La Dernière chasse
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bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 206 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 octobre 2010
Un Western qui a beaucoup mal vieillit à mon sens signé Richard Brooks que j'ai connu plus inspiré dans d'autres genres. Un film qui relate l'histoire de la chasse aux bisons et un duel entre deux hommes rivals, ça aurait pu etre bien mais c'est long, ennuyeux, maladroitement filmé avec la technicolor, ce qui faut retenir de ce long métrage est la bonne performance de Robert Taylor en homme qu'on hait et la fin qui reveille un peu. Stewart Granger est trop mou à mon sens et la chasse aux bisons n'a rien de spectaculaire, mieux vaut se rematter "Danse avec les loups" de Kevin Costner qui est plus spectaculaire. Grosse déception pour ma part.
Jipis
Jipis

44 abonnés 360 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 juin 2012
« Tuer est la seule preuve que tu existes »

Concernant ce western extrêmement réaliste une seule question se pose. Les bisons sont ils réellement massacrés tout au long de cette chasse apologique, intarissable besoin d’assumer un alimentaire camouflant l’euphorie exécutif d’un massacre organisé.

La procédure de survie liée à la conquête d’une peau de bête est vite remplacée par une démence de tuer achevée par un orgasme intérieur satisfait souriant, satanique dans une respiration saccadée.

Le manichéisme de deux tireurs est disproportionné de manière parfaite, l’un de plus en plus talonné par le remord est cerné par une lassitude de distribuer la mort sous prétexte de manger.

Le second au contraire entretient par des yeux étincelants de haine un périple sanglant menant vers la folie. Un besoin de dominer par un fusil et une parole irrespectueuse la bête et l’indien.

Ce genre de récit synonyme d’antinomies extrêmes respecte une psychologie élémentaire du pire et du meilleur ceci dans une nature généreuse en viandes dont tout les protagonistes bons ou méchants sont tributaires.

Dans cette contrée foisonnante ou la peau du Buffalo est source de projet c’est un Robert Taylor halluciné qui endosse l’habit négatif d’un esprit ne raisonnant plus.

Le bison blanc malgré une protection mystique est abattu. Le racisme est primaire, irréfléchi, l’homme grisé par la puissance de tuer devient complètement incontrôlable.

« La dernière chasse » Western convaincant sur les désastres occasionnés sur une nature immuable par des humains affamés de sang démontre l’énorme difficulté d’un microcosme de se pourvoir d'un équilibre devant l’offrande naturelle de grands espaces déposant une pitance abondante massacrée plus par plaisir que par nécessité.

Ce cimetière de squelettes foulés par une raison ivre est une accusation terrible contre un abus de pouvoir martyrisant un instinct animal

La prestation de Robert Taylor est magnifique.
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mai 2020
Un western qui sort de l'ordinaire puisqu'il traite du massacre des bisons (certains d'ailleurs manifestement sacrifiés pour les besoins du tournage !) et de la famine résultante pour les indiens. Robert Taylor, dans un contre emploi de tueur sadique et raciste, est impressionnant avec son regard bleu acier.
djacno T.
djacno T.

42 abonnés 858 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 mai 2013
Hormis une fin original, on assiste à un duel machiste entre deux cow-boys vieillissants face à une jeune femme en fleur inexpressive. Rien d'exceptionnel sinon des jurons anti-indiens. Une vraie déception car l'idée de départ était plutôt bonne (les bisons en voie de disparission).
chrischambers86

16 159 abonnés 13 109 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 juillet 2020
En 1956, le western èvolue et plus spècialement du point de vue adoptè sur cette guerre d'extermination et le gènocide indien! A chaque bison de moins, c'est un Indien qui crève de faim car pour eux, un bison reprèsente viande et vêtements! Le scènario de Richard Brooks, qui aborde de nouveau les grands sujets humains qu'ils affectionnaient tant, est ènergique et exemplaire, bien que ce western de la M.G.M offre surtout un contre-emploi mèmorable à Robert Taylor! Le cadre y est magnifique avec le Custer State Park et les monuments des Badlands! Stewart Granger (le sage) et Robert Taylor (le mèchant) sont donc pris dans l'engrenage de la fatalitè! Une fois encore, Debra Paget joue le rôle (quasi muet) d'une femme indienne tandis que Russ Tamblyn incarne un jeune mètisse droit et fidèle en amitiè! Lloyd Nolan est vraiment bon aussi et c'est même lui qui nous sort la meilleure rèplique du film! De plus les chasses aux bisons sont restèes cèlèbres pour leur duretè et le final dans la neige offre un dènouement inattendu! Une date dans le western...
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 721 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mars 2015
Au milieu d'une chasse aux bisons, moyen d'existence de ces derniers hommes et des indiens et avant que le gouvernement américain ne légifère sur les quotas, un groupe d'hommes ayant passé sa vie à chasser et ainsi en ayant presque perdu tout sentiment humain, trouve une jeune indienne et son enfant. Cette rencontre fait réfléchir un des chasseurs mais pas l'autre qui reste bestial et sans cœur. Un film assez fort et en même temps un hymne aux dernières grandes chasses. Des paysages, des hommes durs et courageux et toujours S. Granger superbe, sorte de James Stewart du western.
Hotinhere

