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ApacheBoy LT®
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5,0
Publiée le 6 décembre 2020
Aprile constitue la fin d'un cycle pour Moretti. Le développement de son personnage d'autofiction critiquant tant l'évolution que la société italienne elle-même atteint ici sa forme la plus attrayante. En témoigne la scène d'ouverture où Moretti s'allume un sacré pétard lors du résultat des élections (le ton est donné). Le film se veut plus militant que Journal Intime ou Bianca. Je parlais de fin d'un cycle, car dès le film suivant (La Chambre du fils), la part de fiction deviendra de plus en plus croissante dans l'oeuvre du cinéaste romain (Le Caïman, Habemus Papam, Mia Madre..). Je vois donc ce film comme une forme de conclusion de ce journal personnel entamé depuis les début de sa carrière. C'est percutant, féroce, drôle, prétentieux et ironique, et que c'est bon!
Brillant, drôle, intime. Après son "journal intime", Nanni Moretti nous mène sur la revue de la paternité. Paternité de Pietro (son fils né en avril 1996), paternité de son film sur les années 50 avec son patissier trotskiste, paternité de son documentaire sur les élections législatives de 1996. Qui mieux que Giovanni Moretti conduit un Vespa sans les mains en vendangeant au vent mauvais les articles de journaux qui lui servirent de linceul dans une scène précédente ? Et qui mieux que Nanni Moretti sait diriger un tournage à Venise sans être présent sur les lieux du tournage ? Orson Welles mettait une ampoule dans un verre de lait pour que la tension se porte sur le danger potentiel de celui-ci. Moretti lui veut mettre une ampoule pour une pub dans un plat de pâtes, pour que la sauce soit plus saisissante.
Le film pourrait être intéressant (Italie des années 90), mais le réalisateur se perd dans l'amour qu'il se porte à lui-même... On veut regarder un film sur l'Italie, pour mieux la connaitre, et on tombe sur un film biographique dont.... on se fiche... Déception.