La Belle et la bête
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196 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 6 novembre 2013
Pour les 50 ans de la mort de Jean Cocteau, Arte a diffusé "La belle et la bête" en version restaurée suivie par le documentaire "Cocteau-Marais, un couple mythique" il y a un mois environ. France 2, quant à elle, a rediffusé "Les parents terribles" tout juste avant "La belle et la bête". A la radio, RTL a annoncé l'ouverture de l'exposition "méditerranéenne" à Menton, fief de Cocteau, dès le jour de l'anniversaire de sa mort.
En véritable artiste de son temps (poète, romancier, dramaturge, homme de théâtre, cinéaste...), Jean Cocteau reste une référence du genre. Son premier film, le moyen-métrage "Le sang d'un poète" (1930), non-moins connu d'ailleurs, est tiré de son imagination. Associé au surréalisme, "Le sang d'un poète" est non seulement une œuvre expérimentale, mais il est considéré comme son film le plus personnel. "La belle et la bête", en production dès 1945, marque son retour derrière la caméra. Il s'agit de son deuxième film et premier long-métrage.
"La belle et la bête" a été restaurée en copie numérique puis est ressortie en salles courant septembre 2013, soit 67 ans après sa première sortie nationale (1946).
Le film ayant été tourné tout juste après la Guerre, Jean Cocteau rencontra plusieurs problèmes techniques : pellicules manquantes, pannes de courant, absence de courant. Il fut aussi contraint de travailler sous la torture en raison de sa maladie de peau. Hospitalisé et guéri durant le tournage, il réussit à finaliser le film tant bien que mal (Jean Marais avait été mobilisé par l'armée).
Mais revenons un peu plus sur le film en lui-même, premier pour Cocteau donc !
"La belle et la bête" prend origine du conte français de Madame Jeanne-Marie Leprince de Beaumont. Histoire (connu de tous d'ailleurs) : pour sauver son père qui a osé volé une rose sur les terres du château de la Bête, Belle va devoir vivre avec la Bête... .
Véritable hymne à la liberté, Jean Cocteau prend ses aises et nous balance sa magie à tout bout de champ. Aaah Cocteau... Jean Cocteau ! Et ses premiers amours de peindre un monde désenchanté ! Super !!
Réaliste dans sa dose de fantastique, il délivre la Bête de la bestialité qu'elle avait dès qu'on la rencontre. Le père (magnifique composition de Marcel André par ailleurs) est le premier à avoir peur et propose à la Bête de lui envoyer sa fille Belle (l'éclatante Josette Day) pour se racheter de son méfait. La Bête accepte et tombe amoureuse de Belle. Véritable "Roméo et Juliette" de par ses accents enchanteurs, Cocteau appuie là où ça fait mal. La Bête devient naïve (donc belle) rendant Belle bête face à ses sœurs toujours plus mesquines et radines à souhait (j'en profite pour dire que les actrices (les sœurs) jouent bien). Cocteau met ainsi un point d'honneur à inverser les rôles principaux et faire de cette dualité un assemblement particulier, celui du mariage. En cela, la scène finale clôt admirablement le conte entamé par le génie de Cocteau. Du très beau boulot ! "Il était une fois une fois... Jean Cocteau." Une histoire merveilleuse et malgré tout fantastique car dominé par un Jean Marais époustouflant de vérité. Exceptionnel !
De plus, parachevant avec sa mise en scène, Cocteau propose et crée de sa patte un monde merveilleux en acceptant les partitions de Georges Auric (compositeur sur "Orage" d'Allégret, "Le salaire de la peur" et tant d'autres...)(toutes aussi sublimes les unes que les autres sauf pour le final qui se fait vieillot), les costumes bestiaux de Christian Bérard (il s'agit de sa seule incursion cinématographique à ce poste)(maquillages, perruques, tenues et coutures (de Pierre Cardin !!, alors à ses débuts !) superbes), les décors gargantuesques (même si l'on reste dans les mêmes pièces du château, le sens du détail est on ne peut mieux aiguisé), les effets visuels et spéciaux (maîtrisés à la perfection, n'en déplaise aux diamants de Belle !), la photographie de Henri Alekan (il a continué à travaillé la photo pour Duvivier ("Anna Karenina"), "Les parisiennes" (avec Johnny)...)(un N&B épuré et stylisé) et des couleurs rafraichissantes à souhait (Josette Day illuminant et traduisant à merveille le rêve qu'elle nous fait vivre) ! Un conte de fées moderne qui puise son originalité dans nos peurs les plus profondes. Tiens, encore un antagonisme ! J'ai l'impression que Cocteau sait tellement bien jouer avec eux qu'ils les marient avec intelligence et parcimonie. Je peux ainsi dire qu'il s'agit d'un maître en la matière, et ce, seulement pour sa première réalisation !!!
