Sans être pisse-froid, je trouve ce film insupportable. Lafont en fait des tonnes, jusqu'à devenir insupportable, Dussollier est neuneu, la vulgarité est de mise. Seul Denner impressionne avec son rôle impossible mais tenu de main de maître. Pas doué pour la comédie, Truffaut semble se moquer de son public (c'est rare chez lui), ou ne pas maîtriser son sujet. Faute grave.
Ce film dépicte une galerie de personnage plutôt complexes qui évoluent dans un monde un peu fantaisiste et absurde. Camille Bliss est une illuminée qui contamine encore plus les gens, et notamment les hommes qu'elle rencontrent. Ce film donne cours à de vrais scènes de jeux souvent entre 2 acteurs. Les couples formés avec Marchand, Brasseur, Denner et Leotard sont à la fois pathétiques et surréalistes. Les flash backs sont très bien utilisés pour raconter l'histoire de Bliss. La fin est à la fois comique et triste. C'est un peu la manthe religieuse qui a fini sa besogne.
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3,0
Publiée le 6 juin 2025
Avant d'en arriver à des problèmes proprement fèminin, il faut constater que des rèalisateurs de la Nouvelle Vague ont pas mal contribuè à installer la femme dans le quotidien en centrant la portèe du film et les difficultès abordèes sur son tempèrament, sur sa psychologie! Ainsi nait en 1972, "Une belle fille comme moi" de François Truffaut, un divertissement pour le moins caustique dans lequel Bernadette Lafont semble avoir une pile èlectrique à la place du coeur et un ressort èlastique à la place du corps! Une actrice totalement imprèvisible qui ne se prend jamais au sèrieux, loin d'être prisonnière d'une image de star qui vous impose des retenues! Pas le plus inoubliable des films de Truffaut, mais une histoire folle folle folle et une cavale d'une drôle de fille qui l'est tout autant en n'obèissant à aucune règle! Avec des seconds rôles parfois inattendus (Charles Denner, Claude Brasseur...).
Truffaut aimait la Série Noire et lui fut fidèle toute sa vie. En effet, dès son 2ème long-métrage, il sert Goodis dans "Tirez sur le pianiste" et terminera sa carrière par une belle adaptation de Charles Williams. Entretemps, il tourna d'autres films à partir de romans américains dont cette savoureuse Belle Fille, dans laquelle Bernadette Lafont trouve, après "La Fiancée du pirate", un rôle à sa mesure. Parsemée d'épisodes plus invraisemblables les uns que les autres, cette pochade n'a d'autre but que de divertir et mettre en valeur le talent de l'actrice, brillamment entourée (Dussolier dans son premier rôle, Denner et Marchand parfaits dans des emplois taillés pour eux).
Particulier donc original. Les solutions sont parfois trop simples mais ça se regarde. L’histoire d’une croqueuse d’hommes par intérêt accusée d’un meurtre et d’un homme sociologue qui cherche la vérité. Plutôt précurseur ! 2,9/5
Ue comédie charmante, rythmée et pleine d’humour noir dans laquelle l’énergie et la joie de Truffaut et de ses comédiens (Laffont, Dussolier, Denner, Brasseur…) se sentent à chaque image.
Bernadette Lafont bien entourée propose un personnage haut en couleurs luttant avec ses armes pour faire sa place. Avec cette comédie Truffaut exécute un grand écart mais ne profite pas à fond de toutes les situations potentiellement comiques.
Comédie abracadabrante, un peu folle, un peu lourdaude aussi, avec des personnages assez caricaturaux et des acteurs qui en font des tonnes. Bref, un film surprenant (et mineur) dans la filmo de Truffaut, habitué à plus de réalisme et de subtilité. Le registre de la farce n'est pas trop son truc et ça se voit. Pourtant, le cinéaste défendait ce film comme étant "peut-être le plus maîtrisé, cohérent et complémentaire des autres" (Cinématographe n° 15, octobre-novembre 1975) : cohérent dans le sens où Truffaut met en scène une nouvelle figure de femme forte et une nouvelle figure d'homme timide et naïf ; complémentaire dans le sens où il traite avec dérision le romantisme qui imprégnait jusque-là nombre de ses oeuvres. Soit.
