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Loris Noury
5 abonnés
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2,5
Publiée le 4 août 2026
Un peu la sensation de regarder un téléfilm, notamment par le scénario peu original et vite ennuyant. C'est d'une tristesse morose qui n'est, pour le coup, pas très agréable à mon goût. Un rythme très lent, mais qui se justifie par un souci du détail très agréable et très bien réalisé, avec de très beaux plans et séquences. Malgré tout, Juliette Binoche est excellente dans son rôle, elle l'incarne à merveille. Quelques éléments intéressants, mais qui ne sont traités qu'en surface : l'amitié développée avec Lucille, la journaliste... On ne peut même pas en dire plus, car on ne perçoit pas vraiment ce que veut transmettre le réalisateur. Le premier film de la trilogie des couleurs n'est pas spécialement marquant par son histoire, mais bien par la qualité visuelle cinématographique de Krzysztof Kieślowski et le talent de Juliette Binoche. La liberté ne m'a pas convaincu, à voir ce que valent l'égalité et la fraternité.
Une redécouverte superbe du premier volet de la trilogie. Un film dominé de la tête des épaules par la composition de Julie(tte) Binoche, une mise en scène élaborée, et bien sur la musique de Priesner. A peine la projection terminée, que l'on aurait envie d'y revenir. Et pourtant le scénario est pourtant simple. Une femme s'est arrêtée de vivre après le décès accidentel de son mari et de sa jeune fille. Kieslowski s'est inspiré du vécu de Annie Duperey, dit-il. Julie exprime sans quasiment rien montrer toute sa douleur intérieure, la destruction profonde de son appétit vital. Elle survit à côté des autres personnes et ne voit que des objets (filmés en gros plan, ah le sucre qui tombe dans la tasse de café et la fait déborder!) et nage seule dans une piscine bleutée. Qui pourra refaire surgir des sentiments dans cette âme détruite qui ne voit pas le reste du monde et l'homme qui cherche à l'aimer? spoiler: Et l'amener à esquisser ce minuscule sourire final proposé par Binoche!
Les plans se chevauchent, le montage n'est pas conventionnel, Kieslowski a du génie à revendre et une capacité rare à créer une ambiance puissante, presque hypnotique, construite, élaborée avec passion et patience, ne cédant jamais aux effets faciles et racoleurs. La musique bien sûr, celle inachevée du mari disparu, imprègne chaque scène. La beauté a sa place dans les plus sombres moments de la vie. Y compris quand un flutiste joue seul dans la rue un air obsédant. Bleu n'a pas pris une ride en trente ans. DVD2- mai 2026
Le premier de la trilogie "trois couleurs" de Krzysztof Kieslowski est exceptionnelle
Le réalisateur polonais ne fait pas le choix du drapeau français par hasard. : il choisit les couleurs du drapeau français en choisissant les devises de la République Française
Avec Bleu, il choisit la Liberté : une liberté au champ large de sa signification et cela se remarque brillamment
Tous les personnages font des choix qui eux seuls décident : c'est une liberté d'agir, de penser. Le personnage de Juliette Binoche, complexe, entre l'acceptation difficile d'un deuil, choisit le prisme de la Liberté pour "se sauver" ou devrais-je dire, elle se l'impose, quitte à moralement, cela soit contre productif.
Le film ne faiblit pas un seul instant. Le rythme est lent mais faussement lent. La réalisation est millimétré et pensé. Cette couleur Bleu, omniprésent et cette photographie sublime pour un film de 1993 est à tomber par terre
C'est sensationnel, poétique, philosophique... bref un grand film !
D’une beauté resplendissante,  une Juliette Binoche impériale dans ce rôle tout en retenue.
Un film presque fantomatique,  qui me fait d’une certaine manière, penser à des films comme Gilda dans le traitement de l’amour disparu, cette présence et cette absence qui s’entremêlent.
La mise en scène aussi est splendide, cette idée du doigt qui joue une partition, la recherche de ses cadres de ce bleu qui dévore l’écran et le personnage, des reflets des vitres sur l’image de sa mère. Et que dire de cette scène de fin, absolument magnifique d’une beauté plastique sans pareil, ce jeu sur les reflets sur la musique. Une des plus belles scènes de clôture qu’il m’est été donné de de voir
Le film s'ouvre sur un bouleversant drame de la vie: une jeune femme perd son mari et sa fille dans un accident de voiture. Comment va-t-elle réagir et envisager une vie nouvelle? Kieslowski s'attache tout au long de ce film qui ouvre sa trilogie à décrire la douleur de Julie, décidée à bannir de son existence tout ce qui lui rappelle les deux êtres aimés. Tout abandonner pour oublier. "Bleu" dépasse le cadre strict de la psychologie par le maniérisme et le formalisme de la mise en scène. Taciturne, sombre mais baignant dans la couleur de l'espoir, le fim semble trop souvent prendre des poses et la proximité, l'intimité qu'impose le regard du cinéaste conduisent parfois, par le mouvement de la caméra, à une emphatique démonstration de douleur contenue. Dénuée de chaleur mais pas d'une atmosphère étrange déclinant le drame de façon implicite, la mise en scène constitue, plus que les personnages, l'essentiel du film. L'errance de Juliette Binoche donne l'impression d'être davantage une vue de l'esprit, encombrée de symboles plus ou moins clairs, qu'un cheminement chargé d'émotions. On peut apprécier l'exercice de style tout en regrettant l'absence d'un supplément de sensibilité.
Un film « d’auteur » ennuyeux à mourir. Je ne sais trop quoi dire tant je suis passé à côté du message transmis. La seule chose que je retiens après le visionnage de ce film c’est qu’il m’a profondément et très rapidement ennuyé et m’a laissé totalement de marbre. Je vais vite l’oublier.
