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Rodrigue B
27 abonnés
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3,5
Publiée le 21 octobre 2018
Une suite on ne peut plus honorable d'un des plus grands classiques horrifiques de tous les temps ! Elle s'ouvre et se clôture par « Mister Sandman » qui est un choix musical judicieux qui ajoute une bonne dose de charme à l'oeuvre. Les légères modifications apportées au thème de Carpenter sont également à féliciter, elles donnent un rythme plus soutenu à l'oeuvre. On nous sert donc avec « Halloween 2 » une suite directe avec, d'ailleurs, les quelques scènes de la fin du premier comme mise en bouche. L'intrigue se déroule donc lors de la même nuit. Trop facile dirons certains ? Pas du tout, cette suite est très originale. Même si celle-ci commence en suivant les mêmes bases, les mêmes codes imposés par Carpenter, très vite le film tourne vers le huis clos ! En effet, une grosse partie du film se tourne à l'hôpital où est emportée Laurie. On passe donc dans un autre cadre et c'est salutaire ! Ce deuxième film nous apprend également les motivations de Myers, motivations connues de tous aujourd'hui : Il souhaite tuer Laurie qui est, en réalité, sa deuxième soeur ! Ce combat Laurie-Myers fascinera les fans inlassablement : 20 ans plus tard puis 40 ans plus tard (cette année). Comparé au premier, on fait un grand bond en avant : niveau rythme, jeu d'acteurs et surtout... niveau meurtres ! Oui cette suite est plus féroce et, même si Myers ne court jamais, qu'il tue toujours très calmement, la tension est en permanence à son paroxysme ! Notons la scène très impressionnante dans la salle des soins : le meurtre de cette infirmière que Myers maintient sous l'eau en ébullition. Le personnage de Donald Pleasence est beaucoup moins ridicule que dans le premier et, reconnaissons-le, Jamie Lee Curtis a pris pas mal d'assurance et gère cette suite avec le talent qu'on lui reconnaîtra en sa carrière future. Le final est grandiose ! Cette poursuite dans les couloirs de l'hôpital entre Myers-Laurie alors que cette dernière est encore sous l'effet des médicaments est particulièrement stressante. La « mort » de Myers et le sacrifice du docteur Loomis donnent une dimension épique à l'oeuvre, le regard de Jamie Lee Curtis ponctue ensuite le film comme il se doit avec « Mister Sandman ». Une suite brillante, inspirée ! Probablement l'un des meilleurs films de la saga.
Suite directe du chef-d'œuvre de Carpenter, Halloween II prolonge efficacement l’horreur avec une tension accrue. L’ambiance de l’hôpital, la mise en scène soignée et la musique oppressante renforcent le suspense. [SPOILER]La révélation du lien familial avec Laurie[SPOILER] ajoute une nouvelle dimension au mythe. Moins subtil mais toujours terrifiant, ce slasher reste une suite solide et immersive.
J'ai revisionné ce film récemment. Pour une suite, Halloween 2 s'en sort vraiment bien. On reprend l'histoire exactement là où elle s'était arrêtée, ce qui donne une impression de continuité immédiate assez rare. L'ambiance de l'hôpital désert en pleine nuit apporte un côté oppressant et claustrophobe qui fonctionne à merveille. On sent que le rythme a évolué par rapport au premier opus, avec une approche un peu plus frontale et des scènes de tension plus marquées, mais la réalisation de Rick Rosenthal reste cohérente avec l'univers de John Carpenter. Donald Pleasence est toujours aussi intense dans son rôle du docteur Loomis, obsédé par sa proie, tandis que Michael Myers gagne encore en aspect indestructible. Même si Laurie Strode est plus en retrait physiquement, le film approfondit leur lien d'une manière qui a marqué la saga. La musique, avec ses synthétiseurs plus sombres, renforce ce sentiment d'inéluctabilité. Ce n'est pas le chef-d'œuvre absolu qu'était l'original, mais c'est une suite efficace, nerveuse et très bien foutue qui boucle la boucle de cette nuit sanglante.
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3,5
Publiée le 26 février 2014
Pour cette suite John Carpenter laisse sa place à Rick Rosenthal, l'histoire reprend directement la ou le 1 s’arrête. J'ai trouvé ce 2e opus un poil meilleur que le précédant le 1 était vraiment centré sur l'ambiance et la mise en place de l'intrigue tout le contraire du 2 qui est bien plus agréable à suivre avec un bon rythme et enfin de l'action puis on en apprend enfin plus sur Michael Myers et sur sa relation avec Laurie Strode.
