La profondeur des personnages, tant "principaux" que secondaires est impressionnante, au fil du film, on finit par tous les comprendre, et pourtant, presque jamais à anticiper en visant dans le mille.
Justement parce que là où un autre film se serait contenté d'aller au plus "évident", "classique", celui-ci nage dans le doute, dans la même hésitation que celle de ses protagonistes, tiraillés ; au début, tout semble "convenu", on s'attend à une histoire classique ; mais tout se nuance, rien n'est aussi simple que prévu, il n'y a ni vrais "gentils", ni vrais "méchants", et pour cela, tout est plus crédible, réaliste, profond.
Et plus le film avance, plus on en apprend sur le "passé" de Will, au détour des conversations, mais plus on le voit fragile, maltraité, balloté par les coups durs du destin, jusqu'à la confrontation finale.
Et là, à cause de tous les malheurs précédents, on s'attend à une fin qui va à l'encontre de ce qu'on "espère", que tout ce qui a eu lieu avant nous amène à désirer, mais finalement non, le spectateur n'est pas déçu.
Pire encore, c'est une sombre satisfaction qui arrive, quand le tueur de femmes et d'enfants redevient lui-même.
L'ambiance est parfaite, le jeu des acteurs, sans fausse note.