La Belle et la bête
Note moyenne
4,1
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195 critiques spectateurs

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chrischambers86

16 163 abonnés 13 115 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 juillet 2020
Le chef d'oeuvre de Jean Cocteau! Même sans l'avoir forcèment vu au cinèma, à la tèlèvision ou en DVD, chacun connait ce cèlèbre film onirique du cinèma français, avec Josette Day (Belle) et Jean Marais (la Bête) qui venait d'être rèvèlè par "L'èternel retour" de Jean Delannoy, sur un scènario de Cocteau! Incroyablement moderne pour son èpoque, "La belle et la bête" fût un triomphe à sa sortie et le public ne s'y trompa pas! Une vraie leçon de cinèma, fait de promenades, de voyages, de dècouvertes de lieux, à la fois somptueux, surprenants et indèlèbiles! Avec un minimum de trucages, cette histoire nous apprend à voir au-delà des apparences et à nous ouvrir à ceux qui sont diffèrents de nous! spoiler: L'arrivèe de Belle au château, la flèche mortelle ou la scène finale, filmèe à l'envers pour donner l'illusion que les personnages s'envolent vers les cieux, ajoutent au merveilleux!
En conclusion, "La belle et la bête" version 1946 reste la meilleure de toutes les adaptations, à la fois conte fantastique d'une grande poèsie et mèditation sur l'amour et la mort...
Fan2contes
Fan2contes

85 abonnés 461 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 avril 2013
Un vieux film absolument magnifique, qui n'a pas perdue de sa magie, et de sa poèsie. Le jeu des acteurs est excellent. Bravo!!! 20/20!!!!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 janvier 2014
Cocteau, inutile de le préciser, fut un artiste aux multiples talents. Peintre, poète, réalisateur, acteur, scénariste, l'homme remplissait autant de fonctions d'autant qu'il était doué dans ce qu'il entreprenait. Après de multiples essais cinématographiques plus ou moins expérimentaux ("Le Sand d'un poète" par exemple), Cocteau décide en 1946 d'adapter au cinéma le célèbre conte de Mme de Beaumont, j'ai nommé "La Belle et la Bête". L'histoire d'une fille décidemment très belle qui, pour sauver son père de la mort, décide de prendre sa place auprès du bourreau, une bête. Toutefois, cette bête ne se révèle pas être un monstre au fond de son cœur, bien au contraire... Tout le monde connaît le speech de ce conte, notamment ceux bouffés par l'adaptation made in Disney (qui s'est largement inspiré du film de Cocteau, soulignons-le). Mais venons en plutôt à l'essence même de l'œuvre de Cocteau. Celle-ci commence d'ailleurs d'une manière plutôt originale. On aperçoit le réalisateur inscrire à la craie, sur un tableau noir, le nom de ses deux interprètes principaux, le formidable Jean Marais et la charmante Josette Day, suivi du titre du film. Tout cela rappelle (ou du moins, m'a rappelé) ces années collèges ou les professeurs essayaient tant bien que mal, d'intéresser les élèves aux classiques de la littérature. Cocteau commence son film ainsi. Il est le professeur, le conteur. A nous d'écouter ce qu'il a à nous raconter. Enfin, pour conclure le dit générique, Cocteau se permet même d'insérer le début d'une prise, qu'il coupe immédiatement, pour laisser place à un texte demandant au spectateur de retrouver sa naïveté enfantine. Non pas pour être dénué d'esprit critique, loin de là, mais pour profiter pleinement du conte qui va suivre, et être au maximum réceptif à toute la magie qui va en découler. Effectivement, "La Belle et la Bête" est l'un des plus beaux films qu'il m'ait été donné de voir, et ce en ayant adopté la naïveté tant voulue par le réalisateur. Tout est excellent, du scénario aux dialogues, de la mise en scène aux décors en passant par les costumes. En regardant le film, rien qu'en étant un minimum attentif aux plans montrés, on ne peut que saluer le travail fait par Cocteau et son équipe, tant ça regorge de détails. Tout est relevé d'un imaginaire fabuleux, de la salle à manger du château avec ces chandelles portées par des bras humains, de ces statues humaines près de la cheminée qui crachent de la fumée. Le maquillage de la Bête est, lui aussi, formidablement réussi grâce au travail d'orfèvre de Christian Bérard. On s'amusera aussi à reconnaître l'influence de la peinture flamande (notamment Vermeer ou Van Eyck) pour les scènes dans la maison du père, et de l'expressionnisme allemand et du cinéma surréaliste d'avant-garde pour les scènes au château. Jean Cocteau signe ici un véritable chef d'œuvre intemporel, dont la magie, encore aujourd'hui, reste intact et fait rêver adultes comme enfants. Malgré certaines libertés prises par rapport au contre d'origine, le film rend pleinement hommage aux écrits de Mme de Beaumont et au Septième Art tout simplement. Un film réalisé avec amour de la part de Cocteau. Amour de la littérature, de la peinture, du cinéma, des arts en général.
cylon86

