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Un visiteur
4,0
Publiée le 24 juin 2008
Encore une oeuvre originale, inclassable, mais profondément humaine. Pedro Almodóvar équilibre subtilement invraissemblable et réalisme, sans excès. Les acteurs sont naturels et attachants. Un régal.
Encore un film typique d'Almodovar. Brillant, curieux, et proposant des acteurs... attachants! S'il fallait se faire une idée du cinéma hispanique, celui-ci doit être vu!
Attachant,cet enlèvement et cette confrontation entre le kidnappeur au visage angevin et cette jeune femme habillée par Almodovar comme une petite fille et toutefois impudique et provoquante mais qui finira par tomber sous son charme.Almodovar exagère comme à son habitude les situations avec ses personnages "felliniens"?Notons la musique de Morricone qui joue du Morricone sauf les scènes de suspense où Morricone fait un clin d'oeil à B.Hermann.
Monsieur, ce n'est pas par la force qu'on gagne le coeur d'une femme. Cependant il y a celles qui aiment être dominées, mais là n'est pas le sujet... Attache-moi, du Almodovar tout craché. Ou comment passer d'une histoire machiste et provocatrice, à une histoire drôle, toujours provocatrice, et attirante par la suite. Un homme un peu toqué qui va réussir à prendre dans ses filets la femme qu'il séquestre. Un jeu de rôle amusant. Un scénario fou et décalé. Des couleurs chatoyantes comme dans la plupart des films d'Almodovar. Le duo Victoria Abril et Antonio Banderas est bon, même très bon.
J'avais découvert cet Almodóvar en classe d'espagnol, et j'avais en souvenir un film plus sulfureux et tendu ainsi qu'une Victoria Abril constamment à poil (en fait elle ne le sera pas tant que cela). En le revoyant je suis un peu mitigé sur ce film, Attache-moi ! commence pourtant très bien. Le réalisateur installe bien son atmosphère assez spécifique, on découvre les personnages et l'univers du film puis passé une demi-heure alors que le personnage joué par Antonio Banderas a séquestré l'idole dont il est amoureux, le face-à-face attendu manque considérablement d'intensité et de piquant. La tension, qui aurait pu résulter d'un tel affrontement, n'est pas ce qui intéresse Pedro Almodóvar qui raconte son histoire d'un ton un peu paresseux par moment. Les acteurs sont bons, Banderas parvient à faire en sorte que son personnage (qui use pourtant de violence) ne soit pas totalement antipathique, Abril apporte son côté pétillant et sensuel à cette femme qui va tomber amoureuse de son ravisseur. D'ailleurs la fin peut laisser dubitatif. Film pas inintéressant mais qui manque de passion malgré un début prometteur. Ennio Morricone signe la musique, on reconnaît son type de mélodie, elle est assez discrète et n'a pas la force d'autres de ses œuvres. J'ai lu dans une interview récente que Victoria Abril a été critiquée par des féministes car son personnage salissait l'image de la femme.
Le syndrome de Stockholm version Almodovar avec pour kidnappeur Antonio Banderas et séquestrée, Victoria Abril. Une comédie loufoque et fiévreuse mais rien de transcendant non plus !
Un peu décousu, j'ai perdu le fil à plusieurs reprises. Le duo à l'affiche est beau et sulfureux, les couleurs sont vives, mais pour moi cela ne suffit pas pour faire un grand film. Donc note moyenne.
Il y a des jours où j'aimerais être un organisme microscopique afin de voir ce qui peut bien se tramer dans la tête d'Almodovar quand il pense à certaines histoires. Parce que là, avec "Attache-moi", c'est vraiment du spécial. Le syndrome de Stockholm revisité. Avec ce qu'il faut de passion dévorante, de perversité, de sadisme, mais aussi de tendresse. Sans oublier un final, certes joyeux, mais beaucoup plus ambigu qu'il n'y paraît. Mais, la force du film ne réside pas uniquement dans ça. Puisque le père Pablo réussit à rendre incroyablement attachants deux personnages qui, théoriquement, ne peuvent pas permettre au spectateur de s'identifier à eux. Et il est bien aidé par le duo Victoria Abril et Antonio Banderas qui fonctionne à plein régime.
Almodovar choisit la thèse du malade psychiatrique (Antonio Banderas) qui séquestre une fille qu'il idolâtre ( Victoria Abril), celle-ci finit par tomber amoureuse de lui, c'est le syndrome de Stockholm. Une histoire de domination-soumission à la sauce du réalisateur espagnol où on ne sait jamais raiment ou cela va nous mener. Ce face à face érotique entre Victoria Abril et Antonio Banderas est parsemé de scènes sensuelles voire presque torrides, la patte de Almodovar est bel et bien là! Un film assez simple mais très plaisant à visionner.
