A travers le miroir
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3,9
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24 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 octobre 2011
J'aime beaucoup le film "Le Sacrfice" de Tarkovski et je me sens donc d'autant plus proche de "A travers le miroir" de Bergman. J'ai l'impression que Tarkovski a du être très touché par ce film. Le même paysage, deux quêtes vers Dieu, une prière, une hystérie, et les derniers mots du film: "Papa m'a parlé".
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 octobre 2022
Toujours aussi maître de sa mise en scène, le réalisateur nous invite à un huis clos familial centré sur la révélation de foi ou délire schizophrénique de la femme interprétée avec incandescence par Harriet Andersson dont le tourment révèle les penchants intimes de ceux qui l'entourent. Assez intellectualisé et froid le récit empêche toute émotion quoi que les images expriment avec force et justesse les enjeux du drame. Une nouvelle expression des caractéristiques du cinéma de Bergman.
Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 novembre 2019
'A travers le miroir' est un film à l'ambition resserrée, principalement centré sur une famille où l'absence de la mère, bien qu'à peine évoquée, se fait vivement ressentir. Il ressemble en ce sens à un petit traité sur l'amour (filial, parental, divin) et sur la façon dont la folie peut aussi bien le mettre à l'épreuve que l'éveiller. C'est beau, certes, mais aussi très austère.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 19 août 2019
Les oeuvres trop travaillées par l'idée de dieu ont plutôt tendance à m'ennuyer, mais ici, le mysticisme est mis à distance par le biais de ce personnage de jeune fille schizophrène, alors que c'est la souffrance terrestre qui occupe le devant de la scène. C'est d'ailleurs presque sur une scène que se déroule ce film très théâtral dans sa structure, son unité de lieu et ses nombreux dialogues (j'ai très peu lu Strindberg, mais j'ai pensé à Mademoiselle Julie plusieurs fois). On y voit défiler les questions de la folie, de l'inceste, de la création, de l'amour ou encore de la paternité, mais tous ces grands sujets sont subordonnés à une aura de mystère, une sorte de vérité indicible qui traverse le film et culmine dans un dialogue final que j'ai trouvé très beau et qui s'achève sur un bouleversant "Papa m'a parlé", proche du "Oui mon Oncle" de Mort à Crédit. Visuellement très beau, le film part quand même d'un mysticisme diffus qui m'a gêné, même si j'ai été séduit par le resserrement vers le drame familial qu'il opère ensuite.
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 octobre 2018
Dans A travers le miroir, Ingmar Bergman interroge les relations père-fille et, sous couvert de la folie de Karin interprétée par Harriet Andersson, traite en sous texte l’inceste et la frénésie sexuelle. Le cinéaste aborde donc des thématiques complexes et délicates. L’âpreté des sujets et les démons de la folie font de A travers le miroir une œuvre exigeante dans son contenu, quasi insondable.
Sur le plan formel, ce film est émaillé de quelques belles visions cinématographiques. Elles ont pour principaux vecteurs les lieux du tournage (une île) et la folie qui habite le personnage de Karin.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un film fort, dérangeant, premier d'une trilogie de films de chambre. Outre la faculté pour Bergman d'analyser des personnages dans une situation précise, il arrive remarquablement à apporter une réflexion sur l'existence de Dieu. Pour une des rares fois de sa filmographie, Bergman abandonne le symbolisme permanent pour une approche sclérosée d'interrogations métaphysiques sur le spirituel. Autrement dit, parler de l'âme (des âmes) de manière physique. Prenant.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 octobre 2009
Le film commence avec un plan sur l'eau, puis sur quatre silhouettes qui surgissent de la mer, joviales, mouillés, d'une gaité artificielle. Il faut une belle femme, comme toujours chez Bergman, pour briser le miroir, entrer dans la profondeur de la vie. Les hommes sont faibles, mais d'une faiblesse rigide, comme la mort. La femme est forte, dans sa faiblesse, son desespoir, elle est pleine de vie. Et le garçon, il est entre les deux. Il decouvre a la fois la vie et la mort, la beauté et le verbe, son pere et sa seur, l'amour, dans toute sa complexité. Le film est riche, beaux, bouleversant, traversé par un mystère indechiffrable, pourtant bien-la, devant nous, dans les yeux de Harriet Andersson, dans la composition de chaque plan, dans les paroles et la manière de les dire, dans le vent et la mer et les fenetres, dans les petits details (le lait renversé, la pluie, les melanges de noir et blanc et gris). C'est une grande oeuvre d'art, qui nous fais sentir un sens de la vie, dans la souffrance et dans la joie.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 26 novembre 2008
Comme d'habitude, Bergman maîtrise son affaire, s'entoure de ses acteurs favoris,la photographie est très belle, il s'agit ici, une fois de plus, d'un film tourné sur l'île Faro et Harriet Anderson est suffocante de beauté ... mais,je n'arrive pas à être touché par toute cette détresse. Je me sens une fois de plus pris en otage dans cette atmosphère claustro ( même en extérieur) et j'en arrive à être agacé par l'étalement des névroses, douleurs et désirs incestueux.
Donc un film parfait qui m'a laissé de marbre ...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un des plus beaux films d'Ingmar Bergman, sur le thème de la folie. Comme d'habitude, les acteurs donnent tout et Bergman sait le montrer. Ce qui trouble également dans ce film, c'est le lieu de l'action: une maison face à un bord de mer désert où une épave de bateau est couchée sur le sable. Cette composition inquiétante est magnifiquement bien photographiée, et constitue un terrain fort propice à la déconstruction du personage principal.
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