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rielleti
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3,5
Publiée le 29 avril 2012
J'ai aimé le fait de pouvoir suivre ce couple dans le temps, voir leur evolution respectives et en tant que couple. Ce film m'a fait réfléchir sur de nombreuses problématiques comme par ex les relations entre amour/habitude/capacté vivre vrmt en accord avec l'autre ; le poid du passé ; la cohabitation dfficile entre obligation sociales et expression du vrai soi. Ce film est aussi une réflexion sur l'amour comme mise en danger et la puisance de son influence ur les individus... C'est assi un film sur l'honeteté, vus comme un devoir, en toute circonstances.
Ingmar Bergman au sommet de son art et de sa reconnaissance internationale livre sa vision du couple en six chapitres. Deux couples sont en réunion amicale. Le premier (Erland Josephson et Liv Ullman) vient de faire la une d'un magazine pour le modèle d'équilibre et de réussite sociale qu'il représente, le second (Bibi Andersson et Jan Malmsjö) semble au bord de la rupture et ne parvient plus à communiquer qu'en donnant en spectacle ses déchirures. Mais contrairement aux apparences exposées de prime abord par Bergman c'est dans le couple modèle que le gouffre va se révéler béant. Le réalisateur lucide et pessimiste comme jamais, expose les différentes phases de ruptures et de réconciliations avortées qui jalonnent cette séparation qui n'en finit pas . Sa caméra comme toujours au plus près des visages, révèle tout des tourments de chacun des personnages. Liv Ullman et Erland Josephson sur le gril pendant près de trois heures sont magnifiques et bouleversants tous les deux, ne parvenant pas à se résigner à voir disparaître le douillet confort des habitudes né de la connaissance profonde qu'ils ont l'un de l'autre. Bergman qui a multiplié au cours de sa longue vie les expériences amoureuses, livre une vision sans illusion sur l'union des êtres qui revêt selon lui toujours du factice. Sublime de lucidité mais aussi de désespoir.
En presque 3 heures extrêmement tendues mais pleines d'humanité, Bergman dissèque et révèle les forces, les faiblesses, les hauts, et les bas d'un couple en apparence idéal. Filmé avec une extrême précision, 'Scènes de la vie conjugale' est dur, mais aboutit à une conclusion d'une grande beauté.
Avec Scènes de la vie conjugale, Ingmar Bergman n’y va pas avec le dos de la cuillère. C’est violent, âpre, sauvage dans l’exploration des sentiments mais aussi, de par l’aspect féminin qui s’en dégage, empli de compassion et d’intelligence. C’est presque un polar des sentiments avec son lot de meurtrissures et l’œuvre, puissante, n’épargne aucun détail dans la cruauté de son analyse du couple. Pire, un désespoir profond y guette l’homme dans la sorte de cannibalisme glacé qui habite son âme face à la toute puissance de la femme dans sa douceur et sa spiritualité. Avec Bergman si l’amour n’est envisageable que par instants fugaces, c’est parce que la figure féminine dans son pardon, à la fois femme et génitrice, parvient à transcender des peines et qui sont les maux de l’humanité toute entière. « Attends-toi à ce que je parte au minimum sept mois, mais je reviendrai peut-être dans huit jours… » nous dit le personnage de Liv Ullmann. Si le dialogue semble être la seule issue au milieu du silence, il est en même temps la somme de tous les tourments de par son incapacité à résoudre les maux. Et si le silence ressemble à une crucifixion, c’est une re-découverte de l’autre comme après une mort consumée qui débouche sur la vie, et c’est aussi le temps qui fait office de guérison. Tout est exploré dans ce film du désir, de la sexualité et de la frustration. « L’amour c’est ce qui commence après que l’on se soit aimés et quittés ». Voilà ce que nous dit encore le personnage de la femme dans cette œuvre passionnante qui opère une véritable dissection de la relation amoureuse.
Le thème ultra-récurrent de la mort qui tue de l'oeuvre bergmanienne : le couple ; et avec "Scènes de la vie conjugale" il n'a jamais été autant ultra-récurrent de la mort qui tue. La vision du couple est juste, et Liv Ullmann et Erland Josephson sont parfaits. Mais en toute franchise, qu'est qu'on s'emmerde. Le maximum d'action qu'on lui puisse avoir là-dedans consiste à faire des champs-contrechamps pour des séquences qui se contentent de filmer des dialogues, juste des dialogues ; et excepté, dans trois scènes situées vers les débuts du film, le fait que l'on soit confiné tout le temps aux deux protagonistes, en dépit du grand talent des acteurs, n'arrange rien. En plus, ça dure près de 2h45. Des très nombreux films de Bergman sur le couple, je préfère largement des oeuvres comme "Une Leçon d'amour", "Sourires d'une nuit d'été" ou encore le beaucoup plus grave "La Nuit des forains", toutes aussi justes et pas du tout ennuyeuses. Encore heureux que j'ai visionné la version ciné et pas celle télévisuelle qui est la plus longue.
