Comment magnifier un genre tout en lui portant le coup de grâce? C'est un peu ce que le grand Clint Eastwood a réussi avec Impitoyable, western définitif réalisant la synthèse de tout ce qu'il a pu apprendre chez Sergio Leone et Don Siegel. Entre ombre et lumière, à travers un héros fatigué qui se lance dans une dernière chevauchée, Eastwood (magistral devant comme derrière la caméra) signe une partition extraordinaire, avec des acteurs de haut vol (Gene Hackman en particulier est absolument jubilatoire dans ce film). A la fois rageur et mélancolique, Impitoyable est dans la lignée des grands classiques des 60's-70's, un cinéma auquel son réalisateur rend ici un hommage appuyé dont on ne voit pas quelle œuvre a pu seulement l'approcher depuis. Du grand art, tout simplement.
Comme j'ai déjà dû le dire précédemment je ne suis pas du tout fan de Western. Pour autant ce film est vraiment plaisant, on suit donc le retour de William Munny et de son acolyte dans son ancienne vie pour défendre une cause qu'il juge juste mais surtout on ne va pas se leurrer pour la récompense. Avec ce film, Clint Eastwood trace un trait sur sa carrière de cow-boy en tirant une des plus belles révérences dont il était possible et s'en sort tout de même avec deux oscars. Un hommage qu'il a également voulu rendre aux réalisateurs qui lui ont donné sa chance comme Sergio Leone dans des rôles de gringo. La réalisation est très bonne, et a permis à Clint Eastwood d'être reconnu en tant que réalisateur (mais ce n'est pas son premier film). Le scénario est super, l'aventure plaisante et prenante, on ne voit pas le temps passer. Le casting en plus d'être impressionnant est vraiment bon. Qu'est-ce que l'on peut détester Gene Hackman, une vraie pourriture. Morgan Freeman vraiment attachant même si (sans faire preuve de rascisme) je ne comprends pas la présence d'un noir dans un western alors qu'il y a l'esclavage. C'était un petit aparté et peut être dois-je juste révisé mon histoire américaine. Sa n'empêche pas Morgan Freeman d'être très bon, de nous donner une certaine empathie pour son personnage. Personnellement j'ai adoré Anna Thosmson et je regrette que son personnage n'est pas été plus exploité. On sent qu'elle a plein de choses à dire, qu'elle ressent beaucoup de choses et a par percé des émotions dans son regard on aura pas grand chose. C'est dommage. En tout cas, je vous recommande ce film, du Clint Eastwood pur, histoire vraiment plaisante et bonne accompagné d'une bonne réalisation et des plans sur le paysage vraiment superbe. Et j'ai adoré cette fin qui m'a tout de suite fait penser à Lucky Luke (peut-être à défaut), mais avec son départ dans la nuit après avoir avertie la population d'une belle morale, je m'attendais même à la musique de fin. A voir absolument.
Quand on fait le bilan d'Impitoyable, nous constatons une belle progression du personnage de Clint Eastwood qui était un homme fini et rangé, et qui se voit redevenir le tueur sanguinaire qu'il était autrement (d'avant la mort de sa femme). Le plus remarquable reste le shérif impitoyable joué par Gene Hackman, il est au final le plus impitoyable de tous alors qu'on attendait Clint dans ce rôle là, mais ce n'est que mon point de vue. Le reste est souvent long et l'action est absente, il faut attendre deux heures pour avoir un final correct. Mais bon, nous avons ici un des rares western qui tiennent bien la route de ces 25 dernières années, alors on ne va pas totalement le démolir. A voir.
Ce film signe d'une manière magistrale l'entêrrement d'un genre qui à tout donnée a son auteur. Le grand, l'immense, le gargantuesque Clint Eastwood réalise avec Impitoyable l'un de ses meilleurs films, un Western bien sûr, crépusculaire évidemment, rendant hommage à ses deux mentors Don Siegel et l'indétronable Sergio Leone assurément. Dans ce film qui comporte un héros Léonien c'est à dire tout sauf un concentré de vertu, Eastwood met en scène une histoire sombre ou chacun des personnages apportent quelquechose qui représentent les western d'antemps. Eastwood et ses acteus sont tous excellents de Hackman à Freeman. Impitoyable c'est aussi la fin de l'Ouest, Pourquoi ? Parce que les despérados sont dépassés que l'ouest n'est plus ce quil était. Enfin bref, ce film synthétise 40 ans de western et cela donne un superbe film autaut sur un plan photographique scénaristique. Un grand film, un de plus pour Easwtood qui est très coutumiers du fait.
