Les Aventures d'un homme invisible
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Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 octobre 2025
Un Carpenter assez décevant, coincé entre thriller fantastique daté et comédie romantique moisie, pas aidé par un Chevy Chase mal casté pour ce rôle.
Cadreum
Cadreum

59 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 octobre 2025
Qui est le film ?
Sorti en 1992, Les Aventures de l’homme invisible marque une parenthèse dans la filmographie de John Carpenter. Entre They Live et In the Mouth of Madness, ce film d’apparence anodine, presque oublié, s’inscrit pourtant dans la continuité de son œuvre : il interroge la visibilité, le pouvoir et la place du sujet. Adapté du roman de H. F. Saint, le projet naît dans le giron d’un Hollywood en pleine ère numérique : Industrial Light & Magic conçoit des effets révolutionnaires, Chevy Chase veut prouver qu’il peut jouer autre chose que la comédie, et Carpenter hérite d’un film déjà en crise. Échec commercial à sa sortie, Les Aventures de l’homme invisible demeure un objet fascinant : un film bancal, certes, mais animé d’une pensée claire.

Que cherche-t-il à dire ?
Sous ses dehors de divertissement à effets spéciaux, Carpenter n’y voit pas une prouesse technique mais un prisme : qu’est-ce qu’un individu lorsqu’il échappe au regard des autres ? Que reste-t-il de l’identité quand la société fonde toute reconnaissance sur la visibilité ? Derrière le récit d’un homme devenu transparent, le cinéaste met en scène l’effritement du sujet moderne, pris entre le désir d’échapper à la surveillance et la peur d’être effacé.

Par quels moyens ?
Nick Halloway, cadre ordinaire et vaguement cynique, découvre que la perte du regard d’autrui équivaut à la perte du monde. Carpenter fait de l’invisibilité une épreuve plus qu’un pouvoir : une dépossession de l’existence sociale. Être invisible, c’est devenir illisible, inéchangeable, inassignable. Le film fait sentir cette bascule : le regard des autres, qui hier contraignait, garantissait aussi la réalité du sujet. Privé de ce miroir, Nick devient fantôme parmi les vivants.

Le choix de Chevy Chase introduit un décalage permanent. Comique populaire propulsé dans une intrigue paranoïaque, il incarne la contradiction du film : celle d’un rire qui ne sait plus sur quoi porte. Le ton hésite, et cette hésitation devient signifiante. Carpenter ne parvient pas à faire coexister la légèreté et l’angoisse, mais cette tension entre deux régimes (le burlesque et le tragique) devient l’espace même de la lecture.

Les effets spéciaux conçus par ILM sont utilisés avec une rigueur conceptuelle étonnante. Ils ne cherchent pas le sensationnel, mais la densité. La pluie qui dessine un contour, la poussière qui épouse une silhouette, un Chewing-gum qui se mâche seul. Carpenter transforme la prouesse technique en geste philosophique : l’invisible, loin d’être néant, devient matière. À travers ces effets, le film explore la frontière entre présence et disparition, et questionne le pouvoir des images à fonder la réalité.

Sam Neill, agent gouvernemental obsédé par la capture du corps invisible, incarne une figure de surveillance froide et méthodique. Carpenter retrouve ici ses vieux motifs : le contrôle institutionnel, la bureaucratie paranoïaque, la peur de la différence. L’État ne se contente plus de punir, il administre la visibilité. Nick, devenu anomalie, devient ressource.

La relation entre Nick et Alice (Daryl Hannah) constitue aussi le cœur du film. Leur intimité repose sur la foi, non sur la vue. Comment aimer ce qu’on ne peut plus voir ? Le film, par petites touches, esquisse une éthique de l’altérité : aimer, c’est croire en la présence de l’autre au-delà de son image. La disparition du corps devient le test d’un lien qui refuse la société du spectacle. Cette idée, d’une beauté discrète, inscrit le film dans une réflexion humaniste : le regard ne suffit pas à attester l’existence.

Carpenter filme l’invisible avec la même rigueur que ses monstres. La forme contraste avec le chaos intérieur du personnage. Le cadre devient un espace de résistance : en ordonnant le visible, le cinéaste fait sentir ce qui échappe à la maîtrise. Cette clarté volontaire crée une tension : plus la mise en scène se veut rationnelle, plus le sujet se dissout. C’est là tout le paradoxe du film, un cinéma de la lisibilité hanté par l’impossibilité de tout montrer.

