Trois couleurs - Bleu
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90 critiques spectateurs

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weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2019
C’est une partition sombre sur la reconstruction
« L’amour ne périt jamais « 
C’est une douleur froide, muette où les images du souvenir sont des fragments musicaux.
C’est mon préféré des trois couleurs avec ce pardon ultime qui apporte la vie et la joie du renouveau.
C’est superbe en tous points.
Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 décembre 2018
Ce premier volet du triptyque "Trois couleurs" réalisé par Krzysztof Kieślowski et sorti en 1993 n'est pas mal du tout. C'est l'histoire d'une jeune femme qui a perdu son mari et sa fille dans un accident, elle va essayer de faire son deuil dans l'anonymat. La trilogie explore les valeurs du drapeau français et nous sommes ici dans la partie bleu, qui, si on se rapporte à la devise "Liberté, Égalité, Fraternité", correspond à la liberté. Liberté que notre héroïne va essayer de regagner afin de s’affranchir de sa vie passée. Le sujet est très intéressant surtout qu'il y est traité ici de manière assez particulière. C'est d'ailleurs le premier film du réalisateur que je vois et j'avoue qu'il faut vraiment adhérer à son style pour aimer mais surtout pour en comprendre toutes les subtilités. Car oui, des subtilités il y en a beaucoup qui passent surtout à travers un montage assez expérimental mais néanmoins intéressant. Rien n'est laissé au hasard et je pense d'ailleurs qu'il faut le voir plusieurs fois pour bien tout comprendre. Le rythme est assez lent mais si on rentre complètement dans l'histoire alors on ne s'ennuie pas. La réalisation est également très bonne, tous ces jeux autour de la couleur bleu sont vraiment magnifiques, notamment la scène d'introduction qui est superbe (je l'avais d'ailleurs vu il y a longtemps et c'est cette dernière qui m'a donné envie de poursuivre le film). La musique est également très belle et est très bien représentée, mise au premier plan grâce à quelques scènes qui la mettent en valeur, notamment celle où Julie et Olivier essayent de terminer la partition de Patrice. Du côté des acteurs, ils sont également très bons, notamment Juliette Binoche qui joue très bien et qui est très crédible dans son personnage. "Trois couleurs : Bleu" est donc un bon film qui donne envie de poursuivre cette trilogie.
Stephenballade

455 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 septembre 2018
Chers lecteurs, chères lectrices, des films sont tombés dans l’oubli malgré leur grande qualité. C’est le cas de "Trois couleurs – Bleu". Premier volet du triptyque réalisé par le polonais Krzysztof (boudu l’orthographe ! il ne peut pas s’appeler Christophe comme tout le monde, non ?) Kieslowski qui voulait explorer successivement les trois thèmes de la devise républicaine, "Bleu" est une très belle entame de cette trilogie. Une trilogie qui a fait parler beaucoup d’elle… et couler beaucoup d’encre. Si l’approche républicaine vous gêne, ou même carrément vous rebute (auquel cas vous n’êtes pas seul du fait qu’il en est de même pour moi), essayez tout de même de voir ce film qui vaut vraiment le coup d’œil. Et oubliez même le terme républicain. Pensez plutôt à la liberté individuelle (vous en saurez davantage plus loin). Pour ce faire, laissez-vous emporter par le microcosme automobile parisien. Des prises de vues rares auront le don de vous captiver. Des plans pris en dessous du véhicule, le bitume qui se déroule au gré des tours de roues, les lumières qui défilent sur les vitres, le défilement des marquages au sol, tout cela sous le regard quelque peu rêvassant d’une petite fille. Et le premier choc survient, un choc tant redouté au vu de la faiblesse du véhicule. Mauvaise pub pour la marque et le modèle du véhicule soit dit en passant (une Alfa Roméo 164 3L V6)… Bon bref ! Malgré tout, le cinéaste a su faire preuve d’une certaine pudeur lors de l’accident, en ne le montrant tout simplement pas. Pas même les corps mutilés. Le bruit effrayant de l’impact se suffit à lui-même, précédé d’un crissement de pneus annonciateur d'un mauvais présage, tout cela sous l’œil quelque peu hagard d’un auto-stoppeur. C’est à partir de ce moment-là que le réalisateur peut dérouler son exposé sur la liberté. N’attendez pas un discours politique quelconque. Du moins pas ouvertement. D’ailleurs en est-ce vraiment un ? Moi il me semble bien que non. Dans le cas contraire, il a su rendre son discours politiquement correct en se servant d’un fait tragique qui peut arriver à n’importe qui, n’importe où et n’importe quand. Peut-être même est-ce arrivé à certains d’entre vous. Après tout, le thème de la