Polar / film d'espionnage captivant, digne héritier des films noirs hollywoodiens, et en même temps bien ancré dans la période du cinéma réaliste des années 70. On comprend son statut de film culte, grâce à une mise en scène et un suspense efficaces. Dustin Hoffman et Laurence Olivier très bons dans leurs rôles respectifs.
La première heure est très longue, par contre la seconde partie est juste fantastique. L'histoire est dure, et tient en haleine. Dustin Hoffman est juste incroyable dans ce rôle !
Un étudiant adepte du marathon se retrouve mêlé à une affaire impliquant un ancien criminel nazi. Très bon et intense thriller américain des années 70 avec Dustin Hoffman, Laurence Olivier, Roy Scheider et Marthe Keller. Un peu compliqué au démarrage de s'y retrouver, puis, l'angoisse monte graduellement…
Chef-d'œuvre de tension et d'angoisse, "Marathon Man" de John Schlesinger s'impose comme l'un des piliers du thriller paranoïaque américain de la décennie 1970. Porté par des interprétations exceptionnelles et une mise en scène virtuose, le film est un cauchemar éveillé d'une efficacité redoutable qui, malgré quelques rides et facilités scénaristiques, n'a rien perdu de sa force d'impact.
Le long-métrage vaut avant tout pour le duel d'anthologie qu'il propose. Dustin Hoffman est prodigieux en étudiant ordinaire pris au piège, face à un Laurence Olivier absolument terrifiant en ancien tortionnaire nazi. Leur confrontation atteint son paroxysme lors de la cultissime scène de torture dentaire, un moment de pure terreur psychologique où la réplique lancinante « C'est sans danger ? » glace le sang à jamais. Schlesinger filme un New York étouffant, hostile et crasseux, faisant de la ville le décor idéal pour cette traque désespérée où le spectateur partage la paranoïa constante du héros. L'écriture de William Goldman, qui adapte son propre roman, tisse une toile d'araignée particulièrement solide, mêlant habilement passé historique et complot contemporain.
Pourtant, le film n'est pas sans reproches et demande un certain investissement. La première heure s'avère particulièrement lente et déroutante. Schlesinger prend le temps de poser ses pièces sur l'échiquier, multipliant les pistes et les personnages, ce qui peut lasser un public habitué à des démarrages plus fulgurants. De plus, l'intrigue politique se révèle parfois inutilement alambiquée, rendant l'imbrication des services secrets parfois difficile à décrypter. Enfin, on pourra tiquer sur la crédibilité de la métamorphose de Babe : que ce simple étudiant en histoire se transforme si rapidement en homme d'action capable de rivaliser avec des tueurs professionnels demande une évidente suspension d'incrédulité.
Ces quelques réserves balayées, "Marathon Man" reste une expérience de cinéma mémorable. Haletant, viscéral et d'un cynisme propre à son époque, le film est un classique impitoyable qui continue de faire redouter les visites chez le dentiste.
"Marathon Man" est un excellent thriller, même s’il n’est pas parfait. D’abord, quelques petits défauts : l’introduction de l’intrigue est un peu longue, et Dustin Hoffman, bien que génial, semble un peu âgé pour incarner un étudiant (à moins qu’il ne soit en reprise d’études). spoiler: La mort de Roy Scheider, elle, survient un peu trop brusquement.
Mais une fois l’histoire lancée, on est immédiatement captivé. Le film repose sur un casting exceptionnel et un scénario intelligent, qui parvient à regrouper plusieurs intrigues sans jamais perdre le spectateur (ce qui n’est pas une mince affaire). Et surtout, la fin est parfaitement maîtrisée, ce qui est toujours un point crucial pour un thriller. Verdict : un très grand film, malgré quelques détails mineurs.
Je mets pas mal sans plus, car il y a tout de même des défauts. Cette histoire d’ancien tortionnaire de camp nazi qui séme la terreur à New York et Paris pour récupérer des diamants semble peu réaliste, notre héros incarné par Dustin Hoffman , dont le seul leit motiv est de courir un marathon, devra assumer les agissements de son frère poursuivi par le nazi. C’est filmé de manière confuse, et on s’interroge sur le personnage incarné par Marthe Keller. Bref des à peu près, et seul le final avec une tension que savent parfaitement retranscrire les Américains relève l’ensemble.
ce film a bien vieili, il a fait sensation en 1976, mais aujourd'hui ça fait dépasser, pas beaucoup d'actions, Dustin Hoffman n'est pas très crédible ni comme marathinien ni comme vengeur, quant à Marhe Keller elle passait par là et a été embauchée, bref un mauvais film où j'ai plus dormi que regardé
Bon je vais commencer un petit marathon (c'est le cas de le dire) de Dustin Hoffman, et on commence avec Marathon Man, un thriller avec un duo solide, Dustin et Laurence Olivier. Ce film est bon sans pour autant se démarquer et posséder une identité singulière, on en ressort cependant troubler, notamment avec le rôle de Laurence Olivier et de ce dentiste nazi pervers qui effraie.