Les Aventures de l’homme invisible demeure un objet curieux, imparfait, mais fascinant par ce qu’il tente. Carpenter, ici, expérimente la possibilité d’un cinéma hollywoodien pensant : un film de studio traversé par des intuitions philosophiques. Ses maladresses (rythme inégal, hybridation des genres, dialogues forcés) ne l’invalident pas, elles le rendent lisible comme symptôme d’une tension : comment penser la disparition dans une industrie fondée sur la visibilité absolue ? Le film échoue parfois, mais il échoue à hauteur d’ambition.

Où me situer ?
Je regarde ce film avec une tendresse critique. J’y vois un geste courageux, presque naïf : celui d’un cinéaste qui tente d’infiltrer la machine hollywoodienne pour y glisser une métaphysique du regard. Ce que j’admire, c’est la persistance de la pensée carpenterienne jusque dans un projet qui semblait lui échapper. Ce que je trouve plus fragile, c’est l’équilibre tonal : le film oscille sans trouver toujours sa ligne, et perd parfois la densité du trouble qu’il cherche à susciter.

Quelle lecture en tirer ?
Les Aventures de l’homme invisible parle moins de science-fiction que de notre rapport à l’image. Il annonce, presque malgré lui, une ère où l’exposition est devenue une condition d’existence. Ce que Carpenter capte avec une clarté discrète, c’est le paradoxe du sujet moderne : vouloir disparaître tout en exigeant d’être vu.
Serpiko77
Serpiko77

77 abonnés 1 633 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 septembre 2023
John Carpenter revient derrière la caméra après 4 années d'absences et l'échec au box office de "The Live", il refait un film de studio et obtient un énorme budget (pour lui) de 40 Millions de $. Malheureusement pour lui ce sera un énième flop mais pour une fois c'est clairement mérité tant le film est bancal.
Quelques effets spéciaux toujours sympathiques et la bonne prestation de Sam Neil ne sauvent pas le film d'un ennui qui arrive très vite. Aucune alchimie entre les deux acteurs principaux, scenario insipide et on sent que Carpenter est totalement bridé.
konika0
konika0

37 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 février 2023
Un film moins visible que les autres

Quelque part perdu entre Invasion Los Angeles en 1988 et L’antre de la folie en 1995, il y a ce film de 1992. Il a plus à voir avec Jack Burton qu’avec le reste de la filmo du grand Carpenter.

Suite à un accident, un type est rendu invisible. Dès lors, il est poursuivi par la CIA et trouve refuge auprès de celle qui devait être sa dernière conquête.

Un film simple, une intrigue simple, une mise en scène simple. Simple et efficace. S’il est assez rare de voir Carpenter dans le registre de la comédie, ça ne veut pas dire qu’il ne saurait s’y exprimer. On tient là un film de son temps qui mise tout sur l’efficacité de l’action et la fluidité de la narration. On appréciera ainsi un scénario contenu et vif. L’humour est présent tout du long et tire bien parti de cette source inépuisable de gags qu’est l’invisibilité. On n’est certes pas sur une réflexion portant sur les enjeux de la toute puissance de celui qu’on ne voit pas (on laissera ça à Verhoeven et d’autres) mais le volet vaguement contestataire se remarquera dans la description d’une CIA aux agents idiots et vils. A ce titre, on aimera toujours autant le jeu de Sam Neil. Une mention spéciale pourra aussi être décernée pour les effets spéciaux, à la fois vintage et très réussis.

En bref, voici une comédie d’aventure qui fait du bien par sa candeur et sa simplicité. Un très bon moment qui n’est certes pas le point d’orgue de la carrière de Carpenter mais qui mérite néanmoins qu’on lui laisse sa chance.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 février 2023
Le film est pas mal mais ce n'est que l'histoire d'un homme seul, traqué pour sa différence et qui trouve l'âme sœur auprès de Splash!!!!!!!
Un film romantique en quelque sorte mâtiné de SF!!!!!!
Catherine R
Catherine R