Il y a des films comme celui la, ou je ne peux honnêtement pas dire que c est mauvais; ni que ça ne m a pas plu, mais tout simplement que cela ne m a pas touché. Je n ai pas réussi à être touché ni à éprouver de l empathie pour ce personnage au deuil atypique. L aspect technique très soigné n arrive pas à rendre le film plus intéressant; au contraire même en donnant l impression de prendre de la distance avec son sujet, de privilégier la réflexion à l émotion brute.
M’ouais, je me suis décidé à voir les trois couleurs républicaines françaises selon un réalisateur polonais nommé Krzysztof Kieslowski. Pas n’importe qui. Il a décidé d’attribuer pour chaque couleur du drapeau français une devise républicaine : Liberté, Egalité, Fraternité. Un point de vue qui n’engage que son imagination. Mais quel est le mien à la lecture de ce triptyque ?
« Bleu » la couleur de la Liberté. Celle où Julie (Juliette Binoche) est censée faire ce qu’elle veut. Comme la liberté de mourir qu’on lui refuse. Comme le choix de se cloîtrer parce qu’elle a perdu toute saveur à la vie. Comme détruire la dernière partition de son mari. Comme vendre la grande maison familiale pour s’enfermer dans un appartement bruyant. Comme le choix de tomber en dépression. Elle veut balayer le passé en toute liberté de conscience. Cependant, elle tient à préserver un petit lustre constitué de pierres bleues. Seul passé qu’elle s’accorde à conserver. Bleu comme la piscine dans laquelle elle nage ; piscine qui sert aussi à rééduquer les handicaps physiques suite à un accident. Bleu comme le bleu qui marque la peau après un coup, un accident. Bleu ou blues. Le blues qui signifie broyer du noir. Bleu comme le ciel bleu ; si le ciel est bleu, cela signifie qu’il n’est pas ou plus entaché de nuages gris. L’horizon se fait plus clair grâce au soleil. Soleil égale luminosité ; sortie du tunnel pour Julie qui finit par se libérer de sa dépression pour retrouver une autre liberté : celle de vivre à nouveau. Bleu comme « « La vigilance, la persévérance et la justice » selon le site du gouvernement. C’est tout ça pour Julie, vigilance et persévérance. Quant à la justice, elle renonce à vendre sa maison familiale pour y loger la maîtresse de son mari, enceinte. Bleu comme « sans rancune » ou sororité.
Bref, voilà mon ressenti de ce « Trois couleurs : Bleu » de Krzysztof Kieslowski où je salue l’interprétation sobre et paisible de Juliette Binoche.
C'est l'histoire d'une femme en état de choc, incapable d'entamer un indispensable processus de deuil et se réfugiant dans la fuite. C'est donc profond et sensible mais toujours emprunt d'un auteurisme pesant, une conscience aigüe de faire du Grand Cinéma et un besoin obsessionnel de le montrer à chaque plan. Le récit s'en trouve alourdi, et les nombreux procédés utilisés pour nous faire comprendre que l'héroïne chasse inlassablement toute émotion de son esprit finissent par atteindre un peu trop bien leur but, chassant par là-même l'émotion de l'esprit du spectateur.
Mon film préféré, vu et revu, il me permet de relativiser les petits soucis. Les couleurs, les images, Juliette Binoche, Benoit Regent et surtout les musiques sont envoutantes. A éviter les jours de grosse déprime.... Peut-être un support pour parler de catharsis ?
La Liberté commence là, par choisir son deuil. La jeune veuve veut effacer son passé et donc une partie de sa mémoire ce qui fait douloureusement écho à sa mère qui souffre d'Alzheimer. Mort, deuil, perte de la mémoire, et Liberté mais dont le chemin est bien sinueux symbolisé donc par le Bleu une couleur souvent associé à l'apaisement, la confiance ou la vérité. Mais on constate vite que tous ces symboles, tous ces concepts se bousculent pour en faire une oeuvre trop calculée, trop sophistiquée, et finalement trop nombriliste. Le soucis c'est que ça empêche tout souffle lyrique, toute émotion ce qui est un comble vu le sujet et les thèmes abordés. Juliette Binoche est assurément l'atout du film. Elle incarne à merveille ce deuil "détaché", qui oscille constamment entre les nuances de son personnage et donc les étapes du deuil qui ont ici une singularité perturbante. Un film boursouflé froid et donc surestimé, à vouloir trop en mettre le réalisateur a omis la chair et l'âme, ce qui n'empêche pas quelques instants de grâce, d'un propos plein d'acuité, le tout porté par l'actrice idéale. Site : Selenie.fr
Que se passe-t-il dans la tête et le cœur d'une femme de trente trois ans qui perd à la fois son mari et son enfant dans un accident de voiture ? Sans bavardage, Kieslowski le met en scène à travers Juliette Binoche, qui obtient là un superbe rôle.. Elle essaye d'abord de survivre puis de vivre. Ce film nous émeut et nous emporte avec sa musique comme l'était le chant dans « La double vie de Véronique ».
Cette quête du deuil, premier épisode de la trilogie des couleurs de Kieslowski, secoue par sa maîtrise formelle. Avec un titre pareil, le cinéaste joue évidemment avec les nuances de bleu pour créer de belles images. La musique, ayant une place importante dans le récit, est elle-aussi très réussie.
Des acteurs avec une certaine profondeur, néanmoins on n'arrive pas du tout à être absorbé par l'histoire de Julie. Une mise en scène plate avec un rythme absent doublé d'un manque de force et d'émotion générale.