À très très mal vieilli, que ce soit le scénario bidon, la mise en scène vieillotte, les bruitages digne d'une série B ce film était peut être sympa il y a 20 ans mais maintenant est complètement inoubliable Je ne comprends pas l'engouement autour de ce "western"
Western crépusculaire porté par un Eastwood grandiose. Comme si le ton du film allait avec le sentiment de son acteur/réalisateur d'être en bout de course. Clint est grand, Clint est immortel, Clint est impitoyable.
Il y a des jours durant lesquels l'on peut avoir l'impression de passer à côté d'un chef d'oeuvre, ou encore simplement à côté d'une franche surprise. Toutefois, le contraire peut aussi se produire et à un tel point que l'on a franchement l'impression d'avoir perdu son temps. "Impitoyable', du génie Clint Eastwood, relate une de ces énorme déception qui n'a pour elle que sa réputation plutôt mal placée ! Outre son casting emballant, ce western relativement moderne n'insuffle aucune vie aux protagonistes et, quand aux rebondissements, ils se font toujours attendre ! 1992, une année décevante qui peine à livrer des films cultes.
Malgré quelques longueurs et des bons sentiments un peu trop dégoulinants, je fus très agréablement surpris par ce film qui mêle psychodrame et ambiance western spaghetti. Des passages très chargés émotionnellement. Gene Hackman y est terrible dans son rôle de petit dictateur! Un film très original, à voir.
Un de mes préférés films d'Eastwood. Gene Hackman joue toujours aussi bien et le duo Eastwood/Freeman marque le début d'une belle entente entre eux. Succès amplement mérité
Si l'image de Clint Eastwood reste accolée au western, genre qui l'a vu accéder à la célébrité en 1964 avec "Pour une poignée de dollars" premier volet de la fameuse trilogie des dollars, on remarquera que devenu réalisateur (38 films entre 1971 et 2019), il n'y reviendra qu'à quatre reprises. Une production certes limitée mais forte de quatre films importants qui le verront petit à petit s'émanciper de l'influence de ses deux maitres que furent Sergio Leone et Don Siegel. Le dernier de la liste "Impitoyable" accentue encore un peu plus la noirceur qui imprègne la vision de l'Ouest selon Eastwood, très loin de la nostalgie qui affleure toujours derrière la violence que déploie par exemple un Sam Peckinpah ou plus tard un Kevin Costner. Le scénario du film écrit par David Webb Peoples était en réalité dans les tiroirs depuis une dizaine d'années avec une option prise par Francis Ford Coppola. Eastwood en prend connaissance par une lectrice de la Warner. Il est aussitôt emballé et quand l'option de Coppola arrive à expiration, il se positionne. D'autres projets l'appellent et il revient dessus quand il estime avoir l'âge de Will Munny, le personnage central du film. Clint Eastwood savait-il qu'il mettait en scène son dernier western quand il dédia son film à "Sergio et Don" ? Toujours est-il qu'il va se servir du travail de Peoples pour entreprendre une déconstruction systématique du mythe déjà largement entamée depuis "L'homme des hautes plaines" en 1972. A sa manière Sergio Leone avait lui aussi participé à cette démystification du genre en y introduisant une large dose de cynisme mais l'ogre romain qui avait un goût prononcé pour la dérision avait saupoudré ses trois films d'une bonne dose d'humour, introduisant par la même une certaine confusion sur sa démarche. Rien de tout cela chez le Clint Eastwood de 1992. Son héros est vieillissant et clairement présenté comme un ancien tueur à gages sans scrupule aucun. Quand il doit remonter à cheval pour une dernière chasse à la prime alors qu'il élève difficilement ses deux jeunes enfants que lui a laissé son épouse décédée, il se fait renverser sans ménagement. Le ton est donné d'emblée. Rien ne sera facile dans ce retour. Fini les John Wayne, Gary Cooper, Clark Gable et autre Randolph Scott chevauchant allègrement leur monture à plus de cinquante ans. Ici on s'engage dans une sorte de cinéma vérité ou plutôt contre-légende. Les shérifs étant pour la plupart des anciens brigands ou des chasseurs de prime reconvertis, il ne faut rien attendre de bon et de loyal de leur part. Little Big Dagget (Gene Hackman), le shérif de Big Whiskey, la petite bourgade où a été défigurée une prostituée dont Will Munny, doit tuer les deux agresseurs est une brute sadique. Les femmes sont à l'époque peu considérées et il faudra que les prostituées réunissent leurs économies pour espérer obtenir