3 abonnés 108 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 février 2023
Une charmante comédie d'après un roman... qui modernise les problèmes d'un homme rendu invisible par accident assistant à une conférence à laquelle il ne volait pas aller... On retrouve un acteur que l'on peut apercevoir dans Drôle d'embrouille, une comédie tout aussi charmante, mais nous retrouvons surtout l'actrice Daryl Hanna, inoubliable en sirène fleur bleue (Splash). Un homme invisible, cela peut déjà laisser la place à un tas de situation comique, surtout quand ses meilleurs amis disent en sa présence les pires ragots... seule une femme s'en étonne;.. la seule a qui il peut faire confiance alors qu'il ne la connait pratiquement pas, parce qu'hélas il est poursuivit par un membre de la CIA aux dents longues qui ne pense qu'à le forcer à être espion... malgré les timides récriminations de son patron... alors oui, le film est drôle... car l'idée de base est une incroyable source de possibilité au comique de situation... on aimera plus de film de se genre, drôle, comme on savait tant en faire avant... plutôt que les films tartes à la crème, trop faciles de plus en plus souvent et pourtant : Audiard, Pagnol, E.T., Darwin Awards, Short Circuit... beaucoup de cinéastes de talents et de film drôles nous sortait de l'humour facile... on regrette ses films ou l'on rit sans se forcer... de même qu'on ne comprend pas bien pourquoi l'excellente série Friends n'ai jamais en replay... dommage... on oublie ce qui est vraiment bon, du bon comique de situation, ou un bon scénario avec des répliques à la Pagnol ou à la Audiard... dommage....
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 18 juillet 2022
John Carpenter revisite l'homme invisible. Pas mal mais ces en plus. Ces pas le meilleur film de John Carpenter.
Le Guerrier
Le Guerrier

97 abonnés 566 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 août 2020
J'ai bien aimé ce film. D'abord, j'ai trouvé le personnage principal sympathique. C'est tout simplement un personnage qui n'a pas vraiment de traits saillant, qui n'est pas tourmenté, n'est pas franchement charismatique non plus, n'est pas non plus un génie mais pas bête non plus (je dirais qu'il est d'une intelligence légèrement supérieure à la moyenne), a un comportement cohérent et normal dans ces circonstances (il essaie de s'adapter à sa nouvelle situation du mieux qu'il le peut). Il a entre trente et quarante ans (plus proche de quarante ans), n'est pas franchement beau ni laid non plus, a une bonne situation professionnelle mais n'est pas non plus dans une situation mirifique. Il a quelques amis.. Bref, un cadre californien standard, auquel à mon avis beaucoup de monde peut s'identifier et qui, comme il le dit d'ailleurs lui-même, déjà relativement invisible aux yeux de la société (ce n'est ni une star ni un marginal)..C'est malheureusement le genre de personnage qui n'est pas très à la mode par les temps qui courent, et j'ai trouvé ça assez rafraîchissant d'en voir un au centre de l'histoire. Deuxièmement, la voix-off ce ce personnage, qui raconte son histoire, rajoute encore un peu à la sympathie qu'on peut éprouver envers ce personnage (ça permet une certaine connivence). Enfin, le film est très cohérent, non seulement de par les réactions (plausibles) du personnage mais aussi par un souci apporté au détail (par exemple, les vêtements qu'il porte qui sont eux aussi invisibles, ou encore le fait de tenir compte de la nourriture ingérée qui elle n'est pas invisible...); le film ne propose pas un rythme endiablé mais n'est jamais ennuyeux et est plutôt très centré sur les aventures de quelqu'un qui n'avait jamais rien demandé à personne et qui soit d'adapter vaille que vaille à la situation...Donc une très bonne série B, un film qui mériterait d’être un peu plus connu...
Shawn777

805 abonnés 3 931 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 juillet 2020
Ce film, réalisé par John Carpenter et sorti en 1992, n'est franchement pas mal du tout ! J'avoue que je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre, les films de Carpenter étant pour moi plutôt en dents de scie, on peut avoir du très bon comme du très moyen. Le scénario est adapté du roman "Mémoires d'un homme invisible" (que je n'ai pas lu et que je ne pourrai donc pas comparer au film) et nous raconte ici l'histoire d'un homme qui, après un accident dans un laboratoire, devient invisible et est recherché par la CIA lorsqu'elle apprend son existence. Bon voilà, rien de bien malin sur le papier, surtout que les histoires d'homme invisible ont été assez récurrentes au cinéma et que celle-ci ne propose rien de réellement original, enfin en apparence du moins. Il est vrai que, sans être un fan boy pour autant, je ne sais pas ce qu'aurait donné ce film avec un autre réalisateur. Toute l'originalité et l'inventivité passe ici par la mise en scène et notamment avec les effets spéciaux, plutôt novateurs pour l'époque. Même s'ils ont évidemment vieillis aujourd'hui, cela ne nous empêche pas d'apprécier correctement les scènes dans lesquelles ils sont utilisés, notamment celle avec la pluie ou avec le chewing-gum, et puis cela rajoute en plus un certain côté nostalgique de ce genre de film des années 90. Même si le scénario n'est dans le fond pas terrible, on ne s'ennuie pas pour autant car le tout est assez bien rythmé et puis les aventures du personnage principal sont assez plaisantes à suivre. En ce qui concerne les acteurs, nous avons Chevy Chase, Daryl Hannah et Sam Neill dans les rôles principaux qui jouent très bien. "Les Aventures d'un homme invisible" est donc dans l'ensemble plutôt bon, sans en être transcendant pour autant.
tyrionFL
tyrionFL