2 833 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 octobre 2013
En s'appropriant le conte de Leprince de Beaumont, Jean Cocteau signe alors un des chefs-d’œuvre du cinéma français, créant à lui seul ce que l'on pourrait appeler l'univers du merveilleux, aussi fascinant qu'étrange mais qui n'est pas sans dangers. Inspiré par cette histoire où l'amour peut naître à travers un regard, même celui d'une bête, Cocteau crée un monde tout à fait magnifique et enchanteur dans lequel des bras sans corps illuminent un couloir en tenant des chandeliers, un miroir fait voir à la personne qui le regarde ce qu'elle désire et où un gant peut faire voyager. Un univers où la mort peut venir d'une simple cueillette de rose et le bonheur venir d'une bête aux airs féroces mais cachant un lourd secret. Si le jeu des acteurs est devenu trop théâtral avec le temps et que la musique est un peu assommante, il faut reconnaître au réalisateur son talent de conteur et sa manière admirable de nous plonger dans son monde en comptant sur notre part de naïveté. Mais la mise en scène de Cocteau ne serait rien sans le travail sur la lumière qu'a effectué Henri Alekan, travaillant à merveille les zones d'ombres et de lumières, les brillances, de manière à tout ce que soit absolument magique. Et cela est réussi car malgré son coup de vieux, "La Belle et la bête" nous charme que ce soit pour sa beauté, sa poésie ou bien la composition parfaitement touchante que fait Jean Marais en Bête, transformant cette créature monstrueuse (et terriblement bien faite pour l'époque) en homme fragile qui ne demande qu'à être aimé.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 4 novembre 2013
Une ouvre culte pour tout amateur d'art. Une réalisation exceptionnelle pour l'époque, des effets à tomber, on est emportés avec toute cette magie dans ce film, dans cette histoire splendide, un film qui n'a pas vieilli depuis 1946 et qu'on se fera un plaisir de revoir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 mai 2013
Ce grand classique français est d’une beauté étincelante, d’une intensité si grande. Jean Cocteau nous a concocté en 1946 une pure merveille, un chef d’œuvre artistique comme on en verra certainement plus. La belle est « belle », la bête est terrifiante, mais à la fois attachante. La photographie, en noir et blanc, est impeccable, si bien traitée… Le réalisateur est un génie, avec un immense talent. « la belle est la bête » en est la preuve. Incontestablement.
Le film commence. Jean Cocteau nous a écrit. Il nous demande simplement d’y croire, comme les enfants, et son message se finit par « il était une fois »… le conte démarre. Le noir, la frayeur, la musique qui nous fait trembler ; la tension est palpable. On ne se sent pas tranquille. Et puis d’un coup, le surhumain apparait, dans cette demeure, ressemblant à un lieu hanté. Il y a de l’animé, de l’inanimé. Il y a le monde réel, le monde « imaginaire », si je puis dire. Tout est mystique, mystérieux, parfois angoissant. On y rencontre le fantastique, puis en deuxième partie de film, tout devient plus tendre, plus romantique : la poésie des gestes, les mouvements au ralenti… et le vent qui caresse les rideaux par exemple. L’histoire évolue, les personnages aussi. Et la fin ; Sublime, symbolique. La magie opère. L’enchantement aussi.
Tout est symbole dans ce film. Tout. L’escalier, les relations entre les personnes, les décors, le sombre, la forêt. L’opposition Belle et Bête surtout !
Aussi, parlons des couleurs. Cela peut sembler paradoxal, puisque ce film est en noir et blanc ! Et pourtant… Aussi, parlons des couleurs. Cela peut sembler paradoxal, puisque ce film est en noir et blanc ! Et pourtant… c’est un film, c’est une histoire qui ne pouvait être qu’en noir et blanc ! le « beau » est dans l’image, dans cette formidable photographie. Le noir accentue la terreur et le sombre, et le blanc pour la beauté, la lumière, la magie. Sans oublier les nuances… et l’hommage aux œuvres de Doré et de Veemer.... ARTICLE COMPLET SUR SUPER BOBINE
Alexarod

