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Peter Franckson
81 abonnés
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3,5
Publiée le 1 août 2025
Le film est un hommage à toutes les femmes, surtout les mères, mais l’intrigue n’est pas assez épurée et parfois trop extravagante (femmes transgenres, addiction à la drogue). Trop de sujets sont abordés : spoiler: deuil d’un fils de 17 ans, greffe de cœur (sujet très vite abandonné, bien que, « annoncé » dans le générique), vie des transgenres, sida, père atteint de la maladie d’Alzheimer, prostitution, addiction à l’héroïne et métier d’actrice [Huma Rojo (Marisa Paredes (53 ans) jouant Blanche Dubois dans « Un tramway nommé Désir » (1947), et Manuela (Cecilia Roth (43 ans), infirmière et ayant joué cette pièce de Tennessee Williams (1911-1983) dans sa jeunesse, référence à Gena Rowlands, dans « Opening night » (1977) de John Cassavetes (1929-1989), où une actrice assiste à la mort accidentelle d’une admiratrice, et à Bette Davis jouant dans « Eve » (1950) de Joseph Mankiewicz (1909-1993), film qui est projeté ], ce qui en atténue l’intensité dramatique. La simplicité des situations aurait permis d’atteindre l’universalité du propos, contrairement à la provocation et/ou la transgression qui peuvent cliver. Cela n’a pas empêché le film d’obtenir de nombreuses récompenses : prix de la mise en scène au festival de Cannes 1999 (la palme d’or a été attribuée à « Rosetta » des frères Dardenne), César 2000 du meilleur film étranger, 3 Goyas, et Oscar 2000 du meilleur film en langue étrangère.
Film très émouvant, très belle histoire sur la maternité, tous ces personnages de femmes, toutes différentes, portant une histoire personnelle souvent compliquée, sont hyper touchants. Dès le début on est pris à la gorge par le déroulement de l’accident, l’émotion de la mère, les mots qui sont prononcés après le drame, c’est superbement interprété par Cecilia Roth (personnage de Manuela). Tout au long du film, elle garde ce drame en elle, on ne peut pas l’oublier, tout en pudeur et pourtant on sait qu’elle l’a en elle, c’est très fort. Ce qui est d’autant plus émouvant c’est le métier de Manuela qui la met, avec ce drame, dans la peau de la mère du patient, elle vit pour de vrai les rôles qu’elles jouaient jusqu’à présent pour entraîner les médecins aux annonces difficiles liées aux dons d’organes. Cette fois c’est à elle qu’on fait cette annonce, dans la réalité. Elle reste marquée par cet accident tout au long du film, même si elle garde la force de continuer à avancer. Le personnage d’Agrado apporte un peu de légèreté et d’humour, tout en prononçant une des phrases clés du film sur l’authenticité, lors d’une scène très touchante lorsqu’elle monte sur scène pour raconter un peu de son histoire. L’interprétation, les dialogues, le scénario, la musique, rien à dire, tout est parfait. Très beau film, très émouvant.
Un sacré film d'Almodovar, un très beau palmares de récompenses déjà et ça impressionne. Pendant un peu plus de 90 min on est plongé dans l'Espagne colorée, et animée. On vit la vie à 100% en nous mêlant à cette troupe de théâtre originale. Malgré les coups durs ils s'entraident et la vie continue. Ce film sur le théâtre, le cinéma, les femmes et les transgenres interpelle. A voir.
Étonnant ! Scénario et situations ultra-original et souvent bien triste. Des personnages haut en couleur (beaucoup de travelos) et quelques dialogues biens crus et fendards. Me semble l’avoir déjà vu il y a fort longtemps, j’ai du passer à coté à l’époque ! J’ai trouvé ce drame vraiment bien écris : Les erreurs, le pardon, les cachoteries, les mensonges … Allez, un généreux 4,5 étoiles, pour ce scénario en béton.
film qui évoque la lutte d'un groupe de filles égaré plus qu'autre chose la plupart du temps, le suget de la transidentité est a peine évoqué (quelques mot par ci par là) au moins, il n'y aura pas de caricatures. plongé dans un monde de prostitution, théatre, groupes d'amies, elles devront se battre contre les difficultés et les injustices. elles devront se battre contre le sida qui les menaces, contre des hommes qui les exploitent et font tout pour sortir du cauchemar de la prostitution et bien faire les choses. film noir très dramatique qui a un exellent scénario, une exellente mise en scènes, acteurs et actrices de tallent.
Almodovar fait graviter plusieurs personnages autour d'une personnage central de Cecilia Roth, hanté par la mort de son film qui se mure dans un silence émotionnel fort qu'elle exorcise en agissant auprès de ces femmes aux problèmes si différents et pourtant intimement liés. La maîtrise d'Almodovar dans la construction du récit qui croise chaque destin est bluffante, et sa façon d'aborder des thèmes graves, délicieuse. Au-delà, c'est d'un véritable sens de la poésie et de la vie dont il fait preuve dans ce film qui ne se veut ni optimiste ni pessimiste, ni moral ni immoral, et qui entraîne simplement le spectateur dans les méandres de vies chaotiques.