Je termine avec le casting, féerique au possible : Jean Marais (véritable trogne d’époque : "Orphée", "Le bossu", "Fantômas"...), excellentissime dans un triple rôle (Avenant, la Bête et le prince), Josette Day (déjà vue chez Pagnol dans "La fille du puisatier"), éclaboussante de lumière, sublimissible, Marcel André (on a pu le voir dans "Hôtel du nord" et "Thérèse Raquin", tous deux de Carné !), magnifique dans le rôle du père, et Michel Auclair en bon jeune premier (il tourna ensuite pour Clouzot ("Manon"), Grangier...).
Pour terminer, "La belle et la bête" est un film d'auteur à part entière. Considéré comme le seul chef d’œuvre de Jean Cocteau, le film restera à jamais dans les annales du cinéma français, et fait partie, comme le "King Kong" de 1933 chez nos voisins américains, des monuments du septième art.
Un film mythique qui se verra adapté plusieurs fois dont la version de 1992 signé Walt Disney.
Notes : l'assistant-réalisateur n'est autre que René Clément, le futur réalisateur de "Paris brûle-t-il" !!
De plus, "La belle et la bête" a remporté le Prix Louis-Delluc lors de sa cinquième édition.
Spectateurs, le spectacle est garanti. Envoûtons-nous !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 4 novembre 2013
Une ouvre culte pour tout amateur d'art. Une réalisation exceptionnelle pour l'époque, des effets à tomber, on est emportés avec toute cette magie dans ce film, dans cette histoire splendide, un film qui n'a pas vieilli depuis 1946 et qu'on se fera un plaisir de revoir.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 novembre 2013
C'est avec des yeux d'enfant que Jean Cocteau nous invite à regarder son adaptation de La Belle et La Bête. Et devant tant de poésie, il est impossible de ne pas redevenir un enfant. Il est en effet bien rare de pouvoir être en présence de tant de beauté dans un film/conte fantastique. La photographie et la qualité des effets visuels forcent le respect et demeurent de pures merveilles même après tant d'années. On n'échappe pas toujours au manichéisme très fréquent dans les contes de fée mais si on parvient à faire abstraction de ce désagrément, on tombe sous le charme de cette merveilleuse histoire.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 1 novembre 2013
Jean Cocteau signe là l'un de ses meilleurs films ! C'est aussi son film le plus connu du grand public et le rôle le plus célèbre de Jean Marais. Des plans à couper le souffle accompagnent le spectateur dans des symboliques fortes. La Belle et la bête c'est un film à voir sans hésiter.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 31 octobre 2013
Que de poésie, de magie pour cette histoire. Alors si le jeu des acteurs et certains dialogues m'ont rebuté, tout comme la vision de la femme, s'en est tout autrement concernant les décors et la mise en scène qui m'ont impressionné. (Le plan de Belle qui rentre dans le château, au ralenti, éclairée par les chandeliers est un des plus beau plan que j'ai vu). En fait, les scènes avec Belle (J. Day) étaient les plus belles tout simplement mais aussi les plus inspirées. Comme si J. Cocteau consacra plus de son art avec elle plutôt qu'avec J. Marais, qu'il semblait admirer et sous le charme et il ne pouvait pas se concentrer pleinement sur son film. Du fait, mon attention envers le film oscillait au gré du montage qui m'a offert un classique inégal qui vaut quand même largement sa vision rien que pour le monde et les décors filmés avec magie et qui donne l'aspect fantastique rien qu'à travers son environnement.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 8 novembre 2013
Jean Cocteau offre une version expressionniste au conte de Leprince de Beaumont. Avec son traitement en noir et blanc, l'image permet un jeu sur les contrastes et les lumières de toute beauté, attribuant un caractère émotionnel intense à l'oeuvre.
Tour à tour inquiétants et charmants, la bête et ses lieux ont ainsi marqué le cinéma à jamais.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 21 octobre 2013
Paradoxalement pour un film réalisé par un grand génie littéraire, j'ai trouvé ça plutôt mal écrit. Le récit, et notamment la psychologie de la Bête, évoluent d'une manière un peu incohérente d'une scène à l'autre. Le message manque de clarté, de consistance. Le contenu émotionnel du film est beaucoup moins fort que dans l'adaptation Disney. Que sauver ? Je ne descendrai pas plus bas que deux étoiles, par respect minimum pour sa réputation de classique du cinéma, mais j'ai encore l'impression d'être généreux.
keating
keating

