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clint54
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3,5
Publiée le 9 mai 2016
un bison abattu c'est un Indien de moins. Une des phrases radicales qui illustrent le propos. Une féroce chasse aux bisons qui cache un thème récurrent dans le Western classique et contemporain. Tuer c'est exister. spoiler: R.Taylor n'a que ce but en tête, cupide,méchant et vaniteux, l'acteur excelle dans ce rôle inhabituel et impose son écrasant charisme face à spoiler: S.Granger plutôt timoré et un rien soumis. Un visuel en Cinémascope de belle qualité, en particulier en début de film lors de la traque du troupeaux de bisons. Le racisme fait partie intégrante de l'oeuvre et l'on comprend fort vite que les bisons représentent le Peuple Indien et que spoiler: R.Taylor à soif de meurtre. Dans le Western traditionnel, il existe la fièvre de l'Or, ici la Fièvre du Bison prend tout son sens. La fin reste prévisible,la vanité du terrible méchant provoque sa chute; comme le titre l'indique. Alors, oui peut-être aurions nous eu un véritable duel, une traque impitoyable plus intense,mais c'était sans compter l'intelligence de spoiler: R.Brooks qui 10 ans plus tard livre spoiler: Les Professionnels autre Western marquant du Genre. Celui-ci garde une certaine profondeur d'âme malgré ses 60 ans.
La dernière chasse est un bon western de Richard Brooks. Un bon scénario, une mise en scène du réalisateur irréprochable, des acteurs comme Robert Taylor, Stewart Granger ou encore Lloyd Nolan convaincants dans leurs rôles etc… Bref tout est réuni pour que ce Western soit une réussite et c’est le cas. Divertissement assuré, 13 / 20.
Richard Brooks est un réalisateur qui nous a donné plusieurs grands films : " la dernière chasse "en fait partie. Il s'agit d'un western intelligent qui nous propose la confrontation entre deux hommes incarnés par Robert Taylor et Stewart Granger. Ces deux chasseurs associés pour le meilleur et pour le pire, incarnent deux regards finalement politiques. L'un se sent proche des indiens et respecte leur culture, l'autre est un homme assoiffé d'argent qui se fout comme d'une guigne de son prochain, quelqu'il soit. Ce dernier est une sorte de psychopathe sans autre foi ni loi que son egotisme. Tourné dans le sud Dakota dans des paysages somptueux, la dernière chasse est un western à part. C'est une œuvre écologique qui s'inscrit dans la veine des films pro indiens dans la veine de "la flèche brisée ". Stewart Granger qui a la ville s'appelait James Stewart ( ca ne s'invente pas) ne fit pas la carrière qu'il méritait. Il est surtout très réputé dans les films de capes et d'épées comme " le prisonnier de zenda" et "scaramouche". Brooks est un auteur beaucoup défendu par Patrick Brion, le fameux historien du cinéma. A raison. A voir.
Un western assez quelconque de Richard Brooks parce que fondé sur une opposition bien trop classique entre deux amis de chasse que tout oppose et dont le film ne fera qu'aggraver le fossé au fil du récit. Reste une belle idée très originale de fin qui rappellera pour les connaisseurs celle de Day of the Outlaw. Juste pour cette fin, on peut s'accrocher.
La dernière Chasse (The Last Hunt) est le premier western militant écologiste de l'histoire. Il montre l'opposition entre deux chasseurs aux idées radicalement opposées. Leur amour de la même femme attisera davantage une opposition dont l'issue sera inévitablement fatale. Robert Taylor endosse pour une fois le rôle du méchant et il le fait avec une force évidente. Stewart Granger est celui qui défend la bonne cause, personnage qui dans cette opposition totalement manichéenne (typique du cinéma des années cinquante), n'offre que des qualités. Le sujet méritait sans doute plus de finesse et un peu de recul (deux qualités dont l'œuvre de Richard Brooks est généralement empreinte). Au-delà de ces réserves le film se caractérise par l'excellence de la mise en scène, la qualité du suspens et une fin plastiquement superbe et surprenante.