359 abonnés 1 874 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 octobre 2021
Décrit comme un grand classique français, la 1ère adaptation de ce conte avant Disney, avec un bon Jean Marais et de splendides costumes me disait-on, j'ai donc regardé, résultat : je n'ai pas été déçu.
Bon déjà ça a vieilli, plus ou moins bien d'ailleurs, et oui le côté théâtral du jeu des acteurs ainsi que les longueurs inhérentes à ce style sont assez gênantes, surtout quand on est habitué à des films plus modernes. Faut avouer que la jaquette du DVD nous l’indique en parlant de poésie, de choix entre la beauté physique de l'un et la beauté mentale de l'autre (ce qu'on voit assez nettement) ; sans que ce soit si rébarbatif pour un spectateur actuel, au contraire.
Au final oui j'ai apprécié ce long métrage, la musique correspond tout à fait aux situations en demeurant conforme aux films d'époques, Cocteau dirige bien la mise en scène en y apportant la poésie qu'il faut pour faire de cette œuvre un classique du cinéma français comme on le connait (donc à des lieux de la superproduction), les acteurs sont très bons et la morale pas trop lourde mais fort à propos. Tout au plus on peut regretter que Jean Marais fasse encore la plupart des rôles (comme dans Fantomas), même s'il les fait bien. Néanmoins on ne comprend pas tout, comme pourquoi la Bête se transforme en Avenant à la fin ? Et le contraire ? En cela on va dire que cette version commence à dater.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 avril 2011
De belle qualité et d'une poésie certaine. Un bon moment de cinéma.
Julien D

1 337 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 septembre 2013
La féérie intemporelle qui caractérise la filmographie de Jean Cocteau trouve son apothéose dans cette adaptation du conte fantastique imaginé par Mme Leprince de Beaumont deux siècles plus tôt. Tournée en 1945 dans des conditions difficiles, le film s’inscrit pourtant parmi les plus ingénieux et les plus visuellement enchanteurs jamais réalisés grâce à son économie de moyens, à ses effets spéciaux simples mais astucieux et à la qualité de ses images en noir et blanc. L’intensité passionnelle qui lie les deux rôles-titres ainsi la prestation magistrale de Jean Marais méconnaissable dans la peau de cette créature énigmatique ont elles-aussi grandement participé à faire de cette fable onirique une œuvre légendaire incontournable et une pièce maitresse du patrimoine culturel français.
Louis Morel
Louis Morel

61 abonnés 850 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mai 2013
Une adaptation magnifique du conte culte, esthétiquement parfaite.
boies
boies

13 abonnés 136 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 décembre 2013
Le plus grand chef-doeuvre de jean cocteau,une reusite absolu tout sinplement un chef-d'oeuvre,un regal absolu.
gimliamideselfes

3 430 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 mars 2009
Chef d'oeuvre au combien supérieur au film de Walt Disney…
TTNOUGAT

