Passé une longue première partie d'exposition qui rappelle beaucoup "Le salaire de la peur" d'Henri-Georges Clouzot qui suit le parcours apparemment sans lien de plusieurs personnages afin de lentement tisser son canevas scénaristique, un long-métrage qui, dans sa seconde moitié, prend la forme d'un thriller d'espionnage se rapprochant davantage d'oeuvres comme "Conversation secrète" de Francis Ford Coppola ou "Les trois jours du Condor" de Sydney Pollack avec son intrigue paranoïaque à souhait, habilement écrite pour une variation assez intéressante sur la traque d'officiers nazis après la Seconde Guerre Mondiale. Sans être très originale, une mise en scène consciencieuse, fine et une très bonne direction d'acteurs, l'un des rôles les plus convaincants de Dustin Hoffman face au monstre sacré qu'était Laurence Olivier. Un grand film, une référence en la matière.
le film n,a pas pris une ride avec plusieurs scènes d'anthologie ,la course folle de voiture du début ,la scène du dentiste avec le fameux c'est sans danger ,la scene de paris avec la tentative d’assassinat sur roy scheider ,celle de la veille dame juive qui reconnait le boucher nazi dans le quartier juif a Manhattan la scène aux puces de clignancourt avec la poussette .la scène de fin qui n,est pas s'en rappelé la scène de fin du casse d'henri verneuil et j,en passe en somme une oeuvre intelligente superbe .
Mieux vaut avoir le coeur solide, car le suspense est constant. John Schlesinger fait preuve d'une grande efficacité dramatique en misant sur le réalisme des situations et des décors, propices à la parano.Oui, la tension dramatique est superbement mis en scène. D'ailleurs, le scénario ne se résume qu'a cette seule et unique tension dramatique. Attention : c'est sombre, inquiétant. Mais c'est magistrale.
Un film d’action percutant mais qui s’avere très rapidement ennuyeux. Ancien et moche, malgré un Dustin Hoffman charismatique. Film pénible. Je le déconseille aux moins de 13 ans. 2/5
Dur-dur au début de s'y retrouver dans les histoires et les personnages parallèles qui se rejoindront peu à peu. Mais lentement, l'histoire prend corps dans un climat lourd et ambigu: on ne sait jamais qui est qui ni qui est avec qui. On patauge dans l'univers glauque des nazis "recasés" mais toujours actifs pour rentabiliser le butin de guerre et assurer leur sécurité à tout prix. La violence, même quelque peu voilée, est souvent sordide et implacable. Servi par un casting de premier ordre dominé par Dustin Hoffman et Laurence Olivier, ce film d'un peu plus de deux heures accroche incontestablement. Quelques longueurs à déplorer, surtout pour la scène finale que je trouve vraiment laborieuse. Je crois qu'en rabotant d'une dizaine de minutes, ce qui aurait été perdu en durée aurait donné un rythme un peu plus soutenu.
"C'est sans danger !" Pas franchement bien réalisé, avec certaines scènes décevantes et une fin assez lamentable, "Marathon man" ne sera pas le Dustin Hoffman que l'on retiendra. Un thriller avec du potentiel certes, mais tellement basique et peu surprenant dans sa forme, qu'il en restera loin de fasciner. Et pour entrer en total contradiction avec son titre, le film manquera clairement de rythme (jamais relevé par une scène forte ou un réel moment de suspense) et nous épuisera à la longue.
Tout simplement un grand film ! de genre encore une fois mais un suspens qui tient en haleine jusqu'au final . Des acteurs incroyables qui ne font qu' accroître le plaisir qu' on prend à chaque visionnage . Indispensable!
S'être assuré la présence de Hoffman, acteur méthodique s'il en est, n'a malheureusement pas permis à ce film de se voir compenser une sérieuse lacune : rien ne nous permet réellement de nous y intéresser, et c'est assez grave pour un thriller où chaque information est bonne à prendre. Le spectateur devait être tenu éveillé, gardé conscient devant ces rebondissements parfois un peu obscurs, mais en fait d'un marathon policier, c'est un marathon contre une incompréhension qui s'éternise un peu dans un scénario de trop longue haleine. Rien n'est franchement palpitant à part quelques scènes isolées, bien pensées, qui sauvent l'ensemble. Mais quelque part, la collaboration de Hoffman avec Laurence Olivier ne prend pas, comme si l'un, comme dans ses films précédents, avait dix ans d'avance, et l'autre dix ans de retard.