Un très bon film, même si je dois reconnaitre que quelques scènes m'ont été assez insupportables. Ceci dit, Richard Brooks prouve à nouveau quel grand réalisateur il est et on ne peut qu'admirer le travail de l'artiste. Profondément dénonciateur, ce film parfois cruel et violent est impressionnant, notamment dans l'opposition de ces deux héros, dont les rôles sont remarquablement interprétés par Robert Taylor et Stewart Granger. Une oeuvre importante, magistrale.
"La dernière chasse" sort des sentiers battus du western traditionnel. Bâti sur un excellent scénario de Richard Brooks, ce film amène une réflexion profonde sur la valeur des hommes, opposant la sensibilité humaine basée sur le courage et le charisme de Stewart Granger au caractère brutal et sauvage incarné par Robert Taylor. Tous les acteurs donnent la pleine mesure de leurs talents dans leur rôle respectifs : Debra Paget dans le rôle de la squaw soumise mais révoltée intérieurement, Lloyd Nolan dans celui du vieux chasseur à l'humour grinçant mais au grand coeur, jusqu'au jeune Russ Tamblyn qui incarne l'amitié fidèle et la sincérité. Les sentiments sont admirablement décrits, l'aspect psychologique des personnages est très bien dépeint, les décors sont magnifiques. Ce western est exceptionnel par la leçon de courage qu'il démontre face à l'adversité bestiale. Le film reste prenant de bout en bout et la fin est tout simplement sublime.
« La dernière chasse » (« The last hunt »), qui aurait pu s’appeler « le bison blanc », est un film humaniste terriblement visionnaire. Tourné il y a 65 ans par le réalisateur Richard Brooks, il aborde des thèmes d’actualité comme la sixième extinction de masse via le massacre des bisons, le racisme et la condition des peuples opprimés via la détestation des Indiens, et la condition de la femme via les actes prédateurs masculins. Robert Taylor est admirable en toxique rongé par ses démons, paranoïaque et instable, jaloux, toujours en quête d’amour et de reconnaissance (l’archétype du toxique des années 2000). Son alter-ego, l’excellent Stewart Granger, empêtré dans ses contradictions, va réagir tout en retenue et en self-contrôle pour ne pas se mettre au même niveau que son harceleur. Les seconds rôles ont également beaucoup d’importance dans l’affrontement « passif-actif » entre les deux principaux protagonistes. La seule limite du film est peut-être la densité des thèmes abordés sans véritable approfondissement. On s’interroge beaucoup néanmoins. La scène finale et admirable, la dépouille de Robert Taylor se métamorphosant symboliquement en « bison blanc ». Retrouvez mon amour du Far West dans le roman WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU - Eds VERONE - TOME 1.
Je peux juste conseiller à tous de lire la critique de chambers utile et très complète. J'aime énormément ce film avec tous les acteurs si justement utilisé par Brooks On reconnait le petit rouquin de west side story je suis très émue de les revoir tous grâce à TCM cinéma et son free février 2015 A
Un des films les plus juste avec La Flèche Brisée de Delmer Daves que le cinéma américain ait consacré au problème indien. Dans ce douloureux rappel de ce que fut le long calvaire de la race indienne, on y sent l'anéantissement physique de toute une nation. Il faut se rappeler que les Etats-Unis distribuaient des médailles aux chasseurs de bisons : un bison mort d'un côté, un indien mort de l'autre. Chaque bison tué signifiait un indien mourant de faim. Ne pouvant les abattre tous, l'armée les éliminait en les affamant...Ce constat tragique repose sur une rivalité entre 2 chasseurs au tempérament opposé : l'un tue pour survivre, ses actes lui donnant mauvaise conscience, l'autre éprouvant au contraire un véritable plaisir à détruire et à tuer. Le film rappelle également au peuple américain qu'il l'auteur d'un génocide (celui des Indiens), d'une catastrophe écologique (la quasi-disparition des bisons) et qu'il a le goût excessif des armes à feu (la pratique quotidienne du fusil peut conduire au goût de tuer). C'est certainement avec Elmer Gantry Le Charlatan le plus beau film de cet humaniste qu'était Richard Brooks.