Les Affameurs
Note moyenne
3,9
439 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

62 critiques spectateurs

5
9 critiques
4
23 critiques
3
25 critiques
2
4 critiques
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mai 2026
A la tête d'un petit convoi de colons en route vers sa terre promise, James Stewart compose avec les péripéties du voyage et s'oppose aux chercheurs d'or qui se sont appropriés les vivres nécessaires à la communauté des fermiers.
Le western d'Anthony Man propose une action assez dense, à défaut d'être réellement originale. Elle s'articule autour du thème des pionniers du Far West, population paisible et laborieuse construisant son avenir sur le long terme et, par conséquent, opposée par principe au fantasme de la fortune tombée du ciel des aventuriers chercheurs d'or.
Plus explicite est le second thème du film, attaché à la personnalité du héros. McLyntock, l'ancien hors-la-loi, espère trouver dans sa mission de chaperon des fermiers, dans l'adversité, les conditions de son rachat. Nul doute qu'il y parviendra, au contraire de son alter ego, son nouveau compagnon de route, posé là comme un contre-exemple, un type dont on devine facilement les mauvais penchants insurmontables.
Hors ces questions morales qu'invoquent le film, "Les affameurs" restent un western animé et divertissant.
Jean Mariage
Jean Mariage

1 abonné 99 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 janvier 2026
Dick McLyntock (James Stewart), aventurier au passé trouble, escorte un convoi de pionniers dans les montagnes de l'Oregon pour y coloniser les territoires vierges. Il espère pouvoir s’établir avec eux…
« Les Affameurs » est le deuxième western de la série réalisée par Anthony Mann avec James Stewart, et également son premier film en couleur. Il marque une étape décisive dans l’évolution du western psychologique américain, en substituant au héros monolithique une figure profondément ambivalente, hantée par son passé et par ses pulsions violentes.
spoiler: Le trait de génie de Mann réside dans la relation entre Emerson Cole (Arthur Kennedy) et Glyn McLyntock. Très curieusement, lors de leur première rencontre, ils semblent à la fois étrangers et déjà liés, comme s’ils se reconnaissaient instinctivement. Rapidement inséparables, ils adoptent des comportements similaires, avançant comme deux faces d’une même pièce. Mais Cole se révèle peu à peu comme le double maléfique de McLyntock, la part de ténèbres qu’il n’a pas encore totalement vaincue. Le combat final au bord de la rivière, où McLyntock noie Cole, prend alors une valeur symbolique évidente : il s’agit d’un combat contre soi-même, d’un rite de purification, le héros ressortant littéralement lavé par les eaux miroitantes du fleuve.

Au-delà de cette dimension psychologique, le film propose également une lecture politique et morale très sombre de la conquête de l’Ouest. Derrière le mythe fondateur du progrès et de la civilisation, Mann montre un monde dominé par la loi du profit, la spéculation et la violence structurelle. Le détournement des vivres destinés aux pionniers, la manipulation des marchés, la logique d’accaparement des ressources et la trahison deviennent les véritables moteurs du récit. La frontière n’apparaît plus comme un espace héroïque, mais comme un territoire de prédation où s’invente un capitalisme sauvage, fondé sur la brutalité et l’opportunisme. En ce sens, « Les Affameurs » s’inscrit dans une vision profondément désenchantée du western, où la construction de la société américaine repose sur un compromis permanent avec la corruption et la brutalité.
La mise en scène, d’une apparente simplicité, se distingue par une précision remarquable et un sens aigu de l’espace. Mann filme les paysages non comme de simples décors, mais comme des forces actives qui façonnent les personnages et conditionnent leurs choix. Le rythme du récit épouse celui de la progression du convoi, donnant au film une ampleur presque épique sans jamais sacrifier l’intensité dramatique.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 septembre 2025
Un western mené tambour battant suivant le parcours semé d’embûches d’un groupe de colons se rendant dans l’Oregon. Les péripéties s’enchainent sans le moindre temps mort sous la caméra d’Anthony Mann inspiré dans sa mise en scène avec comme héros, un convaincant James Stewart. Un film sympathique.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 829 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mai 2025
Dans de magnifiques décors naturels, ce western narre sans lassitude ni déséquilibre à la fois les dangers rencontrés par un convoi de colons du Far West, des histoires sentimentales en filigrane et la quête de rédemption d'un ancien pillard. Tout en évitant le didactisme, le récit imbibé de violence illustre la cupidité humaine ainsi que le dévoiement du rêve américain de serein épanouissement avec une production locale face aux mines d'or dont le profit semble plus rapide, plus immédiat, plus facile. Malgré une touche d'optimisme grâce au parcours de James Stewart, l'histoire reste marquée par un pessimisme latent, l'Homme étant facilement entraîné vers le Mal ou menacé par la souffrance spoiler: (on notera d'ailleurs que la romance finale classique entre le héros et la jeune première courageuse ne se réalise pas, chacun portant ses désillusions et ses espoirs)
. Une nouvelle preuve de la maitrise de Mann!
Topaze87
Topaze87