Atame est le premier film de Pedro Almodovar que je vois, et pour l'instant si le nom est fameux je ne suis pas convaincu par le film. Les acteurs sont excellents, attachants, séduisants et il est vrai que ça suffit déjà à faire un film agréable... Mais le récit est aussi plat (dans le sens ou il manque de folie au vu du propos) qu'il est idéologiquement dérangeant. Le rythme reste agréable, mais le retournement de situation trop soudain est peu crédible.
Un jeune déséquilibré campé par le troublant Antonio Banderas séquestre une actrice au passé de droguée à son domicile dans cet étrange film de Pedro Almodovar. Œuvre clairement mineure de sa filmographie, dont on apprécie tout de même à la fois le sens de la mise en scène du réalisateur espagnol, faisant oublier une écriture parfois trop lâche et d’un dénouement trop facile.
J’avais vu attache moi pour la première fois au moment de la puberté et le moins que je puisse dire c’est que cela m’avait marqué. Pas mal d’années plus tard revoir ce film a été pour moi une sorte de madeleine de Proust « épicée ». C’est de mon point de vue un des meilleurs Almodovar et je trouve qu’il a même pris une nouvelle dimension à l’époque de Mee Too. Victoria Abril jouant une femme que tous les hommes veulent posséder au sens premier du terme , elle en a conscience et ne supporte pas d’être considérée comme un objet sexuel. Et pourtant son personnage va au fur et à mesure dégager un sentiment de liberté, car c’est elle qui va faire le choix de se donner et de vivre comme elle l’entend. Cette variation sexy sur le syndrome de Stockholm est toujours aussi efficace et enlevée, se revoit avec plaisir notamment grâce à la très belle partition d’Ennio Morricone et une excellente troupe d’acteur dirigée de main de maître par Pedro Almodovar.
Ce film, réalisé par Pedro Almodóvar et sorti en 1990, n'est pas mal du tout mais n'est pas le meilleur de sa filmographie, malgré sa très bonne réputation. C'est ici l'histoire d'un homme tout juste sorti de l'asile qui séquestre une ancienne actrice porno essayant de percer dans le cinéma traditionnel, dans l'espoir qu'elle développe des sentiments amoureux envers lui. Une "romance" qui est donc loin d'être classique mais surtout, qui n'en est pas vraiment une ! Nous avons en effet un sentiment de malaise qui plane tout le long du film car sous ses airs mignons de comédie sentimentale, le film développe dépeint bel et bien une séquestration. Le réalisateur, d'ailleurs bien connu pour ses thèmes sombres tournant autour de la féminité, de la sexualité et du trauma, nous présente alors son interprétation du syndrome de Stockholm, syndrome qui touche des victimes finissant par s'attacher à leur ravisseur. Nous avons alors sous les yeux une histoire des plus malsaines dans laquelle il est par ailleurs difficile de rentrer complètement, enfin de mon point de vue. Mais je trouve que c'est justement une des qualités du film, on ne peut pleinement apprécier le film car on sait qu'il y a quelque-chose tout aussi immoral que pervers derrière cette petite comédie romantique. Par ailleurs, même la fin est relativement malsaine en son genre. Et c'est pour cela que le film ne fait pas l'apologie de la culture du viol, comme j'ai pu le lire dans certaines critiques, polémique qui tombe d'ailleurs à pic avec la sortie récente de la suite de "365 jours" sur Netflix qui était visé des mêmes accusations (même si la qualité de ce dernier n'a rien de comparable avec le film d'Almodóvar). Le film est d'ailleurs bien plus complexe qu'une simple apologie du viol, il confronte les personnages, mais également le spectateur, à plusieurs sentiments antinomiques, ce qui est tout à fait déroutant. Effectivement, quelques fois le film prête à sourire mais on ne peut malgré tout oublier le contexte malsain dans lequel évolue les personnages. Concernant les acteurs, nous retiendrons surtout Victoria Abril et Antonio Banderas qui jouent très bien ! "¡Átame!" est donc un film tout aussi fascinant que déroutant !
Pour les comédies romantiques classiques, le héros utilisera les moyens les plus élégants pour séduire sa dulcinée. Ici, c'est le contraire, puisque Banderas se sert de ses talents de manipulateur et de la violence pour forcer une femme à apprendre à le connaître. Le titre du film prouve bien le rejet de tout amour platonique pour céder à la sensualité proche de la violence physique. Almodovar écarte également la fin connue de ce type d'histoires, le héros finit par retrouver son amie dans les ruines de son enfance, et rejoint une nouvelle famille. Pour une fois que le héros ne meurt pas après maintes poursuites avec la police, ici le film se centre sur l'intimité des personnages. Il est juste dommage qu'Almodovar n'aie pas pu développer davantage le scénario, certains personnages sont très peu réutilisés ( le vieux de l'hôpital, le réalisateur ). On remarquera encore l'attachement du cinéaste à la symbolique des couleurs, privilégiant le rouge et les motifs à fleurs. C'est principalement une histoire loufoque, plutôt optimiste de la part du cinéaste espagnol.