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kanvald
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1,0
Publiée le 19 janvier 2020
En un mot : nul !!! Je ne comprends pas, ce film est ennuyeux, très ennuyeux... Le problème c'est que Jean Cocteau était un artiste ( un peintre, un dessinateur etc ... ) et c'était un artiste très apprécié, donc tout ce qu'il faisait était bien. Alors que non ...
L’adaptation en adéquat avec le conte fantastique est un chef-d’œuvre, dans cette production en noir et blanc aux dignes effets spéciaux, la personnification rend vivante cette maison enchantée au contraire du style dessin animée, de l’abstraction. Une histoire ancienne qui raconte d’abord la rencontre hideuse puis la romance voulue devient de l’amour sincèrement véritable entre la Bête et la Belle, celle-ci voulait une simple rose de son père démuni en ses temps difficiles se retrouve embarquée dans cette folle aventure romanesque. Le couple improbable par la différence du physique tient de l’antagonisme, possède une grande force magnétique particulièrement émouvante dans ses paroles apaisantes. Je ne peux que me laissé charmer par la poésie, pour les deux larmes de diamants qui coulent magnifiquement, comme une analyse de la cruauté naturelle de l’homme, au même titre que l’une des inspirations pour « la forme de l’eau ». La sortie du film était bien située d’après guerre afin de raconter de belles intrigues romancées basé sur le folklore immémorial qui donnera du baume au cœur.
Que dire d'un tel film ? Impossible de lui trouver la moindre molécule de reproche, tout y est poésie, originalité, enfièvrement et superlatifs ! Cocteau a pris pour modèle de son masque.... le chien de Marais ! Impayable !
Eh c'était bien ! un grand classique français, ça fait plaisir ! Pour faire vite le film à part sa lenteur, son aspect légèrement daté et un aspect assez théâtral qui fait un peu tache parfois . En tout cas , celui ci est incroyablement beau avec des effets ( datés pour certains oui) très inspirés soutenant bien les superbes décors du film, surréalistes tout comme l'histoire . La lumière est splendide rendant le film vraiment poétique qu'appuie les dialogues dignes d'une pièce tragique de Jean Anouilh ou Jean Cocteau ( oui car si vous ne les connaissez pas c'est un très talentueux écrivain, metteur en scène, dramaturge et réalisateur bien entendu) . Le film est super poétique et malgré sa lenteur c'est un classique difficilement contournable ! Je le conseille .
Cocteau recréé ici un conte d’une grande beauté avec la prestance de Jean Marais totalement dans son rôle d’âme brisée que l’amour seul peut sauver. Une très belle histoire qui souligne la tristesse de l’homme seul et le bonheur d’aimer autrui. Une réussite visuelle superbe et des décors féeriques.
En voilà un film qui mérite son titre de classique ! Cocteau livre une oeuvre merveilleuse qui impressionne par sa perfection esthétique. Dès les premiers instants, le spectateur est invité dans un univers fantastique regorgeant d'inventivité qui flirt avec le surréalisme et le symbolisme. Cocteau est un artiste qui excelle dans de nombreux domaines et l'on trouve dans "La belle et la bête" une illustration parfaite de cette polyvalence artistique. Il y a en effet quelque chose de très théâtral dans ce film, que ce soit dans la manière de diriger les acteurs mais également dans la rythmique de certaines scènes ainsi que dans l’enchaînement des dialogues. Pour ce qui est de l'esthétique, on sent que Cocteau est très inspiré par la peinture et les arts graphiques en règle général avec notamment l'influence de Gustave Doré qui se fait ressentir à chaque instant. Le cinéaste français crée un monde mystérieux, angoissant mais également très attirant à l'image du personnage de la Bête. La photographie se charge de sublimer chaque plan avec un remarquable travail au niveau des lumières et la musique transcende chacune des scènes pour les rendre inoubliables. Malgré un jeu d'acteur parfois caricatural et des soucis dans la narration, Cocteau livre ici une oeuvre unique et profondément marquante qui mérite de figurer au panthéon du septième art français.
Adaptation par Jean Cocteau du conte mondialement connu, La belle et la bête nous embarque dans un univers de rêve et de féerie, où tous les éléments sont mis au service de la poésie : le jeu de lumière est magnifique et les décors vivants ne sont pas sans évoquer le cinéma de Méliès et ses merveilleux trucages. Et comment ne pas être fasciné par l'apparence de la bête, dont la laideur et la beauté ne font décidément que se confondre ? Superbement interprété, ce chef d'œuvre se laisse regarder avec le plus grand des plaisirs.
Finalement la version de Cocteau est plus acerbe que le conte ou les adaptations de Disney. Le cinéaste met en scène une Belle atteinte du complexe d'Œdipe, une civilisation dominée par l'argent et les faux semblants et une bête séductrice proche de Gaston. Ici le conte a des allures de critique sociale. Mais malgré quelques idées de mise en scène tres fraîches (les bras dans le couloir) le long métrage à néanmoins pris un petit coup de vieux.
Le visage de La Bête en gros plan : à la fois terrifiant et fascinant, et tout est dit. C'est sur cette ambiguïté, celle d'un univers visuel aussi fantastique qu'inquiétant, que Cocteau va construire son long-métrage.
Récit de l'opposition, "La Belle et la Bête" l'est avec évidence. Partagée entre l'amour de son père mais une vie miséreuse, et le côté inquiétant de la Bête avec qui tout semble pourtant être possible, Belle se retrouve tiraillée entre deux mondes. Elle est le contraire total de ses sœurs, ces dernières, petites bourgeoises trop gâtées, rendant tout ce qu'elles touchent hideux, mais aussi traitée comme une esclave, là où la Bête lui offre une vie de reine.
