Le Baiser du tueur
Note moyenne
3,5
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115 critiques spectateurs

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Cinéphiles 44

1 696 abonnés 4 677 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 février 2018
Le Baiser du Tueur, réalisé en 1954, est le second long-métrage de Stanley Kubrick. Fortement influencé par les mises en scènes d’Alfred Hitchcock, le raconte la rencontre entre un boxeur, qui vient de perdre un match, et une entraîneuse de dancing, malmenée par son patron. Mais ce dernier est amoureux d’elle et tente d’éliminer le boxeur afin de la reconquérir. Voici que notre protagoniste principal se retrouve mêler dans une histoire de désir et de jalousie. A seulement 27 ans, Kubrick réalise une œuvre à la tension palpable, à la photographie superbe grâce à un noir et blanc sublimement éclairé et à la juste mesure entre des dialogues efficaces et des scènes d’action prenantes. Seul le happy-end ne correspond pas à l’image de l’artiste et n’est ici, que pour plaire à Hollywood.
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anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 9 février 2018
Un constat médian pour un objet de curiosité filmique plus que pour une œuvre réellement aboutie de la part d'un jeune Stanley Kubrick, pas encore au faîte de sa gloire, qui a déclaré de lui-même que l’« intrigue de ce second long-métrage était stupide ». Entrant par la petite porte du cinéma américain, Le baiser du tueur (Killer's Kiss) est le deuxième long-métrage du prometteur cinéaste de 27 ans alors, sorti en 1955. Le deuxième, et également le dernier dont l'audience reste limitée aux cercles d'initiés et d’intimes. Thriller dont les premiers pas s’inspire à l’incipit d’un de ses courts-métrage, Day of the fight, il place un boxer raté en situation d’amoureux transi et de défenseur acharné des causes perdues. Un vis-à-vis amoureux, fenêtre contre fenêtre, où l’amour n’a pas sa place, perturbé par des aventures interlopes et une flopée de gangsters peu recommandables malgré la flamme qui habite le plus haut placé d’entre eux.
Entrons dans le vif, pourquoi aller visionner ce film relativement désuet aujourd'hui. Avant tout, pour comprendre l'influence d'un réalisateur encore en apprentissage technique et d'influences. Ouvertement inspiré des polars à succès d'Alfred Hitchcock, il reprend de nombreux codes du genre (l'intrigue relativement "creuse", la lenteur éprise de tensions, les courses poursuites dans des univers vides et policés, la dramaturgie dramatico-policière). La technique naissante de Kubrick est mise en exergue par plusieurs situations et plans talentueux, les plans fixes face miroir révélant deux horizons, la traversée fixe d'un aquarium etc ... Son noir et blanc, brumeux et tirant vers le gris, est esthétique et efficace, sans doute doctement inspiré des visionnages de l'expressionnisme allemand en vogue à l'époque. Les ombres et lumières et le travail géométrique dans l’utilisation des décors et des peintures urbaines, utilisées avec parcimonie et talent, enrobent les univers, parfois chatoyants (Broadway, le dancing), parfois ascétiques (les rues désertes d’un quartier « brooklynien » de New-York, les appartements respectifs), d’un halo erratique. La bande-son originale oscille entre une musique usité soutenant l'intensité tendue et un charivari totalisant desservant l’œuvre par sa toute-présence. La grandiloquence n'est pas non plus de mise dans le jeu plat et minaudant d'un duo d'acteurs pusillanimes (Irène Kane & Jamie Smith) qui n'ont pas laissé une trace indélébile dans l'histoire du 7ème art (une curiosité sur leur filmographie est assez édifiante). La trame, ficelée par un nylon très ténu, se déroule donc sans anicroche devant nos yeux loin d'être scotchés ou ébahis. La tension mélodramatique n'atteint pas l'osmose tremblotante des chefs d’œuvre du genre, et les personnages suivent leurs pérégrinations sans détour ni psychologie. Certes, le format, 1h07 à peine, ne permet pas un développement romanesque de l'intrinsèque d’anti-héros mutiques et dépassionnés. Les aléas comminatoires sont lourdement arrimés au fil du déroulement, tombant comme un deus ex machina sur la soupe scénaristique. L'empathie n'existe plus, l'immersion non plus et nous nous portons distinctement jusqu'au générique final, jusqu’à esquisser un sourire sur un affrontement caustique.
Œuvre de connaissance plus qu’œuvre de complaisance, à visionner pour mieux comprendre plutôt que pour apprendre ou savourer. Les prémices, techniques peut-être, du futur omnipotent et qualitatif de Kubrick sont latents, à chercher entre les lignes d'un bien fade polar des années 50. Faîtes-vous archéologues de l'écran noir plus que cinéphile averti pour en profiter.
Eselce

