Almodovar ne se contente pas de faire des films, il créé une œuvre dont chaque film est une pierre d’un message plus global que le film lui-même est porteur. Auteur et metteur en scène de grand talent ; après la période Buñuel, il incarne le cinéma espagnol à lui seul depuis quelques décennies. Là il compte l’histoire d’une femme mère célibataire qui doit faire face au décès accidentel de son fils unique de 17 ans dont elle est très proche. Pour se reconstruire, elle part en quête du père dont le fils n’avait pas connaissance… même pas une photo dispo pour se construire avec l’image du père ; on comprendra plus tard pourquoi cette absence absolu du père. Tous les ingrédients du mélo sont là, Almodovar les pousse à l’excès donnant parfois une orientation excessive et presque absurde à son film. Des outrances mélo que l’on peut retrouver dans les films de Xavier Dolan, et là, je ne suis pas très fan. C’est la raison pour laquelle celui-ci est loin d’être mon préféré de l’auteur. Les hommes sont absents du film, un choix scénaristique cohérent avec le souhait de mettre les femmes et les mères en devenir, qui auraient aimés l’être, qui s’ignorent, qui vont l’être au cœur du film. Donc les femmes entourant Manuela (la mère en reconstruction) se composent d’une actrice lesbienne, une religieuse enceinte, un camionneur devenu femme, un père nommé Lola,… Une brochette de personnages crédible séparément mais improbable dans un film chorale. Et c’est là à mon sens que le bas blesse dans un film se voulant un mélo ; ce qui est acceptable et la marque de fabrique chez les Coen est inadapté dans le cinéma d’Almodovar. Et je décroche. Ce qui est acceptable dans « El piel que habito » fonctionne mal dans ce film. Donc malgré les qualités manifestes du film ; je suis resté observateur ; le propos d’Almodovar n’a jamais fait écho chez moi. Mon blog: tout-un-cinema.blogspot.fr
Un film emprunt d'une nostalgie savoureuse où almodovar dresse le portrait de personnage fambloyant et plein d'humanité. Un véritable grand film avec tous les ingrédients nécessaires pour faire naître chez le spectateur une émotion inoubliable. 17/20
Je sais que je suis pas un expert en ciné et tout ce qui concerne la technique, le sens de certains plans etc... C'est peut-être là que se trouve le talent d'Almodovar parce que je suis passé complètement à côté! Quand je vois les notes et les commentaires sur ce film, j'avoue me demander si j'ai vu le même film! ,J'ai trouvé ça vraiment moyen, un sujet pas intéressant et une façon de mettre en scène très classique, avec rien d'exceptionnel en tout cas! Un film qui parle de la vie originale de quelques femmes originales. Ok, ça passe mais sans plus, rien de captivant dans tout ça. Les actrices jouent bien, pas de soucis, c'est juste l'histoire qui ne m'a pas intéressé. J'aurai probablement été plus intéressé si j'avais pu voir débarqué plus tôt la fameuse Lola.... J'ai vu du Almodovar bien plus intéressant et à la mise en scène plus inspiré mais je répète, je ne suis pas un expert, j'ai peut être rien capté... j'aimerais bien qu'on m'apprenne alors.
Comme à son habitude, Almodovar filme avec un style décalé propre à sa filmographie. Comme souvent, il met en avant des problèmes féminins mais ici il nous présente aussi un message de tolérance envers les transsexuels et un triste requiem sur les victimes du sida, le tout de manière peut-être un peu confuse. La narration semble par moment s'essouffler et connaitre quelques longueurs mais les dialogues restent croustillants tout du long. Le casting est exquis dans la peau de cette brochette de femmes à la fois stéréotypées et originales (la mère traumatisée par la récente perte de son fils, la travestie à la répartie clownesque, la star sympathique, la vieille chrétienne aigrie, la jeune comédienne droguée...) dans des situations aussi émouvantes qu'amusantes bien écrites. Bref, si l'on sort ému, c'est donc que ce mélodrame est une réussite.
Je suis très mitigé sur ce film. Dans l'ensemble, j'ai trouvé Tout sur ma mère assez convaincant mais je l'ai également trouvé cliché dans sa volonté de filmer une communauté artistique et sexuelle. On ne peut pas reprocher au film d'avoir peur des tabous : homosexualité, transsexualité, cocaïne, prostitution, …. Mais il va limite un peu trop en se focalisant complètement et ça va un peu trop dans le stéréotype et le n'importe quoi. J'ai franchement beaucoup de mal à trouver crédible le fait qu'une sœur réussisse à tomber enceinte d'un transsexuel (ça m'a l'air complètement abracadabrantesque comme relation), qui plus est séropositif. C'est dommage, car si on exclut l'exagération des relations de ces personnages, le film est assez beau. Le film marque en début de film par une tragédie particulièrement bouleversante. Et le reste du film est à l'avenant. Les références à Un Tramway Nommé Désir et à Ève sont plutôt bien amenées. Le rôle de Manuela est magnifique et remarquablement interprété par Cecilia Roth. C'est une belle histoire, dommage qu'il y ait des poncifs.
