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Starwealther
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2,5
Publiée le 19 mars 2022
Ca pète dans tous les sens dans ce John Woo, un des films préférés de notre ami Quentin Tarantino. Je ne suis cependant pas de son avis sur la qualité du film que je trouve assez pauvre au niveau du scénario. Seuls les gunfights sont superbement réussis, c'est le point fort de John Woo. L’acteur Chow Yun-Fat est au top comme d’habitude.
Un excellent John Woo, où l'on retrouve la patte du réalisateur. Les scènes d'action sont excellentes, totalement maîtrisées, on en prend plein la vue, et ça explose dans tous les sens. Le film parle de fraternité, d'amitié et de loyauté, tous les thèmes de John Woo sont traités à merveille dans ce premier épisode.
La prestation de Chow Yun Fat crève l'écran. Cet acteur est doté d'un charisme hallucinant, particulièrement dans ce film où il éclipse les autres acteurs qui sont, eux aussi excellents. Le rythme est très bon, la durée du film également, les scènes s'enchainent bien, on n'a pas le temps de s'ennuyer. Certains passages sont un poil absurde mais cela fait parti du genre, et on pardonnera également les pistolets à munitions illimitées, un grand classique.
La mise en scène des gunfights est moins épique que dans un The Killer ou un Hard Boiled (deux films de Woo que je préfère à celui-ci), mais sont tout de même de très bonnes factures.
En somme, si vous n'avez pas vu ce film et que vous aimez le cinéma hongkongais, que vous souhaitez le découvrir, ou regarder un bon John Woo, je vous le recommande !
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1,0
Publiée le 20 août 2021
Malheureusement John Woo n'a jamais fait un bon film a part A toute épreuve. Le Syndicat du crime a été une grande déception pour moi car je m'attendais à un film d'action très stylé mais ce n'était pas le cas. Le réalisateur John Woo pense que c'est de l'action mais l'histoire était encore une fois trop lente tout comme dans The Killer et les scènes d'action (s'il y en a vraiment) n'étaient pas si bonnes ou inoubliables comme celles des autres films de ses films. L'attaque de la scène du restaurant et la partie finale étaient ridicule. Malheureusement le problème n'est pas seulement le manque d'action car le film n'était pas aussi stylé que je l'attendais la réalisation n'a rien de remarquable et je suis désolé de le dire mais ce n'était ni un film de première classe ni même un bon film de série B. divertissant. Cependant j'ai toujours l'espoir que John Woo revienne un jour et fasse des films comme A toute épreuve...
Le temps ne pardonne pas ce type de productions qui vieillit mal et finit par ressembler étrangement à une auto-parodie... Pas exempt de qualités, notamment sur un effort dramatique considérable consenti sur l'action pure, le film a marqué son époque et doit encore faire plaisir aux nostalgiques mais les autres passeront leur chemin risquant de ne retenir que l'aspect caricatural de l'ensemble.
John Woo est décidément le maître des films d'actions hong-kongais, celui là contrairement aux autres ne se focalise pas que sur l'action mais aussi sur l'intrigue et les enjeux des personnages entre eux, mais bien sur on arrive pas jusqu'à la fin avec John Woo sans que ça castagne de partout avec des armes à feux, et que ça règle ses comptes en se tirant dessus de partout ! Et c'est réussi, ça ne tombe pas trop dans le kitsch et les émotions purs, les acteurs sont tous des solides (le flic un peu moins quand même, mais il fait bien le taff). Une bonne histoire de malfrats comme on les aime !
L'heroic bloodshed naîtra de ce bijou venu de Honk-Kong. A l'époque, Tsui Hark convainc John Woo de lâcher ses comédies pour mettre en scène A Better Tomorrow, premier du nom. Face au succès public deux films suivont dont un préquel écrit par Woo, mais malheureusement réalisé par Hark après leur différents, sur la base du scénario d'Une Balle Dans La Tête, plus tard mis en scène comme il se devait. Ding Sheng a récemment réalisé le remake officiel Honk-Kongais, peu référencé et peu recommandable par ailleurs. Non soutenu par Woo pour avoir déjà officialisé son propre remake Coréen, en 2010, cet épisode plus récent de 2018 garde tous les patos de la version d'origine sans jamais retrouver son élégance.