10 abonnés 647 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 avril 2025
Anthony Mann réussit cet agréable western qui bénéficie d’une magnifique photo et du talent de James Stewart.
Theo
Theo

35 abonnés 1 074 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 janvier 2024
"Les Affameurs", réalisé par Anthony Mann en 1952, se distingue dans le genre western grâce à une histoire captivante et un casting de premier ordre, mené par James Stewart dans le rôle de Glyn McLyntock. spoiler: L'histoire, tissée d'aventure et de conflits intérieurs, suit McLyntock, un ancien hors-la-loi cherchant la rédemption en guidant un groupe de colons vers l'Oregon.
Le film s'appuie sur le roman "Bend of the Snake" de Bill Gulick, reflétant fidèlement l'esprit du texte original.

Ce qui rend "Les Affameurs" remarquable, c'est sa capacité à mélanger des éléments traditionnels du western avec une exploration plus profonde des personnages. Stewart livre une performance nuancée, montrant un homme tourmenté par son passé mais déterminé à changer. Sa dynamique avec Arthur Kennedy, qui joue Emerson Cole, un personnage ambigu, ajoute une couche de complexité. Julie Adams, en tant que Laura Baile, offre une prestation solide, bien qu'elle soit quelque peu éclipsée par ses co-stars masculins.

La réalisation de Mann est compétente, capturant magnifiquement les paysages de l'Oregon, de la rivière Sandy à Mount Hood. Ces décors naturels sont un personnage à part entière, ajoutant une dimension visuelle époustouflante au film. Cependant, il y a des moments où le rythme du film fléchit, en particulier dans la deuxième moitié, où l'intrigue semble tourner en rond avant de trouver sa résolution.

Le scénario, bien que solide, n'est pas sans défauts. Certains des dialogues manquent de la profondeur nécessaire pour explorer pleinement les thèmes de la rédemption et de la moralité, qui sont au cœur du film. De plus, le personnage de Trey Wilson, interprété par Rock Hudson, bien que charismatique, est sous-utilisé.

En termes de production, le film brille par sa reconstitution de l'époque et son attention aux détails. La musique, bien qu'efficace, n'est pas particulièrement mémorable, mais elle complète l'atmosphère du film sans l'envahir.

En conclusion, "Les Affameurs" est un western solide et engageant, porté par des performances fortes et une réalisation habile. Bien qu'il ne révolutionne pas le genre, il se distingue par son approche nuancée des personnages et son magnifique cadre naturel. C'est un film qui mérite d'être vu, offrant un aperçu intéressant de la complexité humaine sur fond d'aventure dans l'Ouest américain.
videoman29

315 abonnés 1 921 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 septembre 2023
C'est en 1950 que « Les affameurs » voit le jour, sous la direction du grand cinéaste Anthony Man... à qui l'on doit quelques grands « Westerns » traditionnels US comme « Wincherster 73 » ou « L'homme de l'ouest ». Le scénario nous fait vivre le long et laborieux voyage vers l'ouest d'une caravane de pionniers, confrontés aux habituels dangers que tous les amateurs du genre connaissent bien. Ainsi, les vilains indiens, puis les pillards et enfin l'inévitable trahison qui peuplent la plupart des westerns de cette époque sont une nouvelle fois présents... sans grande surprise susceptible de déstabiliser le spectateur. Pour autant, les paysages sont jolis, le charme d'antan opère toujours et le trio d'acteurs formé par James Stewart, Arthur Kennedy et Rock Hudson fonctionne à merveille. Si l'on y ajoute la splendide Julie Adams on obtient un divertissement tout à fait honorable... même si, pour ma part, je préfère nettement les westerns des années 1960, nettement plus modernes dans leur ton et leur construction. A vous de voir !
chrisbal
chrisbal