Profondément intime et pourtant universel, ce film illustre avec brio la capacité du réalisateur espagnol à mêler les genres tout en interrogeant les thématiques de la maternité, de l’identité et de la résilience.
Le récit s’articule autour de Manuela, une femme brisée par la perte tragique de son fils, qui s'interroge pour trouver un nouveau sens à sa vie. Almodóvar transcende ici le thème classique de la maternité pour en offrir une vision plurielle et inclusive. La maternité devient un acte d’amour universel qui dépasse les liens biologiques : Manuela, Rosa et Agrado incarnent à elles seules une mosaïque de féminités complexes, réconciliées avec leurs contradictions.
Visuellement, fidèle à sa signature, Almodóvar joue avec des couleurs intenses, notamment les rouges et les bleus, pour traduire les émotions de ses personnages. La musique d’Alberto Iglesias, douce et poignante, enveloppe le film d’une aura profondément émotionnelle.
Almodóvar fait preuve d’une immense tendresse envers ses personnages marginalisés. Le réalisateur célèbre les différences, les identités fluides et les trajectoires de vie chaotiques, tout en offrant à ses personnages une dignité rarement accordée à ces figures au cinéma. À travers eux, il aborde des thématiques complexes, sans jamais sombrer dans le pathos.
En somme, Tout sur ma mère est une œuvre d’une richesse émotionnelle et visuelle rare. Almodóvar y atteint une maîtrise totale de son art, offrant un film qui résonne bien au-delà de ses personnages et de son intrigue pour toucher à l’essence même de ce qui fait de nous des êtres humains.
Pedro Almodovar sait aborder des sujets sensibles avec la plus grande légèreté. "Tout sur ma mère" en apporte une nouvelle fois l'exemple. Savoureux, bien interprété et parcemé de références.
Almodóvar dresse un portrait flatteur des femmes en général, et plus particulièrement de cette mère en deuil retrouvant le chemin de son passé pour repartir à zéro. Les hommes, eux, sont dépeints avec dérision.
Tout sur ma mère est un film émouvant et joliment réalisé. Almodovar parvient à donner une humanité à tous ses personnages. Il n'est pas question ici de tomber dans les clichés ou autre, non il ne filme pas des prositutés etc. pour tomber dans les lieux communs, mais leur donne vraiment quelque chose, sans avoir l'impression de les juger. Si certaines ficelles sont un peu grosses (l'histoire avec Penelope Cruz... moyen), le film m'a plu. Il était à Cannes l'année où Rosetta a remporté la palme d'or... A choisir j'aurais préféré Tout sur ma mère.
« Tout sur ma mère » de Pedro Almodóvar (1999) ayant reçu la palme de la mise en scène à Cannes et l’année suivante l’Oscar et le César du meilleur film étranger, devrait plutôt s’appeler tout sur mon père ! Manuela (Cécilia Roth), infirmière coordinatrice du service de greffe d’organes à Madrid, vit seule avec son fils Esteban. Pour ses 18 ans, ils vont voir la pièce « Un tramway nommé désir » que Manuela avait joué dans sa jeunesse avec le père d’Esteban dont il ne connaît rien de l’histoire. Cette pièce est interprétée par Agrado (Antonia San Juan) qu’Esteban admire et dont il veut absolument un autographe … mais après avoir attendu de longues heures sous la pluie, il est renversé par une voiture et son cœur sera transplanté. Folle de douleur, Manuela part à Barcelone à la recherche du père de son fils. Et là, c’est toute la magie de Pedro Almodóvar que de nous plonger dans un monde sordide, amoral dirons certains puisque on y découvrira Rosa (Penélope Cruz), une jeune fille de bonne famille, entrée dans les ordres mais active auprès des travestis et transsexuels des bas-fonds de la ville sous le joug de la drogue et du SIDA… Rosa séropositive tombera enceinte de Lola et son petit garçon s’appellera lui aussi Esteban … Ce n’est surement pas le premier film de Pedro Almodóvar à aller voir car outre le sujet, le scénario est assez complexe avec des propos parfois très crus mais en le voyant et le revoyant on sent toute l’ingéniosité et l’exubérance de ce cinéaste aux thèmes récurrents et avec des plans fantastiques (comme les plans médicaux de l’introduction …) toujours bien servis par la musique d’Alberto Iglesias. A voir … mais avec une attention particulière pour en comprendre le charme !
Mais quel beau film ! Les sentiments sont magnifiques et les acteurs absolument parfait. J’ai aimé les multiples histoires qui finalement sont toutes liées les uns aux autres, et le côté cyclique de celles ci. Un magnifique film !
Très attachant long-metrage dont les errements scénaristiques ne l'empêchent pas d'émouvoir ; et ce grâce à un esprit, une bande-son, un casting comme toujours impeccables avec P.Almodovar.
Un film plein de vie et de couleurs, avec des actrices impressionnantes. L’émotion m’a parfois semblé forcée, mais la sincérité d’Almodóvar et ses thèmes forts emportent quand même. Pas parfait, mais marquant.