Le Fils de Dracula
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Artriste
Artriste

185 abonnés 2 366 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 octobre 2025
Troisième volet de la franchise, Le Fils De Frankenstein, réalisé par Rowland V. Lee qui succède à James Whale, est un film de bonne facture, bien qu'inférieur à ses deux prédécesseurs. L'histoire nous fait suivre Wolf Frankenstein, le fils d'Henry, qui revient avec sa femme et leur enfant habiter la demeure familiale dont il a hérité. Seulement, à son arrivé, l'homme reçoit un accueil hostile de la part de la population locale traumatisée par les expériences scientifiques de son père. Alors qu'il s'aventure dans l'ancien laboratoire de son paternel, il rencontre Ygor, un forgeron qui lui demande de l'aide pour sortir du coma la créature monstrueuse que tous les gens du village pensent anéantie. Ce scénario s'avère plutôt plaisant à visionner pendant toute sa durée d'une heure et quarante minutes. Une durée plus conséquente que celle de ses deux aînés qui se fait légèrement ressentir. La faute à une intrigue sous forme de redite qui n'a pas grand chose de neuf à raconter. On assiste pendant tout ce temps à un récit mettant en avant la créature une énième fois ressuscitée, qui sème la terreur dans la petite localité. Le principal problème provient justement de la façon dont est traité le monstre. Alors qu'il avait évolué dans le précédent métrage en apprenant à se comporter et à parler, il est ici de retour à l'instinct primaire. Cela enlève tout le côté humain et c'est franchement dommage tant il fallait poursuivre dans cette direction. Il en va de même concernant la femme créée dans le deuxième volet qui passe ici totalement à la trappe. L'élément scénaristique qui fait tenir le film est la culpabilité qui plane au dessus de la tête de Wolf, soupçonné d'être à l'origine du retour du monstre. Tout cela donne lieu à des scènes de confrontations physiques et verbales réussies. L'ambiance est pour sa part peu horrifique. L'ensemble est porté par des personnages appréciables. Des rôles interprétés par une distribution convaincante comportant Basil Rathbone, Bela Lugosi, Lionel Atwill, Josephine Hutchinson, Donnie Dunagan, Emma Dunn, Edgar Norton, Perry Ivins, Lawrence Grant, Lionel Belmore ou encore Gustav von Seyffertitz. Mais, une nouvelle fois, la véritable tête d'affiche est bien le rôle du monstre toujours aussi bien incarné par Boris Karloff, seul rescapé du casting originel. Tous ces individus entretiennent des rapports conflictuels soutenus par des dialogues bien écrits. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain s'avère qualitative. Sa mise en scène est soignée et efficace. Si elle est un cran en dessous de celle de son prédécesseur, elle reste tout à fait honorable. D'autant plus qu'elle évolue toujours au sein de très beaux décors et qu'elle bénéficie d'une photographie léchée, notamment à la faveur d'un bel éclairage rendant le noir et blanc esthétiquement joli. Ce visuel de qualité est accompagné par une bonne bande originale signée Frank Skinner, dont les compositions collent très bien à l'atmosphère. Ses notes sont beaucoup plus présentes que pour les deux premiers volets. Reste une fin au goût de déjà-vu venant mettre un terme à cette œuvre. En conclusion, Le Fils De Frankenstein est un long-métrage méritant le coup d'œil, sans pour autant être aussi indispensable que les deux premiers, en particulier le deuxième, qui est assurément le plus abouti.
TTNOUGAT

699 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 février 2017
Il aurait été étonnant que ce film ne soit pas une réussite avec le talent de Siodmak, talent multiforme s'épanouissant encore plus dans les films ‘’noirs’’ de son époque. ‘’Le fils de Dracula’’ est en fait traité comme un film policier avec des rebondissements inattendus. La mise en scène est somptueuse ce qui convient parfaitement à ce genre cinématographique qui repose essentiellement sur la beauté des séquences et la magie qu’elles dégagent. Ce deuxième Dracula de l’histoire du cinéma parlant est en outre assez surprenant puisque le comte se transforme à volonté en chauve- souris ou en petit nuage blanc. Le résultat est superbe d’autant que les ambiances de marais sont tout à fait indiquées. Lon Chaney Junior fait un Dracula abouti et sa proie consentante nous fascine autant qu’elle nous glace. Quant à la pellicule noire et blanche, c’est un régal des yeux. La bande son étant elle aussi irréprochable.
Ricco92
Ricco92

282 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 décembre 2013
Pourquoi ce film s'appelle-t-il Le Fils de Dracula ? On ne le saura jamais : celui-ci n'est jamais ne serait-ce qu'évoqué. En effet, c'est Dracula lui-même qui est le méchant du film mais il évolue cette fois dans l'Amérique des années 40 (période contemporaine du tournage du film). Comment se fait-il que Dracula n'est pas réellement mort dans la version avec Lugosi ? On ne le saura jamais. Cela prouve bien que les scénaristes n'ont cherché qu'à faire un petit film de série B et rien de plus. Effectivement, le scénario et l'interprétation sont typiques du film de série B classique : pas déplaisant mais peu crédible. On ne sombre pas dans le ridicule mais on sent qu'il ne s'en faut que de peu. Il faut noter également que c'est le premier film où Dracula se transforme en chauve-souris et en fumée (transformation qui donne lieu à de beaux plans d'ailleurs). A voir pour passer un moment distrayant tout en sachant que nous ne serons pas face à un monument incontournable.
chrischambers86

16 162 abonnés 13 115 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 juillet 2010
En dèpit de son titre trompeur, "Son of Dracula" ne nous narre aucunement les exploits du rejeton du vampire mais ceux du comte lui-même qui, refaisant surface au propre comme au figurè (la première sèquence nous montre un cercueil surgissant des eaux tènèbreuses d'un lac, une èpaisse fumèe qui s'en èchappe et le comte qui se matèrialise pour glisser ensuite majestueusement vers le rivage), accomplit dorènavant ses exploits dans le sud des Etats-Unis en s'attaquant à la jeune hèritière d'une riche famille de Louisiane! Prenant dèsormais l'identitè du comte Alucard (on notera l'emploi diabolique du verlan), le vampire a le visage de Lon Chaney.Jr! Rèalisè en trois petites semaines par le grand Robert Siodmak d'après un scènario ècrit par son frère Curt, le film s'apparente plutôt à un thriller avec quelques effets spèciaux rèussis de John P.Fulton, le spècialiste du genre...
benoitparis
benoitparis

142 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 avril 2010
Une production fantastique Universal de gamme moyenne (peu de moyens et d'ambitions) typique. Voir l'aristocrate européen Dracula parachuté dans une petite ville américaine ne manque pas de sel, et le réalisateur sait jouer avec humour du décalage. Quelques scènes sont vraiment belles (le final par exemple), la mise en scène a la patte d'un bon réalisateur (Siodmak). Pas mal donc, un bon divertissement. J'ai hésité aussi entre deux et trois étoiles.
Run
Run

5 abonnés 108 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 mars 2021
1943. Il aura fallu 7 ans à Universal pour se remettre du ratage de la Fille. Malheureusement, le Fils ne relève pas le niveau. Disons que l'apparition du titre du film en est la meilleure qualité. La transformation de la chauve-souris en Dracula via une ombre est aussi très bien faite ainsi que l'effet de brume mais Alucard est toujours mieux dans Castlevania Symphony of the Night. Personnages moins fades que précédemment mais ce n'était pas difficile. A quand le Neveu et la Cousine ? Ou peut-être le Frère Jumeau Diabolique ? Au moins on aurait retrouvé Lugosi dans le rôle!
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 1 février 2008
Lou Chaney Jr n'est vraiment pas la meilleure incarnation de Dracula au cinéma. Je préfère largement Bela Lugosi et Gary Oldman (2 générations bien disctinctes). Les 3 premiers quarts d'heures n'ont particulièrement rien d'accrocheur. C'est la dernière demi-heure qui est plus subtile. J'ai hésité entre 2 et 3 étoiles.
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