J'adore Hoffman, néanmoins je ne l'ai pas trouvé si excellent dans ce film, j'ai eu du mal à le retrouver comme dans un Macadam Cowboy ou Kramer contre Kramer, c'est peut-être ce qui manque au film, un développement plus profond des personnages. Pareil pour Laurence Olivier (j'ai eu du mal à le reconnaitre au début hahaha) qui incarne parfaitement le mal et les ténèbres mais qui n'est lui aussi pas assez développé, il fait très méchant de film comme James Bond ou Mission Impossible.
Il faut quand même relever l'intrigue qui est assez prenante et angoissante, bien qu'on est un peu du mal à comprendre sa profondeur sans s'y détacher. Les scènes de torture font très mal, on tourne vite la tête quand Dustin cri, j'ai pas mal apprécier le rôle de Roy Schneider qui apporte de la confiance et du répondant.
In fine, un bon film mais qui ne m'a pas non plus marqué, pas ce sentiment d'avoir visionner un film différent, j'ai du mal à le différencier d'autres thriller, ce qui est normal on ne peut pas regarder que des chef d'oeuvres. Ça reste un film avec de très bons acteurs et dès lors il m'est compliqué de mettre en dessous de trois étoiles.
Babe, étudiant new-yorkais s'entraîne quotidiennement pour le traditionnel marathon annuel jusqu'à ce qu'il soit témoin d'une collision en pleine rue entre une voiture et un camion citerne d'essence. Il est loin de se douter d'être lié à cet accident mortel pour les deux chauffeurs. Son frère, lui, échappe à un attentat à Paris, dans quel coup fourré et à quelles secrètes parties joue t-il ? Sans conteste, on essaie vraiment de le tuer. Courir pour sauver sa peau. Courir après un trésor de guerre. Courir pour fuir un passé qui vous rattrape, le suspense est redoutable !! Les acteurs très bons dans leurs rôles, peut-être trop bien définis. Dustin Hoffman en homme traqué excelle. Il arrive à nous transmettre sa peur et nous courons avec lui vers une sortie à ce suspense galopant. Elsa n'est pas cette innocente étudiante ravissante suisse. Les frères Szell seraient des criminels de guerre ? Ce frère si sûr de lui, un agent secret ? Quel pêle-mêle angoissant qui a bien failli nous perdre, heureusement que Dustin Hoffman sait courir vite et bien. Ma note sera de 4,5 sur 5. Parce que jusqu'à la fin comme le héros principal nous comprenons en rien à cette histoire jusqu'à ce que, petit à petit, se dissipe le nuage de nos doutes pour dévoiler une cruelle vérité.
La dernière image ? Comme pour les très grands films, on pourrait retenir de nombreux moments qui impriment durablement la rétine puis marquent les esprits. J'adore par exemple toute la séquence dans une chambre d'hôtel à Paris : un visage inquiétant apparaît derrière un voilage, le personnage campé par Roy Scheider est "à nu" littéralement face au tueur au regard vide, armé d'un fil de pêche tranchant comme une feuille de boucher. Un autre homme est alors en face au balcon comme au spectacle. Moment d'anthologie (qui en inspirera de nombreux autres, je pense à History of violence de David Cronenberg et sa scène dans un Hamman). Toute la séquence du landau et de la poupée est également puissamment construite. J'adore enfin les notes fantastiques, angoissantes, comme ce moment du ballon de foot qui arrive de nulle part en bas d'un escalier...
On aurait pu aussi retenir la scène de torture dans le cabinet improvisé de dentiste mais elle est plus attendue et souvent citée en exemple.
Au fond Marathon man est un simili James Bond où le héros serait le petit frère prenant le relais après la mort de ce dernier mais lui n'est qu'un étudiant sans grande envergure qui ne rêve de rien d 'autre que de courir le marathon de New-York. Obstinément. C'est d'ailleurs ce qui va lui sauver la vie. Cette endurance.
La construction habile, fragile et précieuse de la première partie du film permet à cet effet de lancer des 3 coins du globe (Paris, Amérique du Sud, Central Park) les toupies furieuses des 3 personnages clés qui seront les moteurs de l'action, destinées à s'entrechoquer tôt ou tard.... Il y a d'abord les retrouvailles entre les 2 frères désunis mais si semblables, si crédibles surtout. Enfin la figure du Marathonien qui soudain sait derrière quoi il court enfin : venger son frère, régler son compte à ce vieux nazillon de Laurence Olivier campant haut la main l'un des plus grands méchants de l'histoire du cinéma. Rien que ça.