699 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 novembre 2009
Ce film est une légende pour les français retraités et quand ils en parlent c’est leurs souvenirs de jeunesse qu’ils évoquent Je viens de le revoir avec un jeune homme de 22 ans qui l’a apprécié plus que moi. A vrai dire, je n’aime pas le cinéma de Cocteau, son esprit, son esthétisme et sa morale. Une fois de plus je vais donc être peu objectif. Ce film est pour moi le contraire de l’art cinématographique ou règne en maîtresse la mise en scène. Ici,il n’y a que des jeux de lumière,des décors,des maquillages,des situations théâtrales et le cinéma ne sert que parce qu’il est le seul à pouvoir aussi bien montrer les tours de magie. Certes, les photographies sont absolument parfaites et dignes de figurer dans tous les musées du monde mais pas au panthéon du cinéma. Le scénario n’est pas du tout travaillé, je pense même qu’il n’intéresse pas Cocteau, c’est un prétexte qui lui sert à exprimer tous ses cotés artistiques que l’on peut adorer ou détester (quelle horreur que tous ces bras coupés !). La scène finale avec la flèche décochée par la statue et la chute d’Avenant après sa transformation en est un parfait exemple. Pour un homme qui dit aimer les enfants à cause de leur amour pour les contes et qui nous demande au début de garder présent les 4 mots magiques « il était une fois » , c’est se payer notre tête. Les personnages secondaires sont caricaturaux, la scène des chaises à porteurs ridicule et aucun effort n’est fait pour relier le réel au surnaturel .Seul Jean Marais dans son habit de commerçant me parait vraiment ici à sa place en tant que acteur de cinéma. Heureusement que son cheval l’emportera dans bien d’autres aventures …Va,Va Le Magnifique.
sly-stallone88
sly-stallone88