Au milieu des années 1980, John Woo a déjà signé une bonne dizaine de films ; essentiellement des comédies alimentaires qu'il n'a cessé de renier. Alors qu'il est sur le point d'arrêter sa carrière, il fait la rencontre déterminante de Tsui Hark qui lui propose de mettre en scène la film dont il rêve : un polar dans l'esprit du "Samouraï". "Le syndicat du crime" constitue un tournant décisif dans la carrière du cinéaste et incontestablement son premier grand film. Celui où se déroule une autre rencontre importante avec le grand Chow Yun Fat, ici halluciné. Toujours sous sa houlette, l'oeuvre comporte d'ores et déjà sa scène cultissime (en l’occurrence celle des pots de fleurs) ; habitude que Woo donnera à chacun de ses opus. Ce n'est peut-être pas le film le plus abouti de son auteur au niveau du style mais on ne peut que frémir d'impatience à l'idée de voir la suite.
Entièrement construit autour de l'art de la rupture, formelle et narrative, "Le Syndicat du crime" est une œuvre brute et imparfaite, qui voit surgir des instants de virtuosité de la part de John Woo.
Les scènes d'action sont en cela les plus passionnantes dans leur mise en scène, du fait d'un découpage extrêmement dynamique qui ne perd jamais en lisibilité, de violentes ruptures d'échelles de plan et d'un montage qui rompt la linéarité temporelle. Le résultat est certes heurté, mais d'une efficacité inouïe, et établi un rapport à l'espace et au temps stimulant.
Ensuite, la rupture s'opère au sein de la narration, et ce de façon plus discutable. Si l'ellipse de trois ans est l'occasion de complexifier ses protagonistes en une poignée d'images, Woo use d'effets parfois risible (les souvenirs de Ho Tse en surimpression) voir handicapant pour la tension (alternance de deux actions qui se desservent dans leur approche).
Enfin, la dernière rupture est intime : interne dans le cas de Mark, qui n'est plus que l'ombre de lui-même, sociale pour Ho Tse, qui se voit devenir un marginal, et familiale pour Kit, qui cherche à se disjoindre de son frère (magistral montage parallèle).
Une réussite indéniable malheureusement entachée de défauts mineurs, à l'image d'un premier acte trop éparpillé ou d'intentions de mise en scène mal dosées. Mais subsiste un plaisir sincère, celui d'un divertissement honnête à la trajectoire claire et riche dans sa construction.
La terre natale de John Woo, la belle ville de Hong Kong intrigué par les règlements de compte de gangsters, de superbe scène de gunfire où les balles fusent en l’air, l’ambiance musicale est magnifique, de la cantopop au nocturne de citadin, Leslie Cheung et Chow Yun Fat sont au cœur de l’intrigue, passionnant scénario sur la dualité des individus.
Le premier polar de John Woo n'est pas son meilleur. Le début est plombé par des petites scènes humoristiques qui ne fonctionnent pas, et globalement on met du temps à entrer dans l'histoire. Mais petit à petit, tout se met en place, et le style du réalisateur de The Killer apparaît. S'enchainent alors guns-fights et grosses scènes d'actions pour notre plus grand plaisir.
John Woo a déjà une carrière de plus de dix ans lorsqu'il met en scène Le Syndicat du Crime en 1986, où il évoque l'histoire de deux frères, l'un dans la police et l'autre dans la pègre, qui va accepter une dernière mission avant de se ranger.
Surement l'une des œuvres les plus connus de John Woo, Le Syndicat du Crime nous emmène dans les rues de Hong Kong pour y suivre le voyage, qui passera par l'enfer, d'un truand qui va tout faire pour se faire respecter par son frère policier. C'est finalement là que l'oeuvre est une réussite, dans l'écriture et la mise en scène des personnages, avec des dilemmes et valeurs fortes, où chacun sera confronté à des choix compliqués et souvent dangereux.
Alors, l'oeuvre est parfois maladroite, notamment dans sa réalisation et quelques effets de style (alors que certaines chorégraphies et idées, à l'image des deux armes portés ou quelques ralentis, sont plutôt brillantes), mais elle n'en reste pas moins prenante et souvent tendue, avec quelques moments de tensions vraiment bien sentis. Il arrive à créer une dramaturgie assez forte et à bien la mêler à l'aspect gangsters, tout en faisant preuve d'un vrai sens du rythme pour nous captiver tout le long du film, bien qu'on peut regretter les quelques passages comiques qui n'ont pas grand chose à faire là et sont parfois même de mauvais goûts (mais rien de vraiment gênant).