reconstruction, de la reprise de sa vie en main, en soi… ce n’est pas nouveau, et... toujours d'actualité ! Le fait est que le spectateur est pris au piège du destin tragique de Julie : scotché sur son fauteuil devant son écran, voulant irrémédiablement en savoir plus. Réalisé avec maîtrise dans une esthétique des plus abouties, il est plus que très probable que vous vous laisserez envoûter par l’ambiance lourde mise en place pour faire écho au drame vécu par Julie, et par la musique absolument superbe de Zbigniew (à tes souhaits !) Preisner. Et puis surtout, vous vous laisserez emporter par une Juliette Binoche décidément fascinante. Limite si elle ne vous ensorcèle pas, à l’image de cette musique qui fait toujours son apparition au bon moment. Difficile dans tous les cas de lui résister, tant son regard intense suffit à vous déshabiller et reflète son moi profond. Qui plus est, elle semble habitée par la musique de son époux, et le spectateur ne tarde pas à subir le même sort. Oui, Juliette Binoche est superbe dans la peau de cette femme qui doit réapprendre à vivre après avoir perdu son identité dans l’ombre des feux de la rampe dirigés sur son époux. Et voilà la liberté, ou tout du moins comment se la réapproprier. Voilà comment le cinéaste voit la liberté. Il en profite pour écorcher au passage les médias (Hélène Vincent, pour le coup détestable) qui, du moment où ça concerne une célébrité, n’hésitent pas à s’immiscer dans les plus grands drames. Mais là où réside le génie du réalisateur, c’est d’inviter le spectateur à découvrir la partition en temps réel, comme s’il prenait un cours de solfège. Ainsi, il se rend mieux compte de toute la difficulté à rédiger une partition. Seuls les initiés reconnaîtront les sigles. Mais de suivre sur la partition avec le doigt chaque note de musique distillée, moi je trouve ça génial et assez inédit. Cette caractéristique, nous la garderons jusqu’au très joli final (bien que quelque peu bizarroïde), lequel passe en revue tous les personnages qui ont eu une influence sur la vie de l’héroïne. Et cela se passe sous les cœurs tant attendus. Oui tant attendus, parce qu’on en entend beaucoup parler sans qu’on les entende. Après le rythme peut paraître lent. Assurément il l’est. Il peut même se révéler soporifique. Mais il est en phase avec la longue et difficile renaissance de Julie (pas facile de renoncer à ce qui nous habite, à ce qui est ancré en nous profondément, comme ici la musique habite fiévreusement Julie, aspect remarquablement transposé à l'écran). Certains plans pourraient être même considérés comme des longueurs, mais ils ne sont que le reflet du temps qui s’arrête, comme par exemple cette séquence qui s’attarde sur la tasse sous un air de flûte donné depuis la rue. Selon moi "Trois couleurs – Bleu" serait-il un film parfait ? Presque !... s’il n’y avait pas cette petite erreur de montage (appelée aussi faux raccord) qui montre Julie les lèvres pleines de débris de médocs, puis propres sur le plan suivant, puis à nouveau souillées sur celui d’après. Mais assurément, un film à découvrir, ne serait-ce que pour son ambiance, et la performance de Juliette Binoche. Et de par son thème, je considère ce film utile, même s’il peut s’avérer difficile de se regarder en face si jamais le spectateur (ou la spectatrice) est en reconquête de sa liberté sans toutefois y parvenir ou sans oser entamer le long processus de reconstruction.
Jahro
Jahro

67 abonnés 684 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 avril 2018
Je n’osais m’essayer à Krzysztof Kieślowski : le nom imprononçable, l’interminable Décalogue érigé en chef d’œuvre, l’admiration de ses pairs à Cannes ; le concert de louanges en provenance d’une élite hermétique avait de quoi me rappeler à l’humilité. Et puis tout arrive, et c’est une révélation. Bleu, c’est une pièce de théâtre qui se drape des atours offerts par le septième art. Des premières, elle reprend le minutieux travail de la mise en scène, les acteurs sublimés par la direction (Juliette Binoche y est magnifique), les scènes courtes, percutantes, le rythme étonnamment soutenu. Du second elle hérite un montage limpide, une caméra discrètement virtuose, une musique magistrale du complice de toujours Zbigniew Preisner (répétez plusieurs fois ce prénom et vous pourrez présenter les news). Les éléments se répondent pour appuyer le style ou la symbolique – omniprésente – et l’histoire est si bien agencée qu’il vaut mieux n’en rien dire. L’ensemble est réellement impressionnant, et pour une fois le Lion d’or et les trois Césars ne souffrent aucune contestation. Clamons-le haut et fort : ce premier du cycle Trois couleurs est une absolue réussite, et je n’attendrai pas cent ans pour enchaîner sur les deux suivants.