Quand il met en scène "Halloween" en 1978, John Carpenter n'imaginait pas que ce qui ne devait être qu'un petit film d'horreur de série B, allait provoquer une onde de choc mondiale à l'origine de la création d'un sous-genre, le "slasher" devenant une franchise rentable qui quarante plus tard est encore très vivace. S'il n'est pas très chaud pour prendre la direction d'une suite attendue par tous les fans, les deux producteurs qui lui ont mis le pied à l'étrier, Mustapha Akkad et Irwin Yablens ne l'entendent pas de cette oreille. Les tractations sont difficiles car les appétits sont aiguisés par les bénéfices potentiels. Un procès sera même intenté par Irwin Yablens à Carpenter. Toutefois, l'affaire se règle à l'amiable, John Carpenter acceptant d'écrire le scénario en échange de son retrait du poste de réalisateur. C'est Rick Rosenthal dont Carpenter avait beaucoup apprécié le court-métrage fantastique "Toyer" qui passe derrière la caméra pour son premier long métrage. Mais Carpenter décidément peu enthousiaste peine à trouver l'inspiration. Il finit par se rallier à l'idée la plus simple et la plus évidente de situer l'action juste après la fin du premier épisode quand Michael Myers (Dick Warlock) se relève après avoir reçu plusieurs balles tirées par son psychiatre, le docteur Loomis (Donald Pleasance). Haddonfield n'en n'a donc pas fini avec le bogeyman qui va encore sévir dans les rues tranquilles de la petite bourgade avant de rejoindre l'hôpital où a été conduite Laurie Strode (Jamie Lee Curtis) après son affrontement épique avec le tueur psychopathe dont on apprend qu'il est en réalité son frère caché . Astuce trouvée par Carpenter pour justifier l'obsession de Myers à vouloir larder de coups de couteaux la pauvre Jamie Lee Curtis, particulièrement passive dans ce second épisode. Dès lors c'est dans le huis clos des couloirs déserts de l'hôpital que Mike Meyers va trouver parmi le personnel de nuit de quoi rassasier quelque peu sa folie meurtrière. Le scénario ne brille pas par son originalité comme en conviendra Carpenter lui-même et la réalisation plutôt plate et sans relief de Rick Rosenthal n'arrange rien à l'affaire. Comble de maladresse, Rosenthal parvient à rendre quelquefois ridicule le grand acteur qu'était Donald Pleasance, l'obligeant à en faire des tonnes pour marteler la dangerosité d'un Mike Myers que le réalisateur novice n'utilise pas aussi bien qu'il l'avait été dans "La nuit des masques" où John Carpenter savait exactement comment le placer dans le décor pour rendre sa simple présence mutique effrayante. Cette suite très peu appréciée de la critique spécialisée car trop sage et peu imaginative aura tout de même été profitable. La saga pouvait dès lors continuer.
La suite (directe, si vous n'avez pas vu le premier : demi-tour) du cultissime Halloween n'est franchement pas dégueu, reprenant sensiblement la même ambiance, les mêmes ressorts horrifiques (on se place du point de vue de Michael, on le voit à l'avance derrière la victime ou dans un coin d'ombre en ayant peur non plus par surprise mais par compassion pour celui ou celle qui ne le voit pas... On préfère franchement ce type de frayeur qui joue avec la mise en scène aux bêtes jumpscares musique à fond), on retrouve notre cher binôme frère et sœur pour une lutte finale qui promet d'être épique... En bonne suite directe à un film populaire qui change entre-temps de réalisateur, on s'attendait à un niveau de film bien plus médiocre, et nous d'être surpris par le bon moment passé devant l'écran. On a même délicieusement frissonné lors de la scène dans le sous-sol où Michael frôle du bout des doigts les pieds de la pauvre Laurie, avant de pleinement profiter du vicieux jeu du chat et de la souris dans le final sous tension. On s'attache toujours autant à l'impeccable Jamie Lee Curtis, même si on note une évidente baisse de jeu dans cet opus (elle a tout de même enchaîné cinq films d'épouvante entre ces deux opus d'Halloween... On sent qu'elle en a sa claque, et cela se confirmera encore plus avec son prochain rôle, cette fois comique, dans l'excellent Un Fauteuil pour deux, où elle crève l'écran par son talent et s'éclate carrément). La spoiler: mort de Michael est frontale et indiscutable, ce qui nous a beaucoup surpris (on sent que le film veut terminer la saga là, et la suite on la connaît... Mais pour l'audace d'avoir tenté de clore le chapitre "Michael" ici-même : chapeau, surtout dans un genre qui adore les portes ouvertes à la dernière seconde pour faire des suites facilement). Un deuxième opus honnête, moins bon que le premier surtout pour le jeu "vivement que ça se termine" de Jamie Lee Curtis (on la comprend, on aurait saturé avant) et pour la réalisation qui est moins inventive que celle de Carpenter, mais toujours aussi fun et stressante dans ses moments de "frayeur par compassion", et avec une fin décisive qui serait un bon exemple pour certaines sagas...
