La Dernière chasse
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inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 227 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 juillet 2025
Ancien chasseur de bisons, pas tout à fait encore repenti, Stewart Granger reprend du service en s'associant avec l'inquiétant Robert Taylor.
Le western de Richard Brooks, entre écologisme et humanisme, fustige le comportement des Blancs, coupables d'avoir réduit à rien la population des bisons, coupables de cruauté par mercantilisme et de régner sans partage sur le magnifique continent qu'ils dépouillent.
Le massacre des bisons n'est pas une métaphore du génocide indien mais il y renvoie forcément. D'autant que le commerce des peaux privent ceux-ci de leur ressource. Dans les décors paradisiaques de l'Amérique sauvage, les scènes d'abattage -réelles- ne sont pas loin d'être bouleversantes et, pour le moins, introduisent un sentiment de malaise et de honte, tel que le ressent désormais le personnage de Stewart Granger. L'enjeu du film est le renoncement de McKenzie au massacre, quitte à s'opposer à l'immonde Gilson.
A ce western volontiers discursif, à l'intrigue pas fondamentalement originale, la figure crapuleuse et impulsive incarnée par Robert Taylor donne une certaine intensité dramatique. Face à un Stewart Granger ayant mauvaise conscience, Taylor concentre avec brio les tares de l'humanité : le racisme et la violence, la cupidité, auxquels il joint une totale incompréhension du monde qui l'entoure, ce dernier point étant finalement l'accusation essentielle du cinéaste.
Au bout du film, spoiler: le châtiment mérité
de Charley Gilson sera aussi bref que singulier.
onsefaitunetoile
onsefaitunetoile

85 abonnés 1 487 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 juillet 2025
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Un film fort qui a un impact immédiat sur le spectateur. Certes, il y a les thèmes qu'il aborde, l'extermination des bisons, pour leur peau, pour leur chaire, et pour affamer les indiens, qui pour eux, le bison, était source de vie. Il y a aussi l'aspect abject du racisme, toujours envers les indiens, et la soif de tuer, gagner par la fièvre du bison, tuer devient un besoin, le goût du sang est le plus fort. Et qui s'y colle, Robert Taylor, cet acteur mérite toute notre considération, lui, qui jouait les preux chevalier, le voilà à massacrer bisons, indiens, semblables, avec une telle haine dans le regard, et affichant un dégout pour son prochain. Quel acteur ! Déjà, il n'avait pas le beau rôle dans Lame de Fond, de Vincente Minelli, mais là, cela dépasse tout. J'insiste un peu sur cet acteur, car avoir un telle stature et allez se jeter dans des rôles de personnages aussi antipathique, il fallait oser.
Si on revient au film, à ce western, le casting est assez bon, même notre anglais de Stewart Granger tient son rôle parfaitement, même s'il reste un ton en dessous de Taylor, les seconds rôles et la splendide Debra Paget, ajoute encore une raison de douter les uns des autres et de relever la nature des hommes qui l'entoure.
Pas d'ambiguïté, le film est dur, cruel, sans consentions, et c'est pour cela qu'il a toujours cette force, après tant d'année. C'est un western dramatique, qui est à placer en très bonne position des westerns importants, au même titre que certains Ford.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 822 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 février 2025
Dénonçant le mépris des Américains à l'égard du peuple et des croyances des Indiens, ce western lorgne autant du côté du film d'aventures (avec de remarquables scènes de chasse) que du drame personnel en opposant deux figures du chasseur - celui qui culpabilise de tuer, l'animal étant respecté comme être vivant (cf. le temps ralenti sur les veaux privés de père) à celui qui s'en délecte, que l'on double des défauts de racisme et d'impétuosité (flamboyant Robert Taylor). A ce duo s'ajoutent des marginaux dont celle qui va aviver les tensions par son charme - quitte à renvoyer le xénophobe à ses contradictions émotionnelles - ainsi qu'un métis touchant dans son âpre apprentissage initiatique. Culminant dans une ultime séquence de duel (à l'issue inattendue!) dont le décor neigeux renforce la rudesse, la narration rappelle la déférence ainsi que l'humilité nécessaires face à la nature (humaine). Faussement classique.
chrisbal
chrisbal