Black Hole
Black Hole

2 abonnés 57 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 janvier 2018
L'archétype du film interminable, qui à force de circonvolutions prétentieuses n'arrive nulle par. Le jeu placide et austère de Juliette Binoche ne parvient pas à transmettre une étincelle d'émotion dans ce drame plus artistique qu'émotionnel.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 octobre 2017
J'ai vu ce film au cinoche à sa sortie en 93, j'avais 24 ans. J'avais adoré.
Aujourd'hui, presque 25 ans après, je le revois et c'est pour moi le parfait nanar chic à la française.
Amphigouri et ivresse de la vacuité et du trop plein.
Une Binoche aussi bonne qu'une loche. Un Kieślowski aussi brillant qu'une vielle paire de ski (rien de neuf sous le soleil de Pologne).
On sent bien que cette trilogie "Bleu","Blanc","Rouge" devait accompagner "intellectuellement" le traité de Maastricht.
Il fallait un réalisateur polonais et un actrice française sans personnalité pour le faire.
Un grand nanar de haute qualité franco-européenne!
So chic et débile.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 avril 2017
bleu est le meilleur de la trilogie et l'un des meilleur film français des années 90.On y découvre une juliette binoche au top de sa forme. une réflexion sur la résilience, le libre choix et la tragédie humaine,sans oublier le final magnifique
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 24 décembre 2016
Le film suit le cheminement d'une femme après le décès de sa fille et de son époux compositeur. Le lien avec le mot "liberté" est peu évident. Heureusement, Juliette Binoche illumine le film.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 juin 2016
Premier volet d'une trilogie thématique autour des couleurs du drapeau français et de sa devise "Liberté, Egalité, Fraternité". "Bleu" présente des qualités certaines notamment dans sa mise en scène. Visuellement, ce film offre de jolis cadrage et une photographie soignée avec évidemment une prédominance de la couleur bleue. C'est beau et cette beauté est appuyée par une magnifique bande-son. Toutefois, malgré ces points forts, le long métrage souffre d'un manque d'intensité émotionelle. C'est regrettable vu l'effort déployé.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mai 2016
Krzysztof Kieślowski est un grand réalisateur : il suffit de regarder Trois couleurs : Bleu pour s’en convaincre. Il réussit, en effet, grâce à sa mise en scène pleine de subtilité (à l’exception des effets de fermeture et d’ouverture au noir interne à un plan renforcé par une musique grandiloquente qui sont peuvent paraitre un peu lourds), à accrocher le spectateur sur une histoire à priori très banale (le travail de deuil d’une femme ayant perdu son mari et sa fille et son retour progressif à la vie). Kieślowski enchaine les plans splendides renforcés par la magnifique photographie de Slawomir Idziak, qui arrive notamment à sublimer la couleur bleue du titre sans que cela paraisse factice. A cela s’ajoute l’interprétation toute en finesse de Juliette Binoche et la splendide musique de Zbigniew Preisner. Malgré un sujet qui pourrait sembler trop quotidien, ce premier volet de la trilogie de Kieślowski autour des valeurs de la devise de la République française (même si le thème de la Liberté n’est pas spécialement celui qui saute aux yeux) est ainsi une réelle preuve du grand cinéaste qu’était Krzysztof Kieślowski.
DAVID MOREAU
DAVID MOREAU

160 abonnés 2 374 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 octobre 2015
ENFIN VEUVE. Vivre ou survivre. Juliette Binoche est magnifique dans un rôle de femme blessée. Bleu, blanc, rouge, liberté, égalité, fraternité, la trilogie "festive" de Kieslowski avec une belle porté musicale de Preisner.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 2 septembre 2015
Trois couleurs : bleu est un film magnifique. Krzysztof Kiesloski y illustre une des trois valeurs républicaine, la liberté, à travers un personnage, Julie, qui perd son mari et sa fille dans un accident de voiture. Après avoir fui la vie et être devenue l'ombre d'elle même, Julie prend conscience que la vie -sa liberté- continue. Doit-elle s'en accommoder ? Trois couleurs : bleu est un film à la fois teinté d'un grand pessimisme et porteur d'un optimisme sans faille, puisque Julie, bien que confrontée à un terrible traumatisme, prend à nouveau sa vie en main. Elle découvre ça et là, des traces du passé (une sucette, un homme à la flûte, l'amante de son mari, le ventre rond de celle-ci), et s'y ouvre progressivement. Sur un plan esthétique, le film est superbement cadré et réalisé. L'interprétation de Juliette Binoche est impeccable, comme souvent. Trois couleurs : bleu est un film a voir absolument.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 2 décembre 2015
Un drame anti-raciste-sexiste pas touchant et plein de maladresse. Julie est si énervante que par moment on a peine à ne pas péter un câble. En un mot: navrant!
