C'est avec Tout sur ma mère que j'ai continué ma découverte du cinéma de Pedro Almodovar. Disons qu'après avoir vu La Piel que Habito, la chute fit mal. Ce film ne m'a que très peu intéressé. Il a sans doute mal vieillit, et je n'étais sans doute pas dans un bon jour pour voir ce film, mais c'est également à cela qu'on reconnait habituellement un film réussi : quand il nous surprend, quelles que soient nos attentes. Et là, ça n'a pas fonctionné avec moi. Une déception.
Almodovar signe son chef d'oeuvre, hommage à Bette Davis, film de femmes, d'hommes qui veulent ou ne peuvent le devenir. Mort, renaissance, métapphysique du spectacle comme un reflet possible d'un monde trop simple et sans (re)devenir. Un mélodrame foudroyant !
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0,5
Publiée le 27 juin 2021
Il est évident qu'Almodóvar n'a cherché qu'à s'inspirer de la trame du Festival de Cannes dont les lauréats comprennent toujours des films sur le relations improbables et des défauts de caractère destructeurs. Pourquoi l'histoire ne peut-elle pas être simplement celle d'une femme qui essaie de faire face à la mort de son fils non cela n'aurait remporté aucun succès. Il a donc fallu ajouter toute une série de personnages très à gauche du courant dominant pour que tous les critiques de notre époque politiquement correcte ne puissent pas s'y opposer de peur d'être taxés de bigots. Comment le public peut-il accepter qu'une religieuse vraisemblablement assez dévouée à son ordre puisse accepter une dangereuse mission humanitaire au Salvador pays déchiré par la guerre et couche avec un homme/femme prostitué connu qui est héroïnomane depuis 15 ans. Qu'est-il arrivé de ses vœux et qu'est-il arrivé à son bon sens. Quelle était l'attraction de l'apparition de Lola à l'enterrement de la nonne vers la fin du film qui était plus pathétique que tragique aucune femme sur la planète n'envisagerait un tel compagnon ni même ne considérerait cette personne comme un homme. C'était tout simplement tellement impossible à concevoir que c'en était ridicule...
Désolé mais, moi, Almodovar ce n'est pas ma tasse de thé. Je trouve ça chiant, bavard, lassant, ennuyeux. Ce film est peut-être un chef d'oeuvre mais j'ai vraiment du mal à savoir pourquoi...
A la mort de son fils, Manuela part à la recherche de son ex compagnon dans le milieu interlope de Barcelone. Portrait bouleversant d'une mère courage, véritable ode à la vie.
"A Bete Davis, Gena Rowlands, Romy Schneider... A toutes les actrices qui ont interprété des actrices, à toutes les femmes qui jouent, aux hommes qui jouent et se transforment en femme, à toutes les personnes qui veulent être mère" Oui, Almodovar tout entier semble résumé au sein de "Tout sur ma mère" sorti en 1999 qui amorcera un virage décisif pour la carrière du cinéaste espagnol. Composé à quatre-vingt-dix pour cent d'interprètes féminines, l'oeuvre leur livre donc un vibrant hommage, déployant un panel de protagonistes varié. Fait significatif, le seul rôle masculin notoire du film est celui de l'acteur bourru et abruti, reprenant le personnage de Brando dans "Un Tramway nommé Désir". Faut-il crier au génie pour autant ? C'est là que ça coince. Mes rapports avec Almodovar sont en effet très ambigus ; doué pour l'écriture et millimétré, ce dernier a incontestablement le don de saisir les sensibilités souvent douloureuses de la nature humaine, en y ajoutant de surcroît une graine de fantaisie, notamment à travers le personnage de Agrado, joué avec éclat par Antonia San Juan. "Tout sur ma mère" est un long-métrage dont on peut difficilement ignorer la force émotionnelle malgré la regrettable surcharge mélodramatique de la dernière partie. Mais on ne peut nier également les bavardages, l'intellectualisation outrancière ainsi qu'une esthétique et un récit foncièrement télévisuels qui fait que je ne pourrai jamais qualifier de tels films de chefs-d'oeuvre.
Le cinéma d'Almodovar est spécial. Ici, on retrouve des sujets aussi divers que la mort, l'homosexualité, les conflits familiaux, le sexe, le travestisme, le sida, la drogue, la prostitution... C'est un peu beaucoup et moi, j'accroche pas! De plus, on ne compte plus les longueurs mais les moments rythmés! Reste une belle interprétation (notamment Penelope Cruz ) et des personnage originaux (Agrado!)
Ah le cinéma coloré d'Almodovar, aux personnages féminins remarquables, c'est ici qu'il prend tout son sens... "Tout sur ma mère" est à l'origine du nouveau Pedro Almodovar, il marque un style différent dans la carrière de ce cinéaste. Le long-métrage part d'un bon sentiment, l'idée est appréciable, et les personnages qui l'entourent sont plutôt bien écrits, mais le fait est qu'on tourne un peu trop en rond sans compter que le film en ressortira davantage captivant auprès de la gente féminine. L'humour est au rendez-vous, grâce notamment à un certain personnage (aussi lourd soit-il (elle)), mais en contrepartie, on regrettera de ne pas assez voir Marisa Paredes, rayonnante dans son rôle.
Je suis en pleine découverte de la filmographie de Pedro Almodovar.A ce titre,le mélancolique "Tout sur ma mère" est incontournable.Ce qui frappe avant tout,c'est la sobriété de la mise en scène,et du cadre en général,qui n'est pas usuel chez le fer de lance de la Movida madrilène.En se livrant sur des souvenirs qui lui sont chers,Almodovar parvient à émouvoir.Une tragi-comédie réaliste,témoin fébrile de son amour des actrices et des femmes en général.Almodovar a grandi près des planches,dans un univers féminin,entouré de sa mère aimante(qu'il a le malheur de perdre après le tournage).Une douleur prégnante qui imbibe le film.Après avoir vu mourir accidentellement son fils sous ses yeux,Manuela part à la recherche de son père transsexuel à Barcelone.De rencontres incongrues en compassions féminines,Manuela accède à une forme de renaissance.Almodovar prêche la tolérance.Celle des travestis,ici honnêtes et sensibles.Celle des séropositifs,avec un encouragement sur un remède au virus HIV.Il grave dans le bronze l'importance d'être et d'avoir une mère.Et réaffirme son caractère cinéphilique à travers la pièce d'"Un tramway nommé désir".Un bon cru donc.Cela reste un Almodovar avec tout ce que cela comporte de bizarreries,mais dans l'ensemble on est conquis par ce mélo accueillant.
Doté d'un scénario original et différent, "Tout sur ma mère" entraîne le spectateur dans une histoire dramatique et touchante. De ce fait, la réalisation est bien travaillé surtout pour démontrer le jeu des actrices. Celles-ci sont très convainquantes tout comme le reste du casting. Ainsi, le film est plutôt réussi en captivant dans l'ensemble le spectateur.
Un excellent Almodovar. Le portrait de ces quatres femmes est bien décortiqué. Tout y passe : sexe, drogue, alcool, travelos, sida... Mais que c'est triste bordel!
Un mélo qui me laisse assez indifférent. Je n'ai pas accroché l'histoire, les personnages, l'ambiance. Ennuyeux ? Pas vraiment, ça se laisse regarder, mais franchement sans plus.