau. Ce plan travelling du berceau qui descend les eaux jusqu'aux égouts, son nouveau royaume. La scène de la transformation de Selina, la fenêtre, la neige, les chats... Le retour dans l'appartement, le répondeur, l'hystérie, le costume, Hell there. Miaou! La scène du bal, juste magistrale. Michelle Pfeiffer, j'en suis ici tombé amoureux, jeune pré-pubère que j'étais, et j'en suis resté amoureux pour toujours. La scène du manoir de Bruce Wayne, le canapé, le baiser, la marque. Le Gotham City de Burton reste le plus réussi, ici comme dans son prédecesseur de 1989. Gothique, sombre, mystérieux, dangereux, malaisant, mais aussi loufoque, déjanté et complètement excentrique. Un de mes films fétiches. Inoubliable.
J'en rêvais et c'est fait... ce film était mon film culte enfant et hier soir je l'ai fait découvrir à mon chéri, ma belle fille & son amoureux et ils ont tous aimé ça et je dois dire que je ne touche plus terre.. mais il faut dire aussi que j'ai adoré le revoir moi même pis de sentir qu'autour, tout le monde s'emballait, ça m'a fait super plaisir ! Batman est si chic, Catwoman si sexy mais surtout le pingouin m'a redonné les même frissons qu'enfant ! Il est effrayant, drôle et fascinant à la fois et nous avons passé une soirée de rêve en famille... pis mon gendre a bien ri de Danny De Vito en combinette grise... un moment mémorable il faut bien l'accorder... bref merci Mr Burton d'avoir fait rêver toute une génération avec vos Batman ! Longue vie au Joker et au Pingouin !
Très bonne suite et c'est le dernier bon film de Batman avant la sortie de la trilogie des années 2000.
Les méchants sont au top, le visuel est fantastique, l'atmosphère est puissante et le traitement du personnage de Batman est réussi. Le film est super bien rythmé, et peut être mieux que le premier sur ce point. Le pingouin est terrifiant, Catwoman est remarquable...
On regrette le massacre des films suivants. Pour ceux qui ne l'ont pas vu, allez y il vaut le détour !
Plus encore que dans le premier épisode, Tim Burton laisse éclater son goût pour les personnages tordus, le Pingouin en tête. L’introduction du film, muette et expressionniste, est une petite merveille. Catwoman, interprétée avec conviction par Michelle Pfeiffer, est en revanche un peu trop outrancier.
Pauvre Tim Burton, la production l’écarte car ce deuxième volet est jugé trop sombre, mais surtout il n’a pas rapporté autant que le premier. Tim Burton avait déjà envisagé de se retirer. Et c'est tant mieux !
Ce « Batman : Le Défi » n’avait aucun mérite à être nettement plus sombre, comparé à son premier « Batman » dans un esprit plus BD. Un tantinet plus violent et un tantinet plus coquin aussi. Et c’est tant mieux !
J’ai toujours plaisir à revoir les deux que j’avais eus le bonheur de découvrir à leur sortie au ciné. Tim Burton assume un virage qui correspond bien à son univers : gothique et macabre. On lui a laissé carte blanche suite au succès de « Batman » et il en a bien profité.
Tant mieux s’il a dérangé la morale des associations parentales. Tant mieux si son Batman ne séduit pas ou plus les enfants.
Quant aux allusions que je qualifierai de coquines, soit je suis naïf, soit les associations diverses et autre producteurs ont l’esprit vraiment mal placé, soit je le fais exprès, ce qui est possible, soit je pense qu’il n’y a pas lieu de crier au scandale, tout simplement.
Batman ne se confronte pas à un seul ennemi, mais à deux : le Pingouin, Oswald Cobblepot et Max Shreck, un industriel véreux. Danny deVito campe un Pingouin à la corpulence répugnante ; Christopher Walken incarne presque naturellement une girouette fourbe qui suit sans scrupule là où le vent assure ses vils intérêts.
L’air de rien, Tim Burton, invite le spectateur à avoir une conscience écologique en évoquant les déchets que camoufle Max Shreck, crapule industrielle et manipulatrice. Avec le Pingouin, c’est la recherche de l’identité ; c’est tenter de faire accepter sa différence et de s’élever dans la société. Identité brouillée que l’on retrouve aussi en la personne de Selena Kyle.
Donc, comme on peut le voir, dans ce deuxième volet, Tim Burton ne se contente pas d’opposer le bien au mal, son scénario est beaucoup plus consistant que le premier opus. Et c'est tant mieux !
Un très bon Burton. Le pingouin est le meilleur personnage du film. Danny Devito a réussi à parfaitement l'interprèter. Je met 4,5/5 juste pour le pingouin qui est pour moi la meilleure version en Live action.
Un film culte qui érige Mickael Keaton comme éternel Batman. Casting 5 étoiles, univers du comics extrêmement bien retranscrit à l'écran, et Gotham City magnifiquement représenté par l'un des symbole de l'art gothique au cinéma, Tim Burton. Une référence.
"Batman : le défi" est selon moi une suite encore plus réussite et maîtrisé que le premier volet. On sent içi que Tim Burton a eu toute liberté artistique et a pu ainsi laissé libre cours à son univers et sa créativité. Plus rythmé, plus sombre, on ne s'ennuie à aucun moment, les acteurs sont très bons (même si Danny de Vito cabotine parfois un peu trop) mais ne boudons pas notre plaisir, cette suite dans le pur style Burton fait sans doute partie de ses plus grandes réussites artistiques et reste le meilleur Batman vu sur grand écran, bien avant la trilogie de Nolan.