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Un visiteur
5,0
Publiée le 24 mai 2008
Ça ! c'est un bon film français ! Mieux que "Les Tontons Flingueurs", ce bijoux de l'humour français signé Lautner et Audiard met en scène une pléiade d'acteurs de talent. Le seul petit problème - mais vraiment petit - c'est la musique. Lautner a su faire preuve d'ingéniosité en mettant au casting Lino Ventura, Francis Blanche, Bernard Blier, Charles Millot et Mireille Darc pour réciter les fabuleux dialogues d'Audiard.
J'ai eu mal à juger ce film que j'ai probablement vu 3-4 il y a 20ans. Je le revois longtemps après et au début, je me dis que le film a vraiment vieilli.
Néanmoins le charme opère, celui de Mireille Darc, le fait de voir Lino à contre emploi, limite dragueur. Puis avons que les autres acteurs sont excellents, le quatuor est parfait.
Un cran en dessous des Tonton, comparaison oblige, on est toujours dans l'humour Lautner, explosion, espionnage, etc.
Évidemment si vous ne l'avez jamais vu, ça vaut le détour.
De tres bon acteur francis blanche bernard blier ventura. On peut retrouver les 3 ensemble dans les tontons flingueurs blier et ventura dans cent mille dollard au soleil.On retrouve aussi mireille d'arc. Ventura et mireille d'arc ont aussi tourner ensemble dans ne nous fachons pas.Mireille d'arc est ici l'atout charme du film.Ca se dispute ca se cogne ca donne aussi des moment pour rigoler. Un film assez rythmer.
Ce n'est pas le meilleur de Lautner, mais on passe un très bon moment, on rigole, le trio : Ventura - Blier - Blanche sont excellents, si vous aimez "Ne nous fachons pas" et "Les Tontons flingueurs", courez voir Les Barbouzes :) ! (Repose en paix Ô grand Georges Lautner...)
Un film (Français qui plus est) comme on n'en fait plus ! Une magnifique distribution avec des acteurs au sommet de leur talent y contribue grandement, mais pas seulement… Le scénario, les dialogues, la réalisation sont eux-aussi parfaits. Un sans-faute sur toute la ligne ; rien à redire !
Après les Tontons, revoila Lautner/Audiard et co. pour les Barbouzes, parodie de film d'espionnage. Le résultat est très drôle, avec un côté burlesque parfaitement assumé et des acteurs qui se font de nouveau bien plaisir (et nous font plaisir) dans des situations plutot loufoques. Ajoutez à cela une très belle Mireille Darc, des dialogues toujours percutants, et vous obtenez un film qui pour moi dépasse les Tontons. On pourra toutefois regretté un côté franchouillard un peu trop appuyé, mais c'est Lautner qui réalise, faut pas trop lui en demander....
Pas le meilleur Audiard pour les dialogues, quoi que quelques répliques restent cultes (On enleve, on séduit, et en cas d'urgence on épouse...), mais le jeu des acteurs et le scenario font que meme sans dialogues, on rigole toujours autant.
Mais qu'est ce que j'ai pu rire devant ce film! Entre les dialogues, le bruit des flingues et les chinois on a que l'embarras du choix pour rigoler ^^ Personnellement j'ai plus rit devant les Barbouzes que devant les Tontons Flingueurs (qui reste par ailleurs très bien).
En 1964, deux ans à peine après que Cuba a fait frôler l'apocalypse au monde, alors que James Bond déferle sur tous les écrans, Georges Lautner empoigne la peur atomique et la change en éclat de rire. Il assumait vouloir un film sans sujet, une machine à empiler tous les clichés du film d'espionnage, et c'est par cette porte-là qu'il faut entrer. Mais sous la farce couve une vraie charge politique : de vieilles nations européennes fauchées, cramponnées à leurs manières, qui courtisent, enlèvent pendant que l'Américain se contente de sortir son chéquier. L'enjeu, ce sont des brevets de bombe atomique, la menace absolue, ramenée à une querelle d'héritage entre quatre 'barbons' rivaux. Des vieillards agrippés à leurs fiertés d'un autre âge, les derniers gardiens d'un monde qui refuse de mourir. Ce portrait du beauf continental, c'est je trouve ce qui donne au film sa densité, et c'est aussi ce que j'ai le plus aimé.
Oui, le film est bancal. Le début file comme un un éclair, puis le soufflé retombe, le récit ne tenant plus que par accumulation avant de virer à la sitcom d'espions. Heureusement, les dialogues d'Audiard ne ratent jamais leur cible. La vraie surprise, c'est Lautner : moins il s'appuie sur les mots, plus il s'affirme, avec une science du cadre et un humour visuel qu'on lui refuse trop souvent. Le château devient un personnage à part entière, ses passages secrets, ses armures et ses douves changés en cour de récréation, quand les bagarres, elles, basculent dans un irréalisme total et assumé. Rassuré par le carton des Tontons, Lautner ose enfin, et signe son film le plus excessif. Le quatuor Ventura-Blier-Blanche-Millot s'emboîte à merveille : Ventura porte tout sur ses épaules, brute classe et cogneuse au patriotisme joué au second degré, Blier campe un faux abbé impeccable, mais c'est Francis Blanche, en agent soviétique hystérique, qui vole pour moi la vedette et exulte à chaque plan. On sent une bande de copains lâchés dans un terrain de jeu, et j'ai la vague impression que dans ce grand n'importe quoi naît, en droite ligne, l'ancêtre des OSS 117 de Dujardin.