Sonatine, mélodie mortelle
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100 critiques spectateurs

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Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 mai 2020
Obscurs règlements de compte entre mafieux japonais. Un polar à la violence froide réalisé et interprété avec virtuose par Takeshi Kitano.
Lucas C
Lucas C

3 abonnés 19 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 janvier 2020
Ce film nous captive par la simplicité de son histoire et livre une réflexion sur la violence. Takeshi Kitano sait sublimer les paysages avec des plans magnifiques et sa maîtrise de la mise en scène se ressent tout au long du film.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 novembre 2019
Un film qui se détache de tout les codes habituels du genre yakuza. Ici les soi-disant mafieux vont à la mer, et s'amusent. Pour cacher leurs souffrance et leurs ennui. Un film qui met l'ensemble du cinéma de yakma en sueur, par sa maîtrise et son originalité !
mlight
mlight

27 abonnés 356 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 juin 2019
Ne connaissant pas du tout l'univers de Takeshi Kitano et au vu des éloges faite sur ce film de Yakuzas mais aussi le fait qu'il ait été autant repoussé par les japonais car oui, ça n'a pas du tout fonctionné là-bas, et bien j'étais assez enthousiaste à l'idée de le découvrir. Je dois reconnaître d'emblée ne pas en être déçu, on est instantanément porté par cette mélodie de toute beauté à la fois surréaliste et inquiétante. La réalisation est à la hauteur de ce que j'espérais, les plans sont travaillés et c'est agréable à suivre, il règne dans cette oeuvre de la folie, de la violence mais aussi de la poésie, de l'humour qui a bien fonctionné sur moi. Le point négatif qui m'a un peu sorti de tout ça est qu'aucun des autres acteurs mis à part Takeshi Kitano n'est vraiment convaincant, le manque d'émotion est beaucoup trop flagrant sur leurs visages, mais si on passe ce détail, cette oeuvre nous offre quelque chose de profond. Souvent la violence est placée en hors champ, on nous montre une bande de Yakuzas dépaysés complètement, ils sont perdus à cause du calme qui règne sur cette plage, ils retombent en enfance. La force de Kitano est pour moi justement cette violence montrée de manière assez dur et à la fois on ne nous en montrer pas trop, la scène finale est pour moi géniale, on nous montre la mort, mais on nous montre aussi la vie.
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 novembre 2018
Pas l'oeuvre la plus célèbre et la plus réussi de Takeshi Kitano, mais "Sonatine, mélodie mortelle" est un polar qui est tout de même intéressant à suivre car il possède une interprétation de qualité et une histoire de yakuzas qui propose une bonne dose de violence froide. Mais bon je dois avouer que j'ai été un peu déçu par la mise en scène de Takeshi Kitano qui s'avère un peu trop lente et qui manque clairement de nervosité.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 octobre 2018
Avec sonatine Takeshi Kitano fait un peu les yakuzas à la plage. Mais le film est bien plus intéressant que cet aspect pourrait laisser penser. J’ai vu dans ce film une réflexion ce que seraient et feraient ces hommes dans un autre contexte avec un autre environnement. Avec en plus quelques très bonnes idées de mise en scène comme la grosse fusillade totalement hors champ que j’ai trouvé excellente. Il ne faut surtout pas y aller en espérant voir un gros film d’action avec de gros gunfights mais pour peu qu’on se laisse prendre sonatine est un bon moment de cinéma même si ce n’est pas ce que son réalisateur a fait de mieux.
Philippe G.
Philippe G.

131 abonnés 509 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 décembre 2018
Un Kitano certes mineur, mais avec des qualités constantes chez lui (images étranges, poésie, bricolages). Sa bizarrerie intrinsèque en fait une œuvre attachante. C'est bien meilleur, par exemple, que le surestimé "violent cop", qu'il réalisera ensuite, barbant et convenu.
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 octobre 2018
Un très bon film japonais sur des malfrats yakuzas. Un très bon thriller sur la mafia japonaise. De très bons acteurs.
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 septembre 2018
J'ai découvert Takeshi Kitano réalisateur peu avant l'été avec les deux premiers Outrages, j’enchaîne donc avec Sonatine diffusé sur Arte. Je suis de suite pris par l'ambiance, le sens du tempo et les jeux démentiels initié par la bande de Yakuzas, on ne perd pas de temps ! Le film s'égare de plus en plus et sert une bouffe détonante et complètement perché, on vrille de minutes en minutes pour tutoyer les sommets ... Je ne m'attendais pas à pareil délire, Kitano excelle bien sur devant la caméra, le constat est similaire derrière ! Sa clique d'acteur resplendit, ils tombent un à un dans la folie. J'ai aussi un immense coup de cœur pour la musique de Joe Hisaishi, partition sublime en adéquation totale avec le film. Les notes de musiques me transportent même après la fin de ce long métrage. Sonatine est une découverte pour moi ce soir, un très grand film, déjà culte dans mon esprit ... Il faut que j’enchaîne très vite avec le reste de la filmographie de Takeshi Kitano !
Housecoat
Housecoat