Même avec le soutien de Carpenter à la production et au scénario, cette suite de l'iconique Halloween ne se hissera pas à son niveau, malgré de sérieux efforts sur la gestion des scènes d'action. Reprenant directement où l'histoire s'était arrêtée, le film regorge de tous les clichés du slasher avec lesquels il semble parfois s'amuser, avec aussi quelques idées saugrenues et pas très efficaces côté suspense, surtout dans le final. C'est surtout la platitude de la direction d'acteurs qui nuit au film, avec des personnages stéréotypés et pas vraiment mis en valeur, car l'habillage en lui-même (image et son) parvient à capter le spectateur sans problème.
Un film rapportant un aussi gros succès que La Nuit des masques ne pouvait qu’entraîner une suite. Comme cela arrive généralement dans ce genre de cas, Halloween 2 est donc essentiellement fait pour des raisons purement commerciales avec l’optique d’en offrir toujours plus au spectateur en enchaînant les meurtres (alors qu’on en comptait que très peu dans le premier volet) qui ont cependant l’intelligence d’être tous différents les uns des autres. Le film joue donc moins sur le suspense et s’oriente plus vers le slasher classique (Vendredi 13 est sorti entre les deux volets). C’est ce départ dans la surenchère qui rend ainsi le film moins marquant que le précédent. De même, certains aspects du scénario sont également illogiquesspoiler: (le garde quitte l’aide-soignante sans lui expliquer comment fonctionne le talkie-walkie qu’il lui confie ; Laurie s’échappe de sa chambre alors qu’on l’avait laissée quelques minutes avant dans un état de semi-coma suite à une mauvaise réaction aux médicaments ; l’étrange idée de faire de Laurie la sœur de Michael qui semble un peu énorme mais qui sera réutilisée dans les suites) et les personnages sont moins développés (il faut laisser du temps pour les multiples meurtres !). Ainsi, même si John Carpenter a déclaré qu’il avait dû remonter le film derrière le réalisateur Rick Rosenthal car il ne faisait pas suffisamment peur, on peut penser qu’il possède une part non négligeable dans la moins grande réussite de ce volet en cosignant avec Debra Hill un scénario dont il ne ressentait pas l’intérêt de réaliser. Toutefois, sa présence une nouvelle fois à la musique (cette fois en association avec Alan Howarth) apporte une continuité autre que scénaristique (l’histoire étant une suite directe du premier au point qu’on pourrait facilement les réunir en seul film) même si on est surpris d’entendre une nouvelle musique dans la première séquence qui reprend la dernière du film original (malgré un remontage réduisant ou supprimant certains plans et en insérant d’autres). De plus, l’utilisation du morceau Mr. Sandman, dont la légèreté offre un contrepoint intéressant avec la violence de l’histoire racontée, est très appréciable. Ainsi, même s’il est inférieur au premier volet, Halloween 2 est assez plaisant transformant encore plus Michael Myers en monstre immortelspoiler: (la diffusion sur les postes de télévision de La Nuit des morts-vivants peut être vu comme une manière de souligner cet aspect) . Il est donc surprenant de voir une fin voulant clôturer une bonne fois pour toute cette histoirespoiler: en tuant de manière définitive (du moins le croit-on) les personnages de Myers et de Loomis afin d’amener sur une autre voie la série. Ce sera le cas du troisième volet qui part sur une intrigue totalement différente.