18 abonnés 770 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 octobre 2023
Cette confrontation entre Robert Taylor et Stewart Granger que tout réunit (ce sont tous les 2 de grands chasseurs de bisons) et tout oppose à la fois (le premier revendiquant une certaine sauvagerie et le second cherchant le chemin de la rédemption) est parfaitement mise en scène par Richard Brooks avec pour toile de fond la beauté et la rudesse des paysages du Dakota.
Lloyd Nolan est lui aussi excellent en vieux briscard arbitrant cette rivalité grandissante exacerbée par la présence plus ou moins consentie d'une femme indienne.
Le rythme du film est assez lent avec seulement quelques bagarres et duels, mais les troupeaux de bisons sont spectaculaires et il est à noter que les scènes de chasse sont réelles puisque elles ont été tournées dans le cadre d'une régulation de l'espèce : impressionnant!
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 avril 2023
Un western original, à dimension écologique et humaniste mais un peu manichéen dans l’ensemble, qui repose sur la rivalité de 2 chasseurs de bisons que tout oppose.
Avec notamment une séquence d'abattage de bisons aussi marquante que dérangeante.
White Fingers
White Fingers

29 abonnés 1 237 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2023
« La dernière chasse » (« The last hunt »), qui aurait pu s’appeler « le bison blanc », est un film humaniste terriblement visionnaire. Tourné il y a 65 ans par le réalisateur Richard Brooks, il aborde des thèmes d’actualité comme la sixième extinction de masse via le massacre des bisons, le racisme et la condition des peuples opprimés via la détestation des Indiens, et la condition de la femme via les actes prédateurs masculins. Robert Taylor est admirable en toxique rongé par ses démons, paranoïaque et instable, jaloux, toujours en quête d’amour et de reconnaissance (l’archétype du toxique des années 2000). Son alter-ego, l’excellent Stewart Granger, empêtré dans ses contradictions, va réagir tout en retenue et en self-contrôle pour ne pas se mettre au même niveau que son harceleur. Les seconds rôles ont également beaucoup d’importance dans l’affrontement « passif-actif » entre les deux principaux protagonistes. La seule limite du film est peut-être la densité des thèmes abordés sans véritable approfondissement. On s’interroge beaucoup néanmoins. La scène finale et admirable, la dépouille de Robert Taylor se métamorphosant symboliquement en « bison blanc ».
Retrouvez mon amour du Far West dans le roman WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU - Eds VERONE - TOME 1.
Pascal
Pascal

253 abonnés 2 400 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 août 2021
Richard Brooks est un réalisateur qui nous a donné plusieurs grands films : " la dernière chasse "en fait partie. Il s'agit d'un western intelligent qui nous propose la confrontation entre deux hommes incarnés par Robert Taylor et Stewart Granger. Ces deux chasseurs associés pour le meilleur et pour le pire, incarnent deux regards finalement politiques. L'un se sent proche des indiens et respecte leur culture, l'autre est un homme assoiffé d'argent qui se fout comme d'une guigne de son prochain, quelqu'il soit. Ce dernier est une sorte de psychopathe sans autre foi ni loi que son egotisme. Tourné dans le sud Dakota dans des paysages somptueux, la dernière chasse est un western à part. C'est une œuvre écologique qui s'inscrit dans la veine des films pro indiens dans la veine de "la flèche brisée ". Stewart Granger qui a la ville s'appelait James Stewart ( ca ne s'invente pas) ne fit pas la carrière qu'il méritait. Il est surtout très réputé dans les films de capes et d'épées comme " le prisonnier de zenda" et "scaramouche". Brooks est un auteur beaucoup défendu par Patrick Brion, le fameux historien du cinéma. A raison. A voir.

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Philippe G.
Philippe G.