1 629 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 janvier 2018
OK, c'est un Kubrick ! Avec de belles idées de prises de vue et de décors qui se ressentiront dans ses films suivants. Mais ici, cela ressemble plus à un bout d'essai. Musique pas terrible, histoire d'amour sans émotion (Sauf peut-être chez le patron), narration ennuyeuse, acteurs principaux qui ne s'impose pas assez à l'écran et défilé de banalité sans intérêt dans ce que font les personnages. Les voir s'habiller, monter et descendre les escaliers... Quel déroulé de pellicule inutile par moment ! Et pourtant le film est court ! Mais on s'ennuie près d'une heure. Intéressant de voir l'évolution du réalisateur qui, comme tout le monde, a bien du démarrer quelque part et s'ajustera avec le temps.
Hervé L
Hervé L

92 abonnés 719 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 janvier 2018
Un très bon polar parfaitement joué de bons acteurs un cadrage impeccable un suspens continu et une très belle utilisation du flashback bref un film comme on n'en fait plus à voir et revoir
this is my movies

830 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 janvier 2018
Pour autant, le film peut se voir comme un brouillon de son œuvre à venir. On y retrouve ainsi une partie de ses influences, une partie de sa quête novatrice, son obsession du détail et de certaines thématiques tout comme son absolue déférence aux genres. «Le baiser du tueur» est un pur film noir, qui respecte donc les canons du genre, avec son intrigue qui se situe dans un milieu trouble (les combats de boxe, qui est aussi un héritage de son passé de photographe/reporter pour le magazine Look, les pistes de dance avec entraîneuses), la femme fatale qui entraîne le héros dans une spirale infernale, le méchant et ses hommes de main, les rues sales la nuit avec de grandes ombres menaçantes, l'argent comme moteur et l'amour comme déclencheur. Bref, rien de bien neuf en apparence. Pourtant, le jeune cinéaste joue avec certains codes, triture certains archétypes, et on retrouve déjà son refus de l'identification facile au héros, qui est présenté comme un loser patenté, un provincial qui a plus d'avenir dans un ranch que sur un ring, sa carrière étant derrière lui. Quant à la femme fatale, elle n'a pas un look incendiaire ou un charme glamour. Il y a déjà par contre, ce goût du tragique, cette importance de l'héritage familial (une thématique chère à Kubrick, qui attache une certaine importance au cercle familial, que ce soit le couple avec des enfants ou bien la famille au sens un peu plus large), une exploration des conflits entre les êtres humains, une réflexion sur le voyeurisme, et surtout, une certaine quête esthétique parfois ahurissante. Si le film manque clairement de moyens, avec ce combat de boxe tourné sur un ring très éclairé tandis que les spectateurs restent dans l'ombre (et pour cause, il n'y en a pas réellement puisqu'ils n'interviennent que via la bande-son, le budget ne permettant pas de s'offrir une foule de figurants), on trouve aussi certains plans d'une beauté formelle qui s'apprécie d'autant plus sur grand écran que le passé de photographe de Kubrick lui permet d'oser quelques hommages à ses maîtres. Il faut voir cette poursuite sur les toits d'un entrepôt, filmé avec un grand panoramique, qui nous montre les personnages en plan très large qui se poursuivent, tandis que derrière eux, se distingue dans une belle brume hivernale, les ponts, les buildings et quelques lumières. Des fulgurances visuelles qui s'entrechoquent avec d'autres moments tirant vers le surréalisme, dont était friand ce grand fan de Buñuel, avec cette lutte finale dans un entrepôt de mannequins. Il y a aussi quelques jolis moments de montage alterné, prolongation des expérimentations de Griffith et d'Eisenstein, autres grands maîtres formels du jeune Stanley, avec cette précision maniaque dans le détail, une certaine ironie mordante mais aussi des maladresses de scénario, des petites erreurs de jeunesse (une musique trop envahissante), des erreurs d'apprentissage pourrait-on dire, et il en tirera certaines leçons pour l'avenir (il n'écrira plus de scénarios originaux, ayant décelé son manque d'aptitude dans cette discipline, il en viendra à abandonner les compositions classiques et piochera dans les musiques pré-existantes). Découvrir aujourd’hui, dans de bonnes conditions, les premiers travaux de ce futur génie du 7ème art («L'ultime razzia», son autre film noir, est également ressorti sur quelques écrans le 3 janvier), est un petit jeu de pistes agréable. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
mx13
mx13

289 abonnés 1 963 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 février 2018
Avec Fear and Desire Kubrick nous a prouvé que ses premiers pas dans le cinéma n'étaient pas ingénieux. Un rythme lent et lourd assorti de mauvaises images. Je le déconseille aux moins de 7 ans. 2/5
Antoine D.
Antoine D.