Quelques séquences sont marquantes, à l'image de la scène finale, des pots de fleurs ou autres gunfights jouissifs à souhait, tandis que le futur metteur en scène du génial Une Balle dans la Tête intègre plutôt bien certaines thématiques classiques comme la loyauté, la trahison ou encore la fraternité, notamment à travers les deux protagonistes Ho et Mark. Chow Yun Fat, Leslie Cheung et surtout Ti Lung sont parfaitement dirigés par John Woo, sachant alterner les tons avec savoir-faire.
John Woo propose avec Le Syndicat du Crime une oeuvre parfois maladroite mais assez prenante et forte où il est question de loyauté et fraternité, faisant preuve de nombreuses bonnes idées, tant dans l'écriture que la réalisation.
Le Syndicat du Crime marque aussi la rencontre entre John Woo et Tsui Hark, qui le produira avec sa nouvelle boite Film Workshop qui régnera pendant plus d'une dizaine d'années sur le cinéma de Hong Kong.
Il vieillit bien ce Syndicat malgré sa musique assez... datée, pleurnicharde et caricaturale à l'insu de son ignorance !... Mais même ça, on s'y (re)fait plutôt vite tandis que l'on suit le mouvement très mélodramatique des frères ennemis, l'un aigri, l'autre repenti... comme un mouvement de musique classique en somme avec des hauts et des bas puis une grave crise avant que tout ne se résolve brutalement dans une espèce de catharsis extérieure inattendue.
Le cinéma de John Woo à Hongkong s'affirme avec ce premier Syndicat et fait toujours la part belle à des sentiments forts, très bruts de décoffrage et de fait plutôt outrés, presque exagérés et parfois excessifs. Et la musique neuneu accentue le phénomène, c'est-à-dire cette guimauve de canard laqué à l'orange, portée par des acteurs pourtant excellents.
Leslie Cheung et Ti Lung sont en effet à la hauteur de Chow Yun Fat sans conteste le témoin catalyseur du drame et celui qui résoud les problèmes envers et contre tous... et notamment le fourbe Waise Lee toujours aussi merveilleusement méchant (cf la soif de l'or dans Une balle dans la tête !).
Malgré un certain manque de castagnes ultra-violentes (on aurait aimé plus), on ne s'ennuie pas. Et si le réalisateur chinois commence à glisser quelques rares ralentis, il n'est pas encore au sommet de son art (le fameux sommet d'A toute Epreuve jamais égalé depuis).
Toujours agréable ce Syndicat donc même si Woo a fait mieux !
Bon,c'est un film qui vieillit assez mal : les bruitages, les raccords, le doublage... Tout vieillit mais pas bien du tout. Ce n'est pas le meilleur de Woo, clairement. Mais bon, Woo reste Woo, et malgré quelques longueurs, on a un scénario qui tient la route et des gunfights jouissifs qui relèvent clairement le niveau (et Chow-Yun Fat en rôle secondaire ça aussi ça le monte). Un film assez mineur mais pas désagréable.
S'il accuse son age avec sa narration lapidaire, son jeu d'acteur complètement exagéré qui nécessite une certaine indulgence culturelle, et son aspect technique douteux (son crachotant, image flou...), A Better Tomorrow représente également l'un des films les plus marquants de son époque. John Woo et ses accolytes (Tsui Hark notamment) frappent au coeur avec cette histoire de triade, parsemée de scènes ultra-puissantes, et de fusillades spectaculaires et jouissives qui ont fait la réputation du réalisateur. Le quatuor d'acteur principal donne une véritable lecon de charisme, en particulier Ti Lung et Chow Yun-Fat. En ce qui me concerne, j'adore !
Tous les films "le syndicat du crime" sont super cools, avec du hong-kong gunfight. Je crois que les 3 opus contiennent une scène terminale de pure boucherie, où ça se flingue non stop à bout portant pendant une demi heure, comme s'il y avait un réservoir inépuisables de badguys.