réparation en payant un chasseur de primes. Mais la légende doit tout de même être écrite et c'est un écrivaillon obséquieux et pour tout dire minable (Saul Raminek), vendant sa plume à qui veut lui acheter qui s'en charge. La démonstration d'Eastwood est méthodique pour nous expliquer que rien n'est vrai de ce que les spectateurs amoureux de westerns on aimé depuis les débuts d'Hollywood. Même Ned Logan (Morgan Freeman), le vieux compagnon débauché par Munny pour cet ultime travail renonce quand il lui faut à nouveau "trouer des peaux", rappelant que prendre la vie d'un homme peut vous hanter jusqu'à la fin de vos jours. Faisant endosser à son western la charge bien lourde de rétablir une forme de vérité trop longtemps tronquée, Clint Eastwood que l'on n'avait jamais connu aussi militant aurait du êtrespoiler: rigoureux jusqu'au bout et éviter cette fusillade improbable où Will Munny seul avec son pistolet dégaine plus vite que son ombre pour tuer près de cinq hommes dont le terrible Little Big Dagget qui ne pouvait ignorer les intentions revanchardes de son visiteur du soir . La critique s'est bien sûr emballée devant l'acte jugé comme rédempteur de celui qui fut "l'homme sans nom" chez Leone et le rétrograde inspecteur Harry Callahan chez Siegel. L'académie des Oscars a en toute logique suivi le mouvement en attribuant à "Impitoyable" quatre statuettes dont deux majeures pour Clint Eastwood lui-même. Malgré tout, on pourra préférer "Josey Wales hors-la-loi" qui outre porter un regard lucide sur les ravages de la guerre de Sécession se double d'un regard élégiaque sur la renaissance d'un homme ayant tout perdu. Mais "Impitoyable", s'il ne mérite pas le qualificatif de western définitif qu'on a voulu lui attribuer, se laisse tout de même regarder, Clint Eastwood étant à 62 ans un réalisateur accompli qui sait raconter une histoire mais aussi un formidable acteur. Quant à Gene Hackman et Richard Harris, ils sont prodigieux comme presque toujours.
Seulement deux jours après que l’option de Francis Ford Coppola n’expire pour réaliser le film, Clint Eastwood reprend le script de David Webb Peoples, à qui nous devons les scénarios de “Blade runner” et “L’armée des 12 singes”, puis attendra d’avoir l’âge du personnage pour réaliser “Impitoyable. L’histoire se déroule en 1880. Une prostituée est défigurée au couteau par un client ivre pour avoir ri de la taille de son pénis. Le shérif impose alors une amende au coupable et toutes les prostituées se cotisent pour offrir une récompense à quiconque tuera le coupable. C’est alors que le personnage d’Eastwood, un tueur repenti et reconverti à l’élevage, va reprendre du service avec un ami. Véritable succès commercial à sa sortie, le western se verra également attribuer les Oscars 93 du meilleur film et du meilleur réalisateur. La narration de “Impitoyable” est sobre et s’offre une photographie sublime autant dans les scènes de jour que de nuit. Les longues plaines et les décors propres aux westerns viennent conforter le retour de Clint dans le genre. A cela, le réalisateur ajoute une dimension dramatique à ses personnages et nous tient en haleine par la brutalité de certaines scènes. Un grand western aussi singulier que fascinant. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Le grand Clint Eastwood a une lourde réputation dans ce film et se conduit comme un papy pendant une longue partie jusqu'à ce qu'un drame survienne et le mette face à son passé. Sa légende naît au fur et à mesure du film et on a du mal à y croire jusqu'à ce qu'il se dévoile enfin pour le plaisir des yeux. Un excellent western.
Ce que j'aime vraiment dans ce film c'est comment Eastwood casse son image de cowboy sûr de lui-même forgé par Leone, on le voit plus sensible et meurtri, et puis hormis le final ça ne tire pas dans tous les sens pour rien, c'est un western qui attend son heure pour dégainer. La revanche froide et "impitoyable" est promise mais je dirais que la tension est relativement absente, remplacée par l'humanisme de ses personnages en quête de vengeance rédemptrice face à la troupe de Little Bill, c'est aussi la revanche du lâche présumé, on ne titille pas Clint impunément. Et justement je ne sais pas trop ce qui prend le dessus dans sa mission, sa propre pomme ou celle qui se l'ai faite entaillée, quoi qu'une pierre deux coups, l'histoire d'un homme au passé chargé devenu justicier, sorte de dernier baroud d'honneur pour y trouver la paix. Un bon western.