790 abonnés 5 452 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 avril 2023
Un western original, à dimension écologique et humaniste mais un peu manichéen dans l’ensemble, qui repose sur la rivalité de 2 chasseurs de bisons que tout oppose.
Avec notamment une séquence d'abattage de bisons aussi marquante que dérangeante.
Charlotte28
Charlotte28

202 abonnés 2 809 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 février 2025
Dénonçant le mépris des Américains à l'égard du peuple et des croyances des Indiens, ce western lorgne autant du côté du film d'aventures (avec de remarquables scènes de chasse) que du drame personnel en opposant deux figures du chasseur - celui qui culpabilise de tuer, l'animal étant respecté comme être vivant (cf. le temps ralenti sur les veaux privés de père) à celui qui s'en délecte, que l'on double des défauts de racisme et d'impétuosité (flamboyant Robert Taylor). A ce duo s'ajoutent des marginaux dont celle qui va aviver les tensions par son charme - quitte à renvoyer le xénophobe à ses contradictions émotionnelles - ainsi qu'un métis touchant dans son âpre apprentissage initiatique. Culminant dans une ultime séquence de duel (à l'issue inattendue!) dont le décor neigeux renforce la rudesse, la narration rappelle la déférence ainsi que l'humilité nécessaires face à la nature (humaine). Faussement classique.
onsefaitunetoile
onsefaitunetoile

85 abonnés 1 487 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 juillet 2025
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Un film fort qui a un impact immédiat sur le spectateur. Certes, il y a les thèmes qu'il aborde, l'extermination des bisons, pour leur peau, pour leur chaire, et pour affamer les indiens, qui pour eux, le bison, était source de vie. Il y a aussi l'aspect abject du racisme, toujours envers les indiens, et la soif de tuer, gagner par la fièvre du bison, tuer devient un besoin, le goût du sang est le plus fort. Et qui s'y colle, Robert Taylor, cet acteur mérite toute notre considération, lui, qui jouait les preux chevalier, le voilà à massacrer bisons, indiens, semblables, avec une telle haine dans le regard, et affichant un dégout pour son prochain. Quel acteur ! Déjà, il n'avait pas le beau rôle dans Lame de Fond, de Vincente Minelli, mais là, cela dépasse tout. J'insiste un peu sur cet acteur, car avoir un telle stature et allez se jeter dans des rôles de personnages aussi antipathique, il fallait oser.
Si on revient au film, à ce western, le casting est assez bon, même notre anglais de Stewart Granger tient son rôle parfaitement, même s'il reste un ton en dessous de Taylor, les seconds rôles et la splendide Debra Paget, ajoute encore une raison de douter les uns des autres et de relever la nature des hommes qui l'entoure.
Pas d'ambiguïté, le film est dur, cruel, sans consentions, et c'est pour cela qu'il a toujours cette force, après tant d'année. C'est un western dramatique, qui est à placer en très bonne position des westerns importants, au même titre que certains Ford.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

89 abonnés 4 207 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 juillet 2025
Ancien chasseur de bisons, pas tout à fait encore repenti, Stewart Granger reprend du service en s'associant avec l'inquiétant Robert Taylor.
Le western de Richard Brooks, entre écologisme et humanisme, fustige le comportement des Blancs, coupables d'avoir réduit à rien la population des bisons, coupables de cruauté par mercantilisme et de régner sans partage sur le magnifique continent qu'ils dépouillent.
Le massacre des bisons n'est pas une métaphore du génocide indien mais il y renvoie forcément. D'autant que le commerce des peaux privent ceux-ci de leur ressource. Dans les décors paradisiaques de l'Amérique sauvage, les scènes d'abattage -réelles- ne sont pas loin d'être bouleversantes et, pour le moins, introduisent un sentiment de malaise et de honte, tel que le ressent désormais le personnage de Stewart Granger. L'enjeu du film est le renoncement de McKenzie au massacre, quitte à s'opposer à l'immonde Gilson.
A ce western volontiers discursif, à l'intrigue pas fondamentalement originale, la figure crapuleuse et impulsive incarnée par Robert Taylor donne une certaine intensité dramatique. Face à un Stewart Granger ayant mauvaise conscience, Taylor concentre avec brio les tares de l'humanité : le racisme et la violence, la cupidité, auxquels il joint une totale incompréhension du monde qui l'entoure, ce dernier point étant finalement l'accusation essentielle du cinéaste.
Au bout du film, spoiler: le châtiment mérité
de Charley Gilson sera aussi bref que singulier.
Philippe G.
Philippe G.

