Cet obscur objet du désir
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71 critiques spectateurs

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Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 juillet 2009
Pour sa dernière oeuvre le réalisateur Luis Buñuel a choisi d'adapter avec son collaborateur habituel Jean-Claude Carrière le roman de Pierre Louÿs «La Femme et le Pantin» en lui insufflant une bonne dose de surréalisme dont le meilleur exemple est le fait que le même personnage de Conchita soit incarnée par deux actrices différentes. Détail saugrenu, parmi tant d'autres dans le film, qui n'est absolument pas utile au bon déroulement de l'action mais sans lequel un film de Luis Buñuel ne serait pas un film de Luis Buñuel et donc en conséquence perdrait tout son sel. Fernando Rey, acteur fétiche du réalisateur, incarne à la perfection l'acharnement et la frustration sexuelles de son personnage et «L'obscur objet de désir» est brillamment représenté par Angela Molina et Carole Bouquet, même si j'ai une petite préférence pour cette dernière. Bien évidemment, le cinéaste en profite pour y égratigner par-ci, par-là la bourgeoisie, le clergé et le terrorisme. J'ignore totalement pourquoi j'ai mis quatre étoiles à ce film, peut être est-ce parce que ce que j'apprécis le plus avec ce cinéaste, chose grandement présente dans ce film, c'est le fait qu'il nous mène tout le temps là où on ne s'y attend pas. Le testament d'un maître.
Gonnard
Gonnard

288 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 mai 2009
Une peinture très réaliste des relations amoureuses, mais je n'ai pas du tout accroché à l'histoire. En fait, j'ai fini le film comme le héros, frustré. Au suivant.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 août 2008
Un chef d'oeuvre indémodable qui dresse un portrait sans concession du concept de plaisir. Le désir selon Bunuel prend une tournure dramatique, car éternellement voué à la répétition et la destruction. Pour son dernier film, le cinéaste espagnol réalise l'odyssée d'un homme obsédé par la consommation de l'amour. La différence fondamentale qui le sépare de l'objet de ce dernier est qu'il s'agit d'un être doué de pensée, et qui n'a qu'une envie, être considéré pour ce qu'il est : un sujet. Par une mise en scène compartimentée sous la forme d'une suite de flash-backs, le cinéaste réalise une oeuvre bouleversante, parfaitement maîtrisée, qui achève de placer le réel et l'irréel sur un même plan d'indétermination. Le fantasme d'une Conchita double, grâce bouillonnante à l'espagnole et beauté froide incarnée par Carole Bouquet, semble en effet l'incarnation parfaite de tout un pan du cinéma de Bunuel, son essence même, à savoir que l'humain, animal social, ne peut se défaire de ses obsessions les plus fortes et reste condamné à l'éternel retour de son désir. Le très grand point final d'un très grand cinéaste.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 juillet 2008
pour son dernier film, bunuel explore encore le surréalisme, faisant alterner 2 comédiennes sur le même rôle, idée assez renversante.
pour le reste, si ça ne possède pas la même force que les meilleurs films du maître (le fantôme de la liberté; le charme discret de la bourgeoisie; viridiana), ça se savoure avec presqu'un peu de nostalgie quand on sait que bunuel nous offre là son testament cinématographique. enfin, petites curiosités, michel piccoli double en français la voix du personnage principal et carole bouquet, toute jeune, joue la moitié du rôle de l'héroïne
Yoloyouraz
Yoloyouraz

35 abonnés 566 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 avril 2008
Assez captivant, plutôt bien joué, ce conte coule avec intelligence et douceur.
loulou451
loulou451