47 abonnés 343 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 juin 2017
On reconnaît le style de Kubrick à ses débuts, on n'en est pas au chef d'oeuvre qu'il a pu réaliser. Mais ce qu'il considère comme son premier long reste un film avec de nombreuses qualités comme la beauté de l'image. Mais on reste un peu sur notre faim à la fin de la séance.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 14 janvier 2017
Le second film du grand maître tient beaucoup plus du téléfilm, du petit film que du grand film de sa grande ère mono-mégalo-maniaque et ne se démarque pas vraiment des productions typiques des années 50 : deux gars (ou davantage...) se battent pour remporter la blonde, puis une poursuite s'engage, éventuellement la police intervient...

L'intrigue est donc assez simplette, les personnages prévisibles et bien délimités et la réalisation de notre cher Stanley est des plus académiques et sérieuses... mais je demande à mon collègue ancien combattant s'il y eut jamais un film d'après-guerre filmé n'importe comment ; il me répond que ça n'existe pas ! ou que ce ne sont pas des films.

Le filmage épileptogène est en effet un phénomène très ponctuel difficile à situer mais d'aucuns pensent qu'Il faut sauver le Soldat Ryan fut l'un des catalyseurs (Rappelons qu'il s'agit d'un film de Steven Spielberg, le plus prometteur puis le plus décevant de tous les réalisateurs).

Néanmoins et heureusement, le film de Kubrick si classiquement filmé est très court et se laisse regarder sans passion ni déplaisir. Une oeuvre mineure en somme, une sorte de curiosité.
Roub E.

1 325 abonnés 5 422 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 novembre 2016
Ca n'est certes pas un film majeur dans la carrière de Kubrick mais il faut quand même bien admettre que ce qui est moyen chez lui dépasse largement ce que l'on peut voir en général. Le baiser du tueur est un polar simple, presque simpliste quand à sont scénario mais d'une efficacité remarquable et plein de vie. Avec ses scènes de foule filmée In Vivo on a l'impression d'être plongé au côté des personnages et d'être au plus près d'eux pendant tout le film. Une des premières œuvres du maître et c'est déjà de la bonne.
christophe117
christophe117

9 abonnés 253 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 octobre 2016
J'hésitais à m'enflamer ou à être un peu sévère. Mais je mets la note moyenne parce que bon, le film est bon, mais je ne me le regarderais pas en boucle. Il est surtout très bon pour l'époque. Kubrick montre déjà son talent dans les cadres, la narration et l'histoire qu'il n'allonge pas inutilement. Franchement, le combat final est mieux filmé et monté que beaucoup de films d'action contemporains. Une histoire simple dans un style original et efficace.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 juin 2016
très bon film noir, dans la veine des meilleurs polars des années 50. Ce film permet aussi de porter un autre regard sur l'oeuvre de ce maître du 7eme art, et peut se regarder comme un hommage aux classiques du genre..
Dead-for-Someone
Dead-for-Someone

50 abonnés 694 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juillet 2019
Le Baiser du tueur a tous les ingrédients clés du thriller: ambiance sombre et lourde, suspense, assassinat en tous genres... Kubrick signe ici un film passionnant, avec des images comme toujours très bien travaillées, un scénario qui certes ne fait pas fureur mais qui reste prenant du début à la fin, une photographie remarquable, des acteurs qui se donnent à fond, un montage efficace, des scènes inoubliables, bref, ce film montre encore aujourd'hui pourquoi Kubrick est un des plus grands cinéastes du monde.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 1 février 2016
Un film d'apprentissage ou Kubrick fait ses premières armes. L'histoire est loin d'être originale, déjà vue et peu passionnante. Seul la photographie est très belle. La seule scène vraiment intéressante, qui se démarque véritablement et que l'on peut retenir reste la séquence finale spoiler:
dans l'entrepôt de mannequins et son duel à la hache.
BigDino
BigDino