Toutefois, jamais Cocteau de tombe dans le poncif de la princesse, préférant démontrer la douceur de son personnage, loin des obsessions matérielles de ceux qui l'entourent, mais bien de sentiments réels pour son geôlier. Leur relation - tout autant que leurs interprétations respectives - touche donc au sublime. La Bête est aussi, au delà de son apparence, une figure de contradictions : son comportement sauvage n'appuie que d'avantage sa tendresse. C'est bien cette dichotomie qui rend l'œuvre du cinéaste si majestueuse, jusque dans les décors, insufflant de la vitalité aux objets inanimés, pour un résultat dérangeant mais emprunt de féerie.
Cocteau met donc en scène ce conte avec candeur, laissant le soin au spectateur de participer activement à l'émerveillement que propose le récit. "La Belle et la Bête" est un film complexe, dont il est difficile de faire un constat tant s'y abandonner est impératif pour en apprécier la beauté, mais aussi l'écriture, candide au plus au point pour ce qui concerne ces personnages ou bien le traitement de ses thématiques. C'est ce sentiment d'abandon impératif, au risque d'y voir un objet filmique splendide mais stupide, qui constitue la seule limite de ce long-métrage. Bien peu de chose face à une œuvre qui, si on fait l'effort de se perdre complètement à elle, offre un voyage inoubliable.
Un monument du cinéma qui s'illustre par sa poésie envoutante et le superbe de ses acteurs. Le grand Cocteau, en homme de lettres, a su lire et comprendre fondamentalement l’œuvre originale de La Belle et la Bête, avec le choix du double (le même acteur, un Jean Marais irremplaçable, qui interprète le bel Avenant qui attire La Belle et le repoussant La Bête qui la répugne) et la perte de l'un pour sauver l'autre au travers du miroir (la symbolique du double poussé à son apogée comme dans le roman original). Sans aucun conteste, l'adaptation la plus fidèle à l'oeuvre littéraire (pas de vaisselle ni de mobilier qui chante, de statues géantes piétinant les humains ou autres fantaisies prises sur un livre déjà copieux en symbolique), Cocteau a su qu'il n'était pas nécessaire d'en rajouter pour que le résultat soit brillant. Chaque parole se boit lentement comme une liqueur savoureuse, le choix des mots est précieux et réfléchi, le débit reste langoureux, rien qu'avec les dialogues il y a là une œuvre sémiologique mémorable. Le visuel vient renforcer l'effet esthétique par son clair-obscur parfait, ses effets spéciaux "manuels" (les mains tenant les torches, les visages représentant les sculptures décoratives dont les yeux vous suivent...). Rien de tel que les trucages "artisanaux, à l'ancienne" pour que magie opère. Un chef-d’œuvre immortel et magnifique qui sait trouver le chemin des cœurs par ses dialogues langoureux, son récit fidèle à l'intellect du roman, et ses acteurs prodigieux.
Le premier passage au grand écran du célèbre conte de La Belle et la Bête, hymne à la beauté intérieure, on le doit à Jean Cocteau pour un moment de 7ème art d'inspiration poétique, référence incontournable et romantique du cinéma français. Le réalisateur français à su donner une ambiance mystique avec les moyens de l'époque (les mains portant les chandeliers, servant à table, les têtes humaines en guise de statue, la brume...) qui par leur simplicité fonctionnent à l'identique aujourd'hui, et apportent une dimension baroque et osé que l'on ne peut qu'applaudir. Jean Marais sous ces heures interminables de maquillage est méconnaissable et devient la Bête idéale, sauvage et attachante, il est inoubliable. Le film ne manque pas d'humour et de travail dans les dialogues également, l'histoire présentée de cette façon a d'ailleurs tristement inspirée l'insipide version de 2014 avec Cassel/ Seydoux (c'est flagrant en re-visionnage); mais même aujourd'hui je conseillerais mille fois cette vieille version magnifiée qui plus est par la restauration. Toute la passion, l'amour, certes apparait plus kitsch mais symbole d'une époque est bien présente ici.
le premier "vrai" film que j ' ai vu un soir d ' été à la télé avec mes parents . Un grand souvenir d ' enfance qui est devenu avec le temps ma madeleine de Proust perso . Je reçois aujourd'hui ce film avec les yeux d ' enfant et c ' est beau poétique et hypnotique. Le plan de l ' arrivée de Belle dans le château est un moment que j 'oublierai jamais . Jean Marais est un comédien qui a bercé mon enfance et qui m ' à donné envie de jouer à moi aussi . Une oeuvre importante pour sa vraie beauté.
Un véritable chef d'œuvre avec les moyen de l'époque....l'atmosphère qui se dégage de ce film est inouïe :O les acteurs sont majestueux et incarné. Un film a avoir vu au moins une fois dans sa vie ;)
Ce film a marqué mon enfance... mais pas qu'en bien. A l'époque, j'étais littéralement effrayé par la Bête et les statues vivantes. Je viens de revoir une version restaurée du film. Malgré le poids des années, il conserve un charme certain, unique en son genre. Grâce à sa beauté visuelle (les décors, les costumes, les objets merveilleux, les effets spéciaux simples mais étonnants) magnifiée par une musique grandiloquente, la magie opère encore sur moi. Seul le jeu théâtral suranné des acteurs peut exaspérer selon l'état d'esprit du moment.