Et le film s'achève sur une scène finale brillante, à portée métaphorique très forte, où les diamants éternels des ambitions tristes du Méchant sont passés au crible du tamis de l'existence, du temps qui passe, des comptes qu'il faut solder tôt ou tard avec son passé qui lui n'a de cesse venir et revenir frapper à votre porte, sans ménagement... Comme ces anciens déportés qui au détour d'une rue de Manhattan reconnaissent leur bourreau.
Les années 70 ont été fertiles en thriller conspirationniste de qualité et « Marathon Man » qui est une œuvre intense et passionnante ne fait pas exception à la règle. Emmené par un immense Dustin Hoffman entrainé bien malgré lui dans une sordide histoire d’espionnage et de criminel de guerre nazi. Le rythme est soutenu, la tension palpable dès les premières minutes ne retombent jamais et le spectateur ressort de ces deux heures éprouvantes soufflé par une intrigue parfaitement ficelée et à la mise en scène sèche et implacable. Du pur cinéma comme on l’aime.
Pendant un bon tiers du film les protagonistes se rencontrent, semblent vivre des existences plus ou moins normales au détail près que certains sont dans l'ombre et ont des relations d'affaires aussi complexes qu'ambigües. Il est question d'organisations secrètes, de nazis en fuite, d'or et de diamants à l'origine nauséabonde, mais surtout le tout est saupoudré de paranoïa et d'une atmosphère anxiogène qui ne nous lâche jamais. Parmi tous ses personnages c'est évidemment ce médecin nazi qui marque les esprits, il est incarné avec force par un Laurence Olivier inspiré pour incarner cet homme froid et sec, implacable messager de mort qui fait froid dans le dos. Un dentiste tortionnaire dont la courte scène de sévices buccaux a été justement raccourcie suite aux malaises lors des projections-test. Par contre on peut trouver que les flash-backs sont inutilement nombreux, que le personnage de Marthe Keller manque d'épaisseur (sert-elle vraiment à quelque chose ?!) et que Dustin Hoffman fait trop vieux à près de 40 ans pour jouer les jeunes étudiants. Le film s'impose comme un des meilleurs thrillers d'espionnage des seventies. Site : Selenie.fr
Un film qui devait sûrement être très bien à sa sortie en 1976. Vu pour la première fois en 2024, je suis sorti perplexe. Le sujet de fond (les anciens Nazis partis vivre en Amérique du sud) est plutôt bien traité. Même si on s'interroge sur le rôle de Janeway (William Devane) et Doc (Roy Scheider) vis-à-vis du docteur Szell (Laurence Olivier). Babe (Dustin Hoffman), contrairement au titre du film, est en fait un apprenti marathonien. Son style peu académique et dispendieux en énergie, n'est d'ailleurs pas un avantage pour s'attaquer à cette distance mythique (parole de marathonien). Il dit d'ailleurs à un moment n'avoir jamais couru un marathon en entier. Alors pourquoi ce titre ? Et pourquoi est-il fan d'Abebe Bikila ? Trop de questions restées sans réponses, ce qui, ajouté à des prises de vue vieillissantes et un son déplorable au regard des standards actuels, nuisent à l'ensemble. Sans compter qu'à trente-huit ans au moment du tournage, Dustin Hoffman faisait plutôt figure d'étudiant très attardé… donc on peut s'interroger sur le casting. Amusante coïncidence cependant lors d'une des premières scènes à Paris, alors que des gamins manifestent contre la pollution, à vélo sur les quais ! Près de cinquante ans plus tard, il n'y a plus que ça, des pistes cyclables sur les quais ! Au final, j'ai dû passer à côté de Marathon Man en tardant trop pour le voir.
film mythique, bien ancré dans son époque avec son mélange de thriller-paranoïa-espionnage-chasse aux nazis, mais qui 50 ans après est toujours remarquable... indépassable même ! des scènes mythiques ("is it safe ?"), un laurence olivier parfait et tellement effrayant, de superbes courses poursuites, des passages dans des lieux iconiques (l'opéra garnier, central park), bref un film qui sera toujours aussi remarquable dans 50 ans !
En 1976, John Schlesinger, connu pour avoir également réalisé « Macadam cow-boy », livre un thriller captivant. Il s’appuie sur une intrigue minutieuse dans laquelle un homme innocent se trouve pris au cœur d’une machination politico-criminelle. L’atmosphère de paranoïa est bien rendue avec des pics émotionnels intenses (la scène de torture avec le dentiste notamment). Le film s’appuie également sur un excellent jeu d’acteurs où Dustin Hoffman, Laurence Olivier et Roy Scheider accaparent l’écran. Seules les baisses de rythme récurrentes viennent tempérer l’engouement général. Bref, un classique du genre malgré quelques rides désormais bien présentes.