10 abonnés 473 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 juillet 2015
Très court, ce long métrage des débuts de Kubrick n'en est pas moins intéressant. Kubrick nous entraîne d'ores et déjà dans l'envers du décor, nous montrant le monde de la nuit. Quelques moments
émergent, comme ce plan nous montrant les couples en train de danser entrant tour à tour dans le champ de la caméra, leur manière de danser nous en révélant sur ce que pourrait être leur caractère, la scène de l'histoire d'Iris racontée pendant que la danseuse continue, imperturbable, sa chorégraphie, et bien sûr la scène dans l'entrepôt des mannequins. Pour ces moments fulgurants où le génie de Kubrick éclate, il faut voir Le Baiser du Tueur.
Moorhuhn
Moorhuhn

169 abonnés 579 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 février 2015
Et voilà, filmographie de Stanley Kubrick bouclée. Filmographie sur laquelle j'ai pris un immense plaisir d'ensemble (même sur Fear and Desire!) et qui a été également un des fers de lance de la passion que j'éprouve pour le cinéma. Ce n'est donc pas sans une certaine émotion que je boucle l'oeuvre de ce très cher Stanichou, même si il s'agit d'un de ses films "mineurs". Alors oui, clairement il ne s'agit pas du meilleur Kubrick mais on a là une esquisse très intéressante du style qu'il adoptera dès L'Ultime Razzia. Sur le plan visuel, le film est vraiment impeccable. Inutile de préciser que la photographie est une nouvelle fois remarquable mais je le fais quand même. On sent le métier chez un Kubrick qui revêt ici quasiment toutes les casquettes techniques. Il avait d'ailleurs déclaré une fois que ses premiers films étaient peut-être mauvais mais qu'ils étaient, en tout cas, bien photographiés. Et je ne peux que lui donner raison même si Le Baiser du Tueur n'est pas du tout mauvais. Surtout que la mise en scène a également bénéficié d'un soin particulier, notamment au niveau des scènes d'action sur lesquelles je reviendrais.

Non je dirais que le bât blesse surtout au niveau du scénario et de l'écriture en règle générale. Alors on a ce côté "droit au but" qui fonctionne particulièrement je trouve, car le film dure 1 heure et ne baisse jamais en intensité. Mais le format court nuit quand même aux personnages que j'ai trouvé particulièrement mécaniques que ce soit dans leurs relations, leurs interactions... Je n'ai pas tellement ressenti d'empathie envers eux, d'autant plus que le jeu d'acteurs n'est pas non plus brillant. J'ai bien aimé l'acteur principal (totalement méconnu d'ailleurs) mais l'actrice était quand même assez proche du catastrophique. L'histoire n'est pas originale mais fait le job, même si je l'aurais trouvé certainement plus efficace avec davantage d'intensité. Car là l'ensemble est quand même commun et plutôt convenu, même si la narration non-linéaire vient ajouter un peu de sel à l'intrigue.

Mais Kubrick est un réalisateur déjà talentueux qui sait manier la caméra pour en tirer quelque chose de bien. Le combat de boxe du début est déjà pas mal foutu avec des plans serrés sur les personnages, au plus proche de l'action, avec un montage impeccable. Et les cadrages sont déjà très minutieux, produisant de très beaux plans. Mais c'est vers la fin que le génie de Kubrick ressort avec cette course-poursuite vraiment captivante grâce à un jeu d'échelles vraiment bien fait. Et en plus d'être bien filmé et prenant, c'est également réaliste. Pas de personnages indestructibles, on sent qu'à tout moment ils peuvent être blessés, immobilisés. Et ces faiblesses perceptibles contribuent à rendre la course-poursuite captivante car on sent que tout peut basculer, il y a un réel suspense. Et le passage dans l'entrepôt de mannequins est vraiment bien foutu sur le plan formel avec des clairs-obscurs du plus bel effet. Après je dirais que le film est malheureusement prévisible sur son dénouement un peu expédié d'ailleurs mais la réalisation arrive quand même à rajouter du piment à cette histoire classique. Ce film ne casse pas trois pattes à un canard et ne révolutionne rien mais il a quand même de la gueule grâce à une technique de qualité. Si ce n'est pas forcément une oeuvre immanquable, il y a quand même suffisamment de qualités pour rendre l'ensemble vraiment agréable. L'archétype du bon petit film sympathique, un bon moment.
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