18 abonnés 775 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 septembre 2023
Un très bon western porté par 2 personnages principaux au passé trouble, James Stewart et Arthur Kennedy, cherchant le chemin de la rédemption avec des trajectoires différentes, l'un y parvenant, l'autre non (je vous laisse deviner lequel...).
Cette épopée à travers les montagnes de l'Oregon offre au spectateur une bonne dose d'aventure et de retournements de situation, le tout en technicolor (le premier pour Anthony Mann) et avec une réalisation sans reproche.
Un bon divertissement qui met notamment en avant les différences de mentalité entre les colons souhaitant avant tout s'installer sur de nouvelles terres et ceux de la ruée vers l'or, attirés par l'appât du gain (qui fausse définitivement tout et engendre querelles et trahisons).
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 octobre 2022
Un bon western à l’ancienne en Technicolor dans lequel les voies du gain et de la rédemption s’affrontent autour d’une caravane de pionniers semée d’embûches, porté par un impeccable James Stewart.
Agnes L.
Agnes L.

229 abonnés 2 011 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 octobre 2022
De nombreuses qualités font de ce film un bon western. L'originalité du sujet qui traite du problème crucial du ravitaillement des colons partis s'installer dans l'ouest du pays. Ceci dans un contexte de ruée vers l'or et de spéculation.. Vrai film d'aventure dans les grands espaces avec l'avancée du convoi de chariots sur des terres montagneuses, l'attaque d'un groupuscule d'indiens et divers rebondissements tout au long du chemin. Et puis, sous-jacent, la rédemption d'un mauvais garçon qui prendra de bonnes décisions. Même si l'acteur James Stewart ne me semble pas le meilleur choix pour incarner celui-ci, le spectateur ne s'ennuie pas et la romance n'occupe pas une place exagérée comme parfois dans certains westerns.
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 juillet 2022
« Bend of the River » (Les affameurs) est le deuxième western réalisé par Anthony Mann avec James Stewart dans le rôle principal. Comme « Winchester 73 » le scénario est signé Borden Chase et étale à nouveau un catalogue presque complet du western : la caravane, le bétail, les indiens, les chercheurs d’or, les gunfights, le café au coin du feu à la belle étoile et même le vapeur à roue à Portland en Oregon, plus à sa place à Natchez ou à la Nouvelle Orléans, qui apporte un côté inattendu. C’est également le premier western en technicolor magnifiant les paysages et le style direct du réalisateur. C’est aussi une histoire d’amitié virile, de traitrise, d’amour et de rédemption asynchrone dont l’évolution progressive entre la lumière contre le côté obscur est amenée avec beaucoup de finesse. Il est vrai que le casting est de qualité, le génial James Stewart étant accompagné par l’ambigu Arthur Kennedy, Rock Hudson, Jay C. Flippen et la délicieuse Julie Adams lancée l’année précédente dans « Bright Victory » de Mark Robson après des petits rôles dans huit westerns plus médiocres les uns que les autres. C’est donc à la fois sur le plan de l’action et de l’évolution psychologique que le réalisateur nous embarque dans une aventure humaine que n’aurait pas renié John Ford, sans le côté contemplatif, malgré deux scènes hommages au maître, mais avec la violence en plus. A la fois moral, logique et implacable, le déroulé haletant fait passer les 91 minutes du métrage sans aucun ennui. Une grande leçon de cinéma.
Norbert Sautelles
Norbert Sautelles