Il s’agit assurément de l’une des meilleures œuvres de Pedro Almodóvar. A la fois lauréat de l’Oscar et du César du meilleur film étranger en 1999, ce long-métrage constitue une belle déclaration d’amour faite à la gent féminine et aux mères. Sur la base d’une trame scénaristique pourtant simpliste, le réalisateur espagnol fait s’entrecroiser de nombreuses femmes. Chacune porte en elle des blessures profondes (la perte d’un enfant, la transsexualité, le SIDA, la solitude, etc.), mais toutes possèdent une force interne qui leur permet d’avancer. Associée à une mise en scène chatoyante, où costumes et décors rivalisent de couleurs, cette histoire apporte larmes et rires. Bref, des portraits puissants où femmes ordinaires et femmes extravagantes s’associent dans un mélodrame intelligent.
Très justement récompensé, aussi bien par un César que par un Oscar dans la catégorie "Meilleur film étranger" en l'an 2000, "Tout sur ma mère" stupéfait par la justesse de jeu de ses actrices principales (Marisa Paredes, Cecilia Roth et Penelope Cruz, littéralement habitées par leur rôle respectif) et par celle des sentiments et des émotions qu'il dégage de la première à la dernière minute. Sur des thématiques à priori aussi banales que la vie, l'amour, la maladie et la mort, Almodovar se pose une fois encore en génie sans jamais tomber dans la moindre sensiblerie ni superficialité... D'aucuns affirment que "Tout sur ma mère" est LE chef d'oeuvre du réalisateur. Mais comme ce dernier n'est de loin pas avare dans ce domaine, difficile de mettre un chef d'oeuvre au-dessus de l'autre...
Un film un brin provocant, notamment dans les dialogues. Je suis passé à coté, c'est dommage. J'ai remarqué que Almodovar explore souvent les thèmes sur l'identité sexuelle dans ses films ; dans le même genre je lui préfère La mauvaise éducation (bien que ce ne soit pas la même histoire) plutôt que Tout sur ma mère que j'ai trouvé assez plat dans l'ensemble. Un bon point pour Cecilia Roth qui est parfaite dans ce drame positif (malgré tout).
Almodóvar brise les barrières qui séparent les personnages dits "marginaux" et d'autres qui seraient "normaux", pour tous les mettre sur un pied d'égalité. A partir de cette volonté, le film véhicule des valeurs tels que le respect, la solidarité ou encore la convivialité, mises en évidence par une réalisation dynamique et proche de ses personnages. Car si Almodóvar sait regarder la réalité du film avec une certaine gravité (le sida, l’absence d'un père, la mort d'un enfant), il sait aussi mettre de l'humour dans des scènes qui a priori ne prêtent pas à rire pour, d'une part, éviter tout misérabilisme, et d'autre part, pour faciliter l'identification du spectateur aux personnages. Et même si on note quelques défauts, notamment dans la façon de montrer les ellipses ou dans l'utilisation de la voix-off, le film est dans l'ensemble très beau, doté d'une sensibilité et d'une intelligence remarquables.
Je ne comprend pas pk les critiques presse on adoré ce film ( surtout télérama ) . C le deuxième Almodovar que je voit et je m'attendait a largement mieux ( volver est tout simplement énorme) . Les acteurs sont mauvais , le scénario est mal écrit et inutilement compliqué . Ok Almodovar je veux bien que tu nous fasses des morales sur des sujets important mais sérieux si c pour qu'on s'ennuie a mourrir alors ARRETE . Vraiment je me suis ennuyer d'une force pas possible j'avais l'impression de voir un téléfilm espagnole avc des acteurs bas de game. Bon après il n'y a pas que des défauts le travail au niveau des costumes et des décors sont parfait . Et surtout l'acteur qui joue Esteban est bon . En conclusion ce n'est pas un bon film j regrette de dire car Almodovar est un grand réalisateur mais bon il faut être juste .
Sa fait un moment que je recherche le titre de ce film et quel plaisir de pouvoir l'allumer comme il ce doit. Je l'ai vue en espagnol en cour d'espagnol, il y a de cela 6 ans et mon dieux quel navet, non mais quel navet. Rarement je me suis autan fait chier, en regardant un film. Ce film est prétentieux, parfois ridicule mais surtout MOU mais MOU, non mais vraiment MOU. Bref un navton prétentieux. Comme certain pays d'Europe aime à dire, que ce sont des films "intellectuelles", alors que non, c'est juste pourris.