60 abonnés 582 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 octobre 2013
Dès le générique, Cocteau nous invite à retrouver une âme d'enfant, retrouver un peu de cette naïveté, ou plutôt de cet émerveillement devant un conte de fée. "La belle et la bête" est donc destiné aussi bien aux enfants qu'aux adultes, et devrait plaire à tous ceux qui ont gardé un peu de goût pour la magie. Cette version du conte de Leprince de Beaumont, bien loin de Walt Disney, est réinventée par le prisme du surréalisme cher au poète Cocteau. Si l'histoire reste grosso modo celle que nous connaissons, avec du coup des petites maladresses manichéennes ou prévisibles, le principal intérêt se trouve dans la beauté visuelle du long-métrage. On a souvent l'impression de vivre un rêve, d'entrer dans un univers parallèle, plein de magie et de poésie. Un monde fascinant où des bras sans corps tenant des bougies éclairent le chemin, où statues sont vivantes, où les miroirs semblent révéler le regard de l'âme, où un gant peut faire voyager, et où des larmes deviennent diamants. On ne peut que s'incliner devant un tel travail esthétique sur les mouvements, les costumes, les décors, les ombres et lumières. Ce qui semble intéresser surtout Cocteau, c'est le regard que nous posons sur les êtres et sur le monde, le regard de ce que nos yeux permettent de percevoir, mais surtout, ce qu'il y a au-delà. Et de la même manière que la Belle et la Bête apprennent à se regarder avec amour, Cocteau nous invite à regarder le monde autrement, en dépassant les apparences du visible. C'est là un grand plaisir que me procurent les artistes, et Cocteau en est un grand : le plaisir de voir avec le coeur.
Sebi Spilbeurg
Sebi Spilbeurg

