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chrisbal
18 abonnés
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3,0
Publiée le 23 juillet 2024
Un Clint Eastwood presque plus pitoyable qu'impitoyable (du moins avant la scène finale), entouré d'excellents acteurs (Morgan Freeman, Gene Hackman et Richard Harris en particulier), pour un film qui oscille entre western classique et western spaghetti, sans jamais vraiment choisir son camp.
Une superbe réalisation de la part de Clint Eastwood, digne des plus grands westerns. Avec un casting parfait : Eastwood, Morgan Freeman , Gene Hackman ... tous bien ancrés dans leur personnage. Du départ avec la beauté du paysage, la bonté d'une vie de famille, on dévie tranquillement vers la violence et la cruauté finale,
Un scénario des plus banales, Eastwood parvient malgré tout a nous montré des caractères fort pour chaque personnage jouant ainsi sur l'émotion du spectateur, un film de western a voir 4/5
Qu'est-ce que la violence ? Peut-elle se justifier ? Quelles conséquences l'acte de tuer implique-t-il ? David Webb Peoples oppose, d'un côté, l'incarnation de l'autorité dans ses excès, avec ce shérif cruel, marchandeur, qui rationalise la violence, l'intellectualise et la fomente pour mieux régner ; et, de l'autre, un chasseur de primes rangé des bécanes, désabusé, repenti de sa vie passée de bourreau.
Ces deux rôles jusqu'alors clairement dessinés cachent une vérité plus complexe. En rapportant l'horreur commise par un malfrat sur une prostituée, le Kid de Schofield ressuscite la part violente de William Munny. L’appât du gain le motive autant que le désir de rendre justice, lui qui a tant de fois transgressé la loi.
Clint Eastwood signe un Western brillant en s'affranchissant de l'antagonisme manichéen. Il puise dans les racines pré-existantes de Ford et de Leone pour offrir un récit où le "gentil" joue les Archanges de la Justice, en décidant, de manière arbitraire, qui mérite de vivre et de mourir : il tire à bout portant, fusille des hommes désarmés, profère des menaces à qui s'opposerait à son bras vengeur.
D'abord habité par le désir de punir les tortionnaires, spoiler: à la mort de son partenaire , il se met ensuite en tête de le venger. Escalade de la violence que même le fanfaron Kid de Schofield finit par rejeter. Rien de bon ne peut résulter de la loi du talion. La mort sauvage d'un criminel nourrit la peur et engendre une riposte jugée équitable. Le cycle de la haine se répète.
Western un peu surcoté mais soigné et pas déplaisant. Par contre une chose que personne ne dit: un des 2 cowboys n'avait rien fait et ne méritait pas d'être spoiler: flingué !
Beaucoup de dialogue, peu de faits. Clint est bon comme d'habitude mais le shérif prend vite trop de place dans l'histoire principale, à savoir, la vengeance, le contrat. Clint à 2 répliques mémorables à la fin mais l'ensemble est peu haletant et bcp de personnages secondaires n'apportent, n'ettofent pas l'histoire. cela est dû, à mon sens, à 1 scénario trop axé sur la personnalité du shérif plutôt qu'à Clint. C'est pas mal mais très loin des classiques de Clint des années 60.
L'action se passe en 1880 dans le Wyoming. Une prime de 1000 dollars est promise contre la mort de deux cow-boys qui ont lacéré une prostituée de coups de couteau. Tout ça pour une question de taille de queue ! 1000 dollars de cette époque équivaut à environ 30000 euros de 2024. Une belle somme pour tuer deux hommes ! Assez motivante pour sortir un tueur de sa rédemption. Le scénario se poursuit de chevauchées dans les plaines, aux bivouacs à la belle étoile, jusqu'à la charmante bourgade de Big Whiskey. Le casting est splendide avec Clint Eastwood (aussi derrière la caméra), Morgan Freeman, Gene Hackman, Richard Harris. Ils interprètent un western dur, rugueux, authentique, sans esbrouffe. La violence y est ordinaire. La loi du plus fort y règne en maîtresse absolue. Ça ne rigole pas dans les saloons. Il y a pourtant un vent de modernité qui souffle dans les motivations du héros, pour défendre les femmes, lui qui s'occupe seul de ses deux enfants. Au cœur de cette aventure un fait bien réel est mentionné : l'assassinat de James A. Garfield, 20e président des États-Unis, le 2 juillet 1881. Peut-être une façon d'ancrer cette histoire dans la réalité. Une histoire qui ravira les fans du genre et les amateurs de films réalisés par Clint Eastwood.