C’est pas souvent que je le dis, mais cette suite est réussie. D’autant plus que l’œuvre originale se révèle être un des piliers de l’horreur. Une suite réussie qui se place directement dans la continuité du premier opus (genre 5min plus tard) et termine donc cette nuit d’Haloween 1978. On en découvre plus sur les personnages et on comprend d’autant mieux les motivations de Michael Myers (enfin, comprendre…disons que maintenant, on sait le pourquoi du comment), et on découvre d’autant plus sa puissance, le rendant plus terrifiant que jamais. Bon, on se doute un peu de comment toute cette histoire va se finir, mais le suspense est très bien maintenu tout au long du film jusqu’au final, purement grandiose et un véritable régal. Le casting est plus que correct dans ce film, même si Jamie Lee Cutris est plus discrète durant les deux premiers tiers du film, et si Donald Pleasance fait parfois un peu too much. Techniquement, on reprend le thème mythique en le réarrangeant un peu, le rendant toujours plus effrayant ; effets spéciaux, cascades et décors sont toujours au rendez-vous ; et la mise en scène est encore une fois de toute beauté, avec de nombreux plans parfaitement orchestrés (et même quelques plans-séquences). Une suite de très haute volée, à n’en pas douter. Peut-être un poil inférieure au premier (effet de surprise en moins), mais on sent que « Le Maître de l’horreur » est toujours là pour créer une histoire toujours aussi captivante et riche en sensations fortes ! Une réussite !
Une suite qui se déroule directement après la fin du premier, une approche positive dans l'ensemble. Le film assume ici son côté slasher dans un hôpital bien étrangement vide. Des patients absents et peu de personnels infirmiers, de quoi permettre à Michael Myers une sacrée partie de plaisir avec les quelques quidams qu'il va rencontrer.. On retrouve logiquement le casting principal du premier film pour une meilleure continuité de la trame. Le film devait normalement marquer la fin du meurtrier psychopathe.
Forcement moins bon que le chef d'œuvre de big John, cette suite se laisse très bien regarder car elle reste fidèle a l'original. En tout cas je préfère celui-ci aux épisodes 4,5,6, résurrection, 20 ans après... Le 3 étant a part et ceux réalisés par Rob Zombie sont excellents.
Halloween 2 reste une suite efficace où Rick Rosenthal me livre un ensemble qui ne me déçoit pas. La réalisation est parfaite, l'atmosphère pesante et l'ambiance y sont, le suspens est bien présent et les musiques ambiancent super bien.Le gore se révèlent plus et donne un super point au film. Le scénario est réussi, une Jamie Lee Curtis et un Donald Pleasence attachants, un antagoniste effrayant qui garde toujours sa démarche bizarre et son masque déformé.
CONCLUSION : Halloween 2 reste un chef-d'oeuvre, une suite haletante où les scènes m'ont données des frissons. Le thème original reste sublime même si il est moins bien contrairement au premier.
Prenant place directement au moment où le film de Carpenter se finit, cette suite d"Halloween" ne vaut pas grand chose. Malgré un scénario signé John Carpenter et Debra Hill, le film manque d'originalité, nous montrant une Laurie Strode (dont on apprend qu'elle est la sœur de Michael Myers) toujours poursuivie par l'increvable Michael Myers jusque dans un hôpital où il fait des dégâts. S'il y a plus de meurtres, plus de gore et plus de nudité, le fait est que la surprise n'est plus au rendez-vous et que Rick Rosenthal n'a pas le talent de metteur en scène de Carpenter, se contentant de reprendre ce qui a fonctionné dans le premier volet. C'est une suite honorable certes mais pas de quoi se ravir non plus.
Malgré le monument que représente le premier Halloween cette suite est pour moi une énorme surprise. Déjà parce qu’elle reprend directement après, ne laissant pas le temps aux spectateurs de souffler et ne s’embêtant pas avec une introduction fastidieuse. Ensuite parce qu’il s’agit d’une habile série B qui offre des meurtres jouissifs et violents dans un huit clos hospitalier. Bref tout est réunit pour un divertissement gore et décérébré, certes moins ambitieux que l’original, mais qui trouve sa réussite justement dans cette humilité. Quant à Michael Mayers il voit sa mythologie appuyée.
Cette suite directe du premier épisode est un peu plus angoissante et plus sanglante. Michael Myers est toujours aussi inquiétant, mais l'apathie de Jamie Lee Curtis dans ce volet est un peu énervante. Certes elle est blessée et médicamentée mais était-il indispensable de la faire aussi cruche ?