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didbail
41 abonnés
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2,5
Publiée le 16 août 2007
Voila un film de Nicholas Ray qui a mal vieilli. La construction est très classique : - une première partie nous montre une famille américaine modèle typique de "l'american way of life": papa travaille dur pour nourrir sa famille, maman est une parfaite ménagère, attentionnée et le fiston est sage comme une image. - deuxième partie : papa tombe gravement malade. Il est sauvé grâce à un traitement révolutionnaire (cortisone !) mais de redoutables effets se font rapidement ressentir et le gentil Ed devient un monstre qui terrorise son entourage. - troisième partie : au paroxysme de sa folie, Ed est arrêté juste à temps avant de commettre l'irréparable. Le bon docteur le sauve et dans un happy ending quelque peu ridicule la belle petite famille retrouve son bonheur initial. Si la mise en scène est exemplaire, le propos semble un peu dépassé. Difficile de croire à cette transformation radicale, même si l'on connaît les effets que peuvent avoir certains médicaments sur l'humeur et le caractère des patients. Toutefois, la critique du mode de vie américain, sous jacente à l'histoire, présente encore un certain intérêt.
Pas le meilleur film de Nicholas Ray. Mais une oeuvre qui tient beaucoup à la performance d'acteur de James Mason, qui a lui-même participé au scénario. Dans le rôle de ce professeur mégalomane, accro à la cortisone, qui sombre brusquement dans la folie et la démence, James Mason réalise une prestation forte et étonnante. Derrière la caméra, Nicholas Ray, qui a lui-même connu des problèmes de drogue, s'accroche comme il peut pour tenir son acteur. Une fois encore, les scènes de collège sont géniales, hélas, les scènes conjugales ne sont pas du même acabit, pâlissant de la prestation un peu mièvre de Barbara Rush. Un petit bémol pour la scène finale qui vient conclure le film comme un cheveu sur la soupe.