139 abonnés 393 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 septembre 2018
Le public Japonais habitué aux pitreries de Takeshi Kitano lui ont réservé un accueil froid quand celui-ci a révélé des œuvres profondément noires et tristes, ce ne sera pas le cas du public étranger qui a pris Sonatine comme il était: un drame beaucoup plus profond qu'il n'y paraît. Incarnant un gangster désabusé et fatigué de son activité criminelle, Kitano emploi une approche radicalement calme et posée, morne et triste. La violence, assez rare dans l'histoire, n'impacte même pas la surprise des protagonistes tellement ils sont fatigués de leur sort, allant non-seulement jouer avec mais aussi intimement la désirer. Exactement cette tristesse qui fait ressortir toute la joie de la deuxième partie où les yakuza forcés de se cacher sur la plage n'ont d'autre choix que de tuer le temps avec des activités toutes bêtes qui leur rappellent le goût d'une vie qu'ils avaient oublié. Sonatine est un film rappelant les petits plaisirs simples qui valent la peine d'êtres vécus, et aussi comme un retour à la réalité oppressante qui nous met au défi de les sacrifier. Poétique, simple et tellement humain.
Hammerstorm
Hammerstorm

86 abonnés 601 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 mai 2018
Terriblement ennuyeux. Le film est long et il ne se passe rien. Il n'y a pas d'ambiance et les dialogues sont creux. Pourtant la photographie est belle et il y a une patte artistique évidente au niveau de la mise en scène mais ce n'est pas suffisant pour intéresser le spectateur.
Le scénario est difficile à suivre et finalement pas si intéressant que ça. Le sommeil fini par l'emporter quoiqu'il arrive.
Sonatine est le cas typique d'un film pas mauvais sur le plan technique mais qui est ruiné par son manque d'ambiance et d'action. C'est bien dommage. Kitano nous a habitué à mieux.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 décembre 2017
Le yakusa fait lui-même la trêve. La violence dont il a tellement usé semble dérisoire dans ses jeux où il imite le tueur. Toute la séquence « récréative » en est le témoignage. Le bilan de sa vie est médiocre. C’est comme s’il était passé dans un monde parallèle. On termine le travail et l’on s’évade par la mort.
raphaelK
raphaelK

16 abonnés 401 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 octobre 2017
Sonatine fait assurément partie des meilleurs films du grand Kitano, et donc assurément des meilleurs films asiatiques et mondiaux. Il représente tout ce qu'on aime chez lui : un film original, qui sort largement des sentiers battus et arrive à mêler violence, humour et musique en décalage. Le style Kitano ne peut se comprendre en lisant simplement l'histoire du film ou en regardant des photos. Je n'avais pas été voir le film au cinéma car je n'avais vu aucun extrait du film mais simplement des photos et un résumé.

Le film mérite donc d'être découvert, car il surprendra tous les novices et enchantera les fans. La touche d'humour est ici le point fort du film, mais elle ne transforme pas le film en comédie familiale bon marché. Au contraire, grâce au talent des acteurs, elle rend le film vivant et poétique.

La magnifique musique de Joe Hisaichi contribue énormément à donner son ambiance au film, et permet de faire mieux passer les réactions parfois étranges des personnages. Elle donne un ton léger au film, loin des musique classiques de polar
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 24 janvier 2017
Sonatine ne vaut décidément pas Violent Cop mais on y retrouve l'humour pince-sans-rire, cette ambiance nihiliste, un certain goût pour l'absurde et surtout la monolithique tronche de Kitano le clown triste, par moment frappadingue et sardonique. Il aime prendre à contre-pied le spectateur avec notamment ces plans de face lorsqu'ils se tirent dessus ou la vengeance au M16 qu'on ne voit pratiquement pas, sans compter cette fin d'une ironie brutale.

A cela s'ajoutent les cérémoniaux typiquement japonais des yakuzas entre eux, l'hypocrisie et les courbettes, puis ces mêmes yakuzas qui retombent en enfance, laissés à eux-mêmes et leurs blagues de collégiens sur la plage : un contraste saisissant.