30 abonnés 190 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 avril 2021
Quelle ne fut pas ma surprise de constater que ce pur chef d'oeuvre n'a pas encore été commenté sur ce site. Pur chef d'oeuvre du cinéma américain et surtout du western. Un film d'une beauté formelle et d'une audace thématique incroyable pour l'époque, le milieu des années 50 - celà l'aurait certainement moins été à la fin des années 60 ou au milieu de la décennie suivante, par exemple dirigée par un Sam Peckinpah, John Huston ou Nicholas Ray (quoique le metteur en scène de Johnny Guitar avait cessé de tourner après 1963.) Mais le thème abordé par ce joyau absolu n'aurait pas dépareillé dans la filmographie des trois cinéastes cités juste précédemment. Jugez par vous même, ce fim pourtant produit par la plus grosse firme hollywoodienne de l'époque, la glorieuse Metro Goldwyn Mayer, aborde de pleine fouet le massacre des bisons par les chasseurs blancs avec pour corollaire, et aussi pour finalité, d'affamer le peuple amérindien et donc de provoquer son génocide, en le privant de sa nourriture ainsi que d'un des seuls moyens qu'il avait de pouvoir se prémunir contre le froid. Richard Brooks signe ici pour ainsi dire l'un des trois westerns de sa carrière avant THE PROFESSIONNALS et BITE THE BULLETS aux thématiques bien différentes, mais toujours intéressantes et surtout jamais gratuites ou simplement divertissantes pour neuneus du samedi soir. Ici, je le répète, le génocide des bisons, et donc par de fait des indiens, est abordé à la fois avec subtilité et sans détour et avec une esthétique que n'aurait pas reniée un John Ford. Un casting impeccable soulignant une fois encore les talents d'un Robert Taylor au sommet de sa gloire, interprétant ici un personnage des plus antipathiques, qui se targue par exemple d'avoir éprouvé du plaisir à tuer durant la guerre civile - de Sécession - et encore plus de priver les Indiens de nourriture en exterminant les bisons. Un film majeur incontournable dans l'histoire du cinéma américain, et par rapport auquel je n'arrive pas à comprendre pourquoi il n'a jamais été distribué en DVD. Heureusement,, il était passé plusieurs fois à la TV, FR3, jadis, grâce à Patrick Brion.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 119 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 juillet 2020
En 1956, le western èvolue et plus spècialement du point de vue adoptè sur cette guerre d'extermination et le gènocide indien! A chaque bison de moins, c'est un Indien qui crève de faim car pour eux, un bison reprèsente viande et vêtements! Le scènario de Richard Brooks, qui aborde de nouveau les grands sujets humains qu'ils affectionnaient tant, est ènergique et exemplaire, bien que ce western de la M.G.M offre surtout un contre-emploi mèmorable à Robert Taylor! Le cadre y est magnifique avec le Custer State Park et les monuments des Badlands! Stewart Granger (le sage) et Robert Taylor (le mèchant) sont donc pris dans l'engrenage de la fatalitè! Une fois encore, Debra Paget joue le rôle (quasi muet) d'une femme indienne tandis que Russ Tamblyn incarne un jeune mètisse droit et fidèle en amitiè! Lloyd Nolan est vraiment bon aussi et c'est même lui qui nous sort la meilleure rèplique du film! De plus les chasses aux bisons sont restèes cèlèbres pour leur duretè et le final dans la neige offre un dènouement inattendu! Une date dans le western...
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mai 2020
Un western qui sort de l'ordinaire puisqu'il traite du massacre des bisons (certains d'ailleurs manifestement sacrifiés pour les besoins du tournage !) et de la famine résultante pour les indiens. Robert Taylor, dans un contre emploi de tueur sadique et raciste, est impressionnant avec son regard bleu acier.
clint54
clint54