C'est sûr que ces 2 heures et demi peuvent sembler longues mais, sur le fond, il s'agit, à travers les hauts et bas d'un couple, de la plus complète des interrogations sur ce qu'est l'amour et ses conséquences. Divisées en une demi-douzaine de scénettes, ces conversations pleines de non-dits entre deux amoureux en plein conflit sont pleines de force émotionnelle et de véracité. En y réfléchissant, je pense qu’à défaut de styliser sa mise en scène, Bergman a fait là le tour de ce vaste sujet qu’est la passion amoureuse.
Un couple, un adultère une séparation un divorce, des reproches, des coups mais une attirance et une tendresse qui survivent à tout. Un face à face très théâtral mais qui aborde avec finesse les problèmes du couple ( sexualité, cohabitation, routine, ennui, non dits etc.). Long, mais intelligent.
A la base, le film d'Ingmar Bergman devait durer six heures ( pour la télévision ). Finalement, le film sort en salles au début des années 1970, d'une durée de 2 heures 30...Une longueur parfois abusive, mais un sujet intéressant : comment un couple apparemment solide en vient t-il à se déconstruire et à se reconstruire sur une durée de 20 années ? Que cache le mari à sa femme et qu'en est t-il de leurs désirs mutuels ? Le film est à mon sens plutôt réussi, mais il n'est certainement pas un grand cru bergmanien ( malgré la densité des dialogues, la lumière de Sven Nykvist et la complexité psychologique proposée par le réalisateur ). Le problème : des erreurs de rythme et une longueur exagérée. Erland Josephson et Liv Ullmann ( la muse du réalisateur, que l'on a vu dans Persona et dans Cris et Chuchotements ) apportent de l'épaisseur à ce couple bourgeois qui ne laisse pas indifférent. Composé de six actes ( on y ressent d'ailleurs une influence théâtrale ), Scènes de la Vie Conjugale s'avère lent et beau. Un assez bon film...
Au niveau qualité des images on croirait assisté à un vieux téléfilm, mais ça s'arrête là. Précision de l'écriture avec ses personnages profonds et des dialogues incisifs et intelligent. La mise en scène typique de Bergman (avec ses fameux gros plans). Liv Ullman est vraiment une magnifique actrice, l'histoire n'est peut-être pas aussi intrigante que d'autres films du cinéaste mais cela reste très bien fait.
Une succession de scènes sur la vie de couple où les discussions parfois futiles nous emmènent dans des considérations profondes sur le bonheur humain ou la façon d'être heureux quand le temps qui passe sépare ou consolide les êtres. Parfois très dur.
Jusqu à présent je n avais pas accroché les quelques films d Ingmar Bergman que j avais vu, mais je trouvais à chaque fois un aspect intéressant. La, rien ! A l image de l histoire de ce couple qu il raconte, c est un film mort, qui se délite quasi immédiatement sauf qu à la différence des deux personnages à aucun moment je n ai eu envie de m accrocher. J ai trouvé que c était du cinéma bourgeois dans le mauvais sens du terme, qui se regarde le nombril, qui élucubre dans son coin et qui dégage un vide assez pathétique. De surcroît c est assez laid.
Diagnostic du délitement d'un couple avec 2h45 de dialogues denses et intenses où les masques tombent, portés par une interprétation d'une grande justesse.
Bergman ausculte la vie de couple, avec ses disputes, ses réconciliations, ses désirs, pendant plus de 2 h 30 sans jamais être ennuyeux. Notamment grâce à des dialogues parfaitement ciselés, qui sonnent toujours justes.
La version télévisée en six épisodes offre une plongée passionnante dans le quotidien puis la crise d'un couple dont les questionnements, les errements et les discussions réflexives confinent à l'universel sans sombrer dans le manichéisme ou le simplisme grâce à des dialogues ciselés à la hauteur de la parfaite mise en scène, pensée dans chaque détail pour redoubler sans lourdeur les dialogues et les sous-conversations. Montrant avec une admirable fluidité les diverses étapes d'une union tombée dans un routinier mensonge ces scènes empruntent au théâtre leur minimalisme décoratif mais non la dramaturgie scénaristique, fort bien menée, ni l'interprétation magistrale des acteurs. Bien qu'il soit difficile d'éviter une certaine redite sur cinq heures, Bergman parvient en toute subtilité à jouer de nuances pour saisir une vérité profonde dans ses personnages qui ne peut qu'émouvoir et renvoyer à son propre parcours de vie. Du grand cinéma.