Sonatine reste lent et sa musique d'ascenseur finit par taper sur le système. Il s'agit pourtant d'une bizzarerie parfois surréaliste qui continue d'interpeller, intrigante et inopinément drôle.
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 avril 2015
Sonatine. Le mot désigne une sonate courte et légère, référant facilement à une pièce de musique écrite sans trop grande ambition, par un musicien débutant par exemple. C'est de ce mot-titre que s'arme Takeshi Kitano, autant pour profiter de sa poésie pleine de vivacité que pour se dédouaner, refuser une approche trop serrée, trop contraignante, devant trop aux habitudes cinématographiques, à un genre ou à un mouvement. Il a beau en être à son quatrième long-métrage à l'époque, Kitano ne s'en cache absolument pas ; lui l'animateur télé, l'humoriste, le peintre, le poète, n'est surtout pas un cinéaste. Il avoue ne pas connaître ses classiques, ni se préoccuper d'atteindre une quelconque plénitude formelle. Il préfère plutôt laisser guider sa main par ce qu'il sent l'animer, tourner un film à sa manière, et bordel, il en tire une incroyable pépite. Tout part en quelque sorte de cet aveu singulier de vouloir tracer sa propre voie, avec ces plans fixes répétés. Les cadrages ratent souvent les personnages au moment où ils parlent, tout a l'air hébété, excisé de ses capacités de réaction et de perception. Tout ça cadre directement avec ces yakuzas improbables, qui n'ont pas vraiment l'air de savoir ce qu'il font là, cherchent à peine à se protéger et regardent les leurs tomber avec un hiératisme confondant. Oui, le premier contact avec Sonatine est raide, mais on se sent d'emblée porté quelque part en s'accrochant à ces notes répétées à intervalles discrets mais qui évitent de figer le film et laissent présager d'une épaisseur supplémentaire. Dans ce premier acte, l'impression est déjà grande qu'on a ici affaire à des gosses, du premier sous-fifre jusqu'au boss yakuza, tant les personnages semblent en manque d'un guide pour leur apporter le sens qu'ils ne savent pas d'eux-mêmes accorder à la vie. La vision proposée pervertit tout, renversant les propositions jusqu'à créer des personnages amorphes à partir d'un milieu dont on nous montre d'ordinaire qu'on y survit pas bien longtemps sans une farouche détermination. D'ailleurs, il ne faut vraiment pas grand-chose pour que quelques yakuzas se détachent du Milieu pour éviter une guerre, et se retirent quelque temps au bord de la mer, se mettant alors à tuer le temps en s'amusant comme le feraient, là encore, des enfants. Là, la veine surréaliste se poursuit et se creuse, dans des scènes poétiques étonnantes. Et c'est là, vraiment, que se trouve tout le sel de ce film, c'est là qu'il trouve toute sa force, dans cette rêverie enlevée qui lui retire tout antipathie (au contraire de ce qu'aurait provoqué une vision froidement absurde) et aspire au contraire véritablement le spectateur à venir la rejoindre. Sublimant complètement ce qu'il raconte, Sonatine offre forcément des sommets assez vertigineux, faisant vivre des sensations neuves, profitant à fond du bord de mer, ce lieu si puissamment symbolique, qui porte en lui un infini mouvement de va-et-vient qui décrit si bien le dialogue entre vie et mort du long-métrage. Et Kitano, tranquillement, continue de dérouler son récit, laissant pénétrer doucement l'impression morbide que dégage Sonatine. Celle-ci, d'ailleurs, ne vient pas d'une violence surlignée comme on le fait si souvent à l'accoutumée. Parfois hors-champ, souvent imprévisible, subie par des personnages qui n'essaient même plus de s'en prémunir et semblent s'y être résignés, la violence de Sonatine semble y être comme chez elle. Elle n'est plus ce monstre par lequel les cinéastes cherchent souvent à horrifier, et qui viendrait hanter le monde des vivants. Elle est le seigneur sur son domaine, qui se balade sans subir de barrière. Sonatine est un lieu de mort, la mort que côtoient des yakuzas déjà damnés, qui vivent une sorte d'enfer terrestre que ne cessent pourtant de rendre habitable leurs enfantillages étonnants - et souvent incroyablement drôles, vu le contexte. D'ailleurs, l'arrivée possible d'une romance, d'un éclat de vie, ne se fait qu'au travers d'une jeune femme violée, elle-même déjà arrachée à la vie, quelque part. Alors je me suis laissé emporter par et dans ce poème morbide, appréciant sa fluidité et la sensation d'aboutissement qu'il dégage malgré sa mise en scène assez minimaliste. Jusqu'à ce que le final arrive spoiler: , et que le yakuza joué par Kitano se tire une balle dans la tête, préférant en finir plutôt que rejoindre la nouvelle vie qui semblait se promettre à lui
. La seule scène de conclusion vient confirmer en le vidant d'un coup l'incroyable réservoir de vie maladroite et incomplètement structurée que possédaient encore ces personnages désincarnés (et que leurs gamineries laissaient supposer), images de l'homme mafieux qui a vendu son âme mais a gardé ce désir profond qui fait ce qu'est la vie. Et là, j'ai compris. Sonatine n'est pas la balade des morts. C'est la ballade des morts-vivants.
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