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Un film fort qui a un impact immédiat sur le spectateur. Certes, il y a les thèmes qu'il aborde, l'extermination des bisons, pour leur peau, pour leur chaire, et pour affamer les indiens, qui pour eux, le bison, était source de vie. Il y a aussi l'aspect abject du racisme, toujours envers les indiens, et la soif de tuer, gagner par la fièvre du bison, tuer devient un besoin, le goût du sang est le plus fort. Et qui s'y colle, Robert Taylor, cet acteur mérite toute notre considération, lui, qui jouait les preux chevalier, le voilà à massacrer bisons, indiens, semblables, avec une telle haine dans le regard, et affichant un dégout pour son prochain. Quel acteur ! Déjà, il n'avait pas le beau rôle dans Lame de Fond, de Vincente Minelli, mais là, cela dépasse tout. J'insiste un peu sur cet acteur, car avoir un telle stature et allez se jeter dans des rôles de personnages aussi antipathique, il fallait oser.
Si on revient au film, à ce western, le casting est assez bon, même notre anglais de Stewart Granger tient son rôle parfaitement, même s'il reste un ton en dessous de Taylor, les seconds rôles et la splendide Debra Paget, ajoute encore une raison de douter les uns des autres et de relever la nature des hommes qui l'entoure.
Pas d'ambiguïté, le film est dur, cruel, sans consentions, et c'est pour cela qu'il a toujours cette force, après tant d'année. C'est un western dramatique, qui est à placer en très bonne position des westerns importants, au même titre que certains Ford.