Marathon Man est un film pas mal. De là à en faire un film culte, j'ai quelques doutes. Les scènes de torture sont particulièrement réussies, car même la torture en soi n'est pas véritablement montrée, elle est suggérée et n'en est pas moins insoutenable. Par contre, j'ai trouvé que finalement l'histoire nazi derrière ce film n'apportait strictement rien, si ce n'est que le trésor, car en dehors de cet élément, le film n'a strictement rien à voir avec la Seconde Guerre Mondiale et on pourrait très bien se passer de cette information. D'ailleurs, j'ai trouvé que pas mal d'éléments étaient peu pertinents, notamment la passion du personnage principal pour la jogging et le marathon. C'est particulièrement mis en avant alors que ça n'apporte rien à l'intrigue et que cette information ne sert à aucun moment fatidique. Tout ces éléments font que le film se perd un peu. Car en-dehors de cela, l'intrigue se tient complètement. Le film est bien réalisé. La tension est palpable. Comme à son habitude, Dustin Hoffman est impeccable. Laurence Olivier, Marthe Keller et Roy Scheider et William Devane sont bien aussi. En conclusion, c'est plutôt bien fait, mais il y a beaucoup à écrémer dans l'intrigue.
Un suspens à l'ancienne qui m'a fait pensé à du Hitchcock ou du de Palma. La force de Marathon Man est la caractérisation de ses personnages, leur psychologie poussée qui les rend du coup crédibles et font plonger le spectateur au cœur du suspens et l'implique totalement dans le film. Du coup la puissance des scènes est renforcée comme bien sûr la légendaire séance de torture dentaire toujours aussi marquante alors qu'il faut bien reconnaître que du point de vue de ce qui est montré à l'écran j'ai déjà vu bien pire. La mort de Roy Sheider elle aussi est un moment qui m'a beaucoup marqué, rarement j'ai pu voir aussi Bien rendu le côté froid de la mort. Rondement mené, porté par un duo d'immenses acteurs Marathon Man est une des grandes réussites du thriller des années 70.
Assez ennuyeux bien qu'intriguant de bout en bout.. Néanmoins, l'intrigue est décevante dès lors qu'elle lève le voile sur les questions en suspens qui ne seront dailleurs pas toutes résolues... L'interprétation de D. Hoffman quant à elle est à l'image de l'immensité du talent dont il fait preuve. La BO ne me convînt pas. Cependant, la construction de l'intrigue constitue sans nul doute un modèle du genre.
Ambiance glauque, mise en scène et rythme ennuyeux, manque de crédibilité...
Je m'attendais à autre chose avec ce grand classique parano des années 70 et particulièrement cet intitulé. Au final, le marathon n'est qu'un prétexte car le film n'est pas centré sur cette épreuve mais bien sur une histoire mêlant politique, juifs et nazis, diamants et meurtres. Dustin Hoffman joue un simple étudiant, se préparant pour le marathon (on voit d'ailleurs que la course à pied à l'époque était mal vue) et il rentre malgré lui dans une histoire qui va le dépasser. Et ce n'est pas le seul, car l'intrigue est quand même assez difficile à comprendre dès le début (notamment avec cette scène d'accident de voiture qui lance le film). Le rythme est assez lent, surtout dans la première partie, la tension est tout de même palpable mais cette chasse à l'homme ne m'a pas forcément convaincu. Certaines scènes marquent spoiler: notamment la torture dentaire , digne de certains films d'horreur. Dustin Hoffman est vraiment bon.
A New-York, pendant un été caniculaire, un étudiant en littérature préparant un doctorat et s'entraînant au marathon, se voit impliqué bien malgré lui dans une histoire de diamants constituant un trésor de guerre. Il devra en découdre avec un ancien nazi criminel et sans scrupules et ses aptitudes athlétiques pourraient lui être très utiles au cours de ce combat… « Marathon Man », je l'avais vu il y a plusieurs années, mais je n'avais pas gardé de souvenirs suffisamment précis, c'est pourquoi je me devais de le redécouvrir (j'insiste bien sur ce terme). Je dois bien avouer que je n'ai pas été plus convaincu que ça. Tout ce qui concerne la mise en place de l'intrigue, s'avère être une partie assez alambiquée et on ne saisit pas toujours très bien les tenants et aboutissants. Toute cette « préparation » est malheureusement émaillée de certaines longueurs, et par conséquent, traîne la patte. Sans oublier la toute première scène qui n'aspire pas réellement confiance. Puis le film réussit à trouver son rythme de croisière au moment où l'étudiant se retrouve complètement seul face au criminel de guerre. Dès lors, « Marathon Man » devient clairement un survival urbain. Schlesinger filme tout ça de manière assez oppressante. On se sent observé de toute part, et l'on craint l'arrivée d'un nouvel élément perturbateur à tout moment. L'apanage du thriller américain des années 70. Le point d'orgue de cette course pour la survie est atteint lors d'une fameuse scène de torture (je vous passe les méthodes employées) perpétrée par l'ancien nazi et « symbolisée » par une tout aussi fameuse réplique passée depuis à la postérité. Côté casting, le combat entre Dustin Hoffman et Laurence Olivier tient ses promesses. En revanche, Hoffman se fait quand même éclipser par Olivier tant ce dernier, avec son visage méchant, ses lunettes, ses méthodes brutales et son crâne rasé fait forte impression. Sa tronche ne s'efface pas comme ça de votre mémoire ! Devane, quant à lui, se distingue par la duplicité de son personnage. A défaut d'être remarquable, « Marathon Man » reste un thriller tout à fait honorable.