95 abonnés 1 005 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 octobre 2013
Quand vous parlez à un mordu de cinéma de La Belle et la Bête, il pensera aussitôt à l’adaption made in Disney (1991) mais surtout au film de Jean Cocteau, avec Jean Marais, sorti en 1946. Vu l’écart de décennies entre les deux longs-métrages, pas étonnant que ce soit le dessin animé qui reste en mémoire le plus facilement. Surtout qu’avec un film aussi vieux, il faut s’attendre à bon nombre de rides qui se font de plus en plus remarquer ! Eh bien, le résultat à l’heure actuelle conserve encore pourtant tout son charme !

L’histoire reste inchangée (en même temps, comment la modifier lorsqu’il s’agit d’une adaptation ?). Avec néanmoins tout un tas de détails scénaristiques dont ne pouvait présenter le Disney, pour que son long-métrage soit regardable de tous les enfants. Si nous avons Belle qui atterrit entre les griffes de la Bête par un concours de circonstances (la créature répugnante, en réalité un prince, tombe amoureux de la fille et doit s’en faire aimer en retour, ce qui se réalise petit à petit vu que Belle va aimer l’homme pour sa beauté interne et non externe, malgré la jalousie du prétendant de l’héroïne), viennent s’ajouter de sombres nuances à la trame principale (la jalousie des sœurs envers Belle qui évoque alors Cendrillon, le père au final prêt à donner une de ses filles à la Bête pour rester en vie, la déprime de la Bête au départ de Belle qui le pousse presque au suicide). Sans oublier qu’ici, vous n’aurez pas d’objets et de meubles qui parlent, pure invention des studios Disney. Il y a bien quelques sortilèges dans ce film (les bustes qui regardent les gens passer, les chandeliers éclairent les environs d’eux-mêmes, la table remplit les assiettes…) mais cela n’a que pour seul but d’instaurer une ambiance, de la magie, à l’encontre du monde bourgeois et réaliste de Belle et de ses proches.

Parlons de l’atmosphère, justement ! Travaillée à merveille ! Autant nous avons une ambiance champêtre du côté de Belle et parfois malicieuse (le cancans des canards qui viennent accompagner les discussions des frangines par moquerie), autant du côté de la Bête cela se montre pesant et lourd. La magie citée plus haut n’instaure pas d’étoiles dans nos yeux, au contraire ! Elle est utilisée pour rendre l’ensemble assez ténébreux (avec le jeu de lumière des chandeliers, le regard mystérieux des bustes…) voir un chouïa effrayant (la musique qui n’explose pas, qui reste calme jusqu’à l’apparition de la Bête). Franchement, pour l’époque, arriver à parvenir à un résultat qui fait encore de nos jours de l’effet, chapeau ! Rien que pour ça, La Belle et la Bête de Jean Cocteau mérite d’être vu !

Mais surtout, le film vaut le visionnage grâce au maquillage de la Bête. Bon, d’accord, beaucoup des générations actuelles rigoleraient un peu en voyant cette créature se voulant effrayante mais qui ne l’est plus. Avec notamment les avancées en technologie visuelles devenues accessibles qui procurent le réalisme souhaité par un pubic plus sévère (il n’y à qu’à voir les premières photos de La Belle et la Bête version 2014, avec Vincent Cassel dans le rôle titre). Mais justement, les effets par ordinateur reflète la facilité. Alors mettez-vous à la place des réalisateurs et techniciens de l’époque, où le maquillage faisait fureur. Pensez à La Planète des Singes qui à fait des ravages pour ses acteurs simiesques. Pensez donc au calvaire de Jean Marais de porter cet accoutrement (5 heures de maquillages, un costume inconfortable qui obligeait l’acteur à s’alimenter qu’en purée et compotes lors des pauses). Et quand on voit ce que cela donne, on ne peut être qu’ébloui devant un tel travail ! Notamment avec un interprète comme Jean Marais qui pour ce film, se met dans la peau de divers personnages (la Bête, le prince redevenu normal à la fin du récit et le prétendant Avenant), le forçant à prendre plusieurs jeux d’acteurs en un seul film.

Après, on ne peut pas dire que La Belle et la Bête signé Cocteau puisse trouver aisément sa place auprès du large public actuel. Habitué à « mieux » en terme de visuel et réalisme, comme je le disais plus haut. Et pour cause, comme tous les films d’époques, celui-ci propose un casting qu’il est aujourd’hui difficile de juger de sa qualité, tant les comédiens semblent parfois surjouer niveau émotions (chagrin, amour, colère…). Surtout avec en fond une musique qui en fait souvent trop à ce niveau. Mais ça, tous les vieux longs-métrages arborent ces détails. Ce qui ne cachent pas l’âge du film, malheureusement.

