Aprile
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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 31 décembre 2006
Brillant, drôle, intime.
Après son "journal intime", Nanni Moretti nous mène sur la revue de la paternité. Paternité de Pietro (son fils né en avril 1996), paternité de son film sur les années 50 avec son patissier trotskiste, paternité de son documentaire sur les élections législatives de 1996.
Qui mieux que Giovanni Moretti conduit un Vespa sans les mains en vendangeant au vent mauvais les articles de journaux qui lui servirent de linceul dans une scène précédente ? Et qui mieux que Nanni Moretti sait diriger un tournage à Venise sans être présent sur les lieux du tournage ?
Orson Welles mettait une ampoule dans un verre de lait pour que la tension se porte sur le danger potentiel de celui-ci. Moretti lui veut mettre une ampoule pour une pub dans un plat de pâtes, pour que la sauce soit plus saisissante.
JamesDomb
JamesDomb

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4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Aprile est un film acidulé, décapant et intelligent. Nanni Moretti livre un film autobiographique mais ne se contente pas de parler exclusivement de sa personne. Aprile c'est un peu une chronique existentielle à laquelle s'incorpore une critique du cinéma hollywoodien (Strange Days et Heat sont passés au crible), une critique de la presse italienne (l'idée d'un journal géant fabriqué avec tous les journaux italiens, qui en forment en fait un seul et unique est une merveilleuse trouvaille) et de sa politique. Dépourvu de tout narcissisme, Aprile fourmille d'idées inventives comme l'utilisation d'un simple mètre pour mesurer le temps qu'il reste à vivre. Nanni Moretti relate sa vie (comme un journal intime avec différents chapitres) de 1994 à 1997 en y brassant l'arrivée de Berlusconi au pouvoir et la naissance de son fils Pietro (4,2 kgs !!!!). Aprile débute quand Berlusconi remporte les élections le 28 mars 1994. On y voit alors un Moretti consterné devant sa télévision aux côtés de sa véritable mère, allumé le premier pétard (véritable mammouth) de sa vie, seul moyen pour faire passer la pilule. Un bordel narratif toujours maîtrisé, qui interpelle le spectateur constamment. Nanni Moretti montre l'homme avant le cinéaste, dans ses faiblesses, les hauts et les bas, un homme-enfant dont la naissance de son fils va le faire réfléchir, entre autre, sur le temps qui passe. Pas étonnant qu'après une longue réflexion chaotique, que le cinéaste décide de tourner le film qui lui tient le plus à coeur depuis de longues années, à savoir ici une comédie musicale (interprété par Silvio Orlando) à défaut de tourner un documentaire sur la politique italienne. Moretti signe une mise en abyme intelligente et sincère, à la fois réflexion sur le cinéma et la politique de son pays en y projetant des éléments personnels et notamment sa famille, éléments narratifs qui font aujourd'hui échos avec Il Caimano, dernier film en date du cinéaste. Aprile est un film qui amuse intelligemment.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Un film très sympathique. Moretti est très attachant même si, comme beaucoup d'italien, il a la tchatch un peu lourde, ce qui, souvent, nuit un peu au film qui reste toutefois vraiment distrayant sur fond d'une vive critique du politique (y compris dans son camp, le parti socialiste italien).
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