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 juin 2025
C’est le premier film de la trilogie des Trois Couleurs de Krzysztof Kieslowski – Bleu, Blanc, Rouge –, libre variation sur les thèmes de la liberté, de l’égalité, de la fraternité. Une trilogie qui fait écho à la devise républicaine française, mais dont la portée est universelle. Connu et reconnu pour son Décalogue et La Double Vie de Véronique, Kieslowski tournait pour la première fois hors de son pays, la Pologne, tout en restant fidèle à ses collaborateurs : Kryzsztof Piesiewicz au scénario, Zbigniew Preisner à la musique, Slawomir Idziak à la photo… Deux rencontres ont présidé à la destinée de ce film, celle du producteur Marin Karmitz et celle de Juliette Binoche. L’actrice aurait déjà pu être de l’aventure de La Double Vie de Véronique si elle n’avait pas été retenue par le tournage des Amants du pont Neuf (c’est Irène Jacob qui a finalement interprété le rôle principal). Pour Bleu, Binoche n’a pas laissé passer sa chance une seconde fois, préférant dire non à Spielberg qui lui proposait, à cette époque, un rôle dans Jurassic Park. Bon choix…
Avec cette histoire qui trace l’itinéraire d’une renaissance, Kieslowski signe l’un des plus beaux films sur le deuil, d’une grâce douloureuse, et une magnifique réflexion sur la mémoire et la liberté. Philosophe, moraliste, poète symboliste, le réalisateur polonais procède par petites scènes, par petites touches, parfois mystérieuses, joliment agencées grâce à un montage tout en ruptures de rythme et ponctuées d’éclats de musique (superbes), qui semblent jaillir du plus profond de l’âme du personnage principal. Ce personnage, Julie, passe de la négation farouche du passé à sa transcendance, du repli à l’ouverture. Pas de liberté sans mémoire (à l’image de la mère de Julie, atteinte de la maladie d’Alzheimer, qui reste cloîtrée dans son institution, comme prisonnière d’elle-même). Pas de liberté personnelle sans l’acceptation et la compréhension de la liberté des autres.
Kieslowski a toujours aimé broder sur les notions de liberté, de conscience, de morale, mais aussi sur les hasards et les coïncidences de la vie, via quelques thèmes obsessionnels, comme celui des gens qui, en différents endroits du monde, pensent ou font les mêmes choses. Ici, un musicien de rue a inventé le même air musical que le compositeur défunt ; par ailleurs, la scène insolite avec la vieille dame qui tente difficilement de déposer une bouteille de verre dans un conteneur fait écho à une autre, semblable, dans La Double Vie de Véronique. Des vies se répondent, des destinées se croisent, particulièrement dans cette trilogie dont Bleu pose les prémices, avec l’apparition furtive dans un tribunal des personnages centraux de Blanc, interprétés par Julie Delpy et Zbigniew Zamachowski.
Bleu, c’est aussi une expérience esthétique, avec ses filtres de couleur (les scènes de piscine), ses jeux entre le net et le flou, ses lumières et ses ombres, ses gros plans troublants (l’œil de Julie, au début du film). Beaucoup de plans rapprochés sur Julie disent son rejet du monde extérieur. En revanche, la multiplication des éléments de couleur bleue, même si elle est cohérente avec le titre, apparaît plus gratuite et artificielle. Mais ce n’est qu’un (joli) bémol. Bleu, c’est enfin l’un des plus beaux rôles de Juliette Binoche au cinéma, intense, subtile, émouvante, dans un film qui brille par sa concision, son intelligence et sa sensibilité.
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 août 2024
Un drame profond et saisissant qui nous plonge dans les méandres de la reconstruction d’une femme endeuillée comme jamais, porté par l’interprétation bouleversante de Juliette Binoche, et accompagné par la BO sublime de Zbigniew Preisner. 4,25
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