Qu’importe ! Pour qu’un tel film puisse encore faire parler de lui aujourd’hui tout en conservant son charme niveau visuel et ambiance, on ne peut qu’applaudir devant un tel spectacle ! Le problème résidant dans le fait que regarder un vieux long-métrage puisse déranger certains jeunes spectateurs ou non. Mais quand une œuvre traverse ainsi les âges, on se doit de la regarder à tout prix !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 octobre 2013
Film magique.. ce film est fait d'une ambiguïté naturelle qui nous donne une impression de fascination constante durant le film ,ce qui bizarrement le sublime ;comme une scène géniale ou 'belle' (terrifié) glisse malgré elle vers son "destin" (scène du couloir). Sinon les plans sur les visages notamment celui de la 'bête' sont magnifique avec le jeu de lumières de son réalisateur. Au final un film à voir une fois et simplement inoubliable.
 Kurosawa

676 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 octobre 2013
"La Belle et la bête" est un film à l'atmosphère étrange. Il se construit sur un assemblage de contraires, qui finit par créer une poésie singulière. En effet, certaines images attestent de cette idée, comme celle de ce château à la fois terrifiant par sa lumière obscure, et sublime avec ces statues antiques qui le bordent. Aussi, le visage de la bête est mémorable, car il terrifie aussi bien qu'il fascine. Ce mélange de cruauté et d'enchantement, de peur et de joie se mêle dans chaque personnage, chaque scène et dans un décor inoubliable. L'émerveillement est donc total devant cette histoire qui s'amuse à intégrer des références de contes (Cendrillon ou encore Blanche-Neige) sans jamais oublier sont point central, et aussi devant le couple Jean Marais-Josette Day, dont la qualité de l'interprétation se passe de mots. Une fable bouleversante, imprégnée d'une magie inimitable, qui tient ses promesses jusqu'au bout. Un chef-d'œuvre indémodable.
gabdias
gabdias

124 abonnés 2 032 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 octobre 2013
A la sortie de la guerre, Cocteau, qui surfe sur tous les arts, sublime celui du cinéma avec cette perle symbolique et aux décors et une plastique envoûtants et sublimes . Jean Marais est au sommet de son art et s'offre certainement son meilleur rôle. Mythique, magnifique et fabuleux.
RLTH
RLTH

21 abonnés 218 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 décembre 2013
Considéré comme un chef d'œuvre absolu, "La belle et la bête" version Cocteau m'a déçu. Certes, le noir et blanc est très beau, la lumière sublime les décors... Techniquement donc pour l'époque et même de nos jours il est bien respectable. Cependant pour le reste je le trouve assez moyen. Alors que Cocteau est connu pour son talent au théâtre, je trouve le scénario plutôt mauvais, et les dialogues mal servis par les acteurs. Le but en général étant dans ce genre de films de plonger le spectateur dans un univers vraisemblable et de l'impliquer dans une histoire afin qu'il y ait une identification, j'ai ressenti au contraire une distance assez froide entre ma pauvre personne et les personnages. À aucun moment je n'ai eu d'émotions envers la belle et son courage sans faille ou la bête et sa malédiction cruelle. La fin du film est juste ridicule. A part avec ses quelques moments de grâce dans le château dont quelques discussions intimes au ton juste, "La belle et la bête" ne m'aura pas autant transporté que je
l'espérais.
vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 octobre 2013
Un film imaginatif et poétique qui ravit par ses nombreuses idées plus délicieuses les unes que les autres. Cocteau met en image un conte qui semble beaucoup compter pour lui, tant il semble être une parabole de sa relation avec Marais. Il y met tout son cœur et réalise donc ce film avec un soin tout particulier. Chaque recoin de l'image est travaillé, chaque accessoire et chaque idée renvoie à un monde de rêve qui se met au service d'une histoire, finalement assez banale. L'histoire est merveilleusement écrite et les acteurs sont au diapason.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 octobre 2013
film d'une grand beauté ou la magie et la a poesie sont reines les decors sont sombrements beaux et les costumes magnifiques et pour l'époque les effets speciaux assez reussis seul bemol le masque de "la béte" manque de naturel
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