Cint Eastwood remet en selle le Western dans ce récit qui trouve son équilibre et multiplie les clins d’œil aux figures mythiques du western tout en achevant les interrogations existentialistes du genre. La Conquête de l'Ouest est terminée. Et l'Amérique est passée à autre chose. Mais Clint Eastwood prouve le contraire car le Western a encore quelque chose à dire avec " Impitoyable " . Au-de-là des clins d’œils à Howard Hawks ou Sergio Leone, le récit s'appuie sur une puissante réflexion sur l’Âme humaine qui remet indirectement en cause les fondements de la nation américaine. Clint Eastwood filme la dure et brutal réalité du western sans donner de réponses évidentes, à travers cette histoire vengeresse et sanglante.
Quatrième et dernier western réalisé par Eastwood, récompensé aux oscars, le titre français ne rend pas aussi bien compte du film que son titre anglais " impardonne".
Un groupe de prostituées, maltraitées dont l'une a été défigurée par un client, se cotisent et font appel aux tueurs à gages de la région pour les venger. Le shérif qui veut faire respecter l'ordre ( à défaut de la justice) élimine les chasseurs de primes qui se présentent.
Western crépusculaire et pluvieux ( beaucoup de scènes se déroulent la nuit ), lent, aux dialogues ciselés, on a ici affaire à un des titres importants du cinéaste/acteur.
Apprécié du public et de la critique, ce n'est sans doute pas le tout meilleur opus de son auteur, ni ( selon moi) son meilleur western comme réalisateur ( "José Wales" me parait plus accompli).
On est malgré tout, encore dans la dernière grande décennie du comédien/cinéaste dont le charisme exceptionnel et la place qu'il occupe dans le septième art, en font un des plus grands noms du cinéma hollywoodien.
On relèvera que la carrière de Eastwood constitue sans doute un des revirements critiques les plus marquants du septième art.
Long et peu intéressant ce film est vraiment surestimé... Les dialogues sont mauvais et l histoire complètement absurde et comme dans toutes les réalisations de Clint, il est au centre de tout, le plus beau, le plus fort, le plus malin etc etc... Lassant N est pas Sergio Leone qui veut...
Un des derniers westerns de Clint Eastwood, qui conclue son registre en apothéose. L'acting est une pépite (Eastwood, Freeman, Hackman, etc...), la réalisation maîtrisée, le scénario bien trouvée. Un chasseur de prime en pleine rédemption et un shérif incontrôlable. Le titre du film "Impitoyable" prend tout son sens à la fin du film. Récompensé aux Golden Globes, BAFTA et Oscars.
Nihiliste et héroïque, cet anti-western crépusculaire signé par Maître Eastwood, à la réalisation, à l’interprétation et à la production, est une magistrale parabole qui renvoie aux quatre décennies précédentes de la carrière de Clint Eastwood, tout en philosophant sur le sens de la justice et de la valeur de la vie humaine.
Une magnificence, une perfection et une virtuosité justement récompensées par les quatre Oscars majeurs du Meilleur Film et du Meilleur Réalisateur pour Clint Eastwood, ainsi que du Meilleur Acteur Dans Un Second Rôle pour Gene Hackman et du Meilleur Montage pour Joel Cox.
Le spoiler: bruit de bottes et d’éperons, du justicier solitaire revenu de l’enfer, résonne encore quand l’épilogue se déroule sur l’écran et que l’on apprend que Bill Munny a disparu dans le soleil couchant de l’Ouest .
Avant de réapparaitre à spoiler: San Francisco, où il a encore écrit un glorieux chapitre de vie avec ses deux enfants devenus adultes. Puis vient le générique de fin .
Et, encore immergé, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec spoiler: un certain Monsieur Harry Callahan, qui pourrait bien être le petit-fils de Bill Munny . Un Western qui arrache des larmes, ça n’était plus arrivé depuis Le Meilleur Western de l’Histoire du Cinéma sorti deux ans auparavant ; j’ai nommé : “Danse Avec Les Loups” de et avec Kevin Costner. D’ailleurs, les deux génies font équipe, en 1993, dans un autre chef-d’œuvre réalisé par Clint Eastwood : “Un Monde Parfait”.