30 abonnés 190 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 avril 2021
Quelle ne fut pas ma surprise de constater que ce pur chef d'oeuvre n'a pas encore été commenté sur ce site. Pur chef d'oeuvre du cinéma américain et surtout du western. Un film d'une beauté formelle et d'une audace thématique incroyable pour l'époque, le milieu des années 50 - celà l'aurait certainement moins été à la fin des années 60 ou au milieu de la décennie suivante, par exemple dirigée par un Sam Peckinpah, John Huston ou Nicholas Ray (quoique le metteur en scène de Johnny Guitar avait cessé de tourner après 1963.) Mais le thème abordé par ce joyau absolu n'aurait pas dépareillé dans la filmographie des trois cinéastes cités juste précédemment. Jugez par vous même, ce fim pourtant produit par la plus grosse firme hollywoodienne de l'époque, la glorieuse Metro Goldwyn Mayer, aborde de pleine fouet le massacre des bisons par les chasseurs blancs avec pour corollaire, et aussi pour finalité, d'affamer le peuple amérindien et donc de provoquer son génocide, en le privant de sa nourriture ainsi que d'un des seuls moyens qu'il avait de pouvoir se prémunir contre le froid. Richard Brooks signe ici pour ainsi dire l'un des trois westerns de sa carrière avant THE PROFESSIONNALS et BITE THE BULLETS aux thématiques bien différentes, mais toujours intéressantes et surtout jamais gratuites ou simplement divertissantes pour neuneus du samedi soir. Ici, je le répète, le génocide des bisons, et donc par de fait des indiens, est abordé à la fois avec subtilité et sans détour et avec une esthétique que n'aurait pas reniée un John Ford. Un casting impeccable soulignant une fois encore les talents d'un Robert Taylor au sommet de sa gloire, interprétant ici un personnage des plus antipathiques, qui se targue par exemple d'avoir éprouvé du plaisir à tuer durant la guerre civile - de Sécession - et encore plus de priver les Indiens de nourriture en exterminant les bisons. Un film majeur incontournable dans l'histoire du cinéma américain, et par rapport auquel je n'arrive pas à comprendre pourquoi il n'a jamais été distribué en DVD. Heureusement,, il était passé plusieurs fois à la TV, FR3, jadis, grâce à Patrick Brion.
chrisbal
chrisbal

18 abonnés 766 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 octobre 2023
Cette confrontation entre Robert Taylor et Stewart Granger que tout réunit (ce sont tous les 2 de grands chasseurs de bisons) et tout oppose à la fois (le premier revendiquant une certaine sauvagerie et le second cherchant le chemin de la rédemption) est parfaitement mise en scène par Richard Brooks avec pour toile de fond la beauté et la rudesse des paysages du Dakota.
Lloyd Nolan est lui aussi excellent en vieux briscard arbitrant cette rivalité grandissante exacerbée par la présence plus ou moins consentie d'une femme indienne.
Le rythme du film est assez lent avec seulement quelques bagarres et duels, mais les troupeaux de bisons sont spectaculaires et il est à noter que les scènes de chasse sont réelles puisque elles ont été tournées dans le cadre d'une régulation de l'espèce : impressionnant!
TTNOUGAT

699 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 janvier 2014
Beaucoup moins flamboyant que ‘’les professionnels’’ mais beaucoup plus profond au premier degré, ce western fait partie de ceux qu’il est nécessaire de voir pour sa triple originalité. Tout d’abord un monde habité par les bisons, animaux inoffensifs si on ne les importune pas. Nous ressentons bien ce qui s’est passé il y a seulement 120 ans. Ensuite, deux personnages centraux aux antipodes avec Robert Taylor méchant comme la gale, incapable de refréner ses pulsions, et Stewart Granger aux instincts identiques mais corrigés par l’éducation chez les indiens et la volonté de s’améliorer. Enfin, un ton s’adaptant parfaitement au genre avec une histoire d’amour intégrée à l’action et aux paysages. La mise en scène est belle, Brooks sait faire ressortir la rudesse de la vie au Dakota en 1983, l’action même visuellement statique prime constamment sur les dialogues. Le passage, plus que tendu entre Charly et Sandy,ne pouvait que se terminer par la mort de l’un ou des deux. Le fait que cela n’aboutisse pas est une parfaite illustration de l’art de Brooks. La mort qui rode à ce moment précis est chassée par la folie réveillée chez Charly sous les roulements sonores d’un orage lointain. L’héroïne, Debra Paget est bien utilisée, peu importe qu’elle ne ressemblé pas à une vraie indienne, c’est oublier ce qu’est le cinéma de penser cela. Le final est évidemment le point le plus fort du film, même s’il semble avoir été tourné avec un certain déficit de soin. Il manque des plans, souvent il y a tant d’images découpées par les projectionnistes que cela finit par se voir, peut-être est-ce le cas ? c’est infiniment dommage mais comment l’éviter ?
loulou451
loulou451

146 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 janvier 2011
Richard Brooks n'était pas un grand spécialiste du genre, mais il signe un western aussi étrange qu'original centré autour de la chasse aux bisons. Véritable parabole, l'histoire sert de prétexte à une humanité débordante de son réalisateur. Certes, le propos est parfois bavard, voire démonstratif, mais la qualité de l'interprétation (Stewart Granger est formidable), l'originalité du récit, parvient à équilibrer l'ensemble. Un très bon film au final.
Yoloyouraz
Yoloyouraz

35 abonnés 566 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 juin 2008
Assez étrange dans son écriture comme dans sa photographie, cette Dernière chasse laisse un souvenir plutôt sympathique.
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