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Un visiteur
5,0
Publiée le 12 mai 2019
J'ai regardé pour la 1ere fois la série de 3 filmes il y a une dizaine d'années, et ça fait 3,4 fois que je l'ai reregardé. J'adore tout : l'histoire, les acteurs,la musique, la façon de filmer... Au début du filme je le trouvais plus lent, mais plus qu'on entre dans le personnage plus c'est attachant.
Si le thème de la liberté apparaît davantage en filigrane (il sera plus clairement traité dans les deux films suivants), "Bleu" est certainement le volet de la Trilogie le plus esthétique (importance du détail, choix judicieux des filtres bleus, beauté des plans, accompagnement musical remarquable...) et offre à Juliette Binoche l'un de ses plus beaux rôles.
C'est l'histoire d'une femme en état de choc, incapable d'entamer un indispensable processus de deuil et se réfugiant dans la fuite. C'est donc profond et sensible mais toujours emprunt d'un auteurisme pesant, une conscience aigüe de faire du Grand Cinéma et un besoin obsessionnel de le montrer à chaque plan. Le récit s'en trouve alourdi, et les nombreux procédés utilisés pour nous faire comprendre que l'héroïne chasse inlassablement toute émotion de son esprit finissent par atteindre un peu trop bien leur but, chassant par là-même l'émotion de l'esprit du spectateur.
Une oeuvre d'une force incroyable. Juliette Binoche y est formidable et bouleversante. Kieslowski a réalisé un film poignant. Le plus émouvant dans ce film est sûrement la simplicité, ce qui en fait quelque chose de très vrai ! Le malheur, la tristesse de Julie sont partagés. Mais la liberté (n'est-ce pas le thème du film?) est sans doute le fait de choisir de ne pas s'aliéner à ses douleurs...
Je me suis ennuyé ferme. J'ai pu constater que les critiques n' étaient pas si mauvaises... Perso, j' me dis que dans la vie, la "Vraie" ça ne ressemble en rien à tout ça... Ca fait un peu onanisme cérébral... Serait-ce le mal du siècle à la mode?
bleu est le meilleur de la trilogie et l'un des meilleur film français des années 90.On y découvre une juliette binoche au top de sa forme. une réflexion sur la résilience, le libre choix et la tragédie humaine,sans oublier le final magnifique
Le film suit le cheminement d'une femme après le décès de sa fille et de son époux compositeur. Le lien avec le mot "liberté" est peu évident. Heureusement, Juliette Binoche illumine le film.
Mon film préféré, vu et revu, il me permet de relativiser les petits soucis. Les couleurs, les images, Juliette Binoche, Benoit Regent et surtout les musiques sont envoutantes. A éviter les jours de grosse déprime.... Peut-être un support pour parler de catharsis ?
Un film qui montre que les américains ont souvent faux en surchargeant les dialogues, l'action, etc...Ici, rien de superflux. On prend bien le temps de se faire aux personnages, a la musique omnipresente dans le film. Ce film montre tres bien comment un evenement (ici, un accident de voiture) peut bouleverser beaucoup de vie, passant du bonheur insolent a la solitude et la tristesse. Que ce soit Julie(la femme), la maitresse, le premier sur les lieux de l'accident, tous sont affecté par l'evenement. Bref, beau film, avec quelques longueurs par moment, mais je peux pas dire que je me suis ennuyé...
Premier episode de la trilogie de Kieslowski Bleu est un film qui ne peut laisser indifférent avec une musique omniprésente (magnifique composition comme d'habitude de Preisner), une lumière splendide, un scénario simple mais prenant et la très belle interprétation de Juliette Binoche justement récompensée par un César. Bleu est un film optimiste malgré une certaine dureté mais très lucide. Grâce à ce film Kieslowski a définitivement été reconnu en Occident même si le succès mérité de la Double vie de Véronique lui avait valu plus qu'un succès d'estime.
J'ai vu ce film au cinoche à sa sortie en 93, j'avais 24 ans. J'avais adoré. Aujourd'hui, presque 25 ans après, je le revois et c'est pour moi le parfait nanar chic à la française. Amphigouri et ivresse de la vacuité et du trop plein. Une Binoche aussi bonne qu'une loche. Un Kieślowski aussi brillant qu'une vielle paire de ski (rien de neuf sous le soleil de Pologne). On sent bien que cette trilogie "Bleu","Blanc","Rouge" devait accompagner "intellectuellement" le traité de Maastricht. Il fallait un réalisateur polonais et un actrice française sans personnalité pour le faire. Un grand nanar de haute qualité franco-européenne! So chic et débile.
Une redécouverte superbe du premier volet de la trilogie. Un film dominé de la tête des épaules par la composition de Julie(tte) Binoche, une mise en scène élaborée, et bien sur la musique de Priesner. A peine la projection terminée, que l'on aurait envie d'y revenir. Et pourtant le scénario est pourtant simple. Une femme s'est arrêtée de vivre après le décès accidentel de son mari et de sa jeune fille. Kieslowski s'est inspiré du vécu de Annie Duperey, dit-il. Julie exprime sans quasiment rien montrer toute sa douleur intérieure, la destruction profonde de son appétit vital. Elle survit à côté des autres personnes et ne voit que des objets (filmés en gros plan, ah le sucre qui tombe dans la tasse de café et la fait déborder!) et nage seule dans une piscine bleutée. Qui pourra refaire surgir des sentiments dans cette âme détruite qui ne voit pas le reste du monde et l'homme qui cherche à l'aimer? spoiler: Et l'amener à esquisser ce minuscule sourire final proposé par Binoche!
Les plans se chevauchent, le montage n'est pas conventionnel, Kieslowski a du génie à revendre et une capacité rare à créer une ambiance puissante, presque hypnotique, construite, élaborée avec passion et patience, ne cédant jamais aux effets faciles et racoleurs. La musique bien sûr, celle inachevée du mari disparu, imprègne chaque scène. La beauté a sa place dans les plus sombres moments de la vie. Y compris quand un flutiste joue seul dans la rue un air obsédant. Bleu n'a pas pris une ride en trente ans. DVD2- mai 2026