146 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 août 2007
On est loin du chef-d'oeuvre tant annoncé... Toutefois, on passe un agréable moment. Une comédie douce-amère sur le pouvoir des femmes sur les hommes, sur le désir de ces derniers, sur les rapports dominants-dominés inhérents à toute relation. En ce sens, la démonstration est brillante. Servi par un trio d'acteur formidable (avec mention spéciale à Fernando Rey et Angela Molina), le film touche cent fois au but. Cependant, la mise en scène "surréaliste" semble avoir un peu vieilli. Le principe des attentats qui jalonnent l'histoire n'est certes pas mauvais, mais méritait un autre traitement. A voir pour la curiosité.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 décembre 2007
Un homme d'affaires méprisant tombe amoureux une femme à deux visages (une pauvrette innocente qui se révèle être une terroriste d'extrême gauche). Humiliation et Fascination. Formidable description de la montée du désir. Cruelle désillusion finale grandiose. On comprend mieux la passion amoureuse après avoir vu ce film. Carole Bouquet a 20 ans. C'est son premier film. A mon avis, elle ne fera rien d'aussi bien après.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 mars 2007
Dernier film de Luis Bunuel, «Cet Obscur Objet du Désir» (France, 1977) est aussi l'un de ses meilleurs. L'histoire est celle, grosso modo, de Mathieu (Fernando Rey) qui tombe sous le charme de Conchita (Carole Bouquet/ Angela Molina). Cette passion pour cette femme va vite devenir une course vers l'acte sexuelle, course effrénée sans nul autre intérêt que son moyen et non son but. Le perpétuel recommencement du film, par le truchement du désir en phase d'accomplissement, tend à étérneliser le film et par ce biais l'oeuvre-même de Bunuel. La volonté castratrice et justifiée de Conchita pour empêcher Mathieu de coucher avec lui fourbit les armes du film, en produit la dynamique. Ceci pour laisser croire à l'infinité du désir si seulement le film ne s'achevait pas par une explosion finale, accompagné par la charge musicale de la Chevauchée des Walkyries de Wagner, délivrant l'ultime message du carpe diem. Ainsi, Bunuel ouvre tout le long du film son oeuvre vers la postérité pour mieux la refermer et se l'approprier une fois pour toute. «Cet Obscur Objet du Désir» est aussi un film hommage aux autres films de Luis Bunuel : jalousie comme dans «El», fantasmes sur les seins comme dans «Un chien andalou», encadrement du récit en flash-back comme dans «El rio y la muerte», etc... Et enfin Bunuel nous montre deux bourgeoisies : l'une en décadence mentale (incarné par Mathieu) et l'autre en décadence sociale (incarné par Conchita). La dualité des lieux de l'action, tantôt à Paris tantôt à Séville, et des actrices (Carole Bouquet française et Angela Molina espagnole) est le reflet de la filmographie hispano/mexico-française de Luis Bunuel. Enfin, c'est aussi un film sur la femme et sur sa volonté d'être aimé pour elle-même, en tant que sujet, et non pour ce qu'elle donne, en tant qu'objet. Mais ceci est bien après les péripéties jouissives de Mathieu et Conchita, lettre d'adieu mémorable, comme un ancrage ultime du cinéaste dans l'esprit des spectateurs.
Carne
Carne

106 abonnés 1 116 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 novembre 2006
Dernier film de Luis Buñuel et premier que je découvre, Cet Obscur Objet Du Désir est une œuvre surréaliste passionnante traitant d’une histoire d’amour impossible entre un vieux bourgeois prêt à tout (magistralement interprété par Fernando Rey) et une jeune vierge manipulatrice (impeccable sous les traits de Carole Bouquet et Angela Molina).
Esthétique de bout en bout et scénaristiquement douloureux (entendons par là qu’il s’agit aussi d’un drame psychologique), cette œuvre vaut le détour pour ses situations improbables et son humour méchant.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 octobre 2006
Le dernier film de Luis Buñuel est un véritable chef d'oeuvre. Le surréalisme cher à l'auteur est une dernière fois présent à travers les nombreux décalages (acteurs doublés, deux actrices pour un même rôle,...) qui entretiennent et jouent avec le plaisir du spectateur. On reste captivé tout le long du film par le récit passionnant du personnage de Fernando Rey. Buñuel conte superbement son histoire et la met superbement en images. Certaines scènes excessivement buñuliennes sont magnifiques. Un film fascinant.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 septembre 2012
Le dernier film de Bunuel est un bijou. Il traite de la liaison obsessionnelle entre un homme âgé et une jeune femme. L'homme est à la recherche d'une seconde jeunesse. La jeune femme est incarnée par deux actrices, qui représentent différentes facettes de sa personnalité : chaleureuse et distante, simple et sophistiqué...Leur relation est un problème sans solution puisqu'ils ne pourront vivre ni ensemble, ni séparément.
Heureusement, ce thème est traité avec une intelligence rare et un humour décapant.
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