243 abonnés 2 224 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 mai 2013
un chef d'oeuvre pour l'époque, toute la grâce et l'élégance de Jean Marais...........
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 6 novembre 2013
Pour les 50 ans de la mort de Jean Cocteau, Arte a diffusé "La belle et la bête" en version restaurée suivie par le documentaire "Cocteau-Marais, un couple mythique" il y a un mois environ. France 2, quant à elle, a rediffusé "Les parents terribles" tout juste avant "La belle et la bête". A la radio, RTL a annoncé l'ouverture de l'exposition "méditerranéenne" à Menton, fief de Cocteau, dès le jour de l'anniversaire de sa mort.
En véritable artiste de son temps (poète, romancier, dramaturge, homme de théâtre, cinéaste...), Jean Cocteau reste une référence du genre. Son premier film, le moyen-métrage "Le sang d'un poète" (1930), non-moins connu d'ailleurs, est tiré de son imagination. Associé au surréalisme, "Le sang d'un poète" est non seulement une œuvre expérimentale, mais il est considéré comme son film le plus personnel. "La belle et la bête", en production dès 1945, marque son retour derrière la caméra. Il s'agit de son deuxième film et premier long-métrage.
"La belle et la bête" a été restaurée en copie numérique puis est ressortie en salles courant septembre 2013, soit 67 ans après sa première sortie nationale (1946).
Le film ayant été tourné tout juste après la Guerre, Jean Cocteau rencontra plusieurs problèmes techniques : pellicules manquantes, pannes de courant, absence de courant. Il fut aussi contraint de travailler sous la torture en raison de sa maladie de peau. Hospitalisé et guéri durant le tournage, il réussit à finaliser le film tant bien que mal (Jean Marais avait été mobilisé par l'armée).
Mais revenons un peu plus sur le film en lui-même, premier pour Cocteau donc !
"La belle et la bête" prend origine du conte français de Madame Jeanne-Marie Leprince de Beaumont. Histoire (connu de tous d'ailleurs) : pour sauver son père qui a osé volé une rose sur les terres du château de la Bête, Belle va devoir vivre avec la Bête... .
Véritable hymne à la liberté, Jean Cocteau prend ses aises et nous balance sa magie à tout bout de champ. Aaah Cocteau... Jean Cocteau ! Et ses premiers amours de peindre un monde désenchanté ! Super !!
Réaliste dans sa dose de fantastique, il délivre la Bête de la bestialité qu'elle avait dès qu'on la rencontre. Le père (magnifique composition de Marcel André par ailleurs) est le premier à avoir peur et propose à la Bête de lui envoyer sa fille Belle (l'éclatante Josette Day) pour se racheter de son méfait. La Bête accepte et tombe amoureuse de Belle. Véritable "Roméo et Juliette" de par ses accents enchanteurs, Cocteau appuie là où ça fait mal. La Bête devient naïve (donc belle) rendant Belle bête face à ses sœurs toujours plus mesquines et radines à souhait (j'en profite pour dire que les actrices (les sœurs) jouent bien). Cocteau met ainsi un point d'honneur à inverser les rôles principaux et faire de cette dualité un assemblement particulier, celui du mariage. En cela, la scène finale clôt admirablement le conte entamé par le génie de Cocteau. Du très beau boulot ! "Il était une fois une fois... Jean Cocteau." Une histoire merveilleuse et malgré tout fantastique car dominé par un Jean Marais époustouflant de vérité. Exceptionnel !
De plus, parachevant avec sa mise en scène, Cocteau propose et crée de sa patte un monde merveilleux en acceptant les partitions de Georges Auric (compositeur sur "Orage" d'Allégret, "Le salaire de la peur" et tant d'autres...)(toutes aussi sublimes les unes que les autres sauf pour le final qui se fait vieillot), les costumes bestiaux de Christian Bérard (il s'agit de sa seule incursion cinématographique à ce poste)(maquillages, perruques, tenues et coutures (de Pierre Cardin !!, alors à ses débuts !) superbes), les décors gargantuesques (même si l'on reste dans les mêmes pièces du château, le sens du détail est on ne peut mieux aiguisé), les effets visuels et spéciaux (maîtrisés à la perfection, n'en déplaise aux diamants de Belle !), la photographie de Henri Alekan (il a continué à travaillé la photo pour Duvivier ("Anna Karenina"), "Les parisiennes" (avec Johnny)...)(un N&B épuré et stylisé) et des couleurs rafraichissantes à souhait (Josette Day illuminant et traduisant à merveille le rêve qu'elle nous fait vivre) ! Un conte de fées moderne qui puise son originalité dans nos peurs les plus profondes. Tiens, encore un antagonisme ! J'ai l'impression que Cocteau sait tellement bien jouer avec eux qu'ils les marient avec intelligence et parcimonie. Je peux ainsi dire qu'il s'agit d'un maître en la matière, et ce, seulement pour sa première réalisation !!!
Je termine avec le casting, féerique au possible : Jean Marais (véritable trogne d’époque : "Orphée", "Le bossu", "Fantômas"...), excellentissime dans un triple rôle (Avenant, la Bête et le prince), Josette Day (déjà vue chez Pagnol dans "La fille du puisatier"), éclaboussante de lumière, sublimissible, Marcel André (on a pu le voir dans "Hôtel du nord" et "Thérèse Raquin", tous deux de Carné !), magnifique dans le rôle du père, et Michel Auclair en bon jeune premier (il tourna ensuite pour Clouzot ("Manon"), Grangier...).
Pour terminer, "La belle et la bête" est un film d'auteur à part entière. Considéré comme le seul chef d’œuvre de Jean Cocteau, le film restera à jamais dans les annales du cinéma français, et fait partie, comme le "King Kong" de 1933 chez nos voisins américains, des monuments du septième art.
Un film mythique qui se verra adapté plusieurs fois dont la version de 1992 signé Walt Disney.
Notes : l'assistant-réalisateur n'est autre que René Clément, le futur réalisateur de "Paris brûle-t-il" !!
De plus, "La belle et la bête" a remporté le Prix Louis-Delluc lors de sa cinquième édition.
Spectateurs, le spectacle est garanti. Envoûtons-nous !
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