27 abonnés 495 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 mai 2016
un bison abattu c'est un Indien de moins. Une des phrases radicales qui illustrent le propos. Une féroce chasse aux bisons qui cache un thème récurrent dans le Western classique et contemporain. Tuer c'est exister. spoiler: R.Taylor
n'a que ce but en tête, cupide,méchant et vaniteux, l'acteur excelle dans ce rôle inhabituel et impose son écrasant charisme face à spoiler: S.Granger
plutôt timoré et un rien soumis. Un visuel en Cinémascope de belle qualité, en particulier en début de film lors de la traque du troupeaux de bisons. Le racisme fait partie intégrante de l'oeuvre et l'on comprend fort vite que les bisons représentent le Peuple Indien et que spoiler: R.Taylor
à soif de meurtre. Dans le Western traditionnel, il existe la fièvre de l'Or, ici la Fièvre du Bison prend tout son sens. La fin reste prévisible,la vanité du terrible méchant provoque sa chute; comme le titre l'indique. Alors, oui peut-être aurions nous eu un véritable duel, une traque impitoyable plus intense,mais c'était sans compter l'intelligence de spoiler: R.Brooks
qui 10 ans plus tard livre spoiler: Les Professionnels
autre Western marquant du Genre. Celui-ci garde une certaine profondeur d'âme malgré ses 60 ans.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 725 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mars 2015
Au milieu d'une chasse aux bisons, moyen d'existence de ces derniers hommes et des indiens et avant que le gouvernement américain ne légifère sur les quotas, un groupe d'hommes ayant passé sa vie à chasser et ainsi en ayant presque perdu tout sentiment humain, trouve une jeune indienne et son enfant. Cette rencontre fait réfléchir un des chasseurs mais pas l'autre qui reste bestial et sans cœur. Un film assez fort et en même temps un hymne aux dernières grandes chasses. Des paysages, des hommes durs et courageux et toujours S. Granger superbe, sorte de James Stewart du western.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 février 2015
Je peux juste conseiller à tous de lire la critique de chambers utile et très complète.
J'aime énormément ce film avec tous les acteurs si justement utilisé par Brooks
On reconnait le petit rouquin de west side story je suis très émue de les revoir tous grâce à TCM cinéma et son free février 2015
A
Raw Moon Show
Raw Moon Show

153 abonnés 853 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 décembre 2014
Un western assez quelconque de Richard Brooks parce que fondé sur une opposition bien trop classique entre deux amis de chasse que tout oppose et dont le film ne fera qu'aggraver le fossé au fil du récit. Reste une belle idée très originale de fin qui rappellera pour les connaisseurs celle de Day of the Outlaw. Juste pour cette fin, on peut s'accrocher.
TTNOUGAT

699 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 janvier 2014
Beaucoup moins flamboyant que ‘’les professionnels’’ mais beaucoup plus profond au premier degré, ce western fait partie de ceux qu’il est nécessaire de voir pour sa triple originalité. Tout d’abord un monde habité par les bisons, animaux inoffensifs si on ne les importune pas. Nous ressentons bien ce qui s’est passé il y a seulement 120 ans. Ensuite, deux personnages centraux aux antipodes avec Robert Taylor méchant comme la gale, incapable de refréner ses pulsions, et Stewart Granger aux instincts identiques mais corrigés par l’éducation chez les indiens et la volonté de s’améliorer. Enfin, un ton s’adaptant parfaitement au genre avec une histoire d’amour intégrée à l’action et aux paysages. La mise en scène est belle, Brooks sait faire ressortir la rudesse de la vie au Dakota en 1983, l’action même visuellement statique prime constamment sur les dialogues. Le passage, plus que tendu entre Charly et Sandy,ne pouvait que se terminer par la mort de l’un ou des deux. Le fait que cela n’aboutisse pas est une parfaite illustration de l’art de Brooks. La mort qui rode à ce moment précis est chassée par la folie réveillée chez Charly sous les roulements sonores d’un orage lointain. L’héroïne, Debra Paget est bien utilisée, peu importe qu’elle ne ressemblé pas à une vraie indienne, c’est oublier ce qu’est le cinéma de penser cela. Le final est évidemment le point le plus fort du film, même s’il semble avoir été tourné avec un certain déficit de soin. Il manque des plans, souvent il y a tant d’images découpées par les projectionnistes que cela finit par se voir, peut-être est-ce le cas ? c’est infiniment dommage mais comment l’éviter ?
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