25 abonnés 388 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 juillet 2020
Le film a pour lui quelques qualités :
La première, il est réalisé par Carpenter et n'importe quel fan de son travail se doit de le voir, même s'il ne porte pas sa patte.
Le second, les effets spéciaux très impressionnants qui ont bien vieillis
Et le plus important selon moi et le traitement aloué à l'invisibilté.
Elle est traitée comme une malédiction et le film explore ses désagréments sans tomber dans les travers du crime si bien exploité dans le film de James Whale.
Cela rend le film original, du moins un petit peu.
Néanmoins, je n'ai pas du tout aimé l'idée de montrer l'homme invisible lorsque l'on est dans son point de vue, c'est d'une paresse extrême et je ne pense pas que cela aurait coûté plus cher, il aurait fallu écrire le film plus subtilement pour permettre au spectateur de suivre le film correctement sans le voir comme l'a fait Verhoven avec Hollow Man par exemple.
Pour le reste c'est un divertissement plutôt correct mais qui ne met pas en avant l'immense talent de son réalisateur
Xavier D
Xavier D

82 abonnés 1 146 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 juillet 2020
Sur un sujet intéressant, John Carpenter nous fait un film plutôt moyen. Même si le casting est impressionnant et l'interprétation plutôt correcte, Sam Neill en tête en salaud de première, la réalisation est banale. Les moments où le héros utilise son pouvoir et qu'on le voit, on va dire, est pas terrible, les effets spéciaux sont correcte mais toutefois un peu grotesque. C'est convenue, parfois sans saveurs, voire vieillot même pour l'époque où ca été tourné. Franchement moyen.
Ykarpathakis157

6 189 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 avril 2020
J'adore ce film que j'avais vu a sa sortie en 1992. Basé sur un roman l'Homme Invisible de H.G. Wells, Les Aventures d'un homme invisible est très bien joué par Chevy Chase en tant que personnage principal qui devient invisible après un accident dans un laboratoire. Sam Neill joue le méchant et Daryll Hannah est l'amoureuse. John Carpenter est un grand cinéaste et ce film est un témoignage qu'il peut gérer n'importe quel projet (même une comédie) à condition qu'il ajoute ses goûts personnel au produit final. Il y a quelques leçons intéressantes à tirer de ce film, mais aucun de nous peut jamais les apprendre car il faudrait pouvoir devenir invisible. Cependant, quand nous pensons à tout le plaisir que nous pourrions avoir d'être invisible, nous ne pensons pas à tous les problèmes que cela nous causerait. Et ce film met en lumière certains d'entre eux. J'ai apprécié Chevy Chase et Daryl Hannah comme acteurs et je ne suis fan ni de l'un ni de l'autre. Chase est drôle dans ce film et fait un travail exceptionnel en jouant le rôle non seulement avec humour mais aussi avec drame, romance et suspense. Pour moi, c'est la définition d'un film culte...
Mia Wallace
Mia Wallace

18 abonnés 507 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 février 2020
Un bon petit film du célèbre Carpenter.
Inconnu pour ma part jusqu'à hier, j'ai été agréablement surprise de ce long métrage.
Certes, il a quelque peu vieilli au niveau des effets spéciaux mais l'histoire en reste très largement prenante.
Le personnage de Nick Halloway est plutôt bien développé, la tension monte crescendo au fur et à mesure, une vision du monde scientifique hostile face aux expériences imprévisibles. Un cumul de ces petites choses font de ce film, un film sympathique à regarder.
bobbyfun
bobbyfun

55 abonnés 1 313 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 février 2020
La relecture du mythe qui nous laisse un arrière gout amer d'inachevé, malgré une certaine originalité.
Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 mai 2018
Efficace et sympathique, cette version de Carpenter est divertissante à défaut d'être très originale.

https://m.facebook.com/la7emecritique/
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