Avec ce film, Truffaut renouait avec succès avec la comédie. On est bien loin ici de ses comédies de moeurs, parfois ennuyeuses, parfois jouées catastrophiquement par un J-Pierre Léaud non moins catastrophique ! Cette fois-ci, le réalisateur s'attache les services d'acteurs confirmés ou en devenir. Brasseur, Denner et Guy Marchand forment un trio formidable face à l'infatigable Bernadette Lafont. L'actrice trouve là certainement un rôle à sa démesure. Drôle à souhait, parfois cabotin, ce film est un petit bijou d'humour noir.
Je viens de revoir Une belle fille comme moi à la télé. Rien n'a vieilli (à part les acteurs) et en dépit des critiques négatives émanant d'individus qui se permettent de démolir des films -supposés être ratés- de Truffaut, Woody Allen ou Tarentino, tout Truffaut est dans "Une belle fille..". François Truffaut ne l'oublions pas faisait du cinéma, je ne vois pas en quoi on opposerait "Une belle fille..." à par exemple "La nuit américaine" qui sont de la même lignée. Enfin là encore on retrouve cet humour et cette cruauté quasi enfantine qui font le charme de ses oeuvres.
Le film suit Camille Bliss (jouée par Bernadette Lafont), une jeune femme incarcérée pour meurtre, qui devient le sujet d’étude d’un sociologue naïf, Stanislas Prévine. En l’interrogeant, il découvre une femme aussi séduisante que dangereuse, dont l’histoire se révèle progressivement manipulatrice et cynique. Lafont incarne habillement une figure féminine libérée, à la fois comique et inquiétante. Truffaut s’amuse avec les codes du polar et de la comédie, en y injectant un ton léger mais ironique. Malheureusement l’ensemble reste léger et superficiel et le ton parfois burlesque s’associe maladroitement à la noirceur du propos. La critique sociale, bien qu'intéressante, reste noyée dans le ton comique. Une belle fille comme moi n’est donc pas le film de Truffaut le plus profond ni le plus émouvant, mais c’est un film qui se laisse regarder pour son côté malicieux et comédie noire.
Dans le panorama du cinéma actuel, qui penche plutôt vers la sinistrose, ce film est un petit bijoux de légèreté et de bonheur. Bernadette Lafont est ravissante. Peut-être quelques longueurs.... Est-il daté ? Oui, fort heureusement.
Lourdingue et ennuyeux. Bernadette Lafont est fatiguante. Au bout d'un moment, j'ai décroché. Un vrai navet avec des acteurs qui jouent plutôt mal... Sauf peut-être Charles Denner. Il y a toujours ce côté sur joué chez Truffaut mais autre chose, une sorte de magie qui fait oublier ce travers. Une idée à lui certainement. Ici, il ne reste que le sur joué. Rien d'autre.
Film qui aurait mérité une meilleure critique en raison de la qualité du jeu (très corporel) des acteurs, de la bonne tenue de son scénario et de sa richesse mult-thématique. Le regard du sociologue incarné ici par Stanislas Prévine peut-il prétendre à l’objectivité ? Déterminisme social et responsabilité individuelle ; validité de la preuve judiciaire :; communicabilité entre différents niveaux de langage et de culture ; la prédominance de l’affectivité sur la raison ;…et tout ceci animé par un souffle tragi-comique qui rend le film distrayant voire hilatant.. Film assez dérangeant pour les bonnes âmes de droite comme de gauche : critique humoristique du bon catholique bardé de bons sentiments ; critique d’une critique sociale elle aussi drapée de bons sentiments, ce qui peut expliquer le peu d’enthousiasme de certains critiques prisonniers de leur cible lectorale.