19 abonnés 675 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 juin 2022
Grand classique d'Anthony Mann avec beaucoup d'ingrédients: la nature et les paysages dont les rivières (voir le titre original); un héros au passé trouble et torturé qui cherche une rédemption (James Stewart, avec une l'interprétation fiévreuse); un convoi de pèlerins qui va s'installer dans l'Oregon (leur référence est La Bible); les chercheurs d'or et l'or qui vont perturber le jugement de certains; l'appât du gain comme motivation primaire; les Indiens; les capitalistes véreux (qui deviennent fous une foi que l'or est trouvé); la justice expéditive et la pendaison; l'alter ego du héros qui n'est pas un héros (Arthur Kennedy, parfait) mais un bon faire valoir; l'absence de justice (celui qui dégaine le plus vite fait la loi); la rédemption (parce qu'il faut bien un message positif dans ce monde en construction); l'histoire romantique (incarnée par Julie Adams, arc dramatique léger qui reste toujours à la périphérie de l'arc principal).
Tous ces ingrédients étant imbriqué dans l'histoire de James Stewart qui cherche à se racheter de ses méfaits du passé en conduisant ces pèlerins qui vont s'installer dans l'Orégon.
Le petit défaut du film est le personnage de Rock Hudson, pas suffisamment creusé pour que nous comprenions ses motivations et changement de vie (passer du jeu et l'argent à la vie de défricheur de terre est peu crédible, et la motivation romantique pas assez travaillée), mais c'est un petit détail.
Cet ensemble pour un western total, complet, et en quatre-vingt-dix minutes, chaque scène contribuant à la densité de l'ensemble.
Pierre C.
Pierre C.

18 abonnés 147 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 janvier 2021
Bonne petite histoire de colons avec les péripéties banales, mais c'est un petit plaisir quand même.
Régler une histoire de triche au poker en tirant sur son adversaire ça fait plaisir, la dialogue du début du film aussi, et la création d'une ville en territoire inconnu ça fait rêver.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 janvier 2021
La principale limite de Bend of the River réside dans l’artificialité de ses séquences nocturnes, tournées en studio, au cours desquelles tout semble trop propre, trop organisé, trop aseptisé, loin de la rugosité d’un environnement naturel que capte d’ailleurs fort bien la caméra d’Anthony Mann lors des séquences de jour. Avec la nuit disparaissent les bruits, la sensation d’une vie alentour et pourtant invisible ; tout cela résonne comme depuis l’intérieur d’une caisse creuse. Aussi le long métrage souffre-t-il de cette artificialité qui entre en conflit avec son thème principal, à savoir la quête de l’authenticité menée contre le règne de l’argent et des intérêts. Il faut donc davantage le voir comme le témoignage précieux d’une pratique par ailleurs absente des grands westerns : la capitalisation sur le malheur qui jamais ne tient compte du facteur humain, fascinée par les rapports d’autorité et le monde de débauche qui s’active dans les bars et casinos. La dernière partie du film dispose d’un souffle épique suffisant pour faire de Bend of the River non l’incontournable qu’il tend à devenir, mais un regard critique porté sur la conquête de l’Ouest entendue seulement comme quête matérielle qui pousse les amis d’autrefois à se trahir et se tirer dans le dos.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 4 janvier 2021
« La seule chose qui m'appartient dans ce film, ce sont les trois premiers mots du titre, "Bend of the..."(titre anglais). En dehors de cela, oubliez-le. » — Bill Gulick {qui écrivit le livre dont est issu ce film}.
Pourtant, il y avait de quoi faire car l’œuvre était riche mais à vouloir concilier par le menu de nombreuses aventures [on dirait un récit de voyages] et l’évolution psychologique des personnages [ spoiler: Glyn McLyntock (James Stewart) passant du méchant au bon, après quelques soubresauts d'accès de violence, Emerson Cole (Arthur Kennedy)faisant le chemin inverse par appât du gain ; Julie Adams (Laura Baile) passant du désir pour Glyn à celui d'Emerson puis de nouveau au premier... Son père, Jeremy pensant qu'un homme ne peut pas changer, quand il a une mauvaise nature, pour au final changer d'avis!
pour concentrer tout ça en seulement 1h30 ! On en fait un film saucissonné et un cinéphile contrarié...
Pourtant, je le redis, il y avait quoi faire, de quoi faire une œuvre formidable sur les trajectoires humaines, celles qui varient au cours des événements et celles qui suivent leur volonté coûte que coûte.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse